O.k. Merci Pax pour le message.
Il ne s'agit pas d'aigreur ou de frustration, mais de rigueur.
Ce serait votre désir, la rigueur. Et vous avez une petite crainte que l'enseignement de l'Église soit édulcoré. Par contraste, vous avez peut-être vu comment Kerniou remarquait que tout n'était pas nécessairement conforme à l'enseignement de l'Église et dans ce qu'Axou nous livrait à chaud.
Quand on réagit on réagit ... Pour la réaction cf. "Je vous laisse votre Dieu sado-masochiste! ...!"
Il est une chose de douter du bien fondé du culte marial (et je n'ai pas encore dépassé ce stade personnellement) et une autre de professer que ce culte est une erreur. Il est encore autre chose de vanter les mérites du péché ! (car il s'agissait de cela).
Je vous accorde qu'Axou semblait "presque" nier la notion de péché en lien avec la sexualité. Peut-être au sens où "lorsque j'aurais le coeur pur, le péché de chair ne devrait être qu'une faute très marginale."
Donc, nous aurions ici une chose facilement pardonnable, surtout si le fait de se contraindre sévèrement au plan émotivo-corporel devrait entraîner une chute dans des péchés plus graves. Que préfère-t-on? Une petite incartade nous autorisant le partage d'un beau moment de tendresse qui soit comblant pour le corps et l'âme, ou bien faire grise mine à tous, pour déprimer, perdre son estime de soi, perdre tout envie de poursuivre la lutte sur des tas de fronts certainement méritoires? Est-ce mieux de se suicider?
- Et vous, docteur?
Moi, je croirais qu'il y a du vrai dans ce que tout le monde dit par-ici. Il y a du vrai dans ce que vous pouvez faire remarquer, Pax, dans ce que dit Axou également. C'est vrai que le péché reste le péché et qu'on ne peut appeler bien ce qui serait pas bien. Il est vrai aussi que le péché de chair n'est pas la fin du monde. C'est vrai qu'Il peut y avoir un sérieux déséquilibre à devenir obsédé par le sexe (même négativement) et qu'une certaine façon de penser combattre le vice pourrait être stérile voire néfaste. Ce n'est pas un tort que d'avoir confiance en Dieu et comme Axou le mentionnait dans le même message.
La rigueur ou la recherche d'une "plus grande sainteté" devrait se comprendre en parallèle du fait d'avoir préalablement obtenu la grâce suffisante pour en vivre. Je pense que les grands saints dans l'histoire de l'Église étaient plutôt portés à se surveiller plus étroitement eux-mêmes, tout en étant plus libéral pour les autres. Il faut une balance entre la sévérité et une certaine mansuétude. Il faut s'efforcer d'aller plus loin, en gardant une mansuétude. Et le but c'est tout de même de parvenir à avoir le coeur empli d'amour vrai pour Dieu, pour soi, pour les autres. C'est la présence de cet amour dans notre coeur qui efface le péché, qui lui en retire son charme, lui ôte son goût. Ce n'est pas la privation, la privation pour la privation. Non, c'est la présence ...
Maintenant, je ne savais pas que vous aviez des difficultés avec le culte marial, Pax. C'est bon à savoir. J'entend bien que vous ne voudriez pas faire prévaloir votre sentiment sur le jugement de l'Église.