Re: Dignitatis humanae - Déclaration sur la liberté religieuse
Publié : dim. 28 juin 2009, 13:28
Bonjour,
Vus semblez penser que si la personne profite de son droit de ne pas être contraint à confesser la foi chrétienne, et que nul ne l'y contraint ou ne le châtie en conséquence, alors elle y restera toute sa vie (!!!) comme si elle y était déterminée, et que cella pose de facto un droit à l'hérésie ou au blasphême. Non non et non. On n'est pas athée de droit, par exemple, mais une seule puissance dispose de la légitimité à me ramener dans le bon droit en matière de foi : la grâce associée à ma volonté libre, et aucunement la contrainte de la part de quiconque.
Ainsi donc, si je suis dans l'hérésie, par exemple, aussi longtemps que j'y reste je suis dans un non droit, nous sommes d'accord. Mais la seule action qu'une justice humaine puisse légitimement mener "à mon encontre" est d'éveiller mon intelligence, tout en respectant ma liberté, afin que ce soit de ma propre volonté et en réponse à la grâce divine que je confesse la foi chrétienne, et nullement sous la contrainte.
Franchement si vous pensez qu'il faille convertir les hommes sous la contrainte vous avez une façon très particulière de lire l'évangile. Vos devriez peut-être passer un tout petit peu moins de temps dans les textes du magistère et revenir un peu à la source.
Cela dit, je vous souhaite un très bon dimanche.
C'est vraiment là le coeur de votre erreur de raisonnement Popeye. Vos confondez le droit et ses conséquences. Je n'ai pas le droit d'être non-chrétien, mais j'ai le droit qu'on ne me contraigne pas à l'être. Ces deux droits ne s'opposent nullement, sauf si vous niez que l'homme dispose d'une liberté naturelle.Popeye a écrit :Par contre, vous ayant lu, je sais exactement quel sens il avait pour vous. Que vous parliez de liberté d'action ou de liberté civile, vous affirmez un droit à la liberté religieuse tel qu'il empêche de réprimer civilement l'hérésie ou le blasphème, de sorte que nul ne puisse être inquiété pour ses blasphèmes, ayant le droit de blasphémer dans son droit à la liberté religieuse, d'où la contradiction où vous êtes à nier ce que votre système oblige à concéder : le droit au blasphème.
Vus semblez penser que si la personne profite de son droit de ne pas être contraint à confesser la foi chrétienne, et que nul ne l'y contraint ou ne le châtie en conséquence, alors elle y restera toute sa vie (!!!) comme si elle y était déterminée, et que cella pose de facto un droit à l'hérésie ou au blasphême. Non non et non. On n'est pas athée de droit, par exemple, mais une seule puissance dispose de la légitimité à me ramener dans le bon droit en matière de foi : la grâce associée à ma volonté libre, et aucunement la contrainte de la part de quiconque.
Ainsi donc, si je suis dans l'hérésie, par exemple, aussi longtemps que j'y reste je suis dans un non droit, nous sommes d'accord. Mais la seule action qu'une justice humaine puisse légitimement mener "à mon encontre" est d'éveiller mon intelligence, tout en respectant ma liberté, afin que ce soit de ma propre volonté et en réponse à la grâce divine que je confesse la foi chrétienne, et nullement sous la contrainte.
Franchement si vous pensez qu'il faille convertir les hommes sous la contrainte vous avez une façon très particulière de lire l'évangile. Vos devriez peut-être passer un tout petit peu moins de temps dans les textes du magistère et revenir un peu à la source.
Cela dit, je vous souhaite un très bon dimanche.