le gyrovague a écrit :
Quant à l'accusation que vous me portez de faire de la propagande, permettez-moi de vous retourner le "compliment" en vous accusant, à votre tour, de faire de la propagande victimaire qui n'émeut plus que les naïfs qui tiennent des discours angéliques sur l'islam.
Vous avez le droit de vous indigner des meurtres qui se produisent mais vous devez aussi être conscient de ce que l'amalgame peut provoquer de tort à des gens qui n'ont jamais fait de mal mais qui serviront de victimes expiatoires à la colère des gens, pas forcément par la violence, mais il y a d'autres formes de violence.
Ce sont nos femmes, nos filles, nos mères qui portent un voile sur les cheveux qui font souvent les frais de cette violence refoulée, par des insultes dans la rue et d'autres actes malveillants. Et elles n'y sont pour rien.
Bonjour, le gyrovague,
je 'upe" ce message que j'avais envoyé avant qu'une jeune femme qui porte un voile soit agressée par des brutes qui l'ont insulté et frappé.
Il était malheureusement prémonitoire et je n'en suis pas fier.
Cette femme était enceinte et elle perdu son bébé quelques temps après. Son agression n'a pas fait beaucoup de bruit dans les médias, les organisations féministes ne se sont pas mobilisées pour dénoncer l'agression d'une femme pour son appartenance religieuse.
Je ne veux pas faire ici de la "victimisation", ou de la "propagande victimaire", mais je voudrai juste poser une question: à partir de quel niveau de violence peut-on enfin espérer être considéré comme une victime? à partir de combien de coups, de profanations de sépultures, de tags sur les murs des Mosquées, de sang de cochon ou de tête de porc répandus à l'entrée des Mosquées, etc ... ? peut-on être considéré comme une victime sans se voir considéré comme un affabulateur ?
Je suis conscient qu'il est finalement contre-productif pour nous autres Musulmans de nous plaindre à chaque fois; le sage n'a-t-il pas dit, après tout, que si on jette une pierre sur les chiens chaque fois qu'ils aboient, les pierres viendront à manquer ?
Mais jusqu'à quel point peut-on se passer de la justice, renoncer à son droit de se plaindre ?
N'y voyez surtout pas un prétexte à polémique, ce n'est pas mon intention. Je désire juste un avis.
