Re: Situation des chrétiens en Syrie
Publié : lun. 09 janv. 2012, 23:05
Je reviens sur la question de la légitimité de Bachar El-Assad...
Du point de vue catholique, la légitimité d'un régime ne dépend pas de sa forme particulière - démocratie, oligarchie, monarchie ou leurs variantes, mais de la finalité en vue de laquelle celui qui détient le pouvoir exerce ce pouvoir : exerce-t-il le pouvoir en vue d'un bien commun, le régime est légitime, l'exerce-t-il en vue de son bien privé, le régime est illégitime.
"Si donc celui qui régit un groupe d’hommes libres les ordonne au bien commun de leur collectivité, son gouvernement est droit et juste, ainsi qu’il convient à des hommes libres. Si, au contraire, c’est en vue non du bien commun du groupe, mais de son propre bien qu’il l’ordonne, son gouvernement est injuste et déréglé. Aussi le Seigneur lui-même adresse-t-il ses menaces à de pareils chefs lorsqu’il dit par la bouche d’Ézéchiel XXXIV, 2 : Malheur aux pasteurs qui se paissent eux-mêmes (c’est-à-dire qui cherchent leurs propres avantages) : n’est-ce pas les troupeaux que les pasteurs doivent paître ? Puisque c’est le bien du troupeau que doivent chercher les pasteurs, les chefs doivent de même chercher le bien du groupe qui leur est soumis." (Saint Thomas d'Aquin, De Regno)
Faisons une petite comparaison entre les présidents Sarkozy et El-Assad.
Sarkozy a toujours désiré le pouvoir, il n'a fait carrière que dans la politique, il en a même fait un thème de campagne, valorisant son "ambition" politicienne. Sarkozy a la soif du pouvoir mais dès qu'il a pu l'exercer, ça a été ceci : viewtopic.php?f=94&t=19762 Affairisme, corruption, népotisme, incompétence, trahison, etc. On a tout de suite vu que celui qui réclamait depuis toujours le pouvoir n'avait pas l'intention de servir le bien commun, mais de se servir... d'augmenter son traitement, de voyager en avion de luxe et de servir ses amis politiciens et investisseurs.
El-Assad, lui, n'avait aucun désir d'exercer le pouvoir, il exerçait le métier de médecin ophtalmologiste avec pour seul ambition celle de guérir ses patients et de s'occuper de sa famille, menant une vie tout à fait cachée des médias et du public, quand on est venu le chercher pour servir son pays en en assumant la présidence. Il a commencé à remplir la tâche difficile de réformer son pays tout en préservant l'héritage de stabilité légué par son père, exerçant du mieux qu'il pouvait la mission qu'on lui a demandé de remplir.
Lequel des deux a le plus de légitimité ? L'ambitieux assoiffé de pouvoir qui laisse un bilan désastreux derrière lui, tout en arrosant abondamment ses amis personnels, et en trahissant la confiance des Français (traité de Lisbonne violant le nom au référendum de 2005), nommant un corrompu condamné par la justice au poste de ministre de la défense puis des affaires étrangères, bradant le stock d'or de la France pour satisfaire une puissance étrangère, etc. etc. ou celui qui a pris le pouvoir à reculons, faisant du mieux qu'il pouvait pour servir son pays ?

Du point de vue catholique, la légitimité d'un régime ne dépend pas de sa forme particulière - démocratie, oligarchie, monarchie ou leurs variantes, mais de la finalité en vue de laquelle celui qui détient le pouvoir exerce ce pouvoir : exerce-t-il le pouvoir en vue d'un bien commun, le régime est légitime, l'exerce-t-il en vue de son bien privé, le régime est illégitime.
"Si donc celui qui régit un groupe d’hommes libres les ordonne au bien commun de leur collectivité, son gouvernement est droit et juste, ainsi qu’il convient à des hommes libres. Si, au contraire, c’est en vue non du bien commun du groupe, mais de son propre bien qu’il l’ordonne, son gouvernement est injuste et déréglé. Aussi le Seigneur lui-même adresse-t-il ses menaces à de pareils chefs lorsqu’il dit par la bouche d’Ézéchiel XXXIV, 2 : Malheur aux pasteurs qui se paissent eux-mêmes (c’est-à-dire qui cherchent leurs propres avantages) : n’est-ce pas les troupeaux que les pasteurs doivent paître ? Puisque c’est le bien du troupeau que doivent chercher les pasteurs, les chefs doivent de même chercher le bien du groupe qui leur est soumis." (Saint Thomas d'Aquin, De Regno)
Faisons une petite comparaison entre les présidents Sarkozy et El-Assad.
Sarkozy a toujours désiré le pouvoir, il n'a fait carrière que dans la politique, il en a même fait un thème de campagne, valorisant son "ambition" politicienne. Sarkozy a la soif du pouvoir mais dès qu'il a pu l'exercer, ça a été ceci : viewtopic.php?f=94&t=19762 Affairisme, corruption, népotisme, incompétence, trahison, etc. On a tout de suite vu que celui qui réclamait depuis toujours le pouvoir n'avait pas l'intention de servir le bien commun, mais de se servir... d'augmenter son traitement, de voyager en avion de luxe et de servir ses amis politiciens et investisseurs.
El-Assad, lui, n'avait aucun désir d'exercer le pouvoir, il exerçait le métier de médecin ophtalmologiste avec pour seul ambition celle de guérir ses patients et de s'occuper de sa famille, menant une vie tout à fait cachée des médias et du public, quand on est venu le chercher pour servir son pays en en assumant la présidence. Il a commencé à remplir la tâche difficile de réformer son pays tout en préservant l'héritage de stabilité légué par son père, exerçant du mieux qu'il pouvait la mission qu'on lui a demandé de remplir.
Lequel des deux a le plus de légitimité ? L'ambitieux assoiffé de pouvoir qui laisse un bilan désastreux derrière lui, tout en arrosant abondamment ses amis personnels, et en trahissant la confiance des Français (traité de Lisbonne violant le nom au référendum de 2005), nommant un corrompu condamné par la justice au poste de ministre de la défense puis des affaires étrangères, bradant le stock d'or de la France pour satisfaire une puissance étrangère, etc. etc. ou celui qui a pris le pouvoir à reculons, faisant du mieux qu'il pouvait pour servir son pays ?



