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Re: La liturgie qui vide les églises

Publié : mar. 07 sept. 2010, 21:12
par philémon.siclone
Shinran a écrit :
jean_droit a écrit :Remarquez que l'on parle des prêtres qui aimeraient bien changer mais les fidèles ... Et justement changer risque de faire partir des fidèles ...
J'ai déjà assisté à plusieurs messes et mon constat est toujours le même, j'ai l'impression que les prêtres répètent tout leur gestes machinalement, et le pire c'est le moment de l'eucharisitie, on l'impression qu'ils ne sont pas convaincus parce qu'ils disent...Puis au moment des homélies ils n'ont pas une voix qui donnent envie des les écouter, on peut même dire qu'ils nous endors.
Bref je crois que c'est surtout là dessus qu'il faudrait travailler, les gens s'ennuient à la messe d'une part parce qu'ils connaissent plus le sens des gestes et puis aussi à cause du prêtre qui est ennuyant.

Je sais que je généralise un peu et qu'on pourra me citer quelques noms, mais je pense que ce sont plutôt des exceptions...
Justement, c'est pour contenter les adolescents qui ont ce même raisonnement qu'on a fait toutes ces innovations. Et malgré ça, le but est manqué, parce qu'on ne va pas à la messe pour se distraire, mais pour prier et se rapprocher de Dieu. Jamais une messe ne sera distrayante. Et une messe qui est censée apporter de la distraction (histoire d'accrocher les jeunes boutonneux), ne saura que produire encore plus d'ennui, mais la prière en moins. Les gens en quête de sensation ne seront jamais satisfaits. Et chercher à les satisfaire ne pourra que vider les églises encore plus, puisque dans le même temps on aura découragé ceux qui recherchent le mystère et la présence de Dieu. D'ailleurs, ce besoin de présence de Dieu est en chacun, même ceux qui veulent des distractions. Ils n'en ont pas conscience, mais une partie d'eux-mêmes exige cette présence de Dieu. Je suis donc persuadé qu'une messe priante, et a priori "ennuyeuse", saura mieux conserver ses fidèles qu'une messe qui axe tout sur la distraction.

Re: La liturgie qui vide les églises

Publié : mar. 07 sept. 2010, 21:16
par steph
Il faut dire quand c'est bien, donc je dis bravo à Philémon qui précise les choses d'une manière si juste!

Sinon, pour la vidéo, il est certain que si c'est ça que vise Pro liturgia en dénonçant des évêques ou des prêtres qui ne célèbrent plus la foi catholique, je revois mon jugement et sans doute ont-ils raison!

Re: La liturgie qui vide les églises

Publié : mar. 07 sept. 2010, 21:29
par Shinran
philémon.siclone a écrit :Justement, c'est pour contenter les adolescents qui ont ce même raisonnement qu'on a fait toutes ces innovations.
Vous ne m'avez pas bien lu...
J'ai pas demandé à faire du sensass, mais je dis que les prêtres n'ont pas l'air convaincu et répète leur phrases commune une machine, ils ne transpirent pas la foi et donc comme je peux prier et être ne méditation devant quelqu'un qui radote?

Puis pour ce qui est de parler, j'ai pas dit qu'il fallait la faire à l'américaine ... mais tout de même il y a une différence entre parler et endormir ses ouailles

Re: La liturgie qui vide les églises

Publié : mar. 07 sept. 2010, 21:29
par jean_droit
Philémon.siclone,
Vous avez tout à fait raison.
Une messe n'est pas un spectacle.
Je ne sais si vous avez vu la vidéo signalée dans mon dernier message mais je trouve cela peut être amusant mais, surtout, affligeant.

http://www.youtube.com/watch?v=rh_nqtp3 ... re=related

Le site Proliturgia enfonce le clou :

Ce qui m'interpelle, surtout, ce sont les deux dernières conclusions :
Bien des prêtres en ont raz le bol des EAP et EAL .. Et voilà qui ne va pas favoriser les vocations de prêtres s'ils deviennent prisonniers des laïcs.
Toutes les "inventions" liturgiques sont déstabilisantes et font partir une partie, même faible, des fidèles.
Heureusement que mon nouveau curé dit la messe en respectant modestement la liturgie. Modestement ! Alléluia !
Avec plusieurs années de retard, un certain clergé se lance dans la planification liturgique de secteurs paroissiaux entiers. Il est désormais interdit de faire appel à un organiste ou à un maître de choeur compétent dans le domaine musical et liturgique: les messes de toutes les paroisses sises dans un secteur paroissial donné devront se dérouler selon ce qui aura été décidé par l'équipe liturgique interparoissiale, laquelle est généralement composée de "frustré(e)s de l'étole" aussi incompétent(e)s que "m'as-tu-vu".
Résultat: dans la dizaine de clochers que compte le doyenné de Peruweltz (diocèse de Tournai, Belgique), les fidèles seront systématiquement privés de messes au sens où l'entend l'Eglise catholique. Ils n'auront plus que des cérémonies bricolées par les "équipes": plus de Kyrie, plus de "Gloire à Dieu", plus de "Saint le Seigneur", plus d' "Agneau de Dieu"... Et bien sûr, aucune notre de grégorien mais, à la place, des chants insipides qui, s'ils étaient proposés à un concert, feraient fuir les gens.
A quoi aboutit-on?
- à une planification par le bas, comme toujours, au nom d'un Concile que les laïcs composant les équipes interparoissiales se gardent bien d'étudier et d'appliquer.
- au saccage de la liturgie orchestré par les tous puissants soviets diocésains qui profitent d'évêques capitulards pour diffuser leurs idées pernicieuses au plan doctrinal et pastoral.
- à la lassitude des curés nommés dans ces paroisses où une "animatrice de zone" leur fait comprendre qu'ici, ils n'ont rien à dire qui n'ait été préalablement approuvé par l'establishment.
- au dégoût des fidèles qui finissent par préférer rester chez eux le dimanche venu plutôt que de cautionner par leur présence des cérémonies faussement liturgiques qui ne servent plus que de faire-valoir à ceux qui les organisent.

Re: La liturgie qui vide les églises

Publié : mar. 07 sept. 2010, 22:39
par philémon.siclone
Shinran a écrit :
philémon.siclone a écrit :Justement, c'est pour contenter les adolescents qui ont ce même raisonnement qu'on a fait toutes ces innovations.
Vous ne m'avez pas bien lu...
J'ai pas demandé à faire du sensass, mais je dis que les prêtres n'ont pas l'air convaincu et répète leur phrases commune une machine, ils ne transpirent pas la foi et donc comme je peux prier et être ne méditation devant quelqu'un qui radote?

Puis pour ce qui est de parler, j'ai pas dit qu'il fallait la faire à l'américaine ... mais tout de même il y a une différence entre parler et endormir ses ouailles
Tout le monde n'est pas parfait. Si un prêtre de province est plat et sans conviction, c'est peut-être tout simplement que la médiocrité est le lot quotidien de l'humanité. Tous les prêtres ne sont pas comme ça. Si l'on mettait des pasteurs évangéliques à la place des prêtres catholiques, en aussi grand nombre, quadrillant la totalité du territoire, vous auriez le même phénomène avec des gens médiocres et plats à tel endroit, et des gens exceptionnels à tel autre endroit. Vous ne vous en rendez pas compte parce que les communautés évangéliques ont peut-être tendance à rassembler le plus de monde possible en un lieu unique, ce qui donne, j'imagine, des offices très animés et soignés. L'Eglise catholique a moins cette tendance aux rassemblements spectaculaires, puisque sa liturgie s'appuie principalement sur l'intériorité, l'ineffable, la présence de Dieu discrète, l'invisible. Il faut aussi tenir compte de l'affaiblissement des convictions catholiques qui est une conséquence de l'auto-remise en cause rendue obligatoire par l'esprit Vatican II. Il est vrai qu'un catholique affirme moins fermement et avec moins de force sa foi qu'avant le Concile. C'est évident.

Re: La liturgie qui vide les églises

Publié : mer. 08 sept. 2010, 6:57
par archi
Shinran a écrit :J'ai pas demandé à faire du sensass, mais je dis que les prêtres n'ont pas l'air convaincu et répète leur phrases commune une machine, ils ne transpirent pas la foi et donc comme je peux prier et être ne méditation devant quelqu'un qui radote?

Puis pour ce qui est de parler, j'ai pas dit qu'il fallait la faire à l'américaine ... mais tout de même il y a une différence entre parler et endormir ses ouailles
Le drame des messes célébrées l'envers, c'est-à-dire "face au peuple". Ca transforme la messe en onemanshow du prêtre. Comme évidemment une minorité est douée pour le one man show, les autres paraissent facilement ennuyeux.

L'avantage de la liturgie traditionnelle, avec orientation commune du célébrant et des fidèles, avec beaucoup de passages en silence, c'est que ce problème ne se pose essentiellement que pour l'homélie. Et même si on trouve aussi des homélies soporifiques, on ne vient pas QUE pour ça.

In Xto,
archi.

Re: La liturgie qui vide les églises

Publié : mer. 08 sept. 2010, 9:01
par Cgs
jean_droit a écrit : Le site Proliturgia enfonce le clou :

Ce qui m'interpelle, surtout, ce sont les deux dernières conclusions :
Bien des prêtres en ont raz le bol des EAP et EAL .. Et voilà qui ne va pas favoriser les vocations de prêtres s'ils deviennent prisonniers des laïcs.
Toutes les "inventions" liturgiques sont déstabilisantes et font partir une partie, même faible, des fidèles.
Heureusement que mon nouveau curé dit la messe en respectant modestement la liturgie. Modestement ! Alléluia !
Avec plusieurs années de retard, un certain clergé se lance dans la planification liturgique de secteurs paroissiaux entiers. Il est désormais interdit de faire appel à un organiste ou à un maître de choeur compétent dans le domaine musical et liturgique: les messes de toutes les paroisses sises dans un secteur paroissial donné devront se dérouler selon ce qui aura été décidé par l'équipe liturgique interparoissiale, laquelle est généralement composée de "frustré(e)s de l'étole" aussi incompétent(e)s que "m'as-tu-vu".
Résultat: dans la dizaine de clochers que compte le doyenné de Peruweltz (diocèse de Tournai, Belgique), les fidèles seront systématiquement privés de messes au sens où l'entend l'Eglise catholique. Ils n'auront plus que des cérémonies bricolées par les "équipes": plus de Kyrie, plus de "Gloire à Dieu", plus de "Saint le Seigneur", plus d' "Agneau de Dieu"... Et bien sûr, aucune notre de grégorien mais, à la place, des chants insipides qui, s'ils étaient proposés à un concert, feraient fuir les gens.
A quoi aboutit-on?
- à une planification par le bas, comme toujours, au nom d'un Concile que les laïcs composant les équipes interparoissiales se gardent bien d'étudier et d'appliquer.
- au saccage de la liturgie orchestré par les tous puissants soviets diocésains qui profitent d'évêques capitulards pour diffuser leurs idées pernicieuses au plan doctrinal et pastoral.
- à la lassitude des curés nommés dans ces paroisses où une "animatrice de zone" leur fait comprendre qu'ici, ils n'ont rien à dire qui n'ait été préalablement approuvé par l'establishment.
- au dégoût des fidèles qui finissent par préférer rester chez eux le dimanche venu plutôt que de cautionner par leur présence des cérémonies faussement liturgiques qui ne servent plus que de faire-valoir à ceux qui les organisent.
Bonjour,


Lire cela sur les EAP (équipes d'anmiation pastorale) me scandalise. En effet, comment un fidèle peut-il imposer au curé quoi que ce soit, sous prétexte que cela se fait depuis longtemps, et avant qu'il n'arrive ? Le prêtre est institué par l'évêque, et à ce titre, le fidèle doit le suivre dans ses choix. Peut-être certains prêtres sont trop conciliants, et n'osent pas dénoncer des abus. D'autres, au contraire, n'hésitent pas à "virer" les fidèles trop accrochés à leur service, qu'ils considérent comme un dû.

Un ami m'avait raconté qu'un prêtre nouvellement arrivé dans une paroisse voit l'équipe d'animation oeuvrer lors d'une messe juste avant qu'il soit intronisé dans la paroisse. Son premier geste a été de virer toute la chorale en disant : "Bon, ça suffit les bêtises, on passe au grégorien de A à Z !". Ca a pas mal remué la paroisse, ça a fait fuir des gens (ceux qui étaient accrochés à leurs habitudes), mais progressivement, le calme est revenu, et la messe est redevenue attirante pour de nombreux fidèles.

N'oublions pas aussi que certains de nos prêtres sont très seuls. Ils sont humains, et parfois en proie aux doutes, surtout si les fidèles ne suivent pas ou n'encouragent pas. C'est pourquoi on peut observer des prêtres apparemment peu convaincus de ce qu'ils font. Plutôt que de les juger, il vaut mieux les aider.

Bien à vous,

Re: La liturgie qui vide les églises

Publié : jeu. 09 sept. 2010, 2:57
par Anne
Je ne vois pas non plus trop-trop en quoi l'attitude du prêtre doit nécessairement influencer MA foi... Il est fort possible que certains d'entre eux puissent avoir une attitude positive (du moins pour certains fidèles mais d'autres ne seront pas d'accord du tout) ou une attitude qui dans MA perception, est complètement soporifique (alors que d'autres l'encenseront, au figuré, en le trouvant "super").

En rester à ce niveau, c'est peut-être normal. Mais éventuellement notre compréhension grandit et alors on peut convenir que c'est assez primaire et "basic". C'est un stade à dépasser. La Sainte Messe n'est pas un spectacle et le prêtre n'est pas un preacher qui doit faire des "steppettes" en s'esclamant "Praise the Lord, Halleluia!" à tous venants!

La participation à l'Eucharistie, c'est affaire avant tout de Foi et c'est un désir d'être en présence du Seigneur, de rencontre avec le Christ, de l'accueillir.

Le rituel est là pour nous y préparer et c'est au fidèle à faire la plus grande partie du travail en s'impliquant avec coeur, quel que soit le célébrant ou sa manière de faire.

Du moins, c'est mon opinion en ce moment... Et je ne dis pas qu'il ne me soit jamais arrivé de penser autrement... ;)

Re: La liturgie qui vide les églises

Publié : jeu. 09 sept. 2010, 11:28
par Boris
Shinran a écrit :j'ai l'impression que les prêtres répètent tout leur gestes machinalement, et le pire c'est le moment de l'eucharisitie, on l'impression qu'ils ne sont pas convaincus parce qu'ils disent...
L'interdiction faite pendant de longues années dans les séminaires (et qui perdure dans nombre de paroisses) d'adorer le Seigneur dans l'Eucharistie, l'interdiction d'étudier ou presque la Liturgie, le défaut d'enseignement de celle-ci depuis plusieurs siècles déjà ont conduit au résultat que vous décrivez.

J'ai en fils qui est très sensible au climat de prière d'une assemblée : il suffit de voir son comportement pour se rendre compte si le prêtre et l'assemblée le tire vers le haut ou non. Et à 4 ans, lorsque vous vous tournez vers le bas, bonjour les dégâts !
archi a écrit :Le drame des messes célébrées l'envers, c'est-à-dire "face au peuple". Ca transforme la messe en onemanshow du prêtre. Comme évidemment une minorité est douée pour le one man show, les autres paraissent facilement ennuyeux.
C'est pire que cela : l'orientation "versus ad populum" ridiculise la célébration en imposant de facto l'horizontalité ! Où donc est la verticalité dans cette façon de célébrer si le prêtre n'y ait pas sensible de lui-même ?
Cette façon de célébrer, contraire à la volonté du Concile Vatican II, tourne la célébration en auto-célébration des fidèles. Surtout lorsque l'on entend les chants qui ne parlent que des fidèles et jamais de Dieu (ou presque).

Regardons le Pape : un immense crucifix est placé au centre de l'Autel, en regard des normes Liturgiques et de la Tradition Catholique léguée (cf. PGMR 2000). De plus, des cierges immenses sont placés aussi sur l'Autel. Cela en dit long aussi sur la dimension de l'Autel, rien à voir avec les coins de tables riquiqui des autels modernes qu'on nous impose depuis quelques années.
Là encore il y a beaucoup à dire : comment célébrer (et même concélébrer) un Sacrifice sur un morceau de bois aussi minuscule ? Le célébrant a à peine la place de déplié le corporal ! Où va-t-il mettre la bourse ? la Pale lorsqu'il l'enlève ?, le Missel ?
Il faut véritablement en finir avec ce retournement des autels, qui,si on lit la V.O. (latin) de la PGMR, est vraiment la dernière extrémité pour la célébration de la Messe.

Re: La liturgie qui vide les églises

Publié : jeu. 09 sept. 2010, 11:47
par AdoramusTe
Boris a écrit : Cela en dit long aussi sur la dimension de l'Autel, rien à voir avec les coins de tables riquiqui des autels modernes qu'on nous impose depuis quelques années.
Les autels sont riquiqui à cause de la concélébration.
Donc, la restriction de la concélébration à des cas très particuliers serait bienvenue.

Désastre liturgique : que faire ?

Publié : dim. 05 déc. 2010, 15:32
par Et.H
Bonjour à tous

Je suis allé à ma paroisse d'origine ce matin pour assister à la messe. Ma paroisse regroupe plus de dix clochers (dont beaucoup de petits villages). Comme chaque année au deuxième dimanche de l'Avent c'est la "fête de la Paroisse" : tous les prêtres (2) et diacres (1) de la paroisse se rassemblent pour dire la messe. Les enfants du caté y assitent ainsi que les laïcs chargés de la liturgie, de l'ACE et des différents mouvements. Tout ce monde est dans la même église (qui est loin d'être pleine).

Mon problème est le suivant. La messe, chaleureuse sans aucun doute, a littéralement été saccagée. Je m'explique, voilà les problèmes les plus importants :

- Sur les deux prêtres, aucun n'a pensé judicieux de porter une chasuble. Ils avaient néanmoins mis une étole.

- Cette semaine est la semaine pour la paix proposé par l'ONU. Le mot d'accueil d'une laïc l'a mis en évidence. On a aussi rappellé que c'était également la fête de la paroisse et le deuxième dimanche de l'avent (ouf...quand même).

- Une fausse "procession" faite d'enfants avec des drapeaux de différents pays a ouvert la célébration. Dans cette procession, il n'y avait ni prêtres, ni enfants de choeur avec la croix du Christ et les chandeliers...: juste des enfants avec des drapeaux. On leur a dit d'aller s'asseoir après le chant d'entrée.

- Il n'y a pas eu de prière pénitentielle

- La deuxième lecture a été supprimée

- L'évangile a été amputé de sa dernière phrase (je pense que c'est involontaire, le diacre n'a pas vu la fin à mon avis)

- L'homélie a été supprimée et remplacée par le conte "Le petit lapin tout blanc qui voulait vivre en paix", conte proposé par l'ONU. Ce conte a été joué par les enfants, déguisés en lapin et autres animaux, pour l'occasion tandis qu'une narratrice lisait le conte dans un style très Marlène Joubert.
[+] Texte masqué
Il était une fois, il y a très longtemps, un papa et une maman lapins qui avaient beaucoup de petits
enfants lapins, de toutes les couleurs : des jaunes, des bleus, des noirs, des gris, des roux, des bruns,
des picotés, des barbouillés, des tachetés, etc. Mais, parmi eux, il y en avait un, le plus petit, qui était
tout blanc, tout blanc. Il était aussi blanc que la neige qui brille sous le soleil par un bel après-midi
d’hiver. Cette famille de lapins vivait, avec d’autres familles, dans une immense forêt remplie de
grands sapins verts, de magnifiques cèdres et de très beaux bouleaux qui permettaient aux oiseaux d’y
construire leur nid. Les familles de lapins, de leur côté, construisaient leur maison sous les branches
des cèdres pour se protéger de la pluie et de la neige.
Parfois, le petit lapin tout blanc était laissé seul par ses frères, par ses soeurs, et même par ses
amis, simplement parce qu’il n’était pas comme les autres. Il était tout blanc. À cause de sa différence,
il arrivait souvent que personne ne veuille jouer avec lui. Il était seul et ne se sentait pas aimé. Cela le
rendait très triste. D’autres fois, on se moquait du petit lapin tout blanc car il était plus petit que tous
les autres. On lui disait des mots méchants, des mots qui lui faisaient de la peine dans son coeur. Quand
le soir arrivait et que le soleil donnait lentement sa place à la lune, le petit lapin tout blanc n’arrivait
pas à dormir. Il ruminait dans sa tête tout ce que ses frères, ses soeurs et les autres lapins de son âge lui
avaient dit et qui l’avait blessé ou meurtri : toute la journée on lui mordait ses petites oreilles, on
pinçait ses pattes, on tapait sur son dos, etc. Le petit lapin tout blanc détestait cela, il avait mal mais il
ne savait pas quoi faire pour arrêter cela. Il détestait tout le monde Triste, il regardait les ombres des
animaux avancer dans la nuit, il rêvait de vivre en harmonie, il rêvait d’une vie meilleure.
Un beau matin, le petit lapin tout blanc qui était triste et fâché de vivre dans la brouille décida
d’aller se promener loin dans la forêt. Pendant cette promenade, le petit lapin tout blanc espérait
trouver quelqu’un qui pourrait l’aider à mieux vivre et à le débarrasser de sa peine et de sa colère.
Après une longue marche dans les grands sentiers de la forêt, le petit lapin tout blanc passa près de la
tanière du renard. Il savait que le renard était rusé alors il décida de lui demander conseil.
- « Bonjour Monsieur Renard ! Je suis le petit lapin tout blanc et je veux vivre en paix. Est-ce que
vous pourriez me donner un petit conseil car je sais que vous êtes rusé ? »
Le Renard rusé, après avoir écouté l’histoire du petit lapin tout blanc, lui dit ceci : « Je trouve cela
très bien que tu essaies de vivre en paix, de trouver des solutions aux problèmes que tu vis. Quand
j’étais jeune, je n’étais pas aussi rusé qu’aujourd’hui. Avec le temps, j’ai appris à me calmer quand je
suis fâché, contrarié ou peiné. Maintenant, quand je suis en conflit, quand on me fait mal ou quand on
ne pense pas comme moi et que je sens monter ma colère, je m’arrête, je me mets un peu à l’écart, je
ferme les yeux et je fais lentement de grandes respirations en essayant d’imaginer qu’il y a une belle
lumière bleue tout autour de moi. Cela m’aide beaucoup à retrouver mon calme. Et quand je suis
apaisé, je reviens pour régler le conflit en parlant tranquillement. »
Le petit lapin tout blanc, heureux d’avoir maintenant un conseil pour vivre en paix, dit merci au
Renard rusé et repartit dans la forêt. Le Renard rusé, tout souriant, cria au petit lapin tout blanc :
« Souviens-toi, tu peux prendre trois grandes respirations pour redevenir calme. Cela chassera ta peine
et ta colère et te rendra plus heureux. Tu inspires par le nez et tu expires par la bouche, petit ami lapin
tout blanc. »
Un peu plus loin, le petit lapin tout blanc rencontra Madame La Chouette. Il avait déjà entendu
parler de cette dame. Les animaux de la forêt disent qu’elle est d’une grande douceur. Il décida alors
de lui demander conseil.
- « Bonjour Madame La Chouette ! Je suis le petit lapin tout blanc et je veux vivre en harmonie. Estce
que vous pourriez me donner un petit conseil car j’ai entendu dire que vous ne vous disputiez
jamais ? »
- « Oh ! Tu sais, il m’arrive parfois de me disputer. Cependant, j’essaie toujours de régler le problème
en discutant avec l’autre, avec la parole. Et je mets mes poings dans les poches. Je prends le temps de
voir avec l’autre quelle est la difficulté que nous avons ensemble, comment nous nous sentons au fond
de nous et ce que nous aimerions changer ou améliorer. Et bien souvent nous arrivons à trouver des
solutions pour mettre fin à la dispute. Bien sûr, nous choisissons la meilleure solution et la meilleure
solution, c’est celle qui plaît autant à lui qu’à moi. »
- « Et c’est comme cela que vous pouvez vivre en harmonie ? »
- « Oui, c’est comme cela que j’ai beaucoup de plaisir à vivre avec les autres. Maintenant, tu as un bon
conseil pour vivre en paix. Souviens-toi, tu peux utiliser ta langue, ta voix et ton imagination pour
trouver des solutions. Tu peux être certain que ça fonctionne ! » Le petit lapin tout blanc remercia
Madame La Chouette et continua sa marche dans la forêt. Il était heureux de connaître un nouveau truc
qui lui paraissait si magique.
Un peu plus tard, il croisa le vieux Lynx. Ce chat sauvage avait la réputation de savoir écouter
attentivement les autres :
- « Bonjour Monsieur Lynx ! Je suis le petit lapin tout blanc et je veux vivre en paix. Est-ce que vous
pouvez m’aider ? »
Le vieux Lynx le regarda et lui adressa la parole :
- « Avec mes yeux de lynx, je peux voir des choses que tu ne vois pas. Je sais que tu cherches des
façons de vivre en paix, alors écoute-moi. Quand j’étais jeune, je gardais en dedans de moi ce qui me
dérangeait, j’étais souvent fâché ou triste et je ne le disais à personne. Je boudais seul dans mon coin.
Et puis, je ne pensais qu’à moi. Je me fichais bien des autres. Mais aujourd’hui, vois-tu, j’ai appris à
dire aux autres ce que je pense, ce que je veux et comment je me sens. De plus, je demande aux autres
ce qu’ils voient, ce qu’ils veulent et ce qu’ils ressentent dans leur coeur parce ce que ça m’intéresse.
Comme cela je les connais mieux et ils me connaissent mieux. Je me rends compte qu’ils sont un peu
comme moi et ils se rendent compte que je suis un peu comme eux. Je les comprends bien mieux et ils
me comprennent bien mieux. Ils ne me font plus peur et je ne leur fais plus peur. C’est bien comme
cela que je peux vivre aujourd’hui en harmonie avec les autres. Crois-moi ! En parlant aux autres de
tes pensées, de tes désirs, de tes sentiments et en les écoutant avec respect te parler d’eux-mêmes, tu
éviteras bien des disputes et tu vivras plus joyeux dans ce monde. »
Le petit lapin tout blanc remercia le vieux lynx et retourna chez lui. Près de sa maison, il rencontra
quelques-uns de ses amis qui le taquinèrent comme avant, lui dirent des mots méchants, rirent de lui
parce qu’il était tout petit et tout blanc. Le petit lapin tout blanc prit alors trois grandes respirations et
imagina en fermant les yeux une lumière bleue autour de lui. Se sentant calme, il se dirigea vers les
petits moqueurs pour leur parler tranquillement. Il leur demanda pourquoi ils faisaient cela et leur dit
que tous ces mots le rendaient triste. Il leur dit aussi comment il voulait être traité. Ensemble, ils
trouvèrent une solution pour que tous soient contents. Après cela, le petit lapin tout blanc rentra à la
maison tout joyeux.
Il raconta alors son aventure à ses parents : comment il pouvait redevenir calme en suivant le
conseil de Monsieur Renard, comment il pouvait maintenant parler pour régler ses disputes en faisant
comme Madame La Chouette lui avait dit, comment il pouvait tenir compte de lui et des autres pour
vivre en harmonie comme le lui avait suggéré le vieux Lynx. Ses parents l’écoutèrent avec attention.
Ils avaient eu très peur quand ils s’étaient rendu compte qu’il avait disparu car ils l’aimaient beaucoup,
peut-être plus que les autres frères et soeurs. Maintenant ils étaient heureux au fond de leur coeur de
voir combien il avait changé et qu’il avait gagné de la confiance en lui. Ils l’embrassèrent tendrement
avant de l’inviter à aller au lit. En le bordant son père lui dit qu’il était fier de lui. Il lui donna un
quatrième conseil : celui de prendre un peu de temps chaque soir pour repenser aux trois conseils qu’il
avait reçus de ses sages amis et aux occasions qu’il avait eues dans la journée de les utiliser. Cette
nuit-là, le petit lapin tout blanc fit de merveilleux rêves car il vivait maintenant dans un monde qui ne
lui faisait plus peur, ni triste, ni fâché. Dans son coeur il y avait la paix.
- Le conte a été suivi d'un temps de partage avec son voisin. Il fallait réfléchir au conte et répondre à deux questions :
[+] Texte masqué
Durant cette semaine, et même jusqu'à Noel, et même plus longtemps, comment vais-je essayer de faire la paix, autour de moi mais peut être aussi en moi-même ?
Jésus nous donne sa paix, et nous envoie la porter, jusqu'où je vais suivre Jésus dans ce désir de paix
Il n'y a pas eu de capitalisation. A aucun moment, nous avons parlé du texte de l'Evangile (forcément, y'avait pas de lapin dedans !).

- Le prêtre célébrant (curé) a lu la préface du Sacré Coeur au lieu de celle de l'Avent. A la Toussaint, il avait déjà fait la même chose. Je pense donc que c'est intentionnel.

- Le même prêtre célébrant a une facheuse tendance a rajouté des mots intempestifs ou carrément à ajouter des phrases dans la prière eucharistique. Il est particulièrement infantilisant avec l'assemblée.

- Le chant de l'Agneau de Dieu a été supprimé et remplacé par un chant parlant de paix.
[+] Texte masqué
Donne la paix, donne la paix
Donne la paix à ton frère

1 - Christ est venu semer l'amour
Donne l'amour à ton frère
Christ est venu semer la joie
Donne la joie à ton frère.

2 - Christ est venu semer l'espoir
Donne l'espoir à ton frère
Christ est venu semer la paix
Donne la paix à ton frère.
Néanmoins lors du chant de communion il y avait un passage reprenant l'Agnus Dei.

La forme est également incorrecte. L'ambiance était très "kermesse d'enfant", loin d'être sacrée, ni priante. Les actions des enfants s'enchainaient mal. On avait l'impression qu'ils se demandaient ce qu'ils faisaient là parfois. Néanmoins, cela faisait du bien de voir des jeunes alors bon...

Je crois que les organisateurs ont voulu mettre l'accent sur les enfants. Les prêtres ont utilisé une des prières eucharistiques qui leur est destinée (surement "retouchée" d'ailleurs)

Je dois dire que ça commence à devenir insupportable. En effet, ce n'est pas la première fois que je constate ce genre de chose. C'est même assez courant malheureusement. Bien sur, étant donné que c'était la "fête de la paroisse", c'était très fortement amplifié et aggloméré.
D'autres paroissiens m'en ont également parlé même si peu de gens osent dire quelque chose. Il faut dire que les homélies du prêtre (arrivé récemment) sont souvent creuses et il est très infantilisant même quand il n'y a pas d'enfant à 10 m à la ronde. Par exemple, il ne dit pas " nos actions de graces" mais "tout nos mercis". Jésus n'a plus des "apôtres" mais des "amis".... Parfois, il lit le magazine La Vie en guise de réflexion. Le pire c'est que le curé a l'air de détester faire des homélies. Quand c'est une messe avec beaucoup d'étrangers (messe de Ste Cécile par exemple), il fait une "micro-homélie" et parfois il la supprime ! De plus, elles expliquent rarement l'évangile et les lectures.

Dois-je en parler au prêtre et, si oui, comment ? Dois-je également en parler à l'évêque ?

Du coup, depuis la Toussaint je vais dans d'autres secteurs, d'autres église mais malheureusement c'est un peu pareil partout...ce côté SDF va compliquer le dialogue si je vais voir le curé....Je risque de ne pas être pris au sérieux. De plus, il y a encore quelques mois, je faisais des études et donc je ne venais plus dans cette paroisse.

Voilà, peut être avez-vous déjà connu cette situation. Que dois-je faire ? Je ne veux pas, bien sur, créer un scandale.

Re: désastre liturgique : que faire ?

Publié : dim. 05 déc. 2010, 17:09
par Fée Violine
En effet, le conte est ridicule (pour enfants de deux ans, et encore), mais les questions:
Durant cette semaine, et même jusqu'à Noel, et même plus longtemps, comment vais-je essayer de faire la paix, autour de moi mais peut être aussi en moi-même ?
Jésus nous donne sa paix, et nous envoie la porter, jusqu'où je vais suivre Jésus dans ce désir de paix
me semblent plutôt bien, ainsi que le chant qui remplace l'Agnus Dei.

Quant à la chasuble, j'ai l'impression que ça se fait rare.

Re: désastre liturgique : que faire ?

Publié : dim. 05 déc. 2010, 17:26
par Et.H
Bonjour le bon Seb,
Je vous remercie de votre réponse.
le bon Seb a écrit :première chose à faire : prier pour ce prêtre.
Je vais prier l'Esprit Saint.
le bon Seb a écrit :Ensuite :
- faire preuve d'humilité : Dieu a voulu qu'il soit prêtre, et il l'est par la grâce et la volonté de Dieu.
- ne pas juger : ça ne sert à rien, vous ne savez pas par où il est passé pour être devenu ainsi, vous ne savez pas à quel prix il est resté fidèle à sa vocation (dites-vous que les pires ont défroqué), et de toute façon juger n'apporte rien de plus que de la division. Et la division ne profite qu'à Satan.
Je me suis peut être mal exprimé. Je ne tiens pas à lui jeter la pierre. Il a des qualités indéniables. C'est un très bon animateur, qui sait très bien communiquer avec les enfants. Je ne cherche pas non plus à créer des divisions ou des troubles dans la communauté, bien au contraire. Néanmoins, cela me chagrine énormément de voir la messe tailladée, transformée... Et à la fois, je me sens privé de quelque chose...j'ai l'impression qu'on nous prive de l'accès au trésor d'une belle liturgie. Mais ce n'est pas que moi. Les personnes agées qui assistent à la messe depuis des années sont déçues par le manque d'homélies. J'aimerai rester dans cette église que je connais depuis mon enfance mais à la fois cela est dur de voir ça.

le bon Seb a écrit : Mais quitte à aller voir l'évêque, si vous êtes un homme célibataire allez le trouver pour lui faire part de votre disponibilité pour devenir prêtre. C'est encore la meilleure manière de lutter contre les abus liturgiques !
Malheureusement, je pense pas être appelé par Dieu pour devenir prêtre. De plus, pour être prêtre, il me semble qu'il faut avoir des qualités que je n'ai pas. Néanmoins, je souhaite m'engager plus tard dans l'Eglise en tant que laïc.

Je vais essayer de lui parler ou de lui écrire.
Cordialement,

Re: désastre liturgique : que faire ?

Publié : dim. 05 déc. 2010, 17:38
par Et.H
Bonsoir Fée Violine,

Le problème, c'est que cela remplace définitivement l'homélie après qu'une lecture a déjà été supprimée. Les questions sont plutôt biens même si la deuxième n'a qu'une seule réponse possible : jusqu'au bout. En effet,

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10, 37-42
Jésus disait aux douze Apôtres : "Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Qui veut garder sa vie pour soi la perdra ; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera. Qui vous accueille m'accueille ; et qui m'accueille accueille celui qui m'a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité d'homme juste recevra une récompense d'homme juste. Et qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple, vraiment, je vous le dis : il ne perdra pas sa récompense."
Quant à la chasuble, le prêtre en porte une que si elle est blanche (moins voyante? :incertain: ) !?! Peut être que je devrai lui offrir des chasubles neuves.

Enfin, le chant qui remplace l'Agnus Dei ne parle même pas de l'agneau. Je crois que ce n'est même pas une prière.
Cordialement,

Re: Désastre liturgique : que faire ?

Publié : lun. 06 déc. 2010, 10:01
par Théophane
ainsi que le chant qui remplace l'Agnus Dei.
Normalement cela est interdit par l'instruction Redemptionis Sacramentum qui commande de n'utiliser que la traduction approuvée du missel. Par exemple, on ne doit pas chanter "Agneau de Dieu qui prends nos péchés" au lieu de "Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde".
Quant à la chasuble, j'ai l'impression que ça se fait rare.
Là aussi c'est pourtant obligatoire lorsque le prêtre célèbre la Messe.
Souvent, des prêtres un peu âgés qui ont été marqués par la crise de l'Église ont cessé de la porter, mais on s'aperçoit que les prêtres ordonnés ces dernières années sont beaucoup plus sérieux dans le domaine de la liturgie.
Il faut aussi reconnaître que certains vêtements liturgiques se caractérisent parfois par leur laideur et leur mauvais goût...

Bref, la liturgie a vraiment besoin d'être purifiée des tares qu'on lui a infligé. Elle doit redevenir plus sobre, plus classique et donc plus priante. Pour cela, je pense qu'il y a deux choses à faire :
- d'abord, accomplir scrupuleusement tout ce qui est prescrit par les textes juridiques régissant la liturgie ; pour cela il suffit d'ouvrir le Missel romain
- ensuite, soigner la musique en exécutant de belles pièces d'orgue, en faisant intervenir des instrumentistes et des chanteurs lyriques, en réintroduisant le grégorien et la polyphonie sacrée.

Lorsqu'on veut se rendre la liturgie accessible, on ne fait que la réduire à sa propre médiocrité. Or la Messe est une chose infiniment sublime. Ce doit être le moment de la journée ou de la semaine que nous vivons avec le plus grand amour, et nous ne devrions pas tolérer qu'elle devienne un sketch, une comédie musicale ou un one man show. Il y a quelques années, le niveau est devenu tellement lémentable que la plupart des pratiquants sont partis.
Aujourd'hui, à une époque où nous redécouvrons la liturgie et où nous comprenons mieux ce qu'a voulu nous dire le Concile Vatican II, on constate que ces personnes reviennent vers l'Eglise et que de nombreux jeunes se mettent à croire et à pratiquer.