La provoc facile anti-chrétienne (et surtout anti-catholique) dans des lieux et un moment liturgique précis où on peut logiquement s'attendre une réaction... d'urticaire est la tehnique éculée des "courageux"

esprits éclairés partant en chasse contre les "intégristes", Jésuites, Inquisiteurs,extrêmistes liberticides, esprits obtus, amoureux du beau (
quels cons !!!)

ou simples fidèles discrets, tous forcément incultes en matière
d'art :quels Béotiens coincés ces fichus cathos, abrutis par 2000 ans de gavage de cerveau clérical, c'est une évidence depuis l'affaire Galilée !
A titre d'exemple, parmi les hautes victoires de l'esprit moderne porteur des flambeaux de la Liberté d'Expression et surtout de celle de
chier dans le jardin du voisin, je retiens :
- la projection d'un film sur les Ursulines de Loudun, avec scènes hystérico-pornographiques, dans le cloître de la Psalette à Tours (là-même où Balzac situe une partie de l'action du Curé de Tours), c'était vers 97, à l'occasion des "Nuits du Cinéma" dans les monuments hyst(o)ériques;
- une expo Vincent Cordebar, vers 92, dans l'ancienne chapelle archiépiscopale du Palais du Tau, à l'ombre de la cathédrale de Reims : l'artiste y déclinait une haute méditation graphique sur le thème du sperme (années sida obligeaient...). L'hypocrisie était telle qu'un mannequin de plastique, nu, installé devant la Croix d'Autel était systématiquement retiré en fonction de la sensibilité des "huiles" venant visiter l'expo : pur bonheur pour l'artiste qui poussa bien haut sa protestation (et eut l'obligeance de répondre à ma lettre en trouvant cette censure inqualifiable...). A deux pas des photos du sperme artistique on découvrait la Sainte Ampoule du Sacre, question de matière me direz-vous...
- une représentation théâtrale (avortée

suite à un orage bienvenu !) dans les ruines de l'abbaye de la Sauve-Majeure (Gironde), été 92. Il s'agissait du Dracula de Bram Stoker : les visiteurs qui, la veille, découvrirent dans l'après-midi ce site habituellement paisible et méditatif, tombèrent sur une répétition "aux petits oignons" : acteurs torses-nus vociférant sur fond de fumigènes dans le choeur de l'abbatiale sanctifié par saint-Gérard de Corbie au XI ème s. ; le rapport furibard que je fis remonter à ma hiérarchie me valut des brimades (refus de stages) bien senties...Je pris en effet sur moi cet après-midi-là de délivrer des tickets d'entrée gratuits, tellement le site, souillé de structures scéniques (interdites par l'ABF...) de canettes de bière abandonnées par les acteurs en répèt, et par la tonitruance grinçante des hauts-parleurs, était devenu atrocement souillé esthétiquement parlant : "un crapaud dans un reliquaire" pour paraphraser Hugo...
L'année précédente le Comité des Fêtes du village avait programmé dans l'église abbatiale le film
Le Nom de la Rose, histoire de faire découvrir à des gamins la copulation d'un moinillon et d'une "sorcière" en ce haut-lieu bénédictin...C'est beau le tact et le respect des petits non ?
Ceci n'est que le témoignage "in situ" et "in vivo" d'un catholique égaré au Ministère de la Propagande et de la Culture unique réunies...Mais résistons, résistons, un organisme qui ne réagit plus est un organisme mort ou phagocyté !
http://video.mytaratata.com/video/iLyROoaftNjx.html
P.S : pour avoir été assez régulièrement en contact avec les "décideurs", conservateurs, secrétaires généraux et autres "p'tites dames" des bureaux de la rue St-Honoré, je suis affligé de l'inculture crasse (mais aussi de l'entregent administratif remarquablement opportuniste) de ces braves fonctionnaires qui, en général, ne brillent pas par leur courage : en 92 un employé de la DRAC me félicitait...au téléphone quand le Directeur Régional des Affaires Culturelles me passait un savon et que le Conservateur Régional des MH établissait de son côté un rapport louangeur sur ma prise de position...Mais les coups-de-fil tendant au harcèlement
"on vous fera partir" (sic) émis par un sinistre bureau parisien des RH me firent rapidement quitter cet endroit trop sensible : à la trentaine j'avais compris que les dés étaient pipés...
Dieu Merci il existe aussi d'éminentes élites chrétiennes, tel Dominique Ponnau, Conservateur Général du Patrimoine et Directeur Honoraire de l'Ecole du Louvre...