Re: Débat de fond
Publié : ven. 18 mars 2011, 0:14
Le problème c'est que vous assenez des citations sans prendre compte en le contexte et la signification que peuvent prendre les termes.
Aucun texte n'est clair par lui même et ne parle de lui même, toute lecture est toujours un acte d'interprétation pouvant prendre appuie sur une source extérieure comme le magistère ou sur sa subjectivité, et c'est pourquoi la sola scriptura des protestants n'est pas possible.
Quand donc les Papes parlent de liberté religieuse vous voyez bien qu'ils parlent d'indifférentisme. Ce qu'ils condamnent c'est la liberté orgueilleuse qui prend l'homme et sa liberté comme fin en soi et critère de toute norme.
St Thomas affirme que nul ne peut-être baptisé contre son gré, bien plus il affirme qu'un enfant ne peut-être baptisé contre la volonté de ses parents.
Ce qu'affirme le concile c'est la liberté de choix donné à chacun d'adhérer ou non à la liberté.
je vais citer cet extrait tiré de Veritas Splendor jusqu'à ce que vous l'ayez lu :
34. « Maître, que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle ? » La question morale, à laquelle le Christ répond,ne peut faire abstraction de la question de la liberté, elle la place même en son centre, car il n'y a pas de morale sans liberté. « C'est toujours librement que l'homme se tourne vers le bien » . Mais quelle liberté ? Face à nos contemporains qui « estiment grandement » la liberté et qui la « poursuivent avec ardeur », mais qui, souvent, « la chérissent d'une manière qui n'est pas droite, comme la licence de faire n'importe quoi, pourvu que cela plaise, même le mal », le Concile présente la « vraie » liberté : « La vraie liberté est en l'homme un signe privilégié de l'image divine. Car Dieu a voulu le laisser à son propre conseil (cf. Si 15, 14) pour qu'il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, s'achever ainsi dans une bienheureuse plénitude » . S'il existe un droit à être respecté dans son propre itinéraire de recherche de la vérité, il existe encore antérieurement l'obligation morale grave pour tous de chercher la vérité et, une fois qu'elle est connue, d'y adhérer . C'est en ce sens que le Cardinal J. H. Newman, éminent défenseur des droits de la conscience, affirmait avec force : « La conscience a des droits parce qu'elle a des devoirs » .
D'autre part, le contexte à changé et il n'y a plus de société chrétienne et elle tendent même à devenir anti chrétienne de sorte qu'il devient de plus en plus nécessaire de défendre la liberté de croire.
Votre façon peu subtile de lire les textes et de présenter le catholicisme donne envie de fuir. On a l'impression de parler à un mur. Et je crains que vous ne dégoutiez les gens qui visitent ce forum et qui découvrent le catholicisme avec votre conception juridique et technique de la religion digne d'un esprit moderne.
Demandez à l'homme moderne de lire la Genèse ou le mythe de la caverne de Platon et les prenant littéralement incapable de percer leur signification car ne pensant pas qu'il puisse y avoir autre chose que ce qu'il peut percevoir, il les balayera d'un revers de mains ne pensant voir là que de stupides fables.
Pour le littéraliste que vous êtes c'est pareil , vous êtes un esprit technique peu souple, incapable de comprendre que l'univers mental dans lequel s'exprime les textes des Papes est différent de celui dans lequel s'exprime Vatican II et par conséquent que le contenu sémantique peut varié d'un texte à un autre selon l'époque, et donc que ce que tel Pape d'avant Vatican II désigne et condamne sous le terme de liberté (liberté qui se prend elle même comme sujet et comme fin) n'est pas exactement ce que JP II entend par liberté.
Aucun texte n'est clair par lui même et ne parle de lui même, toute lecture est toujours un acte d'interprétation pouvant prendre appuie sur une source extérieure comme le magistère ou sur sa subjectivité, et c'est pourquoi la sola scriptura des protestants n'est pas possible.
Quand donc les Papes parlent de liberté religieuse vous voyez bien qu'ils parlent d'indifférentisme. Ce qu'ils condamnent c'est la liberté orgueilleuse qui prend l'homme et sa liberté comme fin en soi et critère de toute norme.
St Thomas affirme que nul ne peut-être baptisé contre son gré, bien plus il affirme qu'un enfant ne peut-être baptisé contre la volonté de ses parents.
Ce qu'affirme le concile c'est la liberté de choix donné à chacun d'adhérer ou non à la liberté.
je vais citer cet extrait tiré de Veritas Splendor jusqu'à ce que vous l'ayez lu :
34. « Maître, que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle ? » La question morale, à laquelle le Christ répond,ne peut faire abstraction de la question de la liberté, elle la place même en son centre, car il n'y a pas de morale sans liberté. « C'est toujours librement que l'homme se tourne vers le bien » . Mais quelle liberté ? Face à nos contemporains qui « estiment grandement » la liberté et qui la « poursuivent avec ardeur », mais qui, souvent, « la chérissent d'une manière qui n'est pas droite, comme la licence de faire n'importe quoi, pourvu que cela plaise, même le mal », le Concile présente la « vraie » liberté : « La vraie liberté est en l'homme un signe privilégié de l'image divine. Car Dieu a voulu le laisser à son propre conseil (cf. Si 15, 14) pour qu'il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, s'achever ainsi dans une bienheureuse plénitude » . S'il existe un droit à être respecté dans son propre itinéraire de recherche de la vérité, il existe encore antérieurement l'obligation morale grave pour tous de chercher la vérité et, une fois qu'elle est connue, d'y adhérer . C'est en ce sens que le Cardinal J. H. Newman, éminent défenseur des droits de la conscience, affirmait avec force : « La conscience a des droits parce qu'elle a des devoirs » .
D'autre part, le contexte à changé et il n'y a plus de société chrétienne et elle tendent même à devenir anti chrétienne de sorte qu'il devient de plus en plus nécessaire de défendre la liberté de croire.
Votre façon peu subtile de lire les textes et de présenter le catholicisme donne envie de fuir. On a l'impression de parler à un mur. Et je crains que vous ne dégoutiez les gens qui visitent ce forum et qui découvrent le catholicisme avec votre conception juridique et technique de la religion digne d'un esprit moderne.
Demandez à l'homme moderne de lire la Genèse ou le mythe de la caverne de Platon et les prenant littéralement incapable de percer leur signification car ne pensant pas qu'il puisse y avoir autre chose que ce qu'il peut percevoir, il les balayera d'un revers de mains ne pensant voir là que de stupides fables.
Pour le littéraliste que vous êtes c'est pareil , vous êtes un esprit technique peu souple, incapable de comprendre que l'univers mental dans lequel s'exprime les textes des Papes est différent de celui dans lequel s'exprime Vatican II et par conséquent que le contenu sémantique peut varié d'un texte à un autre selon l'époque, et donc que ce que tel Pape d'avant Vatican II désigne et condamne sous le terme de liberté (liberté qui se prend elle même comme sujet et comme fin) n'est pas exactement ce que JP II entend par liberté.