Ma foi (si j’ose écrire !)…
Lorsque je lis l’Évangile, je vois qu’il y est question tantôt de la lampe allumée qui n’est pas destinée à être mise sous le boisseau, tantôt du levain dans la pâte (difficile d’être plus enfoui…). Alors je me dis : tout cela est bon.
N’est-ce pas bon que certains soient lampes et d’autres levain ? Ou encore que chacun soit, selon les circonstances, tantôt lampe, tantôt levain ? L’essentiel, c’est de ne pas oublier ce qu’on est. Un levain qui a conscience de sa mission et qui fait bien son travail. Une lampe qui brille pas seulement "pour faire joli".
Et si chacun(e) avait besoin de l'autre ?
Mais je suis peut-être simpliste…
Cela bouge pour l'Evangélisation
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jean_droit
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Re: Nouvelle Evangélisation et sainteté
Et encore un article de France catholique sur le sujet :
Article très partiel :
http://www.france-catholique.fr/La-nouv ... -ou-l.html
Article très partiel :
http://www.france-catholique.fr/La-nouv ... -ou-l.html
La nouvelle évangélisation ou l’inattendu de Dieu : un chemin de sainteté
par Natalia Bottineau
dimanche 4 novembre 2012
La nouvelle évangélisation n’est pas une invention des papes pour « recruter », c’est un don de Dieu qui suscite ce mouvement dans l’Eglise, pour le monde d’aujourd’hui, un mouvement à accueillir et qui passe pour cette raison, a insisté le synode (7-28 octobre) par l’appel à la sainteté de tous les baptisés. Et les surprises ne sont pas finies : il faut s’attendre à l’inattendu de Dieu.
La Toussaint au quotidien
La sainteté, la sainteté des fidèles laïcs, grand thème s’il en est du Concile Vatican II a été au rendez-vous du synode sur la nouvelle évangélisation ....
Mais en même temps, le pape polonais, ordonné prêtre le 1er novembre 1946, en la fête de la Toussaint, n’a cessé de rappeler la sainteté de l’Eglise et la sainteté dans l’Eglise. Et la première sainte de l’An 2000 a été sainte Faustine Kowalska. Jean-Paul II plaçait ainsi symboliquement le nouveau millénaire de l’Eglise sous le signe de la sainteté et de la miséricorde.
Le travail de la Congrégation pour les causes des saints ne s’est pas ralenti sous le nouveau pontificat.
Et voilà que l’une des 58 « Propositions » est consacrée à cette exigence qui découle du baptême et elle est donc adressée à tous les baptisés.
L’intensité du choc entre la foi et la peur
La « proposition 23 » affirme en effet que les saints sont des « modèles efficaces » pour la Nouvelle évangélisation : « La sainteté est une part importante de tout engagement évangélisateur pour celui qui évangélise et pour le bien de ceux qui sont évangélisés ».
« L’appel universel à la sainteté est constitutif de la nouvelle évangélisation, qui voit dans les saints des modèles efficaces de la variété des formes dans lesquelles cette vocation peut être réalisée », disent les pères synodaux.
C’est ce qui donne tout leur sens aux canonisations – pas moins de sept ! – au cœur du synode, et précisément le dimanche des missions : la sainteté, c’est possible, regardez comme ils ont fait !
Mais la proposition précédente (22) a aplani la route en indiquant la nécessité d’une « conversion » et d’un « renouveau dans la sainteté », en affirmant la réalité du combat spirituel, quelle que soit la situation du chrétien :
« Le drame de toujours et l’intensité du choc entre le bien et le mal, entre la foi et la peur, devraient être présentés comme le fondement essentiel, un élément constitutif de l’appel à la conversion au Christ. Cette lutte se poursuit à un niveau naturel et surnaturel ». Plus encore, les évêques ont affirmé qu’ils étaient concernés au premier chef par cette exigence de conversion à la fois « personnelle », « communautaire », « pastorale ».
Commencer par soi-même
Le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne, a bien résumé l’esprit de ces propositions en disant : « J’ai été très touché par le fait que de nombreux évêques ont déclaré que nous pouvons évangéliser seulement si nous nous laissons évangéliser nous-mêmes. (…)
Nous ne pouvons pas nous évangéliser nous-mêmes, nous devons nous laisser évangéliser, comme le rappelle le Catéchisme : personne ne peut s’annoncer à soi-même l’Evangile. Nous devons le recevoir. Cela implique le thème de la conversion, un thème très fréquent dans les interventions des évêques. Nous ne sommes pas en train de parler de ce que devraient faire les autres mais plutôt – comme l’a dit Paul VI dans Evangelii nuntiandi – de ce que nous devons commencer avec nous-mêmes. »
Qu’on ne s’y méprenne donc pas. Il ne s’agit pas d’efforts ni de record. On n’entre pas dans la sainteté par volontarisme, on n’entre pas dans la nouvelle évangélisation, on la reçoit comme un don : « La nouvelle évangélisation n’est pas notre invention, a rappelé le pape, mais un dynamisme qui s’est développé dans l’Eglise de façon particulière à partir des années cinquante du siècle dernier, lorsqu’il est apparu évident que même les pays d’ancienne tradition chrétienne étaient devenus, comme on dit, une « terre de mission ».
La confiance dans le Christ
« La parole du Christ nous invite à la confiance et à l’acte de foi en Lui », insiste le pape.
Il invoque l’Esprit Saint : « Puisse l’Esprit Saint rendre votre témoignage lumineux afin que beaucoup découvrent et suivent le Christ, Rédempteur de l’homme ».
Du Cambodge à la Norvège, l’inattendu de Dieu
Le synode a aussi proposé des témoignages de vie chrétienne éloquents. Le pape en a retenu deux : la renaissance de l’Eglise catholique au Cambodge, décapitée naguère par le génocide perpétré par les Khmers rouges, et la vitalité de l’Eglise en Norvège, en dépit de la sécularisation. Un témoignage qui avait échappé aux meilleures agences qui l’ont parfois publié juste après que le Pape a attiré l’attention sur lui.
Le paradigme de Massabielle
C’est peut-être l’image à retenir pour la nouvelle évangélisation comme chemin de sainteté – au moment où la grotte de Massabielle a fait la une des journaux télévisés en raison de l’impétuosité du Gave - : l’image de la docilité spirituelle de Bernadette Soubirous qui obéit à l’invitation de la Vierge Marie, creuse dans la boue et persévère jusqu’à ce qu’une eau limpide jaillisse pour purifier et guérir.
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jean_droit
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Nouvelle Evangélisation et relativisme
Un certain nombre d'attitudes sont un frein à l'Evangélisation :
Le relativisme, l'enfouissement, la faiblesse de la foi et de la prière ...
Voici une contribution sur le relativisme lue dans ZENIT.
Tout y est ou presque.
Comment voulez vous que l'on évangélise si on considére que "tout est relatif" ?
Alors on trouve des tonnes de bonnes raisons pour ne pas évangéliser. Au nom de la liberté de conscience, par peur des réactions ou par peur des conséquences des conversions etc.
Parce que, au fond, évangéliser n'est pas nécessaire. Il suffit de bien "vivre ensemble".
Bien sûr c'est par la Foi que l'on peut combattre le relativisme. C'est pour cela que l'année de la Foi est si importante.
Comment voulez vous que nous enseignons le Credo si nous n'y croyons pas ou seulement partiellement ?
Dans cet article on voit bien les efforts de nos papes pour combattre le relativisme, plaie de la communauté des catholiques.
http://www.zenit.org/article-32575?l=french
Partiel :
Le relativisme, l'enfouissement, la faiblesse de la foi et de la prière ...
Voici une contribution sur le relativisme lue dans ZENIT.
Tout y est ou presque.
Comment voulez vous que l'on évangélise si on considére que "tout est relatif" ?
Alors on trouve des tonnes de bonnes raisons pour ne pas évangéliser. Au nom de la liberté de conscience, par peur des réactions ou par peur des conséquences des conversions etc.
Parce que, au fond, évangéliser n'est pas nécessaire. Il suffit de bien "vivre ensemble".
Bien sûr c'est par la Foi que l'on peut combattre le relativisme. C'est pour cela que l'année de la Foi est si importante.
Comment voulez vous que nous enseignons le Credo si nous n'y croyons pas ou seulement partiellement ?
Dans cet article on voit bien les efforts de nos papes pour combattre le relativisme, plaie de la communauté des catholiques.
http://www.zenit.org/article-32575?l=french
Partiel :
LE RELATIVISME, UN DES GRANDS DÉFIS DE L'ANNÉE DE LA FOI
Par le P. Piero Gheddo
Traduction d’Océane le Gall
ROME, vendredi 16 novembre 2012 (ZENIT.org) –
Le croyant est appelé à relever le défi du relativisme du monde moderne, "d'abord en lui-même, au fond de sa conscience", souligne le père Piero Gheddo, de l’Institut pontifical des missions étrangères de Milan (PIME). Ce défi est selon lui « le plus provocateur de cette Année de la foi ».
Il part de cette remarque d'un auditeur le 4 octobre dernier, alors qu’il tenait, en Italie, une conférence sur les chrétiens persécutés au Nigeria, à Rovereto, près de Trente: « Vous dites que les missionnaires apportent la vérité du Christ à qu’ils meurent parfois en martyrs. Mais dans le monde moderne il n’existe pas de vérité absolue, il existe la dialectique. Chacun dit ce qu’il pense et respecte les autres, ne peut imposer aux autres une vérité qui n’existe pas », lui a dit ce spectateur.
P. Gheddo commente : « Dans notre monde sécularisé et laïcisé, je crois que cette mentalité est assez répandue. Je réponds que s’il n’existe pas de vérité absolue, que tout est relatif et change au fil du temps, alors il n’y a pas de Dieu non plus, Il ne peut changer d’avis à chaque génération humaine qui passe; et si Dieu n’existe pas, il n’y a pas non plus de loi morale mais chacun fait sa morale, selon ses propres idées et tendances ; enfin, chez les baptisés qui ont perdu le sens de la foi, il n’y a plus non plus de fois en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, le « roc solide » de l’Evangile sur lequel bâtir notre vie".
"Toutefois, ajoute-t-il, ayant souvent des rencontres et des conférences dans des milieux laïcs aussi, il n’est pas rare que j’entende des questions, des objections, des avis qui mettent en doute la mission universelle de l’Église. La proposition même d’avoir foi en Jésus-Christ est vue comme une atteinte à la liberté d’autrui".
Il fait aussi observer que "l’individualisme radical qui triomphe dans la culture moderne (c’est l’individu qui compte, pas la famille, le bien public) conduit à cette vision de la liberté humaine et il est une des expressions « de ce relativisme qui, en ne reconnaissant rien comme définitif, ne laisse comme ultime mesure que son propre moi avec ses désirs, et sous l'apparence de la liberté devient une prison pour chacun", comme l'a dit Benoît XVI dans un discours au diocèse de Rome, le 6 juin 2005.
Il rappelle que Jean Paul II, dans son encyclique « Fides et Ratio » (1999, n. 5) écrivait : « Dans toutes les formes d'agnosticisme et de relativisme présentes dans la pensée contemporaine, la pluralité légitime des positions a cédé le pas à un pluralisme indifférencié, fondé sur l'affirmation que toutes les positions se valent: c'est là un des symptômes les plus répandus de la défiance à l'égard de la vérité que l'on peut observer dans le contexte actuel. ».
"J'ai cité les deux derniers papes, explique le P. Gheddo, pour souligner l’un des aspects les plus provocateurs de l’Année de la Foi (11 octobre 2012 – Fête du Christ Roi 2013):
la lutte contre le « relativisme », qui représente la mort de la foi et de la mission auprès des peuples. Cette lutte, chaque croyant est appelé à la mener dans sa propre conscience avant même de l’entreprendre au sein de la société".
"Il est en effet facile, dit-il, que, vivant dans une société comme celle que nous connaissons aujourd’hui, où chacun fait au fond ce qu’il veut, courant le risque d’enfreindre des lois et de devoir payer une amende, subir des procès et des condamnations (et peut-être même des années de prison!), se forme aussi chez le croyant une mentalité qui glisse peur à peu vers la dérive du relativisme.
Combien de fois entendons-nous des expressions comme : « Tout le monde le fait … Au fond quel mal y a-t-il?... J’ai ma conscience pour moi, je n’ai pas besoin de l’Eglise … Je suis un catholique adulte, pas une grenouille de bénitier…"
........
Pour lui, dans la ligne du synode des évêques, "les premiers missionnaires de la foi sont tous les baptisés qui, vivant leur vie dans le monde mais en n’étant pas du monde, montrent concrètement comment une foi vécue dans la même situation que tout le monde, est source de sérénité, de joie et d’espérance, donne une marche en plus dans la vie".
"Tout part, explique-t-il, de la récupération d’une foi convaincue, qui l’emporte sur le relativisme : le cardinal Ratzinger le disait quelques jours avant de devenir le pape Benoît XVI, dans la « Missa pro eligendo Pontifice » du 18 avril 2005, comme anticipant presque ce qui aurait caractérisé son pontificat: « Avoir une foi claire, selon le Credo de l’Eglise, est souvent étiqueté comme fondamentalisme. Alors que le relativisme, soit se laisser porter ici et là par n’importe quel vent de doctrine, apparaît comme l’unique attitude à la hauteur des temps modernes".
"Une dictature du relativisme se forme peu à peu, ne reconnaissant rien comme définitif, ne laissant comme ultime mesure que son propre moi et ses désirs. Mais nous, nous avons une autre mesure : le Fils de Dieu, le vrai homme. C’est Lui la mesure du vrai humanisme. Une foi « adulte » c’est une foi qui ne suit pas les vagues de la mode et la dernière nouveauté ; une foi adulte et mûre c’est une foi enracinée profondément dans l’amitié avec le Christ »", conclut le missionnaire.
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