@katolik Ça aurait été avec plaisir, mais je ressens pas le besoin de faire un tel pèlerinage actuellement, même si le cadre qu'offre un tel lieu doit valoir de détour!
Tomber enceinte n'est pas une maladie contagieuse.
Je pense que les femmes des pays sous développés (je suis aussi contre les euphémismes) ne sont pas plus niaises que celles des pays développés (certainement bien moins même), et n'aiment pas moins leurs enfants.
Lutter contre la mortalité en accouchement est un devoir mais cela ne légitime en rien les avortements.
Oui pardon, à force de me répéter j'ai fini par me mélanger les pinceaux, je parlais bien entendu des avortements et pas des accouchements, au temps pour moi.
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Héraclius, merci d'essayer de me comprendre. En toute objectivité, et ce n'est pas faute de m'être renseigné sur la chose. Pour résumer globalement ce qui a été dit: je reste persuadé que l’interdiction de l'avortement en France serait inutile car on en voit les effets ailleurs et ceux si sont désastreux, (coucou les faiseurs d'anges). En France il a deux raisons majeurs pour que ça ne marche pas 1 les classes aisés et les classe moyennes pourront avorter à l'étranger, c'est déjà le cas dans les pays concernés par les lois anti-IVG, je connais personnellement des gens qui ont été contraint de le faire, car ils vivaient en Afrique. tandis que 2 En plus de créer des inégalités (morbides certes, mais des inégalités quand même) cela n’empêchera de toute façon pas aux plus démunis de se rabattre sur des méthodes alternatives, ces même méthodes qui emportent en moyenne 47 000 femmes par an selon une des études cités précédemment dans le débat, mais ce n'est pas la seule étude à ce sujet, il en existe une multitude et les chiffre ont une certaine constance quand on les compares entre eux. Je vous invite d'ailleurs à les vérifier si vous ne me croyez pas sur parole. En fait je considère tout simplement que si une mère est décidée à ôter la vie d'un embryon, autant éviter de risquer la vie d'une deuxième personne inutilement... Et oui mon sang n'a fait qu'un tour quand j'ai lu que PaxetBonum s'est permis de sous entendre que ces femmes n'avaient que ce qu'elles méritaient si elle trouvaient la mort durant un avortement. Bien entendu ce n'est que son avis, mais j'ai du mal à le respecter pour être tout à fait honnête!
Le second point lui est plus complexe, je m'opposerai systématiquement aux mouvements liberticides. Si je considère qu’empêcher une femme de tuer son embryon est liberticide, je comprends parfaitement qu'on soit en désaccord avec moi (encore heureux). La nuance c'est que l'embryon n'est pas un enfant comme j'ai pu l'entendre ça et là, certes c'est un être humain qui mérite autant de considération que n’importe quel autre être humain, mais attention à ne pas tout confondre on ne parle ni d'un enfant, ni d'un bébé, ni même d'un fœtus. Il y a tout de même une différence ne serait-ce que symbolique. C'est une question très épineuse et pleine de paradoxes, et je sais que l'argument n'est pas aussi pertinent que celui du paragraphe d'au dessus, mais je reste convaincu que forcer une femme à donner la vie n'est clairement pas une solution, quoi qu'on en dise.
Il me parait mille fois plus pertinent, utile et même humain de faire de la prévention, plutôt que de réprimer les populations soi-disant pour leur bien. Je fais confiance aux femmes concernées pour être à même de savoir, justement, ce qui est le mieux pour leur propre bien.
Le fait de déplorer l'état du monde actuel n'est pas forcément lié au catholicisme, mais à une prise de conscience face à la façon dont les choses semblent tourner sur terre, à la façon dont les personnes disent se sentir vides et avides de se perdre dans des paradis de pacotille, au désespoir d'un nombre grandissant de personnes, à la destruction de toute forme de vie simple, au saccage de nos ressources naturelles aussi. C'est un constat rationnel et partagé par nombre de mes amis décroissants, mais je sais, eux aussi sont très mal vus par les adeptes de l'illimité... La plus belle réponse que l'on puisse donner à ce désespoir n'est pas une fuite en avant mais une recherche accrue du bien.
Je ne pense pas que le monde soit "pire" ou "meilleur" qu'avant, tout dépend de la manière dont on regarde le verre: à moitié vide ou à moitié plein. Si l'histoire nous a appris un truc c'est qu'il n'y a jamais eu d'époque de prospérité et de paradis terrestre utopique. Je relativise beaucoup trop, mais je n'en pense pas moins chaque mot. C'est dans notre nature de toujours penser que l'herbe du champ d'à coté est meilleure, je ne blâme personne pour ça. Sinon il va de soi que je suis entièrement d'accord avec la fin de votre paragraphe ci-dessus, difficile de contester cela!
Sinon soyez rassurée je ne ressens aucune rancune, mais plutôt de la compassion pour votre histoire qui m'a beaucoup touché. Bonne soirée!