Quelle gravité pour mes horreurs ?

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sexologue-catholique
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Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

Message non lu par sexologue-catholique »

cher Canario,

je cite Mgr Bouvier, expliquant qu'il faut confesser avoir eu des pensées impures sur sa mère


mais dans votre cas, comme vous ne vous masturbez pas, et que vous manifestez une nature scrupuleuse, j'ai des doutes sur le fait que vous ayez véritablement consenti à cette pensée lubrique incestueuse
même si vous avez formé des images d' actions sexuelles avec votre mère,
étant donné que vous n'utilisez pas ces fantasmes lors de masturbations solitaires,
je pencherai plutôt pour dire que ce ne sont que des tentations,
dues aux écoutes répétées des ébats sexuels de vos parents


je crois plutôt que vous n'avez jamais perdu la grâce
mais le démon, et votre panique, réussissent à vous faire perdre la paix
et à ridiculiser la morale catholique

malgré tout, pour ne pas prendre de risques et pour avoir une paix complète
et aussi pour vous lavez de tout ce qui s'est passé;
je vous invite à confesser à un vieux prêtre que vous
ne vous êtes jamais masturbé et n'avez jamais forniqué
mais que vous avez écouté aux portes de vos parents de très nombreuses fois lors de leurs relations sexuelles
que cela a causé chez vous des excitations sexuelles
et des pensées de désirs sexuelles sur votre mère
dire j'ai écouté tant de fois (ou entre tant de fois et tant de fois)

vous avez un rôle à jouer en tant qu'homme vivant la continence
pour redonner espoir à tous ceux qui n'arrivent pas du tout à sortir de la masturbation et de la dépendance au porno.

vos paniques et vos scrupules gâchent beaucoup de choses.
C'est dommage, car la chasteté remplit de joie et de paix,
faites dire des messes en l'honneur de l'Immaculée Conception
pour qu'elle vous aide à accueillir cette grâce de la chasteté paisible
et joyeuse. (vous pouvez peut -être demander au vieux prêtre qui vous confessera de célébrer une ou deux messes à cette intention)


Saint François de Sales dit que l'on doit avoir honte de nos péchés
quand on les commet mais pas du tout au confessionnal.

Monseigneur Jean-Baptiste BOUVIER
Dissertation sur le VIème commandement
Manuel Secret des Confesseurs
chapitre IV
Des péchés de luxure non consommée
I/ La Délectation Morose

1. Que le désir d'une chose mauvaise est un péché
de la même nature et de la même espèce que la chose
désirée, parce que le siège du péché est dans la
volonté; or la volonté est complète lorsqu'il y a vrai
désir d'arriver à une chose mauvaise. Il suit de là que
ce péché se qualifie par son objet. Les qualités et les
particularités de l'objet désiré changeant l'espèce du
péché ou augmentant sa gravité sans en changer l'espèce, on doit les déclarer en confession. Celui, par
exemple, qui a posé ses désirs sur une parente par
consanguinité ou par alliance doit déclarer cette circonstance, de même que le degré de consanguinité ou
d'alliance, aurait-il seulement désiré l'acte charnel, faisant, dans son esprit, abstraction de tout lien de
consanguinité ou d'alliance, car la malice de l'inceste
est inséparable de l'objet, même en faisant abstraction
de ce dernier; il en serait autrement si on ignorait
complètement cette circonstance. Il ne suffit donc pas
que le pénitent dise, d'une manière générale, qu'il a eu
de mauvais désirs ou qu'il a désiré commettre des actes
impurs; il doit spécifier l'objet de se désirs: l'union
charnelle, ou seulement des attouchements ou des
regards, avec une personne en général, et de quel sexe,
ou avec une personne déterminée, libre ou liée par un
engagement quelconque, etc.
sexologue-catholique
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Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

Message non lu par sexologue-catholique »

ne pas confondre avoir des pensées sexuelles
et consentir à ces pensées sexuelles

http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 28&t=29161

cher Canario, cela pourrait vous aider
Belin
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Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

Message non lu par Belin »

Avoir honte de ses péchés...je ne sais pas à quoi l'expression "avoir honte" renvoie précisément. Moi particulièrement, j'ai honte lorsqu'on je me sens blessé dans mon orgueil, et dans ce cas avoir honte de son péché n'est pas le sentiment parfait qu'on devrait avoir quand on a péché. La contrition parfaite c'est lorsqu'on est triste d'avoir offensé Dieu, et non parce-que notre péché nous aurait "dévalorisé". Ainsi la douleur que l'on ressent parce-qu'on a offensé Dieu nous rend triste, mais on est en même temps heureux d'avoir été triste pour nos péchés à cause de Dieu ( car cette tristesse a en quelque sorte satisfait totalement ou en partie l'injustice causée à Dieu).
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Pacem
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Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

Message non lu par Pacem »

kisito a écrit :La contrition parfaite c'est lorsqu'on est triste d'avoir offensé Dieu, et non parce-que notre péché nous aurait "dévalorisé".
Pas seulement, je crois.
Je vous rejoint sur le fait que se piquer de sa faiblesse n'est pas chrétien (amour propre).
Par contre, il me semble légitime, pour le chrétien, d'être triste de s'être dévalorisé, dans le sens où il s'est rendu indigne de lui-même (aux yeux de Dieu et des autres créatures).
La honte chrétienne c'est aussi la crainte des conséquences de notre mauvaise volonté. ;)

(C'est un peu hors-sujet comme remarque. Mais ça me semble quand-même important d'être dit.)
“Pone, Domine, custodiam ori meo, et óstium circumstántiæ lábiis meis: ut non declinet cor meum in verba malítiæ, ad excusándas excusatiónes in peccátis.”
Placez, Seigneur, une garde à ma bouche et une barrière tout autour de mes lèvres. Que mon coeur ne se porte pas à des paroles mauvaises qui servent de prétexte au péché.
Belin
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Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

Message non lu par Belin »

Pacem a écrit : Par contre, il me semble légitime, pour le chrétien, d'être triste de s'être dévalorisé, dans le sens où il s'est rendu indigne de lui-même (aux yeux de Dieu et des autres créatures).
Attention, on peut se dévaloriser sans pour autant pécher et dans ce cas on devrait se sentir triste? c'est pour cela que je me dis que c'est surtout le fait d'avoir offensé Dieu qui devrait nous attrister car on peut se dévaloriser même sans pécher et dans ce cas on ne devrait pas se sentir triste. On devrait même être fière lorsque notre misère se manifeste, car elle permet à Dieu de manifester sa miséricorde, et de satisfaire sa justice.
nad
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Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

Message non lu par nad »

Il faut faire attention : la honte conduit à la culpabilité et donc au repli sur soi et donc au risque de ne pas pouvoir courir vers Notre Père... regardez Judas où sa honte l'a conduit, cela lui a empêché de voir, de connaitre, de reconnaître et de vivre la Miséricorde de Notre Seigneur....

Notre péché nous devons le reconnaitre et être contrit et responsable et nous remettre en confiance, comme un enfant entre les bras de Notre Seigneur....

@ Canario

Courrez à chaque chute vers Dieu, apprenez à lui ouvrir votre coeur dans le sacrement de confession, Laissez-Le vous montrez combien Il vous aime et comment vous pouvez devenir ce que vous êtes un enfant de Dieu qui fera de moins en moins de chute Par la grâce de Dieu et pour Sa gloire

en udp
nad
"Reste avec nous, car le soir vient et déjà le jour baisse". Et Il resta avec eux. Luc 24, 29
« La parole de Dieu est première dans la mission, non seulement elle est antérieure au sacrement, mais il nous faut croire qu'elle est antérieure à l'annonce proprement dite faite par le disciple qui lui-même est d'ordre sacramentel. » p Christian de Chergé
Canario
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Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

Message non lu par Canario »

Merci pour toute votre grande aide
J'ai reçu un mp aujourd'hui de quelqu'un qui m'a aidé un peu à comprendre un peu mieux ce que sexologue notamment à écrit
L'idée, c'est en gros que comme ce que j'ai fait c'était pas suivi de masturbation et de mauvaises actions avec le corps mais seulement avec la tête
que du coup ce n'étaient pas des péchés mortels mais seulement véniels
J'ai un peu envie de répondre oui et non
Cette personne (quelqu'un de très gentil, merci encore) m'a demandé comment je faisais pour ne pas me masturber.
J'ai répondu qu'en fait, la masturbation, c'était claire dans ma tête: c'était mal.
Quand j'y pense, cela me fait penser qu'à l'époque je devais vraiment ne pas être bien sûr et conscient de ce que je faisais. Disons, j'avais des questionnements, des doutes mais comme je l'ai un peu décris sur le forum je me trouvais des excuses et je crois bien que j'y croyais en gros
J'avais des doutes, je n'étais pas sûr, et du coup je me donnais un peu le bénéfice du doute
Si à chaque fois j'ai vraiment agis comme ça, (le soucis c'est bien sûr que je ne me souviens plus de chaque détail à chaque fois) alors ce ne serait pas mortel puisque je n'étais pas conscient de commettre un péché grave, non?
En gros, cette idée montre que mon attitude vis-à-vis des péchés que j'ai commis n'était pas la même que celle vis-à-vis de la masturbation
D'un côté, ce que je faisais (voyeurisme etc) me faisais me poser beaucoup de questionnements mais c'était ambigu, flou, incertain
De l'autre je savais tout à fait que c'était mal la masturbation et du coup je ne le faisais pas
En plus, ce que j'ai fait c'est assez particulier, bizarre, une situation comme ça n'est vraiment décrite nulle part
Du coup, je ne sais pas trop.
En fait, ce que sexologue a écrit d'un manuel de confession, ça va un peu dans le sens de ce que vous dites. Mais d'un autre côte, imaginez quelqu'un qui regarde du porno, c'est un péché mortel, même s'il ne se masturbe pas, non?
Mon cas est plus grave car je faisais avec un aspect inceste
D'ailleurs, je ne me suis je crois pas masturbé mais quand je faisais du voyeurisme ou je ne sais pas comment l'appeler, ça me faisait je crois des frissons et en gros une sensation un peu dans tout le corps qui m'attirait, me plaisait. Mais quand ça partait en éjaculation je retenais ou je faisais ce que je pouvais pour ne pas jouir et pour stopper le processus.
Mais tout ça ça remonte à longtemps, je crois que je ne suis pas retombé dans ça depuis début janvier 2013.
Mon cas est vraiment terrible à comprendre et à résoudre, je sais, c'est vraiment gentil de m'aider.
Dieu vous bénisse
Canario
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Re: Quelle gravité pour mes horreurs ?

Message non lu par Canario »

Et une autre question: ce que j'ai confessé (l'impudicité), c'était pas suffisant?
Et si non, je dois confesser: pensées mauvaises, voyeurisme, dont sur parents et pensées mauvaises sur parents?
Merci
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