Re: Témoignage de la tradition pour la primauté apostolique
Publié : mar. 21 avr. 2020, 23:26
Bonsoir Nebularis,
Je pourrais dire à la suite de Kerygme que je ne suis même pas patient « pour un grand nombre de choses » comme lui…Et comme lui ,je devrais éviter les forum d’apologétique,qui sont pourtant ce qui m’intéresse le plus (un mauvais signe pour ma santé spirituelle).
Reste que vous-même,bien élevé et courtois , venez de nous signifier on ne peut plus élégamment que nos arguments ne sont fondés ni en bon sens, ni en raison,ni en histoire,ni d’après les Saintes Ecriture (pour reprendre vos termes) … puisque vous les rejetez à peu près ( ?) tous.
Quelques remarques et précisions éparses si vous voulez bien :
Après avoir soutenu que la primauté aurait dû revenir à Jérusalem (ce qui fut le cas quelques décennies,semble-t-il,dont celles où Pierre y résidait ou y revenait) ,vous suggérez qu’ »un autre des Douze » -Paul- aurait aussi bien pu la recevoir.Vous savez bien pourtant que Paul n’était pas un des douze ;qui allez vous nous proposer à défaut ?
Au sujet de Rome :elle n’était même pas un port de pêche,le charisme de ses évêques n’ayant pas suffi à la transporter miraculeusement au bord de la mer ; elle était donc , pendant les longs siècles où se renforça la conviction et la pratique de la primauté romaine, habitée par des pécheurs,effectivement , dont un Pasteur, plus concrètement par un ramassis de déclassés ,dont pas mal de délinquants de tout poil et et un prolétariat presque sans travail vraisemblablement .A toutes fins utiles,je vous reproduis un extrait du wikipedia français la concernant.Vous verrez du reste que le déclin de la ville dura bien plus longtemps que je ne le pensais,en termes démographiques.
« Au début du VIe siècle, la ville n'abritait plus qu'environ 200 000 personnes. Selon Procope, après son premier sac de Rome en 546, le Goth Totila n'aurait laissé à Rome que cinq cents habitants presque morts de faim. La ville, après avoir subi plusieurs sacs, tant par les Goths que par les Byzantins, ne comptera plus que 30 000 habitants à la fin des guerres gothiques, ce déclin démographique entraînant une rétraction du tissu urbain vers l'anse du Tibre et le champ de Mars. La population de la ville est restée à ces niveaux pendant presque tout le Moyen Age. Au XIe siècle, le sac de Rome opéré par les Normands de Robert Guiscard décima encore plus la petite communauté romaine. La renaissance qui a suivi, approchant au XIIe siècle les 80 000 habitants, a toutefois cessé au XIVe siècle en raison de la peste et des conflits entre les nobles romains, les papes et la ville. Une forte augmentation démographique s'est produite au XVe siècle et dans les premières décennies du siècle suivant. Selon le recensement pontifical réalisé entre la fin de 1526 et le début de 1527, à l'époque du Sac de Rome, la ville de Rome comptait 55 035 habitants, principalement composés de colonies originaires de différentes villes italiennes, à majorité florentine, mais réduit à 20 000 après cet événement tragique, devenant une petite ville. »Pendant ce temps là ,Constantinople était bien,elle,la très florissante capitale d’un empire.
Une question :vous admettez que la dérive que vous dénoncez débute bien aux temps carolingiens,en gros à partir du règne de Pépin le Bref,le protecteur des papes,vers 750.Cela veut-il dire que vous acceptez toutes les compétences que les Eglises anciennes reconnaissaient à l’Eglise de Rome avant cette époque en termes d’appel ,de validation des conciles,de référence dans les points de doctrine? En ce cas,lisez bien les informations qui ont été produites à ce sujet sur ce fil,entre autres et dites -nous si vous n’y voyez qu’une primauté honorifique n’engageant à strictement rien de concret comme vous l’avez écrit (et ce qu’il est de bon ton de dire dans les milieux orthodoxes actuels).Du reste , je rappelle que même quelques décennies après 750,le soutien du Pape aux iconodules contribua efficacement au rétablissement du culte des images,donc au « Triomphe de l’orthodoxie » .
Dernier point :vous faites votre la vieille et orgueilleuse proclamation russe : « Moscou est la troisième Rome et il n’y en aura pas de quatrième ! » :est-ce par bravade ,histoire d’être plus russe que les Russes ou par pur romantisme dostoievskien ? Car « par la raison et par l’histoire (religieuse) » , la prétention d’être la troisième Rome ne se justifie guère et pas plus aujourd’hui qu’hier selon des critères religieux.Ca ne justifiait déjà pas pour la deuxième Rome qui pour le coup, ne devait sa gloire qu’à la qualité de capitale d’un brillant empire ; en effet la prétention d’être un siège apostolique ne se soutient pas,la présence de l’apôtre André à Byzance n’ayant jamais été historiquement attestée.Quant à Moscou,privée de patriarcat peu de temps après son établissement et pendant trois siècles, une telle prétention n’a guère de fondement non plus.Rien qui puisse égaler la succession apostolique romaine,ni de près ni de loin.Par contre si vous avez en tête la succession des Empires,troisième Rome tant que vous voudrez.Quant à dire qu’il n’y en aura pas de quatrième,je laisse cette affirmation entre les mains de la divine Providence !
Je pourrais dire à la suite de Kerygme que je ne suis même pas patient « pour un grand nombre de choses » comme lui…Et comme lui ,je devrais éviter les forum d’apologétique,qui sont pourtant ce qui m’intéresse le plus (un mauvais signe pour ma santé spirituelle).
Reste que vous-même,bien élevé et courtois , venez de nous signifier on ne peut plus élégamment que nos arguments ne sont fondés ni en bon sens, ni en raison,ni en histoire,ni d’après les Saintes Ecriture (pour reprendre vos termes) … puisque vous les rejetez à peu près ( ?) tous.
Quelques remarques et précisions éparses si vous voulez bien :
Après avoir soutenu que la primauté aurait dû revenir à Jérusalem (ce qui fut le cas quelques décennies,semble-t-il,dont celles où Pierre y résidait ou y revenait) ,vous suggérez qu’ »un autre des Douze » -Paul- aurait aussi bien pu la recevoir.Vous savez bien pourtant que Paul n’était pas un des douze ;qui allez vous nous proposer à défaut ?
Au sujet de Rome :elle n’était même pas un port de pêche,le charisme de ses évêques n’ayant pas suffi à la transporter miraculeusement au bord de la mer ; elle était donc , pendant les longs siècles où se renforça la conviction et la pratique de la primauté romaine, habitée par des pécheurs,effectivement , dont un Pasteur, plus concrètement par un ramassis de déclassés ,dont pas mal de délinquants de tout poil et et un prolétariat presque sans travail vraisemblablement .A toutes fins utiles,je vous reproduis un extrait du wikipedia français la concernant.Vous verrez du reste que le déclin de la ville dura bien plus longtemps que je ne le pensais,en termes démographiques.
« Au début du VIe siècle, la ville n'abritait plus qu'environ 200 000 personnes. Selon Procope, après son premier sac de Rome en 546, le Goth Totila n'aurait laissé à Rome que cinq cents habitants presque morts de faim. La ville, après avoir subi plusieurs sacs, tant par les Goths que par les Byzantins, ne comptera plus que 30 000 habitants à la fin des guerres gothiques, ce déclin démographique entraînant une rétraction du tissu urbain vers l'anse du Tibre et le champ de Mars. La population de la ville est restée à ces niveaux pendant presque tout le Moyen Age. Au XIe siècle, le sac de Rome opéré par les Normands de Robert Guiscard décima encore plus la petite communauté romaine. La renaissance qui a suivi, approchant au XIIe siècle les 80 000 habitants, a toutefois cessé au XIVe siècle en raison de la peste et des conflits entre les nobles romains, les papes et la ville. Une forte augmentation démographique s'est produite au XVe siècle et dans les premières décennies du siècle suivant. Selon le recensement pontifical réalisé entre la fin de 1526 et le début de 1527, à l'époque du Sac de Rome, la ville de Rome comptait 55 035 habitants, principalement composés de colonies originaires de différentes villes italiennes, à majorité florentine, mais réduit à 20 000 après cet événement tragique, devenant une petite ville. »Pendant ce temps là ,Constantinople était bien,elle,la très florissante capitale d’un empire.
Une question :vous admettez que la dérive que vous dénoncez débute bien aux temps carolingiens,en gros à partir du règne de Pépin le Bref,le protecteur des papes,vers 750.Cela veut-il dire que vous acceptez toutes les compétences que les Eglises anciennes reconnaissaient à l’Eglise de Rome avant cette époque en termes d’appel ,de validation des conciles,de référence dans les points de doctrine? En ce cas,lisez bien les informations qui ont été produites à ce sujet sur ce fil,entre autres et dites -nous si vous n’y voyez qu’une primauté honorifique n’engageant à strictement rien de concret comme vous l’avez écrit (et ce qu’il est de bon ton de dire dans les milieux orthodoxes actuels).Du reste , je rappelle que même quelques décennies après 750,le soutien du Pape aux iconodules contribua efficacement au rétablissement du culte des images,donc au « Triomphe de l’orthodoxie » .
Dernier point :vous faites votre la vieille et orgueilleuse proclamation russe : « Moscou est la troisième Rome et il n’y en aura pas de quatrième ! » :est-ce par bravade ,histoire d’être plus russe que les Russes ou par pur romantisme dostoievskien ? Car « par la raison et par l’histoire (religieuse) » , la prétention d’être la troisième Rome ne se justifie guère et pas plus aujourd’hui qu’hier selon des critères religieux.Ca ne justifiait déjà pas pour la deuxième Rome qui pour le coup, ne devait sa gloire qu’à la qualité de capitale d’un brillant empire ; en effet la prétention d’être un siège apostolique ne se soutient pas,la présence de l’apôtre André à Byzance n’ayant jamais été historiquement attestée.Quant à Moscou,privée de patriarcat peu de temps après son établissement et pendant trois siècles, une telle prétention n’a guère de fondement non plus.Rien qui puisse égaler la succession apostolique romaine,ni de près ni de loin.Par contre si vous avez en tête la succession des Empires,troisième Rome tant que vous voudrez.Quant à dire qu’il n’y en aura pas de quatrième,je laisse cette affirmation entre les mains de la divine Providence !