Re: L'usage de la langue latine dans la liturgie romaine
Publié : jeu. 05 mars 2009, 23:40
"le latin de Cicéron, n'est pas le même que celui de Virgile, d'Isidore de Séville, de Saint Thomas d'Aquin"
Oui mais là on parlait du latin d'église, c'était précisé : actuellement, le latin d'église ne change plus. C'est un fait. Sur ce point tu es donc complètement hors-sujet.
Quant à l'usage de la langue vernaculaire pour "l'annonce de la Bonne Nouvelle", ça n'est pas non plus le sujet, puisque c'est également le cas dans la forme extraordinaire du rite : les lectures et le sermon sont en langue vernaculaire (or, il me semble bien que c'est là que se fait "l'annonce de la bonne nouvelle").
Après, je veux bien qu'on m'explique que "prenons le large avec Jésus" est une annonce de la Bonne Nouvelle plus compréhensible et plus juste que "Dominus Vobiscum".
Non pas que je rejette les belles messes en langue vernaculaire. J'aimerais juste faire remarquer qu'il n'y a pas lieu ici de sacraliser la langue vernaculaire en partant du principe que tout ce qui est dit ou chanté en langue vernaculaire serait forcément plus compréhensible et plus juste que ce qui est dit en latin. De fait, on observe souvent le contraire...mais pas systématiquement.
À ce propos, la question de la forme et du fond est un peu biaisée, posée comme ça : si on veut rendre précisément compte de la réalité, commençons par la question :
"fond et forme sont-ils totalement détachés ? N'importe quelle forme est-elle apte à transmettre n'importe quel fond ?"
Or, dans la messe en langue vernaculaire telle qu'elle est souvent encore, malheureusement, dite en France, force est de constater que le fond est souvent approximatif, au pire inexistant ou carrément faux. ça s'améliore, certes, et loué soit le Très-Haut, oui. Mais c'est pas encore complètement ça.
D'autre part, le latin "c'est la langue de la culture occidental", non, pas exactement : si je vous suis je pourrais réclamer le mise à l'écart de la messe en latin et de la messe en français (qui n'est jamais qu'un latin dérivé), et demander la messe dans MA langue vernaculaire, en celte. (que je ne parle absolument pas, certes :-)
En fait, là, comme vous l'avez fait vous-même remarquer, il est bien question d'UN latin particulier, le latin d'Église, et non DU latin.
Or donc, le latin d'Église est la langue de l'Église (comme son nom l'indique, en fait), et non la langue de la culture occidentale. (qui, à l'époque de son évangélisation, parlait plein de trucs en plus d'un bas-latin dérivé d'argot de soldats...)
Oui mais là on parlait du latin d'église, c'était précisé : actuellement, le latin d'église ne change plus. C'est un fait. Sur ce point tu es donc complètement hors-sujet.
Quant à l'usage de la langue vernaculaire pour "l'annonce de la Bonne Nouvelle", ça n'est pas non plus le sujet, puisque c'est également le cas dans la forme extraordinaire du rite : les lectures et le sermon sont en langue vernaculaire (or, il me semble bien que c'est là que se fait "l'annonce de la bonne nouvelle").
Après, je veux bien qu'on m'explique que "prenons le large avec Jésus" est une annonce de la Bonne Nouvelle plus compréhensible et plus juste que "Dominus Vobiscum".
Non pas que je rejette les belles messes en langue vernaculaire. J'aimerais juste faire remarquer qu'il n'y a pas lieu ici de sacraliser la langue vernaculaire en partant du principe que tout ce qui est dit ou chanté en langue vernaculaire serait forcément plus compréhensible et plus juste que ce qui est dit en latin. De fait, on observe souvent le contraire...mais pas systématiquement.
À ce propos, la question de la forme et du fond est un peu biaisée, posée comme ça : si on veut rendre précisément compte de la réalité, commençons par la question :
"fond et forme sont-ils totalement détachés ? N'importe quelle forme est-elle apte à transmettre n'importe quel fond ?"
Or, dans la messe en langue vernaculaire telle qu'elle est souvent encore, malheureusement, dite en France, force est de constater que le fond est souvent approximatif, au pire inexistant ou carrément faux. ça s'améliore, certes, et loué soit le Très-Haut, oui. Mais c'est pas encore complètement ça.
D'autre part, le latin "c'est la langue de la culture occidental", non, pas exactement : si je vous suis je pourrais réclamer le mise à l'écart de la messe en latin et de la messe en français (qui n'est jamais qu'un latin dérivé), et demander la messe dans MA langue vernaculaire, en celte. (que je ne parle absolument pas, certes :-)
En fait, là, comme vous l'avez fait vous-même remarquer, il est bien question d'UN latin particulier, le latin d'Église, et non DU latin.
Or donc, le latin d'Église est la langue de l'Église (comme son nom l'indique, en fait), et non la langue de la culture occidentale. (qui, à l'époque de son évangélisation, parlait plein de trucs en plus d'un bas-latin dérivé d'argot de soldats...)