Invité a écrit : ↑jeu. 31 oct. 2019, 0:42
Vous n'avez pas saisi. Mars est le dieu de la guerre chez les romains. Et c'est cette vision que vous avez de Dieu. Alors que nous savons par le témoignage du Christ que Dieu est Amour et Miséricorde, vous optez pour une lecture littérale de l'AT, nullement choqué que ce même Dieu massacre des milliers de personnes dans le Pentateuque. Le Dieu de l'AT et du NT est le même, c'est simplement que les rédacteurs bibliques attribuent à Dieu une violence qui provient plutôt de leur cœur et de leurs pensées. Le mal et la violence ne peuvent venir de Dieu !
Alors ce n'est pas MA vision, c'est la vision de Dieu telle qu'elle apparaît dans l'AT. Libre à vous de persister dans l'erreur marcionite. Pour ma part je n'oppose pas l'AT et le NT, je prends tout, car je reconnais que la Bible a été inspirée.
Et, non, je ne suis pas choqué que Dieu "massacre", ou plus exactement fasse mourir, des milliers de personnes qui se sont rebellés. Je vais même vous apprendre quelque chose : Dieu fait mourir chaque jour 160 000 personnes, de nos jours. Et, non, cela ne m'empêche pas de dormir.
Bon, on va faire simple : est-ce que oui ou non les faits relatés se sont à peu près passés comme cela?
Ou vous dites non, et dans ce cas si vous n'adhérez pas aux Ecritures je vous considère comme marcionite et j'arrête de vous répondre, parce que vous vous égarez hors de l'Eglise et que j'ai autre chose à faire qu'à perdre mon temps à discuter sur la validité et l'intérêt de l'AT.
Ou vous dites oui, et donc vous êtes bien obligé de reconnaître que la mort de ces gens venait de Dieu (c'est Dieu qui les frappe) et donc absolument pas du coeur ou des pensées des rédacteurs (même si ceux-ci pouvaient effectivement adhérer et être d'accord).
Tiens, l'épisode de la tour de Siloé vous parle? Vous qui vous demandez infra si j'ai déjà lu l'AT? Lisez donc le nouveau, tiens!
Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. »
Des innocents sont punis pour les autres par la chute d'une tour.
Tiens, et la Bienheureuse Vierge Marie, lors de l'apparition de la Salette?
« Ceux qui conduisent des charrettes ne savent pas jurer sans mettre le nom de mon Fils ! Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon Fils. Si la récolte se gâte, ce n’est rien qu’à cause de vous autres ».
« Si vous avez du blé, il ne faut pas le semer. Tout ce que vous sèmerez, les bêtes le mangeront, et ce qui viendra, tombera en poussière quand vous le battrez. Il viendra une grande famine ; avant que la famine vienne, les enfants au-dessous de 7 ans prendront un tremblement et mourront entre les bras des personnes qui les tiendront, les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront mauvaises et les raisins pourriront ».
A cause de jureurs , les récoltes de tout le monde se gâtent.
Voilà pour remettre les pendules à l'heure.
Le Christ est amour et miséricorde, cela n'empêche pas le châtiment terrestre, qui n'a aucune importance vis-à-vs du châtiment céleste et des fins dernières. Je vais vous dire quelque chose : s'il m'est révélé que je mourrai demain et que j'irai directement au Ciel sans passer par le purgatoire, je signe immédiatement.
La vie est un combat spirituel, il y a un affrontement cosmique entre Dieu et les mauvais anges rebelles ; on n'est pas chez les Bisounours ni à vouloir un bonheur parfait sur terre. Le bonheur sera au ciel, pas avant.
Et la miséricorde, l'amour de Dieu, ne s'opposent pas à la violence divine, aux épidémies, aux tremblements de terre et à je ne sais quoi.
Là où je vous rejoins, c'est que Dieu ne fait pas le mal ; mais le mal, c'est le péché, pas la mort.
Loué sois-tu, mon Seigneur,
pour notre sœur la Mort corporelle
à qui nul homme vivant ne peut échapper.
Malheur à ceux qui meurent en péché mortel ;
heureux ceux qu’elle surprendra faisant ta volonté,
car la seconde mort ne pourra leur nuire. (Saint François d'Assise)
Plus je vous lis et plus je me demande si vous avez lu (et au moins partiellement compris) l'AT. Vous voulez un exemple ? Le livre du Lévitique qui contient l'essentiel des Lois est rédigé à partir d'une vision masculine et s'adresse aux hommes (avec un petit h). Un second exemple ? Les mariages juifs au temps de Jésus où la femme n'avait pas son mot à dire sur le choix du mari et pouvait être répudiée une fois le mari las de sa femme. L'inverse bien sûr n'avait pas court.
Vos procès d'intention sont largement dispensables (et d'autant plus stupides que je vous ai cité des larges extraits de l'AT, que d'ailleurs vous contestez en bloc ; c'est l'hôpital qui se moque de la charité). Je n'ai pas dit que vous aviez tort, j'ai demandé des justifications argumentées.
Et vous me parlez du livre du Lévitique, je pourrais vous répondre par le Cantique des Cantiques, qui est imprégnée de vision féminine puisque la narratrice est une femme. Mais c'est tout à fait normal que le Lévitique soit rédigé à partir d'une vision masculine puisque ces paroles ont été dictées par Dieu à Moïse, qui est un homme. C'est fou, n'est-ce pas? Dieu qui s'adresse à un homme, et le récit de ses paroles...s'adresse à un homme. Extraordinaire!
Pour la répudiation, c'est différent : notre Seigneur Jésus-Christ l'a abolie, et toute l'Eglise et la Tradition après. Donc je ne me battrai pas pour défendre la répudiation. Il n'en demeure pas moins que celle-ci avait bien été autorisée par Moïse, comme le souligne Jésus :
Et il arriva, quand Jésus eut achevé ces discours, qu'il partit de Galilée, et s'en alla dans le territoire de la Judée, par l'autre côté du Jourdain. 2. Et de grandes foules le suivirent, et il les guérit là. 3. Alors des pharisiens s'approchèrent de lui pour le tenter et dirent : Est-il permis de répudier sa femme pour quelque sujet que ce soit ? 4. Mais lui, répondant, leur dit : N'avez-vous pas lu que Celui qui les créa les fit dès le commencement homme et femme, 5. et qu'il dit : A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? 6. Ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce donc que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare point. 7. Ils lui disent : Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé de donner à la femme une lettre de divorce, et de la répudier ? 8. Il leur dit : C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais il n'en était pas ainsi dès le commencement.
Les Juifs du temps de Jésus ne faisaient donc que suivre les préceptes de l'AT.