p 107:
Il ne s'agit pas seulement non plus de découvrir pour la première fois la beauté poétique du chef-d'oeuvre littéraire qu'est la Bonne Nouvelle du Verbe incarné, désormais ressuscitée de la poussière d'un horrible grec et latin que personne n'a jamais parlé, telle qu'elle est ornée d'assonances savoureuses, ...
Je pense sincèrement que ces affirmations sont inutiles et méprisantes pour les traditions grecques et latines qui ont leur valeur et leur antiquité.
C'est dommage par qu'il y a bien d'autres choses intéressantes. Mais on peut le faire sans dénigrement
Sans doute.
Mais que dirait un poète qui ne connaîtrait que des traductions anglaises de Baudelaire lorsqu'il en découvrirait les textes originaux? A peu de choses près la même chose, très probablement.
Libremax a écrit :
Sans doute.
Mais que dirait un poète qui ne connaîtrait que des traductions anglaises de Baudelaire lorsqu'il en découvrirait les textes originaux? A peu de choses près la même chose, très probablement.
Ce n'est pas certain. Les traductions sont de véritables oeuvres d'auteur en elles-même.
Mais de toute façon, les jugements de valeur n'ont pas leur place dans les véritables ouvrages scientifiques.
Cela dit, je ne connais réellement ses compétences en grec et en latin et je ne peux pas en juger. Mais je doute qu'on puisse être spécialiste de toutes les langues à la fois. Et là, il y a un parti pris.
Libremax a écrit :
Sans doute.
Mais que dirait un poète qui ne connaîtrait que des traductions anglaises de Baudelaire lorsqu'il en découvrirait les textes originaux? A peu de choses près la même chose, très probablement.
Ce n'est pas certain. Les traductions sont de véritables oeuvres d'auteur en elles-même.
Dans certains cas, oui.
Mais voyez le problème que poseraient des oeuvres d'auteur dans un travail de simple traduction : le talent du traducteur est de transcrire fidèlement une parole d'une langue à l'autre, et non de s'en faire l'auteur. Le risque est de trahir la parole en question. Dans toute traduction, il y a toujours le même défi : conserver le style et l'idée originaux. Les deux sont rarement compatibles, spécialement si, en effet, l'original s'avérait être un texte sémite et la traduction, occidentale.
Libremax a écrit : ↑lun. 11 sept. 2017, 18:33
Quelle chance d'avoir le père Guigain dans votre paroisse !!!
Peut-être vous rendrez-vous un jour à ses écoles d'oralité...
Oui, je compte essayer prochainement.
J'espère qu'on n'est pas obligé d'adhérer aux thèses exégétiques. Je tiens à ma liberté de penser
Libremax a écrit : ↑lun. 11 sept. 2017, 22:50
... Il se pourrait bien que ce soit la pratique de ces techniques qui finissent par vous convaincre !
Sérieusement, je ne sais pas s'il y a nécessairement un lien entre les deux.
Peut-être pas de prime abord, en effet. Si je ne me trompe, le père Guigain propose une "incorporation" de la Parole de Dieu par son apprentissage, et sa proclamation. Corrigez-moi, de grâce, si je me trompe !
Cette pratique qu'il propose, en tout cas, se fonde sur ce qu'il pense être le statut des Evangiles : des textes oraux faits pour être dits et ruminés afin d'intégrer le Verbe de Dieu, comme une Eucharistie de la Parole.
Libremax a écrit : ↑mar. 12 sept. 2017, 9:22
Peut-être pas de prime abord, en effet. Si je ne me trompe, le père Guigain propose une "incorporation" de la Parole de Dieu par son apprentissage, et sa proclamation. Corrigez-moi, de grâce, si je me trompe !
Cette pratique qu'il propose, en tout cas, se fonde sur ce qu'il pense être le statut des Evangiles : des textes oraux faits pour être dits et ruminés afin d'intégrer le Verbe de Dieu, comme une Eucharistie de la Parole.
Ah oui, bien sûr. Mais j'avais plutôt en tête les querelles araméen vs grec
AdoramusTe a écrit : ↑mar. 12 sept. 2017, 9:24
Ah oui, bien sûr. Mais j'avais plutôt en tête les querelles araméen vs grec
Ah, c'est sûr que si vous le poussez sur ce terrain, il vous dira que seul le texte araméen a la forme qui correspond à un tel usage, et que les textes grecs n'en sont que des pâles tentatives. Enfin, vous connaissez l'affaire.
AdoramusTe a écrit : ↑mar. 12 sept. 2017, 9:24
Ah oui, bien sûr. Mais j'avais plutôt en tête les querelles araméen vs grec
Ah, c'est sûr que si vous le poussez sur ce terrain, il vous dira que seul le texte araméen a la forme qui correspond à un tel usage, et que les textes grecs n'en sont que des pâles tentatives. Enfin, vous connaissez l'affaire.
Bonjour Libremax,
J'ai déjà eu deux séances. C'est intéressant. Au début, on pense que l'on ne mémorisera jamais mais on progresse.
Il faut arriver en plus à intégrer la bilatéralisation. Mais, la deuxième fois, et après peu de jours, j'ai mémorisé la péricope.
Pour l'instant, je ne sens cela que comme un exercice. J'imagine qu'on finit par dépasse ce stade.
En prime, j'ai eu un exemplaire gratuit de son dernier ouvrage. Très généreux !
AdoramusTe a écrit : ↑mer. 04 oct. 2017, 16:10
Bonjour Libremax,
J'ai déjà eu deux séances. C'est intéressant. Au début, on pense que l'on ne mémorisera jamais mais on progresse.
Il faut arriver en plus à intégrer la bilatéralisation. Mais, la deuxième fois, et après peu de jours, j'ai mémorisé la péricope.
Pour l'instant, je ne sens cela que comme un exercice. J'imagine qu'on finit par dépasse ce stade.
Bonjour AdoramusTe,
oui, et c'est là sa pédagogie je crois (et d'après lui, celle de tout bon disciple de l'époque de Jésus) : Si on veut entrer dans la pratique de la Parole, on l'emmagasine d'abord et avant tout mécaniquement, si j'ose dire. Le corps travaille en premier, la mémoire, l'habitude , le réflexe. Ensuite, on entre dans le "rabâchage" de la Parole, qui ouvre à l'intériorisation. Mais ce n'est qu'un stade ultérieur de la pratique.
On vit la Parole d'autant mieux qu'elle a imprégné le corps en premier.
Libremax a écrit : ↑mer. 04 oct. 2017, 16:48
oui, et c'est là sa pédagogie je crois (et d'après lui, celle de tout bon disciple de l'époque de Jésus) : Si on veut entrer dans la pratique de la Parole, on l'emmagasine d'abord et avant tout mécaniquement, si j'ose dire. Le corps travaille en premier, la mémoire, l'habitude , le réflexe. Ensuite, on entre dans le "rabâchage" de la Parole, qui ouvre à l'intériorisation. Mais ce n'est qu'un stade ultérieur de la pratique.
On vit la Parole d'autant mieux qu'elle a imprégné le corps en premier.
AdoramusTe a écrit : ↑jeu. 05 oct. 2017, 13:37
Merci. Avez-vous pratiqué vous-même ?
Oh quasiment pas, non, j'ai juste participé à une rencontre de l'association dont il fait partie (EECHO), où on nous a initiés à ce genre de choses, et j'ai lu ses livres ainsi que certains de Pierre Perrier, où cela est expliqué. Alors, peut-être que je m'avance un peu ; vous en saurez bien davantage.