Re: 153 poissons, 613 mitsvôt, 666… Références précises.
Publié : lun. 13 févr. 2012, 12:00
Saint-Bien chers amis, chers fidèles,Olivier C a écrit :Effectivement. Je me souviens avoir entendu une exégèse interprétant le nombre 153 comme le nombre de races de poissons connues alors. Un signe d'universalité/plénitude pour cette interprétation donc...
Proposer que 153 espèces de poissons représenteraient la connaissance de cette diversité est inconnue. Que quelqu'un puisse en citer un auteur antique... J'en doute. Saint Augustin mentionne seulement que 153 est triangulaire. En effet, 3 x 51 = 153. C'est un nombre d'universalité certes, la totalité des élus selon Saint Augustin. Mais ici c'est d'autre chose que Jean nous rapporte, que du nombre de races de poissons, ce qui serait toujours discutable en plus. Jean n'est pas Marc. Marc utilise abondamment la symbolique, Jean fort peu et toujours en arrière d'un fait réel qui s'est produit.
Autrement dit, en témoin oculaire, Jean est le premier à reconnaitre une fois encore Jésus ressuscité. Cette fois, il vit et il affirme non plus sa foi, comme devant le tombeau vide, mais une réalité physique. Il poursuit, puisque ce passage est dans l'évangile selon Jean au dernier chapitre, le XXI. Jésus mange du poisson. Il ancre la réalité physique, nulle symbolique, nul mystère dans ce poisson qui grille sur le feu. C'est précisément sa volonté de perspective réelle affirmée au verset 1 du chapitre XXI: "Jésus se montra encore aux disciples sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra." Ce n'est plus une apparition, Jésus ressuscité est assis, il fait cuire sur des charbons ardents du poisson et il en mange.
Mais pour autant, n'y a-t-il pas une poésie araméenne conservée au travers du grec? Oui. Et voici comment.
Au verset 2, le témoin oculaire nomme les pêcheurs dans la barque en se comptant parmi eux: "Il y avait là ensemble Simon Pierre, Thomas qu’on appelait Le Jumeau, Nathanaël de Cana de Galilée, les fils de Zébédée et deux autres de ses disciples." Cela fait 7 disciples en tout. L'auteur propose un rapport entre 153 et 7. Le 7e mois est redondant dans la Torah, par exemple avec l'arche de Noé (Genèse XIII-4). C'est la moitie d'une année, le 7e mois, soit... 153 jours restants.
Mais Jésus mange-t-il un des 153 poissons? Non. Jean XXI-9: "Lorsqu’ils descendirent à terre, ils aperçurent, posé là, un feu de charbon de bois, et du poisson posé dessus, et du pain." Les 153 poissons sont restés dans le filet qui ne s'est pas rompu, cependant que Jésus leur propose du poisson bien grillé avec du pain qu'il a aussi avec lui. Les "gros poissons" doivent d'abord être vidés avant de les manger, et les griller demande de faire un feu, puis laisser les braises avant de commencer la cuisson, sinon le met sera enfumé et peu agréable, mal cuit. Ce que nous dit Jean au regard perçant de l'aigle, c'est que Jésus bien en chair, a préparé un repas pour ses disciples!
153 est le symbole d'universalité selon les pères apostoliques. Pour preuve, Le Rosaire, c'est 153 petits grains, et 17 gros. Et la somme des 17 premiers nombres donne 153.