Talneor a écrit :Quand l'eglise aura démontrer ses positions rationnellement, elle pourra prétendre ne pas être homophobe.
L'Église n'a pas l'intention de prétendre quoi que ce soit. Son rôle n'est que d'annoncer l'Évangile.
Dites, Guillaume, que pensez-vous de la bestialité (ou zoophilie), de l'inceste et de l'infanticide ? Pouvez-vous m'expliquer votre avis "rationnellement", s'il-vous-plait ?
L'homme est fait pour la femme, la femme pour l'homme. La finalité naturelle de la sexualité est la reproduction. Or, deux hommes ou deux femmes ne peuvent se reproduire, leur sexualité est donc contre nature.
Quand je lis par exemple que mon "amour" pour mon copain n'en est pas un, énieme affirmation gratuite basée sur rien, ça me reste en travers de la gorge hein.
On peut éprouver de l'amour pour ses enfants, ses amis, certains plus que d'autres. Je ne vois pas pourquoi vous ne pourriez pas aimer votre copain. Ce n'est pas l'amour ou l'affection qui est réprouvé, c'est la sexualité contre-nature et la passion qui en est à l'origine. "la passion a perverti ton cœur." Dn, 13,56.
Actuellement ce n'est pas le cas, son rejet repose sur du vent et une méconnaissance totale du sujet
Ben non, être homosexuel ne fait pas de vous un extraterrestre incompréhensible. Le vice, quel qu'il soit, est malheureusement une caractéristique humaine. Le rejet de la sodomie (au sens large) est basé sur les notions de péché, de vice et de morale naturelle. Cette morale est naturelle (et rationnelle) mais les commandements divins qui la gouvernent sont surnaturels. Le rôle de l'Église n'est pas limité à la défense de la loi morale naturelle, comme vous le savez : c'est l'Évangile qu'Elle proclame.
"La loi naturelle est écrite et gravée dans l’âme de tous et de chacun des hommes parce qu’elle est la raison humaine ordonnant de bien faire et interdisant de pécher ... Mais cette prescription de la raison humaine ne saurait avoir force de loi, si elle n’était la voix et l’interprète d’une raison plus haute à laquelle notre esprit et notre liberté doivent être soumises." (Léon XIII, enc. " Libertas præstantissimum ").
Une société peut cependant favoriser des comportements immoraux. Avant la christianisation, les pères romains avaient le droit de vie ou de mort sur leur progéniture, les infanticides étaient jugés normaux :
Wikipedia - infanticide a écrit : * A Rome, le droit romain ne disposait pas de terme technique propre pour désigner l'infanticide. Infanticidium et infanticidia, qui sont les racines étymologiques du mot en français, sont des termes qui viennent du bas latin. À Rome, on ne conservait en général que la fille aînée. La mention de deux filles dans une famille romaine est tout à fait exceptionnelle. «Tous les juristes ont relevé ce qu’on appelle la disparition forcée des cadette[4]». Chez les garçons, il fallait qu’il soit jugé chétif ou victime d’une malformation. Ce n’est qu’à la fin du IVe siècle que le droit de vie et mort sur ses enfants est retiré au pater familias.
En ce qui concerne la vie du nouveau-né, le monde grec et romain, comme le rapporte R. Étienne[5], n’en ont jamais fait grand cas. «La médecine antique semble avoir fait peu de cas de la vie du nouveau-né. Hippocrate pose comme naturelle la question de savoir "quels enfants il convient d'élever". Soranos, sans s'émouvoir, définit la puériculture comme l'art de décider "quels sont les nouveau-nés qui méritent qu'on les élève". Cette impitoyable sélection ne caractérise pas seulement une attitude scientifique, mais également celle d'une société tout entière. En effet, Cicéron, que l'on ne peut accuser d'inhumanité, pensait que la mort d'un enfant se supporte aequo animo (d'une âme égale). Sénèque jugeait raisonnable la noyade des enfants débiles et faibles. Tacite qualifie d'excentrique la coutume des Juifs à ne vouloir supprimer aucun nourrisson; et quand Justin évoque le respect des chrétiens pour la vie de l'enfant il précise: "fût-il nouveau-né".»
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Malgré la repaganisation de la société, les infanticides ne sont pas (encore) jugés normaux et tuer un nouveau né trisomique est (encore) jugé immoral. Toutefois, avec l'avortement thérapeutique, vous pouvez parfaitement exécuter l'enfant trisomique tant qu'il est encore dans le ventre de sa mère (l'Etat considère qu'un fœtus ne devient un enfant qu'à partir de la 22e semaine d'aménorrhée, c'est sûrement très rationnel, et même après ce délai, un enfant malade peut être assassiné), belle hypocrisie :
Wikipedia - avortement thérapeutique a écrit : Après 22 semaines d'aménorrhée et jusqu'au terme [modifier]
La limite de 22 semaines est essentielle puisqu'au-delà de ce terme l'enfant est considéré comme tel (droit à l'inhumation, congé maternité et également congé paternité depuis l'arrêté du 9 janvier 2008) ce qui n'était pas le cas avant.
Le risque d'obtenir un enfant vivant à la naissance étant important, on réalise avant toute chose un fœticide qui a pour but d'entraîner la mort du fœtus in utero. Elle est réalisée par injection dans le cordon ombilical (cordocentèse) par voie transabdominale (comme pour une amniocentèse) d'un morphinique puissant (sufentanil) pour anesthésier le fœtus suivi de l'injection du produit aux propriétés fœticides (lidocaïne) si besoin de façon répétée. En cas d'échec de la procédure, le geste fœticide peut être complété par l'injection de chlorure de potassium qui s'utilise exclusivement par voie intracardiaque.
Le déclenchement du travail est ensuite obtenu par prise de prostaglandines, avec éventuellement rupture de la poche des eaux, sous la forme d'un accouchement dirigé, le plus souvent sous anesthésie péridurale.
Autre exemple de "rationalité" moderne : sur le plateau de C dans l'air, un obstétricien de renom a vraiment dit qu'un ovule de chienne fécondé par un spermatozoïde de chien était un chiot, mais qu'un ovule de femme fécondé par un spermatozoïde d'homme n'était pas un bébé, parce que l'humanité ne peut être que le fruit de la volonté humaine.

C'est la dérive humaniste dans toute son horreur (et c'est très peu rationnel).
"Si le Seigneur des armées ne nous avait laissé un petit reste, nous aurions été comme Sodome, et nous serions semblables à Gomorrhe." (Isaïe 1,9.)
dire que c'est un trouble, une blessure, ce n'est ni un argument, ni une réalité: nombre d'homos le sont sans qu'ils n'aient connu aucun traumatisme particulier, moi le premier. Et nombre d'homos vivent parfaitement heureux, moi le premier encore une fois.
L'homosexualité est un vice, tout simplement. L'Église ne nie pas la possibilité du jugement erroné de la conscience morale chez certains :
CEC a écrit :IV. le jugement erroné
1790 L’être humain doit toujours obéir au jugement certain de sa conscience. S’il agissait délibérément contre ce dernier, il se condamnerait lui-même. Mais il arrive que la conscience morale soit dans l’ignorance et porte des jugements erronés sur des actes à poser ou déjà commis.
1791 Cette ignorance peut souvent être imputée à la responsabilité personnelle. Il en va ainsi, " lorsque l’homme se soucie peu de rechercher le vrai et le bien et lorsque l’habitude du péché rend peu à peu la conscience presque aveugle " (GS 16). En ces cas, la personne est coupable du mal qu’elle commet.
1792 L’ignorance du Christ et de son Évangile, les mauvais exemples donnés par autrui, la servitude des passions, la prétention à une autonomie mal entendue de la conscience, le refus de l’autorité de l’Église et de son enseignement, le manque de conversion et de charité peuvent être à l’origine des déviations du jugement dans la conduite morale.
1793 Si – au contraire – l’ignorance est invincible, ou le jugement erroné sans responsabilité du sujet moral, le mal commis par la personne ne peut lui être imputé. Il n’en demeure pas moins un mal, une privation, un désordre. Il faut donc travailler à corriger la conscience morale de ses erreurs.
1794 La conscience bonne et pure est éclairée par la foi véritable. Car la charité procède en même temps " d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sans détours " (1 Tm 1, 5 ; cf. 3, 9 ; 2 Tm 1, 3 ; 1 P 3, 21 ; Ac 24, 16) :
Plus la conscience droite l’emporte, plus les personnes et les groupes s’éloignent d’une décision aveugle et tendent à se conformer aux règles objectives de la moralité (GS 16).
N'avez-vous jamais éprouvé un quelconque sentiment de culpabilité, à la pré-adolescence et à l'adolescence ?
Bien à vous,
Laurent.