Salut!
Je crois utile à ce point du débat de retourner au texte du magistère. Il s'agit d'une instruction approuvée par Le Souverain Pontife Benoît XVI le 31 août 2005 et il en a ordonné la publication. A Rome, le 4 novembre 2005, en la mémoire de S. Charles Borromée, Patron des Séminaires. Écrite par ZENON Card. GROCHOLEWSKI, Préfet, et J. MICHAEL MILLER, C.S.B. Archevêque tit. de Vertara, Secrétaire.
Elle peut être consultée ici:
http://www.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=57539
Avant, je voudrais juste rappeler quelques mythes et quelques précisions sur le vocabulaire utilisé par l'Église.
Commençons par le vocabulaire:
La société, influencé par le lobby pro-gay, utilise le terme d'homosexuel, gay ou lesbienne pour qualifier une personne qui présente une attirance dominante ou exclusive envers des personnes de mêmes sexes
et qui choisissent d'adopter un mode de vie souvent appeler "culture gay".
Cette terminologie est a rejeté pour nous qui sommes catholiques car elle repose sur un certain nombre de mythes:
- Un nombre important de personnes seraient "homosexuels". On avance le chiffre de 10% qu'aucune étude ne justifie pour présenter le mode de vie homosexuel comme normal et sain.
- L'homosexualité serait irréversible.
Le vocabulaire juste
Première précision: en soi, l'homosexualité ça n'existe pas. Dieu a créé tous les hommes et les femmes pour l'autre sexe.
Ce qui existe c'est la tendance homosexuelle. Les études ont montré comment cette tendance naît chez les hommes et les femmes afin de les détourner de l'autre sexe.
L'Église distingue entre "tendance homosexuelle" et "acte homosexuel". La première est "objectivement désordonnée. Elle ne peut être qualifié de péché puisque la personne n'est pas responsable de cette tendance. Cependant, elle est responsable de ce qu'elle fait avec. Les actes homosexuels qui renforcent cette tendance sont considérés comme étant des péchés.
Toute la terminologie dérivée de "bisexuel" n'est pas approprié non plus dans un contexte théologique. Elle implique l'égalité des tendances vers l'autres sexes et homosexuelles. Ce qui n'est évidemment pas le cas.
Donc, par nature tous les humains sont "hétérosexuels". Cependant, certains présentent une tendance homosexuelle. Cette tendance peut être enraciné à des degrés divers. Il existe des thérapies éprouvées pouvant venir en aide aux personnes présentant une tendance homosexuelle. Il est très facile de se détourner de cette tendance quand elle n'est pas profondemment enracinée par des actes souvent répétés.
De retour au texte du magistère
L'Église empêche-t-elle les homosexuels d'accèder à la prêtrise comme on l'entend dans les médias? Non! Ça n'existe pas des homosexuels (c'est très dure à se sortir cette idée de la tête mais c'est essentiel pour comprendre la position de l'Église).
Refuse-t-elle l'ordination au personne présentant une tendance homosexuelle? La réponse est très nuancée, comme toujours dans les discours officiels de l'Église.
Dans certains cas, elle refuse:
Dans la lumière de cet enseignement, ce Dicastère, en accord avec la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements estime nécessaire d'affirmer clairement que l'Église, tout en respectant profondément les personnes concernées, ne peut pas admettre au Séminaire et aux Ordres sacrés ceux qui pratiquent l'homosexualité, présentent des tendances homosexuelles profondément enracinées ou soutiennent ce qu'on appelle la culture gay.
Dans certains cas, elle accepte lorsque la tendance homosexuelle a été présente dans le passé et guérie:
Par contre, au cas où il s'agirait de tendances homosexuelles qui seraient seulement l'expression d'un problème transitoire, comme, par exemple, celui d'une adolescence pas encore achevée, elles doivent de toute façon être clairement dépassées au moins trois ans avant l'Ordination diaconale.
Rappelons que l'Église demande aussi que les candidats à la prêtrises qui auraient vécus en concubinage d'attendre au moins 2 ans avant d'être ordonnés.
Puisque la tendance homosexuelle est dépendante d'une immaturité affective, dans tous les cas il est important d'user de discernement:
La formation du futur prêtre doit articuler, en une complémentarité essentielle, les quatre dimensions de la formation: humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale. Dans ce contexte, il faut noter l'importance particulière de la formation humaine, fondement nécessaire de toute la formation. Pour admettre un candidat à l'Ordination diaconale, l'Église doit vérifier, entre autres, qu'il a atteint la maturité affective du candidat au sacerdoce."
a+
patrick