Trouvé dans La Croix
Remarques :
Portrait un peu trop guilleret mais globalement exact.
Et qui, heureusement, n'oublie pas de parler des problèmes.
Le mot juste est bien : "Reste que, de l’avis de tous, le diocèse, « fatigué », « encombré », a besoin « d’un nouveau souffle »".
Il me semble que le principal problème de ce diocèse est la faible religiosité de la population.
Le nombre de personnes présentes aux messes me semble diminuer très lentement, mais diminuer.
Le nombre de baptêmes, d'enfants catéchisés, de confirmations, de mariages diminue rapidement.
Il y a un vieilissement certain des catholiques pratiquants .... comme des prêtres d'ailleurs et des diacres et des fidèles engagés.
Peu ou pas de vocations sacerdotales, peu ou pas de vocations diaconales, peu ou pas de vocations de laïcs.
Et de moins en moins d'argent ....
Tout cela est bien connu car très répandu dans les diocèses de France.
Pourtant il faut saluer les prêtres qui essayent de faire ce qu'ils peuvent. Je suis souvent admiratif devant leurs actions et peiné de voir le très faible impact sur la population.
Bien sûr il faut un "nouveau souffle", un souffle évangélisateur; il faut que notre diocèse de réveille ....
Le nouvel évêque aura-t-il les moyens et la volonté de le faire ?
Saura-t-il décupler les énergies en faisant appel à tous, dans le diocèse et hors du diocèse, et à toutes les sensibilités ?
http://www.la-croix.com/Religion/Actual ... 12-1205265
La ténacité des chrétiens de Dordogne
Mgr Philippe Mousset sera installé dimanche 14 septembre comme nouvel évêque de Périgueux et Sarlat.
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Assurément, les lieux, comme quelques autres, « font signe » dans ce diocèse où demeure un vieux fond anticlérical et où l’Église est parfois à la peine en raison notamment de diverses contraintes ........
Mais les lieux ne font pas tout. Les prêtres, proches de la population, entretiennent « globalement » des relations fraternelles, et prennent à cœur leur mission. En novembre, une quinzaine d’entre eux participeront à une mission dans la paroisse des Trois-Ermites-en-Terrassonais. Pendant une dizaine de jours, ils vivront le matin des temps en commun, l’après-midi et le soir étant consacrés à la mission, avec porte-à-porte dans les quartiers, rencontres dans les familles, soirée couples…
Les laïcs, pour qui le diocèse a mis en place des parcours de formation spécifique, ne sont pas en reste. La quasi-totalité des 28 paroisses, regroupées en cinq ensembles pastoraux, ont mis en place équipes d’animation pastorale et conseils économiques. Des équipes « funérailles » voient par ailleurs peu à peu le jour. Les diacres jouent également un rôle important, notamment auprès des plus fragiles… Quant aux communautés religieuses, dont certaines ont charge de paroisses, elles sont un indispensable point d’appui.
« SANS DOUTE DEVRONS-NOUS DEVENIR PLUS ITINÉRANTS »
Reste que, de l’avis de tous, le diocèse, « fatigué », « encombré », a besoin « d’un nouveau souffle ». Plusieurs défis sont à relever, que le P. Christophe Lafaye, prêtre in solidum à Bergerac et professeur de Bible au séminaire de Bordeaux, résume ainsi : « Comment faire vivre nos communautés chrétiennes ? »
Premier défi : le vieillissement des prêtres. Actuellement, 60 sont en activité – y compris les religieux et cinq prêtres africains – et deux séminaristes sont en formation.
« Il faudra rapidement repenser le ministère des prêtres », ........ « Sans doute devrons-nous devenir plus itinérants » ......
« PASSAGE DU TERRITOIRE AU TRANSVERSAL »
Autre défi : le renouvellement des laïcs. Ceux qui s’investissent – parmi lesquels des retraités venus s’installer en Dordogne – cumulent de multiples casquettes, mais tendent à vieillir, alors que les 30-55 ans sont aux abonnés absents. La situation semble encore plus cruciale dans certains villages. « Nous sommes aujourd’hui à la périphérie de l’Église », assure même Henri de Saint-Exupéry, 72 ans ...............
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Pourtant, l’essentiel est peut-être ailleurs, « dans le passage du territoire au transversal », comme le dit le P. Christian Dutreuilh ............. « On dit souvent que dans le Périgord, on avance au pas des bœufs, ajoute-t-il. Mais les bœufs avancent. »
Martine de Sauto, à Périgueux