Publié : dim. 19 nov. 2006, 21:26
Le qualificatif m'honore.
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Là où est la liberté, là est mon pays
Benjamin Franklin[/align]
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Là où est la liberté, là est mon pays
Benjamin Franklin[/align]
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Un petit dessin vaut mieux qu'un grand discours :Christian a écrit :Nous perdons toute crédibilité en réclamant la liberté religieuse dans les pays où les chrétiens sont persécutés lorsque nous n’accordons pas cette même liberté religieuse chez nous.
Jésus est sans doute chrétien, mais tous les chrétiens ne sont pas Jésus. Et que Lui condamne aux peines éternelles ne nous donne pas licence pour persécuter nos voisins.Popeye
Jésus n'est donc pas chrétien, lui qui frappe des peines éternelles...
Cordialement
Christian
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Le désir d’apporter le salut à l’humanité n’est que le sournois prétexte à la passion de vouloir la commander. [/align]H.L. Mencken

Un homme qui est né, qui a vécu et qui est mort sans avoir connue la vraie religion n'en est pas fautif et n'en sera donc pas sanctionné par Dieu. C'est le sens du paragraphe 1260 du Catéchisme de l'Eglise Catholique : "Puisque le Christ est mort pour tous, et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit-Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé(s) au mystère pascal" ( GS 22 cf. LG 16; AGD 7 ). Tout homme qui, ignorant l'Evangile du Christ et son Eglise, cherche la vérité et fait la volonté de Dieu selon qu'il la connait, peut être sauvé. On peut supposer que de telles personnes auraient désiré explicitement le Baptême si elles en avaient connu la nécessité.bassanio a écrit : Il y aurait une grande injustice à penser que Dieu permettrait qu'un homme puisse naître, vivre, et mourir, sans connaître la "vraie" religion, pourtant des tas d'hommes naissent, vivent et meurent sans connaître la religion des autres. Ce pécheur involontaire sera-t-il sanctionné par Dieu? S'il ne l'est pas, on peut se poser la question de savoir pourquoi la religion et surtout quelle religion et comment le pécheur sera-t-il capable de reconnaître la bonne?
Entièrement d'accord avec vous, sauf ce qui a été souligné. Car en effet, s'il a été une religion ouverte, c'est bien le christianisme. C'est l'une de ses vocations. Mais les notions d'ouverture et de fermeture sont aujourd'hui tellement vagues et molles que chacun peut leur faire prendre la forme qu'il veut, aussi je doute que nous y mettions la même chose.bassanio a écrit : Je me suis souvent dis que Dieu aurait du l'écrire en lettre de feu dans le ciel. L'âge venant, je me dis qu'il l'a bel et bien écris, mais que nous ne voulons pas le voir. La véritable révélation nous entoure dans un univers à la fois, simple et complexe, accessible à tous les hommes suivant leur niveau, et une religion qui se ferme sur elle-même et aux autres ne sera jamais la vraie religion.
Bonjour,marchenoir a écrit :Bonjour Bassiano.
Dans le dessin que j'ai proposé et que j'ai intitulé "l'humanité vue par un observateur extérieur" (qui pourrait être Dieu puisqu'aucun homme n'est extérieur à l'humanité), je veux souligner que notre appartenance à l'humanité transcende notre appartenance à une religion ou philosophie quelque qu'elle soit. C'est une réalité indiscutable (à mon avis). Les individus sont responsables d'eux-mêmes et cette responsabilité les engagent non seulement vis à vis de Dieu, mais également vis à vis des hommes. Nous ne sommes pas de purs esprits. Quel seraient le sens de cette expérience qu'est la vie de l'homme sur terre si ce n'était d'avoir des rapports avec d'autres hommes (et tout ce qui n'est pas homme) que dans un rapport d'exclusion. Cette exclusion appellerait à notre propre exclusion par effet de réciprocité. L'humanité est une et globale au regard de Dieu.marchenoir a écrit :Un homme qui est né, qui a vécu et qui est mort sans avoir connue la vraie religion n'en est pas fautif et n'en sera donc pas sanctionné par Dieu. C'est le sens du paragraphe 1260 du Catéchisme de l'Eglise Catholique : "Puisque le Christ est mort pour tous, et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit-Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé(s) au mystère pascal" ( GS 22 cf. LG 16; AGD 7 ). Tout homme qui, ignorant l'Evangile du Christ et son Eglise, cherche la vérité et fait la volonté de Dieu selon qu'il la connait, peut être sauvé. On peut supposer que de telles personnes auraient désiré explicitement le Baptême si elles en avaient connu la nécessité.
N'est-ce pas également la vocation de toutes les religions? Si j'attaquais le christianisme, il faudrait me jeter dehors manu-militari dans un réflexe de défense, car ce ne serait pas une rencontre dans ce que j'appellerais une laïcité naturelle, mais un rapport de force qui impliquerait que me soit appliqué une force de sens contraire.marchenoir a écrit :Entièrement d'accord avec vous, sauf ce qui a été souligné. Car en effet, s'il a été une religion ouverte, c'est bien le christianisme. C'est l'une de ses vocations.bassanio a écrit : Je me suis souvent dis que Dieu aurait du l'écrire en lettre de feu dans le ciel. L'âge venant, je me dis qu'il l'a bel et bien écris, mais que nous ne voulons pas le voir. La véritable révélation nous entoure dans un univers à la fois, simple et complexe, accessible à tous les hommes suivant leur niveau, et une religion qui se ferme sur elle-même et aux autres ne sera jamais la vraie religion.
Les religions sont respectables, c'est ce qu'en font les hommes qui peuvent ne pas l'être. Lorsque j'entends certains laïcistes attaquer la religion au nom des droits de l'homme, je me demande s'ils ont bien lu la déclaration universelle du même nom. Tous ses articles sont contournables, mais il en est un qui fixe le champ de leurs application, c'est le premier.marchenoir a écrit :Mais les notions d'ouverture et de fermeture sont aujourd'hui tellement vagues et molles que chacun peut leur faire prendre la forme qu'il veut, aussi je doute que nous y mettions la même chose.
Justifier ses propos en utilisant un article de la DUDH, est une malhonnêteté si cela se fait dans un esprit contraire à celui du premier article. Je dirais même plus : la DUDH est une et indivisible en ses parties, tout comme la Bible est une et indivisible en ses parties, tout comme l'humanité est une et indivisible en ses parties. Le zoom que l'on peut faire sur un détail de l'humanité ne doit pas faire oublier le cadre général de l'humanité dont la cohérence établit la sous-cohérence des systèmes qui lui sont subordonnés.DUDH a écrit :Article premier : "Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité".
Si j'attaquais le christianisme, il faudrait me jeter dehors manu-militari dans un réflexe de défense, car ce ne serait pas une rencontre dans ce que j'appellerais une laïcité naturelle, mais un rapport de force qui impliquerait que me soit appliqué une force de sens contraire.
Toutes les religions ne sont pas respectables, certes pas celles qui pratiquent le sacrifice humain, la mutilation et la brimade des femmes, l’obscurantisme et l’asservissement des esprits.Les religions sont respectables, c'est ce qu'en font les hommes qui peuvent ne pas l'être.
La DUDH est contient les dispositions les plus dangereuses (liste à disposition) que ne renieraient pas Staline et Mugabe. Heureusement qu’elle est divisible, tout comme la Bible d’ailleurs (nous avons fait un sort à ces histoires de lapidation des adultères et des magiciens, de vente des filles en esclavage et de barbecues sacrés).la DUDH est une et indivisible en ses parties, tout comme la Bible est une et indivisible en ses parties, tout comme l'humanité est une et indivisible en ses parties.
C’est parce que ‘l’autre homme’ est un être humain que nous n’avons pas le droit de l’attaquer en premier. Pas parce qu’il risque d’être le plus fort. (Décidément, vos valeurs morales sont des plus suspectes). :PTout homme a le droit, et même le devoir, de se défendre, mais il n'a jamais le droit, ou le devoir, d'attaquer, car attaquer un autre homme implique qu'il autorise cet autre homme à lui rendre la monnaie de sa pièce. Personne ne peut prédire l'issue d'un rapport de force.
On vous a vraiment bourré la tête à l’école avec cette notion ringarde. Ce n’est pas la laïcité, mais le Droit, attaché à chaque être humain, qui lui permet de s’exprimer, de pratiquer le religion qu’il veut, ou aucune, de vaquer à ses affaires sans être inquiété.C'est la raison d'être de la laïcité qui, je le répète, n'appartient à personne et dont, tous à la fois, nous sommes les gardiens dans un esprit d'ouverture à tous.
Il ne s'agit pas d'une représentation géographique, effectivement. Il s'agit d'une représentation de la certitude de chacun et de la méconnaissance de l'autre. Je reconnais cependant qu'un dessin peut difficilement représenter une situation réelle, et cela d'autant plus qu'aucun homme ne pourrait avoir une vision extérieure de ce qu'est l'humanité. Ce n'est qu'une approche.Christian a écrit :Bonjour Bassanio,
Votre dessin est trompeur. Il suppose un lieu que vous appelez ‘laïcité’ où les croyants ‘faibles’, par opposition au ‘noyau dur’, laïusseraient autour d’une tasse de thé (‘dans la connaissance et la reconnaissance de l'autre’).
Je crois que cet espace de rencontre que je nomme laïcité, en ce sens qu'il réclame que chacun range ses couteaux pour vivre ensemble, est aussi un espace d'affrontement. Disons qu'il s'agisse d'un espace en guerre ou s'exerce la diplomatie d'une manière pragmatique, mais non hypocrite.Christian a écrit :Votre vision ressort d’une vision politique de la société, qui veut qu’un groupe (par ex., une majorité) doive immanquablement dominer tous les autres. On préfère alors que ce soit ceux qui pensent mou. Et effectivement, aujourd’hui nous sommes servis.
Comment pouvez-vous prétendre vouloir méconnaître la connaissance de l'autre et en même temps affirmer être certain d'avoir raison. Je ne nie pas l'existence des noyaux durs dans mon dessin, et je les intègre dans l'humanité par ce qu'il serait incohérent de les nier, ni même de penser que chacun d'eux ne trouve pas une justification à sa propre existence et qu'il souhaite, bien entendu, n'enseigner que sa propre vérité. En disant que vous ne voulez pas imposer votre vérité par la force à un autre être humain parce que vous lui reconnaissez le droit de refuser votre vérité, vous entrez dans cet espace de laïcité ou de diplomatie que vous dites "mou". Popeye lui-même en vous taxant de libéral vous qualifiait de mou, non? Et qu'en outre, vous vous en honoriez. Si c'est le terme "laïcité" qui vous gène, vous pouvez m'en suggérer un autre.Christian a écrit :Mais cette vision politique est une aberration. Je revendique mon appartenance au ‘noyau dur’ de la chrétienté. Je me soucie relativement peu de connaître les autres religions, et encore moins de les ‘reconnaître’. Je me porterais mieux si elles n’existaient point. Mais si je dédaigne ces autres religions (comme les partis politiques, les idéologies collectivistes, et autres nuisances de l’esprit), j’ai le plus grand respect pour les êtres humains. Je ne pourrais vivre sans eux. Je leur accorde assez de considération pour leur enseigner la vérité, et assez de dignité pour ne pas la leur imposer par la force. (C’est pourquoi je ne participe à aucune activité politique).
Où est la limite acceptable d'un prosélytisme des idées radicales? Si je rentre jusque dans votre salle-de-bains en hurlant ma vérité à vos oreilles tout en vous accordant le droit de m'ignorer et de vivre à votre guise, accepterez-vous ma présence? Si l'on vous parle d'avortement ou du mariage des homosexuels, cela ne vous fait pas bondir? Pourtant ce n'est que l'expression d'une mise en pratique d'idées que vous trouvez odieuses et contraire à votre Foi. Les noyaux durs peuvent-ils coexister pacifiquement? Peuvent-ils se rencontrer? J'en doute. Il n'y a aucun espace de rencontre intellectuel qui leurs permettent de se rencontrer et de vivre ensemble sans qu'ils pratiquent la "mollesse".Christian a écrit :En monnaie de ma pièce, j’attends d’autrui qu’il agisse de même avec moi. Qu’il publie, qu’il prêche, qu’il dissémine ses idées les plus radicales, et qu’il me laisse le droit de les ignorer et de vivre à ma guise.
Je ne crois pas que des idées radicales qui refusent d'entendre d'autres idées radicales ne soient pas une forme de violence sourde et aveugle à l'autre. Et si vous dites que cet affrontement ne peut s'exercer que dans un cadre intellectuel, comment empêcherez-vous que quelqu'un choisisse le terrain de l'affrontement physique pour faire vaincre ses idées radicales? Vous auriez du expliquer cela à Hitler, il vous aurait vite convaincu qu'il pouvait aller jusqu'au bout de ses pensées ... radicales en niant jusqu'à votre droit à exister.Christian a écrit :Seuls vos ‘noyaux durs’ ont de la valeur à mes yeux. Vivent les gens qui osent aller jusqu’au bout de leur pensée. Mais le combat des idées exclut totalement l’action physique, même par Etat et police interposés. C'est l'action violente qu'il faut censurer, pas le discours.
Entièrement d'accord. Il faut être dur avec soi-même et tendre avec l'autre, parce que nous connaissons nos faiblesses, alors que nous ignorons totalement si l'autre sera capable de résister au traitement que nous nous appliquons à nous-même.Christian a écrit :[align=center]
Il faut avoir l’esprit dur et le cœur tendre
Jacques Maritain[/align]
Si l'on considère la religion catholique, elle ne fut pas toujours exempte de reproche à se faire sur tout ces points :Christian a écrit :Toutes les religions ne sont pas respectables, certes pas celles qui pratiquent le sacrifice humain, la mutilation et la brimade des femmes, l’obscurantisme et l’asservissement des esprits.bassanio a écrit :Les religions sont respectables, c'est ce qu'en font les hommes qui peuvent ne pas l'être.
Popeye vous aurait dis que Jésus n'a jamais critiqué la lapidation, mais les lapideurs. C'est une vision. Je préfère croire que son intention était de rendre la lapidation impossible à jamais en démontrant l'impossibilité de trouver un bourreau intègre et sans péché, et que si lui, le pur, n'a pas joué les bourreaux et à pardonné ses fautes à la pécheresse, l'humanité pouvait encore se lever tôt avant de trouver plus pur que lui pour assumer les basses besognes. Question d'interprétation. Je suis un brave type tout mou, on ne se refait pas.Christian a écrit :La DUDH est contient les dispositions les plus dangereuses (liste à disposition) que ne renieraient pas Staline et Mugabe. Heureusement qu’elle est divisible, tout comme la Bible d’ailleurs (nous avons fait un sort à ces histoires de lapidation des adultères et des magiciens, de vente des filles en esclavage et de barbecues sacrés).
Ce n'est pas une question de droit, c'est une question de cohérence avec le principe de réciprocité. Il y a une règle que l'on trouve dans toutes les religions (trouvez-moi le passage dans la Bible, ça me fera plaisir), on l'appelle la règle d'or : [/i]Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse[/i]. Je préfère la formulation négative que la formulation positive qui donne : "Fais à autrui ce que tu aimerais que l'on te fasse" et qui permet de faire le bonheur des autres pour leur plus grand malheur. Dites-moi, si cette règle d'or est une règle arbitraire ou s'il elle découle de la raison, de la simple logique? Les lois de Dieu ou des hommes ne sont pas basées sur l'arbitraire, mais sur ce qui est cohérent avec la réalité. Pourquoi les sanctions pénales existent-elles si ce n'est pour rétablir les équilibres. Pourquoi l'enfer si ce n'est pour punir les injustes? Pourquoi le paradis, si ce n'est pour inciter à la justice? Dieu ne verrait-il pas l'injustice du monde, et l'enfer et le paradis se verrait attribuer sans cohérence? Celui qui ne sait pas d'où viennent les lois et pourquoi elles s'appliquent, n'est pas un homme libre, c'est un homme à qui la loi se doit de faire peur.Christian a écrit :C’est parce que ‘l’autre homme’ est un être humain que nous n’avons pas le droit de l’attaquer en premier. Pas parce qu’il risque d’être le plus fort. (Décidément, vos valeurs morales sont des plus suspectes). :Pbassanio a écrit :Tout homme a le droit, et même le devoir, de se défendre, mais il n'a jamais le droit, ou le devoir, d'attaquer, car attaquer un autre homme implique qu'il autorise cet autre homme à lui rendre la monnaie de sa pièce. Personne ne peut prédire l'issue d'un rapport de force.
J'ai passé cinquante ans et mon école était le petit séminaire. On ne m'y enseignait pas la laïcité. Si les cours de religion ne m'ont pas transcendé, c'est peut-être parce que l'abbé qui nous enseignait la religion était un brin sadique et tripoteur. Mes années d'internat furent un enfer, et croyez-moi j'ai prié avec toute la conviction dont j'étais capable. Dieu n'est jamais venu à mon secours, mais le Diable, oui, je l'ai connu, c'était un catholique qui savait manier la baguette et la caresse.Christian a écrit :On vous a vraiment bourré la tête à l’école avec cette notion ringarde. Ce n’est pas la laïcité, mais le Droit, attaché à chaque être humain, qui lui permet de s’exprimer, de pratiquer le religion qu’il veut, ou aucune, de vaquer à ses affaires sans être inquiété.bassanio a écrit :C'est la raison d'être de la laïcité qui, je le répète, n'appartient à personne et dont, tous à la fois, nous sommes les gardiens dans un esprit d'ouverture à tous.
Juste encore une remarque là-dessus. J'ai une idée de de la création qui ne met pas l'homme au dessus de celle-ci, mais au même niveau que le reste de la création. Chaque fois que je mange de la viande, je pense aux sacrifice de l'animal et à ses souffrances. J'ai toujours été scandalisé par le gaspillage qui symbolise le peu de respect que nous avons pour les autres créatures de Dieu. J'ai toujours insisté pour que mon enfant mange sa viande jusqu'au bout. C'est l'hommage minimum que l'on doit rendre à l'animal qui donne sa vie pour que nous vivions. Tous les mangeurs de viande devrait visiter un abattoir. C'est un sujet tabou, dont personne ne parle. Tout ceci pour dire qu'il n'y a rien de pire que le rapport de force quand il s'applique à plus faible que soi. Voilà bien un péché qui devrait conduire tous les hommes en enfer par la volonté d'un Dieu qui, dans sa toute puissance, le jugera comme l'homme a jugé plus faible que lui.Christian a écrit :C’est parce que ‘l’autre homme’ est un être humain que nous n’avons pas le droit de l’attaquer en premier. Pas parce qu’il risque d’être le plus fort. (Décidément, vos valeurs morales sont des plus suspectes). :Pbassanio a écrit :Tout homme a le droit, et même le devoir, de se défendre, mais il n'a jamais le droit, ou le devoir, d'attaquer, car attaquer un autre homme implique qu'il autorise cet autre homme à lui rendre la monnaie de sa pièce. Personne ne peut prédire l'issue d'un rapport de force.
Bonsoir Christophe,Christophe a écrit :Bonsoir Bassanio,
Vous confondez ouverture au dialogue et laïcité. La laïcité est une des forme des rapports entre politique et religion. Vous vouliez que l'on vous suggère une autre expression plus conforme avec l'usage, alors voici : "ouverture au dialogue".
Je ne le confond pas, j'ai besoin d'un concept assez fort que l'ouverture au dialogue ne suffit pas à exprimer, alors, c'est vrai, je détourne les mots de leurs sens communs et j'en accentue une partie du contenu pour exprimer ma pensée.Christophe a écrit :Vous confondez ouverture au dialogue et laïcité. La laïcité est une des forme des rapports entre politique et religion. Vous vouliez que l'on vous suggère une autre expression plus conforme avec l'usage, alors voici : "ouverture au dialogue".
Je prend note et je concède.Christophe a écrit :D'autre part, vous amalgamez également l'intégrisme et le fondamentalisme dans la même catégorie des "non-mous", ce qui n'est pas la même chose. Le fondamentalisme est celui qui va jusqu'au bout de sa logique, qui est cohérent avec soi-même, ce qui est la seule attitude rationnelle pourvu que l'on accepte le principe aristotélicien de la non-contradiction. Cela ne signifie pas que l'on soit fermé au dialogue.
Et nous avons vu que mes tentatives d'ouverture n'ont reçus en retour que des tentatives de ridiculiser mon propos sur la forme et non sur le fond. Il n'a fait aucun effort d'ouverture au dialogue. Je n'avais donc d'autre choix que de dénoncer la systématisation du rapport de force qu'il fait dans un dialogue biaisé d'avance. Qu'il soit le plus fort sur un terrain que je possède, à l'évidence, moins bien que lui, ne signifie pas qu'il ne détourne pas la connaissance qu'il en a pour dominer l'autre. Le plus fort n'a que la raison du plus fort. Je lirai Thomas d'Aquin, c'est promis. Cela ne signifie pas que son statut de grand cadavre (homme qui à vécu à une époque et dont les écrits couvrent d'abord les champs de la connaissance de son époque) me verra abdiquer d'avance à ses thèses. On pourra peut-être en discuter dans un prochain sujet, lorsque je l'aurai lu.Christophe a écrit :Selon votre schéma, seuls les tièdes seraient capables d'ouverture et de dialogue. Vous irez dire cela à saint Thomas d'Aquin qui dialoguait par livres interposés (Cf. Somme contre les gentils) avec des intellectuels juifs et musulmans. Je ne suis pas certain que le qualificatif de "tiède" soit applicable au docteur angélique dont Popeye, avec qui vous avez échangé quelques noms d'oiseaux, est un fervent admirateur...
J'ai cité ces reproches, que l'on pourrait adresser à la religion catholiques, en réponse aux reproches tout aussi amalgamant que faisait Christian sur les autres religions, dont il avoue qu'il ne veut d'ailleurs pas les connaître.Christophe a écrit :La liste des reproches que vous adressez au catholicisme mériterait des plus amples développements
Je m'attendais d'ailleurs à ce que l'on réagisse à cette liste. Si vous le faites par une argumentation, vous admettrez, que les tenants des autres religions le fasse également, même si les arguments qu'ils évoqueront ne sonneront pas juste à votre raison. En ce qui concerne l'âme des femmes, je suis effectivement aller un peu vite. Vu les heures tardives où j'écris (il est près de 3h du matin), il m'arrive de confondre mes idées. En fait, je me suis trompé d'être humain, et je confondais les femmes et les indiens (La controverse de Valladolid). Ce qui rejoint d'ailleurs votre question sur les conversions massives, dont les indiens d'Amérique du sud sont, je crois, un bon exemple. On pourrait rappeler également, à ce propos, le fait qu'en d'autres temps, en Europe, la conversion d'un roi, obligeait aussi souvent son peuple à changer de religion par la même occasion. La religion courtisait le pouvoir, et le pouvoir courtisait la religion. Le peuple n'existe pas dans les décisions que prennent les grands en ce qui les concerne.Christophe a écrit :J'abhorre cette argumentation, parce qu'elle ne soulève justement que ce qui peut être fait au nom de la religion et qui en trahit l'esprit. Si la religion Catholique est en paix aujourd'hui, rien n'empêche que demain de vieux démons se réveillent.
Vous savez, il fut un temps où une boule de haine me fourrageait le ventre à propos de l'Islam. En raison et en conscience, je rejetais cette religion. C'est cette boule au ventre d'un côté et la prise de conscience du milliard et demi de musulmans qui m'a fait comprendre que je ne savais rien de cette religion, sauf ce que les médias voulaient bien m'en servir. Étant indépendant d'esprit, je me suis donc procuré le Coran dans trois traductions françaises. J'ai essayé d'en oublier tout ce que j'en savais, et en toute humilité, je me suis mis à lire mes trois versions en parallèle pour me faire ma propre idée. Aujourd'hui, j'en suis à ma troisième relecture, et mes idées ont radicalement changées sur le sujet. J'ai fréquenté des forums musulmans, ou bien entendu, j'ai rencontré des noyaux durs qui tout comme popeye qui me disaient que l'on ne choisit pas sa religion au menu, et également de braves gens qui avaient, tout autant que moi, soif de rencontre.Christophe a écrit :C'est la différence entre le terrorisme islamique et les tortures commises par des membres de l'armée US : si l'un se fait au nom et conformément à l'esprit de l'Islam, les autres se font en violation patente des principes du Christianisme. Il faut voir si les actes posés par les fidèles sont cohérents avec l'esprit de leur religion...
Tout comme chaque être humain est face à la création et que l'exégèse de cette révélation qu'est la création est loin d'être terminée. Gardons-nous de nos certitudes. Je crois que la spiritualité est un compte vers l'infini, et que nul ne peut prétendre en avoir fini le compte, ni vous, ni moi, ni popeye. Ceux qui nous ont précédés ont commencé le compte, nous le continuons, et ceux qui nous suivront saurons où nous en sommes arrivé et devront faire leur part du travail. Voilà le sens que je donne aux rapports entre les hommes. Nous sommes mortels en tant qu'individu, mais nous sommes immortels dans la chaîne de vies que représente l'humanité.Christophe a écrit :Vous avez raison sur les interprétations différentes voir contradictoires auxquels peuvent donner lieu des textes complexes comme la Sainte Bible ou le coran. Pour nous catholiques, il n'existe qu'une seule autorité compétente en matière d'exégèse : c'est l'Eglise. Les protestants, comme les musulmans, sont confrontés, au nom du libre-examen, au problème du subjectivisme dans l'interprétation des textes.
Nous sommes d'accord sur le fond, c'est la forme qui diffère. La forme n'est pas importante.Christophe a écrit :Il semble que vous ayez été catéchisé, et il vous avez de bon restes. Vous avez écrit que selon vous Dieu aurait du écrire ce qu'il avait à nous dire dans le ciel en lettre de feu, il n'a pas procédé ainsi : Il a gravé Sa loi dans le coeur de chaque homme, afin que tous, même les aveugles, même ceux qui n'ont pas accès à la lumière du jour, puissent Le connaître. C'est la loi naturelle, la loi morale, la loi de raison à laquelle vous faîtes allusion.
Je vous remercie. N'ayant pas rencontré Dieu, mais ayant toujours espéré le rencontrer, je ne puis vous adresser que l'amitié d'un frère humain. Quoiqu'il en soit, chacun ne peut donner que ce qu'il possède. Je vous donne le peu que j'ai avec plaisir.Christophe a écrit :Que Dieu vous bénisse de Son amour.
Christophe
Relisez-moi : je ne prétends nullement vouloir méconnaître l’autre, mais seulement certaines religions, certaines idéologies, que j’ai entraperçues suffisamment pour savoir qu’elles ne m’intéressent pas, ne m’aident pas à vivre, et aujourd’hui ne m’apportent rien.Comment pouvez-vous prétendre vouloir méconnaître la connaissance de l'autre et en même temps affirmer être certain d'avoir raison.
Non, cet espace n’est aucunement ‘mou’ (si l’on peut dire). Il est au contraire le lieu du combat des idées, un affrontement sans concession, une lutte de la raison contre le préjugé et l’ignorance. St Thomas, pour reprendre l’exemple de Christophe, mais tous les saints modernes, Jean-Paul II, Victor Hugo et Zola, les étudiants de la Rose Blanche, la liste est infinie des gens qui ont refusé la violence, tout en menant un combat sans concession contre le mal.En disant que vous ne voulez pas imposer votre vérité par la force à un autre être humain parce que vous lui reconnaissez le droit de refuser votre vérité, vous entrez dans cet espace de laïcité ou de diplomatie que vous dites "mou".
Mou, moi ? :o un vrai libéral, pur et dur !Popeye lui-même en vous taxant de libéral vous qualifiait de mou, non? Et qu'en outre, vous vous en honoriez.
Je l’ai déjà fait dans mon précédent msg et dans ma réponse ci-dessus. Le Droit.Si c'est le terme "laïcité" qui vous gène, vous pouvez m'en suggérer un autre.
Je méprise le pragmatique autant que le dogmatique.Je crois que ce que vous appelez "mollesse" serait une tendance au pragmatisme que vous assimilez à une lâcheté, voir à une certaine traîtrise à la "cause juste" que représente pour vous votre Foi.
Il me paraît paradoxal de qualifier de ‘molles´ Mère Thérésa et Sœur Emmanuelle. :P Je vous l’ai déjà écrit : vous confondez la rencontre des êtres humains avec l’acceptation des théories fausses. J’ai bcp d’amis et bien peu sont cathos et libéraux. J’aime leur énergie, leur générosité, leur vivacité d’esprit, nous passons de bons moments ensemble ; je n’aime pas leurs erreurs. J’accomplis un certain devoir envers eux en leur enseignant la vérité. Tant pis s’ils ne sont pas preneurs.Lorsque je dis cela, je pense à sœur Thérèsa ou à sœur Emmanuelle pour prendre deux exemple de catholiques pratiquant la "rencontre". […] Ont-elles faillis à leur obligations de catholiques? Étaient-elles "molles" de vouloir rencontrer et connaître l'autre?
Réfléchissez avant d’écrire : si vous me harcelez jusque dans ma salle de bains, m’accordez-vous le droit de vous ignorer et de vivre à ma guise ?Si je rentre jusque dans votre salle-de-bains en hurlant ma vérité à vos oreilles tout en vous accordant le droit de m'ignorer et de vivre à votre guise, accepterez-vous ma présence?
Je suis contre l’avortement pour des raisons que j’ai explicitées ici et qui n’ont rien à voir avec ma foi. C’est pourquoi je peux exiger de ceux qui ne partagent pas cette foi de ne pas pratiquer l’avortement.Si l'on vous parle d'avortement ou du mariage des homosexuels, cela ne vous fait pas bondir? Pourtant ce n'est que l'expression d'une mise en pratique d'idées que vous trouvez odieuses et contraire à votre Foi.
Le risque de l’affrontement physique est toujours présent. Evidemment.Les noyaux durs peuvent-ils coexister pacifiquement? Peuvent-ils se rencontrer? […] si vous dites que cet affrontement ne peut s'exercer que dans un cadre intellectuel, comment empêcherez-vous que quelqu'un choisisse le terrain de l'affrontement physique pour faire vaincre ses idées radicales?
Que veut-on prouver en opposant les comportements d’aujourd’hui de certains acteurs avec les comportements d’autres acteurs il y a quelques siècles ?Si l'on considère la religion catholique, elle ne fut pas toujours exempte de reproche à se faire
Oui. C’est pourquoi il faut s’assurer que la religion catholique, ni aucune autre religion, ni aucun parti, personne, ne puissent exercer un quelconque pouvoir politique, c’est-à-dire prendre le contrôle de ces dangereux instruments que sont l’armée, la police, le fisc, etc. Si tout le monde était sage, il n’y aurait guère de risque, et plutôt des avantages, à avoir un Etat fort. Mais puisque les ‘vieux démons’ ne meurent jamais, assurons-nous qu’ils ne trouveront pas des structures d’oppression toutes prêtes à leur réveil.Si la religion Catholique est en paix aujourd'hui, rien n'empêche que demain de vieux démons se réveillent.
On peut reprendre nombre d’articles. Je me contenterai des trois suivants.Je serais curieux de voir votre liste.Christian a écrit:
La DUDH est contient les dispositions les plus dangereuses (liste à disposition) que ne renieraient pas Staline et Mugabe.
Cette règle d’or (Lc 6,31 et Mt 7,12), reprise et popularisée par Kant dans la philosophie des Lumières, est d’un maniement dangereux.Ce n'est pas une question de droit, c'est une question de cohérence avec le principe de réciprocité. Il y a une règle que l'on trouve dans toutes les religions […] on l'appelle la règle d'or : [/i]Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse[/i]. Je préfère la formulation négative que la formulation positive qui donne : "Fais à autrui ce que tu aimerais que l'on te fasse" [………] Dites-moi, si cette règle d'or est une règle arbitraire ou s'il elle découle de la raison, de la simple logique?
Heu ... mon cher Christian, on ne parle pas de la même chose. Je vous parlais de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (DUDH) de 1948 et vous me parlez de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (DDHC) qui ne concerne que la France.Christian a écrit :La DUDH est contient les dispositions les plus dangereuses (liste à disposition) que ne renieraient pas Staline et Mugabe.On peut reprendre nombre d’articles. Je me contenterai des trois suivants.bassanio a écrit :Je serais curieux de voir votre liste.
• Article 10 : « Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, même religieuses, [jusque là, très bien, rien à dire, mais l’article continue :] pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. »
• Article 11 : « … tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, [jusque là, très bien, rien à dire, mais l’article continue :] sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »
• Article 17 : « La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé [jusque là, très bien, rien à dire, mais l’article continue :] si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige absolument... »
On est tout à fait d'accord en ce qui concerne la DDHC, mais je doute que vous trouviez quoi que ce soit à redire à la DUDH, car elle n'est pas consacrée aux devoirs de l'homme envers la nation, mais, bien au contraire, aux devoirs des nations et de tous les hommes envers un seul. Le Christ ne l'aurait pas renié, j'en suis certain.Christian a écrit :En d’autres termes : tu as des droits — tant qu’on veut bien te les laisser.
Cette fameuse ‘Déclaration’ postule une législation supérieures à ces ‘droits’ si solennellement proclamés, puisque les auteurs de cette législation peuvent rogner les ‘droits’, voire les annuler, selon leur bon plaisir.
Notre majestueuse et universelle Déclaration ressasse à chaque article la définition pernicieuse de Montesquieu, que n’aurait pas désavouée Staline : « La liberté consiste à faire tout ce que les lois permettent » — et si elles ne le permettent pas, c’est le même prix !
Il est dommage que vous ayez ôté, de la citation que vous faites de moi, le passage qui justement nous met en accord, à savoir :Christian a écrit :Un musulman pourra l’utiliser pour vous dire : ‘Je t’impose de renoncer à ton saucisson/vin rouge et de faire Ramadan, et je te demande de m’imposer la même discipline aussi.’bassanio a écrit :Ce n'est pas une question de droit, c'est une question de cohérence avec le principe de réciprocité. Il y a une règle que l'on trouve dans toutes les religions […] on l'appelle la règle d'or : [/i]Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas que l'on te fasse[/i]. Je préfère la formulation négative que la formulation positive qui donne : "Fais à autrui ce que tu aimerais que l'on te fasse" [………] Dites-moi, si cette règle d'or est une règle arbitraire ou s'il elle découle de la raison, de la simple logique?
Vous voyez le problème.
bassanio a écrit :Je préfère la formulation négative que la formulation positive qui donne : "Fais à autrui ce que tu aimerais que l'on te fasse" et qui permet de faire le bonheur des autres pour leur plus grand malheur.
Autrement dit la formulation négative de la règle d'or : "je ne te fais pas ce que je n'aimerais pas que tu me fasses", que je préfère, même, si elle pêche par un repli sur soi-même.Christian a écrit :Pour le dépasser, il faut remonter une étape plus haut. La bonne réponse est : ‘Je ne t’empêche pas de pratiquer l’Islam. Laisse-moi pratiquer ma propre religion (ou aucune).’
Bonjour, je me permets d'intervenir dans ce fil de discussion. J'ai aimé votre petit schéma de "l'humanité vue par un observateur extérieur" et votre explication ci-dessus de votre vision de la laïcité comme "La rencontre, la stupéfaction de voir l'autre différent de soi, la tentative d'intégrer cette différence qui semble aberrante dans sa base de connaissance, la mise en relation de ses nouvelles informations avec les informations déjà traitées et qui formaient ma base de connaissance, ou le noyau dur sur lequel repose ma pensée, l'évidence que cette rencontre ne peut être niée et que, dès lors, il me faudra faire avec dans la perception que j'aurai de la réalité de tout ce qui n'est pas moi."bassanio a écrit :Bonsoir Christophe,Christophe a écrit :Bonsoir Bassanio,
Vous confondez ouverture au dialogue et laïcité. La laïcité est une des forme des rapports entre politique et religion. Vous vouliez que l'on vous suggère une autre expression plus conforme avec l'usage, alors voici : "ouverture au dialogue".
J'ai commis l'erreur de venir jeter un coup d'œil, alors que je m'étais promis de ne pas le faire pour conserver mon énergie au travail. Aaargh, la tentation est trop forte de répondre et je n'y résiste pasUne fois de plus, je n'aurai pas mon compte de sommeil
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Je ne le confond pas, j'ai besoin d'un concept assez fort que l'ouverture au dialogue ne suffit pas à exprimer, alors, c'est vrai, je détourne les mots de leurs sens communs et j'en accentue une partie du contenu pour exprimer ma pensée.Christophe a écrit :Vous confondez ouverture au dialogue et laïcité. La laïcité est une des forme des rapports entre politique et religion. Vous vouliez que l'on vous suggère une autre expression plus conforme avec l'usage, alors voici : "ouverture au dialogue".
Que contient ce mot laïcité, tel que je le conçois? La rencontre, la stupéfaction de voir l'autre différent de soi, la tentative d'intégrer cette différence qui semble aberrante dans sa base de connaissance, la mise en relation de ses nouvelles informations avec les informations déjà traitées et qui formaient ma base de connaissance, ou le noyau dur sur lequel repose ma pensée, l'évidence que cette rencontre ne peut être niée et que, dès lors, il me faudra faire avec dans la perception que j'aurai de la réalité de tout ce qui n'est pas moi.
C'est comme si j'étais sur une île déserte depuis la naissance, que je découvre une autre entité raisonnable que moi, mais que tout en elle diffère de ce que je suis : je suis un homme, elle est une femme, je suis vert, elle est rouge, je suis petit, elle est grande, je suis fort, elle est faible, je pense blanc, elle pense noir. Cette laïcité que j'invoque n'est pas politique dans le sens législatif, mais politique dans la découverte de l'autre. Si l'autre est une réalité, je ne peux le nier sans nier ma propre réalité. Je peux tuer l'autre, mais je ne pourrai pas tuer le fait qu'il ait existé. Le tuer serait donc une aberration, sauf si, bien sûr, il représente un danger objectif, et non un danger subjectif du à mon manque de connaissance de l'autre. L'acte juste suppose que ce que l'on pense justifié repose sur une base de connaissance la plus étendue possible. Mais que sais-je de l'autre? Si je ne sais rien de lui, comment l'acte que je poserai à son encontre, en mal ou en bien, pourrait-il être un acte juste? Il faut donc que j'apprenne l'autre pour comprendre ce qu'il est avant d'agir à son propos.
Car ces personnes mêmes qui disent ne pas être fermé à l'autre et être ouverte au dialogue, font ce genre de raccourcis destructeurs et intellectuellement faibles (alors qu'ils pronent une fermeté intellectuelle rationnelleEt nous avons vu que mes tentatives d'ouverture n'ont reçus en retour que des tentatives de ridiculiser mon propos sur la forme et non sur le fond. Il n'a fait aucun effort d'ouverture au dialogue.
Ainsi pourquoi s'étonner que ces mêmes personnes laisseront entendre que nous sommes mous, pragmatiques et relativistes... ??Christophe a écrit :C'est la différence entre le terrorisme islamique et les tortures commises par des membres de l'armée US : si l'un se fait au nom et conformément à l'esprit de l'Islam, les autres se font en violation patente des principes du Christianisme. Il faut voir si les actes posés par les fidèles sont cohérents avec l'esprit de leur religion...
Tout à fait d'accord avec vousTout comme chaque être humain est face à la création et que l'exégèse de cette révélation qu'est la création est loin d'être terminée. Gardons-nous de nos certitudes. Je crois que la spiritualité est un compte vers l'infini, et que nul ne peut prétendre en avoir fini le compte, ni vous, ni moi, ni popeye. Ceux qui nous ont précédés ont commencé le compte, nous le continuons, et ceux qui nous suivront saurons où nous en sommes arrivé et devront faire leur part du travail. Voilà le sens que je donne aux rapports entre les hommes. Nous sommes mortels en tant qu'individu, mais nous sommes immortels dans la chaîne de vies que représente l'humanité.Christophe a écrit :Vous avez raison sur les interprétations différentes voir contradictoires auxquels peuvent donner lieu des textes complexes comme la Sainte Bible ou le coran. Pour nous catholiques, il n'existe qu'une seule autorité compétente en matière d'exégèse : c'est l'Eglise. Les protestants, comme les musulmans, sont confrontés, au nom du libre-examen, au problème du subjectivisme dans l'interprétation des textes.