Dans le Diocèse de Lille :
Le 17 janvier 2016, l'Eglise universelle célèbre la 102ème Journée mondiale du migrant et du réfugié pour laquelle le Pape François a choisi comme thème de réflexion et de prière :
« Migrants et réfugiés nous interpellent ! La réponse de l'Evangile de la miséricorde »
Le message du Pape François pour cette journée sera présenté jeudi 1 octobre 2015.
Cette journée s'inscrit dans l'Année sainte de la miséricorde proclamée par le Pape François au cours de laquelle chaque chrétien est invité à se laisser embrasser par la miséricorde de Dieu en se montrant avec les autres aussi miséricordieux que le Père l'est avec lui.
Le Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement invite à célébrer cette journée à la lumière de ce que le Pape François a souligné dans la bulle Misericordiae Vultus pour l'année de la miséricorde « Ne tombons pas dans l'indifférence qui humilie, dans l'habitude qui anesthésie l'âme et empêche de découvrir la nouveauté, dans le cynisme destructeur. Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l'aide. [...] Que leur cri devienne le nôtre et qu'ensemble, nous puissions briser la barrière d'indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l'hypocrisie et l'égoïsme. »
http://www.lille.catholique.fr/accueil- ... e-2034.htm
« Nous avons, en 24 heures, recueilli 227 noms de Lillois prêts à aider »
En annonçant vendredi que sa ville était en capacité d’accueillir une centaine de réfugiés, Martine Aubry (PS) a aussi donné la possibilité de se faire connaître sur un site internet dédié, lancé mardi. « Nous avons, en 24 heures, recueilli 227 noms de Lillois prêts à aider, indique-t-on au cabinet du maire. Des Lillois ont déclaré pouvoir loger des réfugiés, d’autres vouloir être mis en contact avec des associations. Chaque fois qu’on leur propose quelque chose de grand, ils répondent présent. » C’est ce réseau associatif qui est actuellement en cours de finalisation.
La mobilisation est réelle. Avant même la création du site, depuis plusieurs jours, les associations lilloises humanitaires ou qui aident à l’accompagnement des réfugiés sont très sollicitées. « 100 mails depuis dix jours », s’étonne-t-on à la Cimade. L’association qui fait de l’accompagnement juridique administratif des réfugiés de tous pays a dû organiser une deuxième session d’information des futurs bénévoles. « Mais notre recrutement est particulier, il nécessite une formation en droit et un engagement d’un an. Les cent réfugiés attendus par la ville seront gérés par elle. » La Cimade aide toute l’année 2 500 réfugiés « dont on ne parle pas »…
Un dispositif cadré
Chacun sent l’urgence en tout cas. Le Secours populaire vient de relancer un appel aux dons financiers pour l’aide aux migrants, à Calais et à Lille. Quant à la Fondation de Lille, elle accompagne la mairie depuis mardi en recueillant les dons, « des sommes qui seront mises à disposition des associations en fonction des projets et des besoins, précise Delphine Vandevoorde. Au-delà de l’électrochoc que cela a été pour tous, il faut mettre en place un dispositif cadré. Ces réfugiés n’arriveront pas du jour au lendemain, sans que nous soyons prêts. »
À Marcq, depuis 1988…
Dans le quartier populaire de la Briqueterie, depuis 1988, l’association AIR dispose de neuf appartements pour loger des demandeurs d’asile. En moyenne, depuis vingt-sept ans donc, ce sont 42 personnes, qui vivent en permanence ici. « Accueillir des réfugiés politiques, cela ne s’improvise pas, cela ne s’idéalise pas, lance le maire (LR), Bernard Gérard, à l’heure où sa voisine lilloise a fait grand bruit médiatique sur ce thème. Ce dispositif n’a jamais fait beaucoup parler de lui, c’est la démonstration que cela peut marcher ; à la condition que cela se fasse en partenariat. » Partenariat entre l’association et la ville s’entend. La ville use de son influence auprès de bailleurs sociaux pour que l’association leur loue des appartements. Elle se charge ensuite du suivi des familles, de la scolarisation des enfants, du contact avec le CCAS et autres structures sociales. Le temps de prendre pied dans leur nouvelle vie.
Sans distinction d’origine ou de religion
C’est AIR qui choisit les familles à loger à Marcq, sans distinction d’origine ou de religion. « Des personnes qui seraient persécutées si elles retournaient dans leur pays, appuie Bernard Gérard. En aucun cas des clandestins. »
À l’heure où la pression est forte sur les maires pour accueillir des « migrants », Marcq répond ainsi qu’elle n’a pas attendu pour prendre sa part et qu’elle n’aurait pas de leçon politique à recevoir sur ce sujet. « Nous avons des faits, des chiffres, là où d’autres n’ont que des mots. Il faut faire attention, car face à ce problème, la France est aujourd’hui dans l’émotion… »
http://www.lavoixdunord.fr/region/accue ... b0n3034662