Re: Le Pape s'immisce dans la campagne d'Obama
Publié : ven. 27 janv. 2012, 15:33
Une voix crie : "dans le désert…"
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Bonjour,salésienne05 a écrit :Dommage que le Saint Père ne se soit jamais prononcé ouvertement sur les dérives républicaines de la politique américaine, notamment en matière de justice sociale, de soins médicaux, du lobby des armes à feu... Se prononcer pur ou contre un candidat exclusivement par rapport à sa position sur l'avortement me semble quelque peu réducteur quand à côté il existe la grande pauvreté, le manque évident de soin, le mépris social, le raccisme institué entre "colored" et blancs...
Cécile
Vous êtes bien injuste, le Pape s'est largement exprimé sur les sujets de la course aux profits contre l'humanité de l'homme.salésienne05 a écrit :Dommage que le Saint Père ne se soit jamais prononcé ouvertement sur les dérives républicaines de la politique américaine, notamment en matière de justice sociale, de soins médicaux, du lobby des armes à feu... Se prononcer pur ou contre un candidat exclusivement par rapport à sa position sur l'avortement me semble quelque peu réducteur quand à côté il existe la grande pauvreté, le manque évident de soin, le mépris social, le raccisme institué entre "colored" et blancs...
Ah ! Que je suis bien en France ! Si mon fils était né aux Etats-Unis, il vaudrait mieux qu'Obama soit président et qu'il ait réussi à faire passer toutes ses lois concernant la couverture sociale. Mon ami américain Eric attend depuis plus de 10 ans d'avoir les moyens pour se faire opérer du genou, tout en cumulant trois emplois différents. Quant à un couple d'amis franco-américain de mon village, ils sont tout de suite revenus en France (malgré le travail de rêve qu'ils avaient aux Etats-Unis) car leur fils de 5 ans est grand diabétique : ils n'avaient pas les moyens de le soigner à long terme...Mais c'est sûr, le non-remboursement de la pillule semble plus important aux catholiques républicains...
J'arrête car cela me met réellement en peine.
Fraternellement.
Cécile
Bonjour,salésienne05 a écrit :Cette obsession de la morale autour de l'avortement et du sexe aux Etats-Unis est réelle, notamment chez les Catholiques. Par contre, ils ne trouvent absolument pas inopportun de travailler le dimanche (du moment que ça ne les empêche pas d'aller à la Messe), ils ne trouvent pas non plus anormal cette prégnance du matérialisme et du dieu dollar, et les nombreux catholiques américains fervents que je connais sont catégoriquement contre un système de santé protégeant les citoyens les plus démunis. Pour des personnes faisant régulièrement des marches pro-life, cela me laisse songeuse... Je ne parle même pas de leur débauche alimentaire qui est pour moi contraire à la sobriété évangélique. Mais les catholiques américains restent tout de même braqués sur la sexualité et l'avortement.
http://www.riposte-catholique.fr/americ ... ededetroitMgr Cordileone nommé archevêque de San Francisco
C’est un événement que je peux, sans grand risque de me tromper, qualifier de majeur pour l’Église locale, l’Église en Californie et l’Église aux États-Unis, que vient d’annoncer le Saint-Siège à 14 h (heure de Paris) : le pape Benoît XVI a nommé Mgr Salvatore J. Cordileone, archevêque de San Francisco, il remplace l’archevêque George H. Niderauer dont le Souverain Pontife a accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse pour limite d’âge (l’archevêque est âgé de 76 ans). L’archevêque nommé à ce très grand diocèse – et très difficile diocèse – de 1,9 million d’habitants, dont un demi million de catholiques, est encore un jeune prélat puisqu’il n’est âgé que de 56 ans.
Un prêtre d’origine française nommé archevêque de Detroit
Mgr Allen H. Vigneron (notre photo), évêque d’Oakland depuis le 1er octobre 2003, a été nommé ce jour par Benoît XVI archevêque métropolitain de Detroit (Michigan), un diocèse érigé en 1833, en remplacement du cardinal Adam J. Maida dont la
limite d’âge avait été atteinte dès mars 2005.
Le nouvel archevêque, né le 21 octobre 1948 à Mount Clemens (Michigan), fut ordonné prêtre pour l’archidiocèse de Detroit le 26 juillet 1975, puis en fut nommé évêque auxiliaire le 12 juin 1996 et ordonné évêque par le cardinal Maida le 9 juillet suivant. Le 10 janvier 2003, il fut nommé coadjuteur
du siège épiscopal d’Oakland, auquel il succéda donc le 1er octobre suivant.
La composition héraldique (voir image) du nouvel archevêque et futur cardinal (comme le furent tous les ordinaires de Detroit depuis l’élévation du diocèse en archidiocèse en 1937),
qu’il fit réaliser quand il était auxiliaire de Detroit,
Remontée aux Etats Unis de la cote de popularité du Pape et des évêques
Selon une enquête indépendante, portant sur un échantillon de près de 3 000 citoyens américains, le taux de popularité de Benoît XVI progresse aux États-Unis. Celui des évêques aussi, en raison de la bataille qu'ils mènent pour la liberté religieuse, avec le soutien du Pape.
L’enquête menée par le Pew Forum s’est efforcée de savoir dans quelle mesure cette bataille livrée par les évêques et par Benoît XVI lui-même était partagée par les catholiques et par l’ensemble de la population des Etats-Unis, et jusqu’à quel point elle pourrait influer sur le résultat de la prochaine élection présidentielle, qui verra s’affronter le démocrate Barak Obama et le républicain Mitt Romney. Cette enquête montre qu’une nette majorité des Américains – les deux tiers chez les catholiques – sont informés de la bataille menée par les évêques. Parmi les catholiques, 56 % y sont favorables et 36 % opposés. Alors que, dans l’ensemble de la population, ceux qui y sont opposés l’emportent de peu sur ceux qui y sont favorables, 47 % contre 41 %.
Par rapport aux enquêtes précédentes, deux données sont remarquables. Les évêques des États-Unis ont retrouvé un haut niveau d’approbation, après le fléchissement constaté dans les pires années du scandale de la pédophilie. En 2002, à peine 51 % des catholiques américains se disaient satisfaits de leurs évêques, alors qu’ils sont 70 % aujourd’hui. En ce qui concerne Benoît XVI, 74 % des catholiques américains se disent satisfaits de lui, ce chiffre atteignant même 85 % chez ceux qui vont à la messe tous les dimanches. Il y a dix ans, au temps de Jean-Paul II, les satisfaits étaient 72 %.
Certes, la situation du clergé séculier, les prêtres diocésains, est préoccupante aussi aux États-Unis : sur les 17 800 paroisses catholiques, 3 200 n’ont pas de prêtre résident, le nombre de prêtres à chuté de 14 % depuis 2000… Toutefois, il y a des signes encourageants et même des signes extraordinaires comme celui de la famille de Jerry et Bernadette Strand de Dousman (Wisconsin). Heureux parents de quatre enfants, une fille Theresa – qui s’est mariée cette année – et trois garçons, les voici désormais parents de trois… prêtres !Qui dit mieux ?
Mgr Lori aux évêques français : ne jamais baisser les bras
4 NOVEMBRE 2012 par DANIEL HAMICHE
L’hebdomadaire Famille Chrétienne à fait paraître dans sa dernière livraison (n° 1816 daté du 30 octobre) un excellent dossier de huit pages titré « Catholiques aux États-Unis : Les secrets d’une renaissance », réalisé par le journaliste Jean-Claude Bésida qui est allé mener son enquête à Washington D.C. et au Maryland.
Ce survol de la réalité catholique américaine ouvre de nombreuses pistes sur la vitalité du catholicisme dans cette grande nation. Ce dossier n’est pas disponible en ligne, mais vous pouvez commander ici cette livraison d’intérêt de cet hebdomadaire catholique.
Jean-Claude Bésida a obtenu un entretien avec Mgr William Lori, archevêque depuis cette année de Baltimore (Maryland), un diocèse qui est un peu le berceau du catholicisme américain puisqu’il fut le premier érigé dans les jeunes États-Unis (1789). Mgr Lori préside la commission pour la défense de la vie et la liberté religieuse de la Conférence épiscopale américaine : deux thèmes d’actualité brûlante et où l’Église en Amérique s’illustre particulièrement. Bien que cet entretien ait été réalisé avant l’ouverture des travaux de la Conférence des évêques de France, marqués par une ferme défense du mariage traditionnel, Mgr Lori a répondu à une question de Jean-Claude Bésida qui l’invitait à donner un message à ses confrères français dans l’épiscopat qui sont confrontés aux mêmes défis en matière de défense de la vie, de la famille et de la liberté religieuse. Voici la réponse de l’archevêque de Baltimore (les passages en gras sont soulignés par moi) :
« Si j’avais le plaisir d’échanger avec les évêques français, je suis certain que nous nous dirions la même chose les uns aux autres..
Nous nous encouragerions à prier, nous nous encouragerions mutuellement à proclamer l’Évangile avec audace, et aussi à défendre publiquement, et avec des arguments de raison, que la famille est terriblement importante pour la cohésion de la société.
Je suis sur que nous nous dirions aussi qu’il ne faut jamais abandonner. Imaginez que nous ayons baissé les bras il y a quarante ans, lorsque l’avortement a été autorisé dans ce pays, et que nous nous soyons dit qu’il n’y avait rien à faire contre cela.
Mais non, nous ne nous sommes pas découragés et nous avons pris notre bâton de pèlerin en lançant la mouvement pro-vie pour former les consciences afin que, un jour, elles atteignent une masse critique et fassent la différence dans la société. C’est une longue bataille qui se mène sur plusieurs générations. Comme évêques, nous devons avoir cette vision à long terme ».
La lente remontée des vocations religieuses aux États-Unis
En fait, et pour être plus précis, des intentions à la vocation religieuse. Le Center for Aplied Research in the Apostolate (CARA), de l’Université de Georgetown, a, à la demande de la commission pour le clergé, la vie consacrée et les vocations de la United States Conference of Catholic Bishops, mené un sondage en mai et juin derniers, sur les intentions « un peu » sérieuses à une vocation religieuse chez les célibataires catholiques âgés d’au moins 14 ans. Le CARA a publié les résultats de son enquête menée sur un échantillon de répondants de 1 428 personnes (± 2,6 % d’erreur).
Le tableau qui suit (les hommes en bleu, les femmes en rouge) montre les résultats par tranches d’âge selon les grandes répartitions de la sociologie religieuse :
pré Vatican II (personnes nées avant 1943),
Vatican II (nées entre 1943 et 1960),
post Vatican II (nées entre 1961 et 1980) et
Millennial (génération du millénaire, née depuis 1982).
Le tableau montre l’effondrement des intentions à la vocation religieuse de la tranche post Vatican II, mais une lente reprise dans la génération suivante du millénaire :
+ 1 % chez les femmes,
+ 6 % chez les hommes.
Il y a là, objectivement, un gisement de vocations religieuses comme le souligne le commentaire de l’USCCB.
Le mariage catholique en chute libre dans le Rhode Island
C’est le plus petit État de l’Union, car le Rhode Island ne couvre que 4 000 km2, mais c’est un des États de l’Union où les catholiques sont majoritaires : environ 620 000 pour une population d’un peu moins de 1,1 million d’habitants, soit 59 % (mis les catholiques étaient 63,5 % en 2004…).
C’est aussi un État où 17,3 % de la population est d’origine française ou franco-canadienne et, même si c’est résiduel, presque 2 % des habitants parlent encore français à la maison…
Le seul diocèse catholique, celui de Providence, couvre donc tout le territoire de l’État et il est, de ce fait, suffragant de l’archidiocèse voisin d’Hartford (Connecticut), et son ordinaire est un prélat de première classe, Mgr Thomas J. Tobin.
Ce qui n’est plus vraiment de “première classe”, ce sont les mariages catholiques ! Ils ont diminué de 71 % en quarante ans : on en comptait encore 4 500 en 1969, mais il y en eut à peine 1 300 en 2009, alors que le nombre total de mariages enregistrés dans l’État, entre 1969 et 2009, n’avait lui chuté que de 17 %.
Ce qui veut tout simplement dire que l’enseignement catholique n’est plus connu des catholiques et que la nouvelle évangélisation n’est pas un luxe.