Re: L’ordre des six jours de la création est-il historique ?
Publié : mer. 01 mars 2023, 20:59
Bonsoir Gaudens,
Merci pour votre contribution.
Mais, spirituel et images ne renvoient pas à des abstractions. Adam et Ève avaient, dans le jardin d’Eden, leur nature humaine corporelle et spirituelle. Ils n'étaient pas désincarnés dans le jardin d’Eden. Leur réalité corporelle y était présente.
Par contre, lorsqu’ils sont expulsés du jardin dans l’Eden, cette expulsion les prive de l’accès à l’arbre de vie et à l’arbre de la connaissance dont le chemin est barré par des anges à l’orient du jardin, du côté où le jour se lève dans la nuit. Ce sont des faits spirituels. Ils sont chassés vers l’orient.
Y a-t-il, en même temps, une expulsion physique d’un endroit terrestre ? Je ne peux pas l’exclure, mais rien ne l’indique dans le texte de manière certaine. La question est ouverte.
Le Tigre et l’Euphrate se rejoignent aujourd’hui à Al Qurnah (on y trouve toujours un « arbre de la connaissance » abondamment visité) à environ 150 km du golfe persique. Mais, la position exacte de cette confluence dans l’antiquité ancienne reste incertaine car le rivage du Gode Persique s’est avancé jusqu’à Ur, en Chaldée. Il y a toujours, à cet endroit, une connexion canalisée avec un troisième fleuve qui vient de la région de Suse, le Karkheh qui, lui-même est relié au Karoun, et un quatrième fleuve qui existait jadis, le Wadi al batin. Les eaux de ces quatre fleuves se déversaient dans le Chatt el Arab. Seul le Wadi al batin est aujourd’hui asséché.
Du point de vue de la foi, l’âme humaine dont nous parlons ne concerne que les descendants d’Adam et Ève. La création concerne un être nouveau, et donc qui n’existait pas avant, ayant une nature corporelle et spirituelle. Cet être ne possède pas une âme comme un objet mais « est » une âme immortelle, en ce sens que la seule mort physique ne peut la détruire.
Donc, cela ne permet pas de penser à l’existence de telles âmes immortelles avant la création d’Adam et Ève.
C’est fort décalé du sujet ici, mais c’est développé dans le sujet « Le pardon si peu connu du jardin d’Eden » :
https://www.cite-catholique.org/viewtop ... 91&t=28967
Mais, c’est aussi trop décalé du sujet ici. C’est développé dans le sujet « Adam a-t-il vécu 930 ans ? » (cf. message du 12 novembre 2022) :
https://www.cite-catholique.org/viewtop ... 90#p454890
Je retiens l’idée d’un baptême spirituel et d'une interaction entre Adam et Ève dans un amour conjugal suscité par Dieu lui-même qui achève ou prolonge ainsi ainsi sa création de manière à les mettre en pleine conscience devant le choix originel de vivre ou non en communion d’amour avec leur Créateur.
Ici encore le sujet est davantage développé dans le sujet spécifique intitulé « La côte d’Adam » :
https://www.cite-catholique.org/viewtop ... 91&t=43984
Merci pour votre contribution.
Ne le soyez pas ! Cela me semble une priorité essentielle à notre époque.
L’Eden c’est le monde spirituel de Dieu, le paradis promis par Jésus au bon larron. Le récit est inévitablement imagé lorsque nous parlons des réalités spirituelles.
Mais, spirituel et images ne renvoient pas à des abstractions. Adam et Ève avaient, dans le jardin d’Eden, leur nature humaine corporelle et spirituelle. Ils n'étaient pas désincarnés dans le jardin d’Eden. Leur réalité corporelle y était présente.
Par contre, lorsqu’ils sont expulsés du jardin dans l’Eden, cette expulsion les prive de l’accès à l’arbre de vie et à l’arbre de la connaissance dont le chemin est barré par des anges à l’orient du jardin, du côté où le jour se lève dans la nuit. Ce sont des faits spirituels. Ils sont chassés vers l’orient.
Y a-t-il, en même temps, une expulsion physique d’un endroit terrestre ? Je ne peux pas l’exclure, mais rien ne l’indique dans le texte de manière certaine. La question est ouverte.
Cette hypothèse me semble aussi ouverte si nous considérons le jardin non comme un endroit clos limitant leur présence dans l’Eden, mais, au contraire, comme un endroit privilégié par la présence des arbres de son centre et la présence de Dieu. La question me semble aussi ouverte.
Je pense que c’est bien à la plaine de l’eden sumérien que la Genèse se réfère.Gaudens a écrit : ↑mer. 01 mars 2023, 18:38Du reste la superficie tant du jardin que de l’ensemble de l’Eden est un peu problématique. Ce jardin « à l’Orient de l’Eden mais toujours dedans a priori était irrigué par un fleuve qui, à la sortie (du jardin ? de l’Eden lui-même ?) se divisait en quatre bras dont deux identifiables, le Tigre et l’Euphrate. Formulation bizarre d’ailleurs puisqu’on imagine plutôt l’inverse : quatre fleuves qui se réuniraient pour n’en former plus qu’un, ce qui se produit en effet (pour le Tigre et l’Euphrate, les deux autres fleuves étant inconnus ou disparus) très loin en aval, au-delà de la future ville d’Ur en Chaldée, pas loin de l’embouchure du Golfe persique actuel
Le Tigre et l’Euphrate se rejoignent aujourd’hui à Al Qurnah (on y trouve toujours un « arbre de la connaissance » abondamment visité) à environ 150 km du golfe persique. Mais, la position exacte de cette confluence dans l’antiquité ancienne reste incertaine car le rivage du Gode Persique s’est avancé jusqu’à Ur, en Chaldée. Il y a toujours, à cet endroit, une connexion canalisée avec un troisième fleuve qui vient de la région de Suse, le Karkheh qui, lui-même est relié au Karoun, et un quatrième fleuve qui existait jadis, le Wadi al batin. Les eaux de ces quatre fleuves se déversaient dans le Chatt el Arab. Seul le Wadi al batin est aujourd’hui asséché.
Avant la remontée de 120 mètres du niveau des eaux des mers après la dernière époque glaciaire, l’actuel golfe persique était totalement émergé à l’orient de la jonction des quatre fleuves précités.
Tout dépend de la définition que vous donnez au mot « âme » et au mot « humain ».Gaudens a écrit : ↑mer. 01 mars 2023, 18:38Je me demande à partir de là si les hominidés préexistants à Adam et Eve avaient déjà une âme ‘humaine » ? Immmortelle comme nous ? Ou mortelle comme celle – dit-on parfois- des animaux ?
…
Ce qui me fait penser que ces hominidés possédaient déjà une âme c’est qu’ils étaient déjà des êtres dotés d’intelligence et d’une certaine sensibilité, ouverts aux réalités durables, sinon éternelles, pratiquant déjà des rites funéraires. Bizarre s’ils n’avaient pas déjà une âme…
Du point de vue de la foi, l’âme humaine dont nous parlons ne concerne que les descendants d’Adam et Ève. La création concerne un être nouveau, et donc qui n’existait pas avant, ayant une nature corporelle et spirituelle. Cet être ne possède pas une âme comme un objet mais « est » une âme immortelle, en ce sens que la seule mort physique ne peut la détruire.
Donc, cela ne permet pas de penser à l’existence de telles âmes immortelles avant la création d’Adam et Ève.
Je ne me souviens pas avoir jamais écrit cela et cela ne me semble pas exact car, entretemps, il y a eu le baptême spirituel dans le jardin d’Eden et le péché originel qui ont fondamentalement modifié les conditions d’existence et d’interaction d’Adam et Ève dans le monde.
L’immortalité de leur âme n’a pas été totalement anéantie, ni les effets de leur baptême spirituel dans l’Eden. Dieu a veillé à leur maintenir une possibilité de pouvoir partager éternellement sa communion éternelle d’amour, ce qu’il réalisera pleinement par le Christ.
C’est fort décalé du sujet ici, mais c’est développé dans le sujet « Le pardon si peu connu du jardin d’Eden » :
https://www.cite-catholique.org/viewtop ... 91&t=28967
Je pense plutôt que les durées en cause concernent des collectivités, des noms de famille.
Mais, c’est aussi trop décalé du sujet ici. C’est développé dans le sujet « Adam a-t-il vécu 930 ans ? » (cf. message du 12 novembre 2022) :
https://www.cite-catholique.org/viewtop ... 90#p454890
Je ne suis pas sûr du sens que vous donnez aux mots utilisés dans ce résumé, mais le sujet a été développé dans mon message précédent.Gaudens a écrit : ↑mer. 01 mars 2023, 18:38 Au sujet d’Eve, je crois comprendre qu’elle devint une « fille de Dieu » à l’égal d’Adam quand celui-ci s’unit à elle dans l’étreinte conjugale, par une sorte de capillarité ce qui rendrait un certain sens concret à la mention de la côte et du corps d’Adam comme source de la création de la femme. Est-ce ce que vous avez voulu dire ?
Je retiens l’idée d’un baptême spirituel et d'une interaction entre Adam et Ève dans un amour conjugal suscité par Dieu lui-même qui achève ou prolonge ainsi ainsi sa création de manière à les mettre en pleine conscience devant le choix originel de vivre ou non en communion d’amour avec leur Créateur.
Ici encore le sujet est davantage développé dans le sujet spécifique intitulé « La côte d’Adam » :
https://www.cite-catholique.org/viewtop ... 91&t=43984