Re: L’homme préhistorique a-t-il existé ?
Publié : mer. 13 août 2025, 18:04
Bonjour Cmoi,
Les difficultés s’enchevêtrent et sont complexes.
Tout se tient dans la foi catholique et, en ce qui me concerne, je ne cherche pas à proposer des théories ou des hypothèses et la seule perspective qui m’intéresse est de comprendre la foi telle qu’elle est transmise par le Magistère officiel de la l’Église où tous les enseignements sont en parfaite harmonie.
Et cette compréhension implique notamment de tenir pour certains que nous descendons historiquement d’un seul et premier couple, d’un homme et d’une femme (nommés Adam et Ève) qui ont brisé la vie nouvelle créée en eux par un péché originel.
Mais, cette compréhension de la foi catholique implique aussi des acquis de la science tenus pour établis par l’enseignement du Magistère, dont l’encyclique Laudato si’ du Pape François.
Sur cette base, qui implique de comprendre tout ce que j’exprime (plus ou moins bien) en parfaite cohérence et conformité avec tout l’enseignement officiel de la foi catholique, je ne vois actuellement (tout en restant ouvert à toute proposition d’alternative) pas d’autre explication de la création historique d’Adam et Ève que celle que j’essaie de présenter.
Si vous n’en avez pas encore eu l’occasion, vous pouvez prendre connaissance des travaux de synthèse de mes réflexions publiées dans le fil de ce forum intitulé « Évolution, création, incarnation : un livre à télécharger » qui vous propose une synthèse intitulée « Un jardin dans l’Eden - Regards sur l’histoire de nos ancêtres dans le pays de Sumer » (459 pages en format livre A5) et aussi une compilation de dialogues échangés ici de juillet 2009 à juin 2023, intitulée « De Jésus de Nazareth à Adam et Ève - Regard de la foi sur l’histoire » (1598 pages A4) :
viewtopic.php?t=20369
Vous y trouverez, si vous avez le souhait de vous plonger dans ces longues lectures, des détails sur beaucoup d’aspects qui ne peuvent être développés dans ce fil particulier sur l’homme préhistorique.
Sur le point particulier du « quitte ton père et ta mère », vous pouvez aussi lire des développements écrits en 2015 dans le fil intitulé : « La splendeur eucharistique du mariage » :
viewtopic.php?t=40290
En ce qui concerne la réflexion principale de ce fil, je ne peux qu’observer que, hélas, ce qui me semble simple pour moi (le concept de la création d’un être nouveau qui est autre que les êtres naturels) s’avère très difficile à partager avec beaucoup d’autres, et, notamment, avec vous.
Mais, je peux le comprendre car comment les mots de notre langage terrestre pourraient-ils suffire à évoquer de l’incréé et Dieu qui est au-delà de tout ce que nous pouvons essayer d’en dire ?
Lorsque vous rejetez la présence d’incréé en nous, c’est pour moi un obstacle dans mes tentatives d’explication.
Vous m’écrivez : « Vos réponses me rassurent par rapport à une possible entente. Mais alors, qu’y a-t-il d’autre de nouveau comme différence, c’est ce que je ne cesse d’espérer savoir de vous ! », je ne sais plus quoi écrire tant il me semble vous avoir répondu autant que je le peux.
Vous écrivez qu’un hominidé est « autant un homme qu’un animal, et de même que je viens de vous demander ce qui le différencie d’un homme, il serait bon de préciser maintenant ce qui le différencie d’un animal et vous fait faire ce choix. J’ai parfois l’impression curieuse que vous me laisserez le deviner et ne souhaitez pas être plus précis. »
Il me semble avoir essayé d’être aussi précis que possible et je n’ai aucune intention de ne pas l’être.
Tout dépend de la définition donnée aux mots.
Les hominidés ce sont des homos sapiens et d’autres semblables (australopithèques, homo erectus, homo habilis, néanderthal). C’est un concept scientifique du langage commun auquel je me réfère.
Le mot homme peut être utilisé comme un synonyme du mot hominidé.
Est-ce que tout hominidé est un homme ?
D’un point de vue scientifique, tout hominidé me semble un homme.
Mais, dans le cadre de la foi catholique, on appelle « homme » un descendant d’un premier couple créé (Adam et Ève) ayant une nature corporelle et spirituelle.
D’où la question : est-ce que tout hominidé est un descendant d’Adam et Ève ?
Pour la foi de l’Église, la réponse est claire : la seule ressemblance physique d’un corps avec le nôtre qui peut qualifier un hominidé n’est pas un critère pertinent. Il faut, pour la foi, qu’un être ait une nature corporelle et spirituelle pour être un descendant d’Adam et Ève.
Et alors, comment savoir ?
Vous écrivez « Qui est créé et incréé de ces 2 là ? Il semblait que l’homme était le créé (l’hominidé étant alors incréé en ce qu’il est le résultat plutôt d’une évolution), mais ensuite vous prêtez à ce dernier et lui seul d’avoir « reçu sa propre vie incréée en nous par un souffle divin qui nous a fait exister ».
Vous écrivez « Vous insinuez bien qu’il y a de l’incréé en nous et nous seul ». Certes, mais toute la création est liée au monde spirituel.
À cet égard, on peut clairement percevoir une différence entre, d’une part, tous les êtres précaires de la nature physique créée, apparus et développés au fil de l’évolution, qui sont certes tous créés et, d’autre part, un être nouveau, autre, créé à l’image de Dieu.
Ce n’est pas une théorie ou une hypothèse, c’est la foi de l’Église. C’est cela qu’il faut comprendre et c’est cette différence que vous souhaitez (et c’est bien compréhensible) me faire préciser.
Vous écrivez à cet égard « j’en déduis que c’était simplement en l’homme quelque chose de plus qui n’a pu provenir que de Dieu et non de l’évolution ».
Si vous ne regardez que le biologique, alors il est exact que, parmi les hominidés, le descendant d’Adam et Ève, a « quelque chose en plus qui n’a pu provenir que de Dieu et non de l’évolution », mais cela ne dit pas « qui » est cet être créé à l’image de Dieu et cela ne répond pas à votre question répétée qui veut préciser en quoi cet être est différent des êtres précaires de la nature et, notamment, des hominidés non descendants d’Adam et Ève qui vivaient à leur époque et que vous considérez comme des animaux comme les autres malgré une appartenance à une même espèce biologique leur ayant permis de procréer ensemble par des unions fécondes.
À cet égard, vous écrivez que « Vous ne pouvez pas vous servir de l’incarnation comme une image de ce que Dieu a pu faire avec un hominidé en faisant un homme. »
Attention, personne ne prétend que Dieu a transformé un hominidé en homme, ni qu'Il aurait ajouté quelque chose à un hominidé. Dieu a créé un être autre nouveau.
Ce qui me semble la seule explication qui fait concorder la foi de l’Église telle qu’elle est enseignée depuis deux mille ans par le Magistère officiel mais aussi avec la prise en compte des acquis scientifiques que ce Magistère officiel reconnaît actuellement, c’est qu’un patrimoine génétique d’homos sapiens a été utilisé pour la création du corps d’Adam et Ève.
Si quelqu’un a une autre explication pleinement conforme à l’enseignement de l’Église, y compris par rapport aux connaissances scientifiques qu’elle tient pour établies, qu’il le présente.
Même si une autre représentation imagée a prévalu durant des siècles, il ne suffit pas de s’accrocher à une création instantanée (souvent rattachée à une création du monde en 6 jours de 24h) par laquelle Dieu aurait créé l’humanité en façonnant en un seul jour de l’argile pour en faire surgir Adam dont il aurait ensuite tiré une côte façonnée en Ève. Il faut encore tenir compte à cet égard des connaissances scientifiques nouvelles acquises au cours des deux derniers siècles et intégrées dans l’enseignement de l’Église.
Vous vous demandez « où l’hominidé se trouvait selon vous lors du péché originel » ? Il y en avait des milliers partout aux alentours. « Avait-il lui aussi reçu l’interdit ? » Non. « La menace de la mort qui y était liée ? » Non. « Aura-t-il disparu avant le péché ? » Non. « quel impact ce dernier aura eu sur lui ? » Celui d’être privé de sa gouvernance par l’homme à l’image de Dieu en harmonie avec Dieu, mais cela ne change rien à la réalité précaire de toute forme de vie terrestre depuis les origines du monde, depuis les premiers végétaux qui se sont reproduits les uns les autres.
Comme l’écrit l’encyclique Laudato si’, la vie précaire créée par Dieu est excellente et a toute sa valeur, même si les êtres ne cessent de disparaître pour être remplacés par d’autres.
Où est la différence lorsque Dieu crée Adam et Ève et, par eux, tous les humains de leur descendance dont nous sommes ? C’est la question sur laquelle vous revenez avec insistance et demande de précision.
J’ai essayé de vous l’expliquer mais vous en rejetez l’essentiel en niant l’incréé avec et par lequel Dieu nous a créés comme des enfants d’un père dans un monde physique créé pour nous où il nous a façonnés un corps avec et par lequel le Créateur a réalisé un être absolument nouveau résultant d’une union inouïe d’un corps tiré de la création physique et d’un souffle spirituel de l'Incréé.
Vous me demandez de vous préciser intellectuellement ce qu’en est le résultat, le « qui » nouveau créé à l’image de Dieu.
Vous conviendrez que c’est, dans une certaine mesure, impossible puisqu’il faudrait définir Dieu dont l’être nouveau est l’image ou l’incréé insufflé dans sa création.
L’Église utilise le mot « spirituel », mais ne cherchez pas à le préciser au-delà de ce qu’il peut exprimer.
En bref, Dieu crée une âme spirituelle. Ce que nous pouvons en dire avec précision me semble hélas limité dans notre langage à des références terrestres. Comme nous l’avons fait dans ce fil lorsque nous avons considéré cet être nouveau comme un être créé par et avec un corps physique mais qui subsiste à la cessation naturelle de ce corps parce qu’il est aussi créé par et avec de l’incréé.
La référence à la cessation naturelle du corps est certes un éclairage par défaut et ne répond pas directement à votre question.
Il y a certes d’autres éléments de réponse dont l’essentiel nous fait découvrir que cet être créé vit d’amour, d’un amour dont l’amour conjugal est la première image biblique, d’un amour vécu dans une connaissance partagée avec le Créateur.
Vous terminez par un jugement sévère : « En fait, vous cherchez à justifier une hypothèse que vous tenez pour vraie alors qu'elle n'est encore en rien prouvée. Votre acte de foi n'est pas religieux mais scientifique, or la science ne cautionne qu'avec des preuves et peut en attendant se tromper sur leur interprétation. ».
Ma référence n’est pas la science, mais l’enseignement de l’Église.
Je tiens certes mon explication pour vraie et a priori prouvée autant que possible par l’absence de toute autre explication.
Vous-même ne me semblez pas présenter une autre explication.
Acceptez-vous que nous sommes tous des descendants d’un couple de premiers humains créés, nommés Adam et Ève ?
Si oui, à quelle époque ont-ils pu vivre et dans quel environnement ?
Pensez-vous que les australopithèques, les homos erectus ou habilis en soient des descendants ?
Croyez-vous que leur corps a été façonné directement par Dieu sans lien génétique avec des êtres antérieurs de la création ?
Les difficultés s’enchevêtrent et sont complexes.
Tout se tient dans la foi catholique et, en ce qui me concerne, je ne cherche pas à proposer des théories ou des hypothèses et la seule perspective qui m’intéresse est de comprendre la foi telle qu’elle est transmise par le Magistère officiel de la l’Église où tous les enseignements sont en parfaite harmonie.
Et cette compréhension implique notamment de tenir pour certains que nous descendons historiquement d’un seul et premier couple, d’un homme et d’une femme (nommés Adam et Ève) qui ont brisé la vie nouvelle créée en eux par un péché originel.
Mais, cette compréhension de la foi catholique implique aussi des acquis de la science tenus pour établis par l’enseignement du Magistère, dont l’encyclique Laudato si’ du Pape François.
Sur cette base, qui implique de comprendre tout ce que j’exprime (plus ou moins bien) en parfaite cohérence et conformité avec tout l’enseignement officiel de la foi catholique, je ne vois actuellement (tout en restant ouvert à toute proposition d’alternative) pas d’autre explication de la création historique d’Adam et Ève que celle que j’essaie de présenter.
Si vous n’en avez pas encore eu l’occasion, vous pouvez prendre connaissance des travaux de synthèse de mes réflexions publiées dans le fil de ce forum intitulé « Évolution, création, incarnation : un livre à télécharger » qui vous propose une synthèse intitulée « Un jardin dans l’Eden - Regards sur l’histoire de nos ancêtres dans le pays de Sumer » (459 pages en format livre A5) et aussi une compilation de dialogues échangés ici de juillet 2009 à juin 2023, intitulée « De Jésus de Nazareth à Adam et Ève - Regard de la foi sur l’histoire » (1598 pages A4) :
viewtopic.php?t=20369
Vous y trouverez, si vous avez le souhait de vous plonger dans ces longues lectures, des détails sur beaucoup d’aspects qui ne peuvent être développés dans ce fil particulier sur l’homme préhistorique.
Sur le point particulier du « quitte ton père et ta mère », vous pouvez aussi lire des développements écrits en 2015 dans le fil intitulé : « La splendeur eucharistique du mariage » :
viewtopic.php?t=40290
En ce qui concerne la réflexion principale de ce fil, je ne peux qu’observer que, hélas, ce qui me semble simple pour moi (le concept de la création d’un être nouveau qui est autre que les êtres naturels) s’avère très difficile à partager avec beaucoup d’autres, et, notamment, avec vous.
Mais, je peux le comprendre car comment les mots de notre langage terrestre pourraient-ils suffire à évoquer de l’incréé et Dieu qui est au-delà de tout ce que nous pouvons essayer d’en dire ?
Lorsque vous rejetez la présence d’incréé en nous, c’est pour moi un obstacle dans mes tentatives d’explication.
Vous m’écrivez : « Vos réponses me rassurent par rapport à une possible entente. Mais alors, qu’y a-t-il d’autre de nouveau comme différence, c’est ce que je ne cesse d’espérer savoir de vous ! », je ne sais plus quoi écrire tant il me semble vous avoir répondu autant que je le peux.
Vous écrivez qu’un hominidé est « autant un homme qu’un animal, et de même que je viens de vous demander ce qui le différencie d’un homme, il serait bon de préciser maintenant ce qui le différencie d’un animal et vous fait faire ce choix. J’ai parfois l’impression curieuse que vous me laisserez le deviner et ne souhaitez pas être plus précis. »
Il me semble avoir essayé d’être aussi précis que possible et je n’ai aucune intention de ne pas l’être.
Tout dépend de la définition donnée aux mots.
Les hominidés ce sont des homos sapiens et d’autres semblables (australopithèques, homo erectus, homo habilis, néanderthal). C’est un concept scientifique du langage commun auquel je me réfère.
Le mot homme peut être utilisé comme un synonyme du mot hominidé.
Est-ce que tout hominidé est un homme ?
D’un point de vue scientifique, tout hominidé me semble un homme.
Mais, dans le cadre de la foi catholique, on appelle « homme » un descendant d’un premier couple créé (Adam et Ève) ayant une nature corporelle et spirituelle.
D’où la question : est-ce que tout hominidé est un descendant d’Adam et Ève ?
Pour la foi de l’Église, la réponse est claire : la seule ressemblance physique d’un corps avec le nôtre qui peut qualifier un hominidé n’est pas un critère pertinent. Il faut, pour la foi, qu’un être ait une nature corporelle et spirituelle pour être un descendant d’Adam et Ève.
Et alors, comment savoir ?
Vous écrivez « Qui est créé et incréé de ces 2 là ? Il semblait que l’homme était le créé (l’hominidé étant alors incréé en ce qu’il est le résultat plutôt d’une évolution), mais ensuite vous prêtez à ce dernier et lui seul d’avoir « reçu sa propre vie incréée en nous par un souffle divin qui nous a fait exister ».
Vous écrivez « Vous insinuez bien qu’il y a de l’incréé en nous et nous seul ». Certes, mais toute la création est liée au monde spirituel.
À cet égard, on peut clairement percevoir une différence entre, d’une part, tous les êtres précaires de la nature physique créée, apparus et développés au fil de l’évolution, qui sont certes tous créés et, d’autre part, un être nouveau, autre, créé à l’image de Dieu.
Ce n’est pas une théorie ou une hypothèse, c’est la foi de l’Église. C’est cela qu’il faut comprendre et c’est cette différence que vous souhaitez (et c’est bien compréhensible) me faire préciser.
Vous écrivez à cet égard « j’en déduis que c’était simplement en l’homme quelque chose de plus qui n’a pu provenir que de Dieu et non de l’évolution ».
Si vous ne regardez que le biologique, alors il est exact que, parmi les hominidés, le descendant d’Adam et Ève, a « quelque chose en plus qui n’a pu provenir que de Dieu et non de l’évolution », mais cela ne dit pas « qui » est cet être créé à l’image de Dieu et cela ne répond pas à votre question répétée qui veut préciser en quoi cet être est différent des êtres précaires de la nature et, notamment, des hominidés non descendants d’Adam et Ève qui vivaient à leur époque et que vous considérez comme des animaux comme les autres malgré une appartenance à une même espèce biologique leur ayant permis de procréer ensemble par des unions fécondes.
À cet égard, vous écrivez que « Vous ne pouvez pas vous servir de l’incarnation comme une image de ce que Dieu a pu faire avec un hominidé en faisant un homme. »
Attention, personne ne prétend que Dieu a transformé un hominidé en homme, ni qu'Il aurait ajouté quelque chose à un hominidé. Dieu a créé un être autre nouveau.
Ce qui me semble la seule explication qui fait concorder la foi de l’Église telle qu’elle est enseignée depuis deux mille ans par le Magistère officiel mais aussi avec la prise en compte des acquis scientifiques que ce Magistère officiel reconnaît actuellement, c’est qu’un patrimoine génétique d’homos sapiens a été utilisé pour la création du corps d’Adam et Ève.
Si quelqu’un a une autre explication pleinement conforme à l’enseignement de l’Église, y compris par rapport aux connaissances scientifiques qu’elle tient pour établies, qu’il le présente.
Même si une autre représentation imagée a prévalu durant des siècles, il ne suffit pas de s’accrocher à une création instantanée (souvent rattachée à une création du monde en 6 jours de 24h) par laquelle Dieu aurait créé l’humanité en façonnant en un seul jour de l’argile pour en faire surgir Adam dont il aurait ensuite tiré une côte façonnée en Ève. Il faut encore tenir compte à cet égard des connaissances scientifiques nouvelles acquises au cours des deux derniers siècles et intégrées dans l’enseignement de l’Église.
Vous vous demandez « où l’hominidé se trouvait selon vous lors du péché originel » ? Il y en avait des milliers partout aux alentours. « Avait-il lui aussi reçu l’interdit ? » Non. « La menace de la mort qui y était liée ? » Non. « Aura-t-il disparu avant le péché ? » Non. « quel impact ce dernier aura eu sur lui ? » Celui d’être privé de sa gouvernance par l’homme à l’image de Dieu en harmonie avec Dieu, mais cela ne change rien à la réalité précaire de toute forme de vie terrestre depuis les origines du monde, depuis les premiers végétaux qui se sont reproduits les uns les autres.
Comme l’écrit l’encyclique Laudato si’, la vie précaire créée par Dieu est excellente et a toute sa valeur, même si les êtres ne cessent de disparaître pour être remplacés par d’autres.
Où est la différence lorsque Dieu crée Adam et Ève et, par eux, tous les humains de leur descendance dont nous sommes ? C’est la question sur laquelle vous revenez avec insistance et demande de précision.
J’ai essayé de vous l’expliquer mais vous en rejetez l’essentiel en niant l’incréé avec et par lequel Dieu nous a créés comme des enfants d’un père dans un monde physique créé pour nous où il nous a façonnés un corps avec et par lequel le Créateur a réalisé un être absolument nouveau résultant d’une union inouïe d’un corps tiré de la création physique et d’un souffle spirituel de l'Incréé.
Vous me demandez de vous préciser intellectuellement ce qu’en est le résultat, le « qui » nouveau créé à l’image de Dieu.
Vous conviendrez que c’est, dans une certaine mesure, impossible puisqu’il faudrait définir Dieu dont l’être nouveau est l’image ou l’incréé insufflé dans sa création.
L’Église utilise le mot « spirituel », mais ne cherchez pas à le préciser au-delà de ce qu’il peut exprimer.
En bref, Dieu crée une âme spirituelle. Ce que nous pouvons en dire avec précision me semble hélas limité dans notre langage à des références terrestres. Comme nous l’avons fait dans ce fil lorsque nous avons considéré cet être nouveau comme un être créé par et avec un corps physique mais qui subsiste à la cessation naturelle de ce corps parce qu’il est aussi créé par et avec de l’incréé.
La référence à la cessation naturelle du corps est certes un éclairage par défaut et ne répond pas directement à votre question.
Il y a certes d’autres éléments de réponse dont l’essentiel nous fait découvrir que cet être créé vit d’amour, d’un amour dont l’amour conjugal est la première image biblique, d’un amour vécu dans une connaissance partagée avec le Créateur.
Vous terminez par un jugement sévère : « En fait, vous cherchez à justifier une hypothèse que vous tenez pour vraie alors qu'elle n'est encore en rien prouvée. Votre acte de foi n'est pas religieux mais scientifique, or la science ne cautionne qu'avec des preuves et peut en attendant se tromper sur leur interprétation. ».
Ma référence n’est pas la science, mais l’enseignement de l’Église.
Je tiens certes mon explication pour vraie et a priori prouvée autant que possible par l’absence de toute autre explication.
Vous-même ne me semblez pas présenter une autre explication.
Acceptez-vous que nous sommes tous des descendants d’un couple de premiers humains créés, nommés Adam et Ève ?
Si oui, à quelle époque ont-ils pu vivre et dans quel environnement ?
Pensez-vous que les australopithèques, les homos erectus ou habilis en soient des descendants ?
Croyez-vous que leur corps a été façonné directement par Dieu sans lien génétique avec des êtres antérieurs de la création ?