Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2013-2014)
Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes
Forum de partage de méditations chrétiennes
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Prenons garde à la manière dont nous écoutons
Le vendredi de la 26e semaine du temps ordinaire
Livre de Job 38,1.12-21.40,3-5.
Du milieu de la tempête, le Seigneur dit à Job :
As-tu, une seule fois dans ta vie, donné des ordres au matin, assigné son poste à l'aurore,
pour qu'elle saisisse la terre aux quatre coins et en fasse tomber les méchants d'une secousse ?
Elle donne à la terre sa teinte vermeille, elle la colore comme un vêtement ;
elle enlève leur lumière aux méchants et brise leur bras qui se levait.
Es-tu parvenu jusqu'aux sources de la mer, as-tu exploré le fond de l'abîme ?
As-tu découvert les portes de la Mort, l'entrée du pays de l'ombre ?
As-tu idée de l'immensité de la terre ? Dis-le donc, si tu sais tout cela !
De quel côté habite la lumière, quelle est la demeure de l'obscurité ?
Peux-tu cerner son domaine, reconnaître les sentiers de sa maison ?
Tu peux le savoir, car tu étais déjà né, toi qui comptes un si grand nombre de jours ! »
Job répondit alors au Seigneur :
« Je suis trop peu de chose, que puis-je te répondre ? Je mets la main sur ma bouche.
J'ai parlé une fois, je ne dirai plus rien ; j'ai parlé deux fois, je n'ai plus rien à ajouter. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,13-16.
En parlant aux soixante-douze disciples Jésus disait : " Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts !
Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »
Textes de l'Evangile au quotidien
J'ai appris ce matin que Tyr et Sidon, étaient des villes phéniciennes, c'est-à-dire païennes aux yeux des juifs. Jésus les met en opposition avec les villes de Galilée où lui-même et ses disciples ont accompli de nombreuses guérisons et de grands miracles. Seulement, voici: les villes extérieures à Israël se sont converties à cause des signes et des paroles que le Seigneur ou ses envoyés ont donnés concernant la venue du Royaume.
Tandis que Corazine et Bethsaïde ont entendu l'annonce du Royaume, mais sans broncher. Et Capharnaüm elle-même, la ville où Jésus a résidé, où Pierre résidait avec sa famille, où il a guéri un paralytique, où il a enseigné la foule en dépensant beaucoup d'énergie le jour et en guérissant les malades le soir... Capharnaüm n'a pas cru non plus à la nouveauté de l'Evangile. C'était un lieu de passage des caravanes, un lieu de commerce - ou les appétits humains ont gardé le dessus et étouffé une vraie conversion. Le résultat final n'en sera que pire.
Pourtant, depuis longtemps, même en remontant jusqu'à Job, les juifs devaient savoir que l'homme doit - au contraire - prêter la plus gande attention à ce que Dieu accomplit - ne serait-ce que dans la contemplation de la nature. J'ai songé personnellement à tout ce qui n'est pas contemplation. Nous croyons accomplir beaucoup de choses dans nos vies, mais nous omettons l'acte de contempler Dieu, que ce soit dans l'oraison ou l'attention donnée à ce qui se déroule dans nos coeurs. Si nous étions plus attentifs à Dieu, si nous gardions nos lampes allumées tout en travaillant - car l'un n'empêche pas l'autre, non seulement nous serions moins pécheurs, mais notre activité elle-même s'en trouverait bien.
A l'instant, je songe à ce proverbe que je cite souvent, car j'aime sa tournure et sa force. Il dit : "Souvent, l'homme tombe du côté où il penche !" C'est une vérité de la La Palice, et souvent cela prête au rire. Il n'empêche que ces annonces qui paraissent ridicules décrivent bien comment l'homme en arrive parfois, tout à fait consciemment, à se leurrer lui-même. J'ai entendu aussi dans la bouche d' un homme amoureux qui se doutait de l'infidélité de sa compagne, mais qui se sentait trop faible devant celle-ci : "On y va, on y va. J'y suis comme un funambule, mais je ne suis pas rassuré car ce fil n'arrête pas de monter ..." Cet amour a mal fini, bien sûr.
La conclusion pour aujourd'hui vient de nouveau de Jésus. En saint Luc, au chapitre 8 : "Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez; car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir." N'imaginons certes pas qu'une pratique extérieure impeccable nous sauvera - mais il faut changer du tout au tout.
.
Livre de Job 38,1.12-21.40,3-5.
Du milieu de la tempête, le Seigneur dit à Job :
As-tu, une seule fois dans ta vie, donné des ordres au matin, assigné son poste à l'aurore,
pour qu'elle saisisse la terre aux quatre coins et en fasse tomber les méchants d'une secousse ?
Elle donne à la terre sa teinte vermeille, elle la colore comme un vêtement ;
elle enlève leur lumière aux méchants et brise leur bras qui se levait.
Es-tu parvenu jusqu'aux sources de la mer, as-tu exploré le fond de l'abîme ?
As-tu découvert les portes de la Mort, l'entrée du pays de l'ombre ?
As-tu idée de l'immensité de la terre ? Dis-le donc, si tu sais tout cela !
De quel côté habite la lumière, quelle est la demeure de l'obscurité ?
Peux-tu cerner son domaine, reconnaître les sentiers de sa maison ?
Tu peux le savoir, car tu étais déjà né, toi qui comptes un si grand nombre de jours ! »
Job répondit alors au Seigneur :
« Je suis trop peu de chose, que puis-je te répondre ? Je mets la main sur ma bouche.
J'ai parlé une fois, je ne dirai plus rien ; j'ai parlé deux fois, je n'ai plus rien à ajouter. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,13-16.
En parlant aux soixante-douze disciples Jésus disait : " Malheureuse es-tu, Corazine! Malheureuse es-tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que les gens y auraient pris le vêtement de deuil, et se seraient assis dans la cendre en signe de pénitence.
En tout cas, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous lors du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu donc élevée jusqu'au ciel ? Non, tu descendras jusqu'au séjour des morts !
Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé. »
Textes de l'Evangile au quotidien
J'ai appris ce matin que Tyr et Sidon, étaient des villes phéniciennes, c'est-à-dire païennes aux yeux des juifs. Jésus les met en opposition avec les villes de Galilée où lui-même et ses disciples ont accompli de nombreuses guérisons et de grands miracles. Seulement, voici: les villes extérieures à Israël se sont converties à cause des signes et des paroles que le Seigneur ou ses envoyés ont donnés concernant la venue du Royaume.
Tandis que Corazine et Bethsaïde ont entendu l'annonce du Royaume, mais sans broncher. Et Capharnaüm elle-même, la ville où Jésus a résidé, où Pierre résidait avec sa famille, où il a guéri un paralytique, où il a enseigné la foule en dépensant beaucoup d'énergie le jour et en guérissant les malades le soir... Capharnaüm n'a pas cru non plus à la nouveauté de l'Evangile. C'était un lieu de passage des caravanes, un lieu de commerce - ou les appétits humains ont gardé le dessus et étouffé une vraie conversion. Le résultat final n'en sera que pire.
Pourtant, depuis longtemps, même en remontant jusqu'à Job, les juifs devaient savoir que l'homme doit - au contraire - prêter la plus gande attention à ce que Dieu accomplit - ne serait-ce que dans la contemplation de la nature. J'ai songé personnellement à tout ce qui n'est pas contemplation. Nous croyons accomplir beaucoup de choses dans nos vies, mais nous omettons l'acte de contempler Dieu, que ce soit dans l'oraison ou l'attention donnée à ce qui se déroule dans nos coeurs. Si nous étions plus attentifs à Dieu, si nous gardions nos lampes allumées tout en travaillant - car l'un n'empêche pas l'autre, non seulement nous serions moins pécheurs, mais notre activité elle-même s'en trouverait bien.
A l'instant, je songe à ce proverbe que je cite souvent, car j'aime sa tournure et sa force. Il dit : "Souvent, l'homme tombe du côté où il penche !" C'est une vérité de la La Palice, et souvent cela prête au rire. Il n'empêche que ces annonces qui paraissent ridicules décrivent bien comment l'homme en arrive parfois, tout à fait consciemment, à se leurrer lui-même. J'ai entendu aussi dans la bouche d' un homme amoureux qui se doutait de l'infidélité de sa compagne, mais qui se sentait trop faible devant celle-ci : "On y va, on y va. J'y suis comme un funambule, mais je ne suis pas rassuré car ce fil n'arrête pas de monter ..." Cet amour a mal fini, bien sûr.
La conclusion pour aujourd'hui vient de nouveau de Jésus. En saint Luc, au chapitre 8 : "Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez; car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir." N'imaginons certes pas qu'une pratique extérieure impeccable nous sauvera - mais il faut changer du tout au tout.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
p.cristian
- Rector provinciæ

- Messages : 436
- Inscription : mar. 28 mai 2013, 2:17
Re: Prenons garde à la manière dont nous écoutons
Je suis toujours surpris de constater à quel point le même texte inspire à des personnes différentes comme Étienne et moi des réflexions fort différente... je vous laisse juger...
Suivre l'évangile n'est pas de tout repos.
Le mythe du bon sauvage imagine que l'homme est forcément bon en l'absence de toute morale. Il y avait une petite anecdote où un "sauvage" reprochait au missionnaire venu le convertir de lui avoir enseigné à distinguer le bien du mal. Avant, disait-il n'ayant pas été converti, il n'était pas dans l'état de péché. Alors n'aurait-il pas mieux valu que le missionnaire se taise ?
Alors oui, le fils de l'homme est passé sur terre, et il n'a pas été reconnu.
Et chaque jour, où nous blessons nos proches ou que nous ignorons les souffrances autour de nous, que nous enfermons dans nos égoïsmes, que nous nous gorgeons de nos vanités, nous reproduisons les mêmes comportements qui ont mené à la Passion.
À chacun de nos manquements, nous faisons une entaille de plus dans le cœur toujours saignant du Christ. Alors ayons conscience de notre besoin de repentance et malheur effectivement à nous, si bien qu'ayant vu et entendu, nous restons les mêmes, aveugles et sourds à la supplique de Dieu, si nous ne nous convertissons pas en profondeur.
Car, au bout du compte, en rejetant ce qui nous a été dit, c'est le Seigneur que nous rejetons.
Je ne peux m'empêcher de lier l'évangile de ce jour et celui d'hier, cela me fait penser à ceci:
Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait
Mt 25:40
Personne n'est capable de se convertir complètement, et nous restons des pêcheurs.
Aussi espérons-nous sa grâce dans la communion. Et il nous l'accorde assurément, car c'est un Dieu aimant qui s'il souffre de nos souffrances, il garde l’espérance et a soif de notre amour.
Suivre l'évangile n'est pas de tout repos.
Le mythe du bon sauvage imagine que l'homme est forcément bon en l'absence de toute morale. Il y avait une petite anecdote où un "sauvage" reprochait au missionnaire venu le convertir de lui avoir enseigné à distinguer le bien du mal. Avant, disait-il n'ayant pas été converti, il n'était pas dans l'état de péché. Alors n'aurait-il pas mieux valu que le missionnaire se taise ?
Alors oui, le fils de l'homme est passé sur terre, et il n'a pas été reconnu.
Et chaque jour, où nous blessons nos proches ou que nous ignorons les souffrances autour de nous, que nous enfermons dans nos égoïsmes, que nous nous gorgeons de nos vanités, nous reproduisons les mêmes comportements qui ont mené à la Passion.
À chacun de nos manquements, nous faisons une entaille de plus dans le cœur toujours saignant du Christ. Alors ayons conscience de notre besoin de repentance et malheur effectivement à nous, si bien qu'ayant vu et entendu, nous restons les mêmes, aveugles et sourds à la supplique de Dieu, si nous ne nous convertissons pas en profondeur.
Car, au bout du compte, en rejetant ce qui nous a été dit, c'est le Seigneur que nous rejetons.
Je ne peux m'empêcher de lier l'évangile de ce jour et celui d'hier, cela me fait penser à ceci:
Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait
Mt 25:40
Personne n'est capable de se convertir complètement, et nous restons des pêcheurs.
Aussi espérons-nous sa grâce dans la communion. Et il nous l'accorde assurément, car c'est un Dieu aimant qui s'il souffre de nos souffrances, il garde l’espérance et a soif de notre amour.
N.B. le P. de mon pseudo ne veut pas dire "père".
Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.
Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Mise à l'épreuve et joie des convertis
Le samedi de la 26e semaine du temps ordinaire
Livre de Job 42,1-3.5-6.12-16.
Job fit cette réponse aux paroles du Seigneur :
« Je sais que tu es tout-puissant : tous tes projets se réalisent. Et tu l'as bien dit :
'Quel est celui qui, sans rien y connaître, défigure la Providence ? 'J'ai fait, dans mon ignorance, des discours sur des merveilles qui me dépassent et dont je ne sais rien.
Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t'ont vu.
C'est pourquoi je me rétracte, je me repens sur la poussière et sur la cendre. »
Le Seigneur bénit les dernières années de Job plus encore que les premières. Job posséda quatorze mille moutons et six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses.
Il eut encore sept fils et trois filles.
Il nomma la première Colombe, la deuxième Fleur-de-Jasmin, et la troisième Ombre-du-regard.
Il n'y avait pas dans tout le pays de femmes aussi belles que les filles de Job. Leur père leur donna une part d'héritage comme à leurs frères.
Après cela, Job vécut encore cent quarante ans, et il vit les descendants de ses fils jusqu'à la quatrième génération.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,17-24.
Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient : « Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair.Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi ; et rien ne pourra vous faire du mal.
Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux. »
Jésus, exultant de joie sous l'action de l'Esprit Saint, dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Après l'épreuve vient la récompense, après le travail vient le repos, après la peine survient la joie. Job a tenu bon dans sa foi, car même aux jours où il ne comprenait plus ce que Dieu accomplissait en lui, il a tenu bon même devant ses amis qui lui donnaient des conseils de sagesse humaine.
Il fut un temps pour moi, qui a précédé le choix d'un célibat perpétuel, durant lequel j'ai cessé de parler des journées entières. Parti en vacances, je n'ai plus dit un mot durant près d'un mois. Sur le malheur qui m'était advenu, au cours duquel j'avais livré toutes mes forces, j'ai jeté le silence comme un drap blanc sur un cadavre; sur les raisons de l'incapacité de l'homme de vivre un bonheur véritable, fiable et durable, je ne pouvais plus répondre à mes proches dont la réussite paraissait pourtant évidente. C'est à ce moment-là, j'en suis sûr, que le Seigneur m'a adopté comme un disciple. Converti, je l'étais déjà depuis des années, mais le Seigneur voulait que je m'établisse dans la durée, quoi qu'il advienne dans le monde. Et, après avoir été abaissé, comme le veut la pédagogie divine, j'ai été relevé et je reste debout....
Ce que Jésus dit aux disciples, qui s'en reviennent tout joyeux d'avoir pu soumettre les esprits mauvais, Jésus répond que ce n'est pas de cela qu'ils doivent se réjouir, mais que ce que leurs noms sont inscrits dans les Cieux.
En effet, "Personne ne connaît le Fils, sinon le Père et celui à qui le Fils veut le révéler. Il me semble aujourd'hui (lorsque je reviendrai plus tard sur ce texte, je dirai autre chose, c'est évident) que ces textes font la joie des convertis qui ont traversé leur temps de mise à l'épreuve. Une conversion peut survenir avec force en tout temps, mais c'est l'épreuve qui vient l'établir pour toujours. Voici ce que je dis, parce que c'est ce que je comprends.
La Paix soit avec vous !
Livre de Job 42,1-3.5-6.12-16.
Job fit cette réponse aux paroles du Seigneur :
« Je sais que tu es tout-puissant : tous tes projets se réalisent. Et tu l'as bien dit :
'Quel est celui qui, sans rien y connaître, défigure la Providence ? 'J'ai fait, dans mon ignorance, des discours sur des merveilles qui me dépassent et dont je ne sais rien.
Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t'ont vu.
C'est pourquoi je me rétracte, je me repens sur la poussière et sur la cendre. »
Le Seigneur bénit les dernières années de Job plus encore que les premières. Job posséda quatorze mille moutons et six mille chameaux, mille paires de bœufs et mille ânesses.
Il eut encore sept fils et trois filles.
Il nomma la première Colombe, la deuxième Fleur-de-Jasmin, et la troisième Ombre-du-regard.
Il n'y avait pas dans tout le pays de femmes aussi belles que les filles de Job. Leur père leur donna une part d'héritage comme à leurs frères.
Après cela, Job vécut encore cent quarante ans, et il vit les descendants de ses fils jusqu'à la quatrième génération.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,17-24.
Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux. Ils racontaient : « Seigneur, même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l'éclair.Vous, je vous ai donné pouvoir d'écraser serpents et scorpions, et pouvoir sur toute la puissance de l'Ennemi ; et rien ne pourra vous faire du mal.
Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms sont inscrits dans les cieux. »
Jésus, exultant de joie sous l'action de l'Esprit Saint, dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Après l'épreuve vient la récompense, après le travail vient le repos, après la peine survient la joie. Job a tenu bon dans sa foi, car même aux jours où il ne comprenait plus ce que Dieu accomplissait en lui, il a tenu bon même devant ses amis qui lui donnaient des conseils de sagesse humaine.
Il fut un temps pour moi, qui a précédé le choix d'un célibat perpétuel, durant lequel j'ai cessé de parler des journées entières. Parti en vacances, je n'ai plus dit un mot durant près d'un mois. Sur le malheur qui m'était advenu, au cours duquel j'avais livré toutes mes forces, j'ai jeté le silence comme un drap blanc sur un cadavre; sur les raisons de l'incapacité de l'homme de vivre un bonheur véritable, fiable et durable, je ne pouvais plus répondre à mes proches dont la réussite paraissait pourtant évidente. C'est à ce moment-là, j'en suis sûr, que le Seigneur m'a adopté comme un disciple. Converti, je l'étais déjà depuis des années, mais le Seigneur voulait que je m'établisse dans la durée, quoi qu'il advienne dans le monde. Et, après avoir été abaissé, comme le veut la pédagogie divine, j'ai été relevé et je reste debout....
Ce que Jésus dit aux disciples, qui s'en reviennent tout joyeux d'avoir pu soumettre les esprits mauvais, Jésus répond que ce n'est pas de cela qu'ils doivent se réjouir, mais que ce que leurs noms sont inscrits dans les Cieux.
En effet, "Personne ne connaît le Fils, sinon le Père et celui à qui le Fils veut le révéler. Il me semble aujourd'hui (lorsque je reviendrai plus tard sur ce texte, je dirai autre chose, c'est évident) que ces textes font la joie des convertis qui ont traversé leur temps de mise à l'épreuve. Une conversion peut survenir avec force en tout temps, mais c'est l'épreuve qui vient l'établir pour toujours. Voici ce que je dis, parce que c'est ce que je comprends.
La Paix soit avec vous !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- PaxetBonum
- Tribunus plebis

- Messages : 9857
- Inscription : lun. 21 juin 2010, 19:01
Re: Prenons garde à la manière dont nous écoutons
Poursuivons dans la "diversité" (très à la mode) :
Je vois dans cet Evangile plus une annonce de notre tiédeur.
Ces croyants qui sont bien calés dans une Foi confortable à Corazine Bethsaïde ou Capharnaüm, qui accueillent les miracles du Christ presque comme un dû et n'en tire qu'une consolation matérielle de guérison sans conversion interne.
De toute façon, ils ne semblent pas prêt à changer à l'opposé de des habitants de Tyr ou de Sidon qui ne limitent pas leur vue au matériel mais sont transformés intérieurement au-delà du handicape soigné.
C'est en lien avec la fête de Saint François de ce jour : " Je vous rends grâce, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux savants, et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel fut votre bon plaisir."
Si nous ne sommes pas comme des enfants (comme l'Evangile nous y invitait ces derniers jours), humble alors nous risquons de passer à côté du Seigneur dans le reconnaître, tout en l'appelant de nos vœux : 'Seigneur, Seigneur…'
Je vois dans cet Evangile plus une annonce de notre tiédeur.
Ces croyants qui sont bien calés dans une Foi confortable à Corazine Bethsaïde ou Capharnaüm, qui accueillent les miracles du Christ presque comme un dû et n'en tire qu'une consolation matérielle de guérison sans conversion interne.
De toute façon, ils ne semblent pas prêt à changer à l'opposé de des habitants de Tyr ou de Sidon qui ne limitent pas leur vue au matériel mais sont transformés intérieurement au-delà du handicape soigné.
C'est en lien avec la fête de Saint François de ce jour : " Je vous rends grâce, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux savants, et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel fut votre bon plaisir."
Si nous ne sommes pas comme des enfants (comme l'Evangile nous y invitait ces derniers jours), humble alors nous risquons de passer à côté du Seigneur dans le reconnaître, tout en l'appelant de nos vœux : 'Seigneur, Seigneur…'
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
-
mandonnaud
- Tribunus plebis

- Messages : 2311
- Inscription : jeu. 01 juil. 2004, 15:28
- Localisation : LIMOGES 87000 FRANCE
- Contact :
Re: Prenons garde à la manière dont nous écoutons
Oui une double exigence de Jésus, l'attention a son écoute et surtout lui demander de nous révéler le vraie visage authentique de la présence de Dieu que seul jésus donne, en église catholique et aussi en dehors....
Soyons des priants plein de désir de Dieu et adorateur en esprit comme l'enfant.
Paul de Limoges
Soyons des priants plein de désir de Dieu et adorateur en esprit comme l'enfant.
Paul de Limoges
Jésus est infiniment misericordieux.
http://www.mandonnaud.net/
http://www.mandonnaud.net/
-
mandonnaud
- Tribunus plebis

- Messages : 2311
- Inscription : jeu. 01 juil. 2004, 15:28
- Localisation : LIMOGES 87000 FRANCE
- Contact :
Re: Mise à l'épreuve et joie des convertis
Ne sachant pas trop quoi dire devant Jésus eucharistique à l'église dans mes visites anciennes,il mai venu a l'idée de lui demander de connaitre le Père authentiquement comme il le promet en cette évangile,est cette grâces avec le temps me fut donner et grandisse.,Déo gracias
Paul de Limoges
Paul de Limoges
Jésus est infiniment misericordieux.
http://www.mandonnaud.net/
http://www.mandonnaud.net/
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Dimanche: au travail à la vigne du Seigneur
Vingt-septième dimanche du temps ordinaire
Livre d'Isaïe 5,1-7.
Je chanterai pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau plantureux.
Il en retourna la terre et en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité. Au milieu, il bâtit une tour de garde et creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, mais elle en donna de mauvais.
Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda, soyez donc juges entre moi et ma vigne !
Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n'ai fait ? J'attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?
Eh bien, je vais vous apprendre ce que je vais faire de ma vigne : enlever sa clôture pour qu'elle soit dévorée par les animaux, ouvrir une brèche dans son mur pour qu'elle soit piétinée.
J'en ferai une pente désolée ; elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces ; j'interdirai aux nuages d'y faire tomber la pluie.
La vigne du Seigneur de l'univers, c'est la maison d'Israël. Le plant qu'il chérissait, ce sont les hommes de Juda. Il en attendait le droit, et voici l'iniquité ; il en attendait la justice, et voici les cris de détresse.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,6-9.
Frères, ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l’action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, gardera votre cœur et votre intelligence dans le Christ Jésus.
Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d'être aimé et honoré, tout ce qui s'appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte.
Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21,33-43.
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage
Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon fils. '
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage ! '
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux !
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit.
Textes de l'Evangile au quotidien
Si l'on prend la peine de replacer les lectures de ce dimanche dans l'ordre chronolique, les Philippiens nous donnent l'image de ce que sont les vrais ouvriers de cette vigne dont parlait déjà Isaïe et que Jésus reprend.
Donc, ce que dit saint Paul dans son Epître retient toute mon attention.
Le premier point, c'est qu'il faut chasser toute inquiétude - et l'inquiétude n'est-elle pas la caractéristique première de notre temps ? Mais il nous faut prier et supplier en tout temps de sorte, quoi que nous vivions, quoi que nous demandions, nous ayons en nous la "paix de Dieu" qui surpasse tout ce que l'on peut imaginer et nous guidera de bout en bout.
Pour le reste, ce que cela m'inspire, c'est une un regain de fermeté dans la foi quoi qu'il advienne - la foi avec les actes de miséricorde qui en découlent. C'est une chose qui s'est renouvelée en moi, il y a peu de temps et je souhaite dire comment.
Lorsque l'on nous dit que le Seigneur est tout proche, nous n'avons guère l'idée de cette proximité. Mais le fait est que le Seigneur est bien plus proche que l'idée qu'on se fait. Un soir, il a quelques semaines, comme je rentrais fatigué chez moi, je me suis mis à murmurer : "Seigneur, c'était tout de même plus facile quand j'avais mon auto !" Et à l'instant même, du tac au tac, plus vite que cela peut se dire ou s'écrire, la réponse s'est imprimée en moi: "Quand tu avais ton auto, moi, je ne voyais plus les pauvres !", m'a répondu Jésus.
J'ai été si surpris que je me suis arrêté de marcher ! Non, ce n'est pas comme si j'avais entendu une voix, comme dans un film fantastique, mais c'était une réponse fulgurante, du tac au tac, qui s'était gravée à l'intérieur de moi-même. Je me suis remis à marcher en méditant. Ce fut assez simple: si le Seigneur a besoin de nos yeux pour voir les pauvres, il faut que nous les lui prêtions; mais ce n'est que le commencement. Dieu a besoin de nos mains pour les servir, il a besoin de nos lèvres pour leur sourire, de notre voix pour les consoler, de nos bras pour les soulever et encore: de nos doigts repliés pour invoquer la Miséricorde divine (c'est ce dimanche la fête de sainte Faustine). Ainsi, les questions que je me posais dans l'angoisse concernant l'avenir, je n'ai plus besoin de me les poser. J'apprendrai au fur et à mesure tout ce que je dois accomplir.
C'est ainsi que nous pouvons tous, chacun et chacune d'entre nous, travailler en bon ordre à la vigne du Seigneur.
.
Livre d'Isaïe 5,1-7.
Je chanterai pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne. Mon ami avait une vigne sur un coteau plantureux.
Il en retourna la terre et en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité. Au milieu, il bâtit une tour de garde et creusa aussi un pressoir. Il en attendait de beaux raisins, mais elle en donna de mauvais.
Et maintenant, habitants de Jérusalem, hommes de Juda, soyez donc juges entre moi et ma vigne !
Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n'ai fait ? J'attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?
Eh bien, je vais vous apprendre ce que je vais faire de ma vigne : enlever sa clôture pour qu'elle soit dévorée par les animaux, ouvrir une brèche dans son mur pour qu'elle soit piétinée.
J'en ferai une pente désolée ; elle ne sera ni taillée ni sarclée, il y poussera des épines et des ronces ; j'interdirai aux nuages d'y faire tomber la pluie.
La vigne du Seigneur de l'univers, c'est la maison d'Israël. Le plant qu'il chérissait, ce sont les hommes de Juda. Il en attendait le droit, et voici l'iniquité ; il en attendait la justice, et voici les cris de détresse.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,6-9.
Frères, ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l’action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, gardera votre cœur et votre intelligence dans le Christ Jésus.
Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d'être aimé et honoré, tout ce qui s'appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte.
Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21,33-43.
Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez cette parabole : Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde. Puis il la donna en fermage à des vignerons, et partit en voyage
Quand arriva le moment de la vendange, il envoya ses serviteurs auprès des vignerons pour se faire remettre le produit de la vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs, frappèrent l'un, tuèrent l'autre, lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d'autres serviteurs plus nombreux que les premiers ; mais ils furent traités de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils, en se disant : 'Ils respecteront mon fils. '
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux : 'Voici l'héritier : allons-y ! tuons-le, nous aurons l'héritage ! '
Ils se saisirent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.
Eh bien, quand le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond : « Ces misérables, il les fera périr misérablement. Il donnera la vigne en fermage à d'autres vignerons, qui en remettront le produit en temps voulu. »
Jésus leur dit : « N'avez-vous jamais lu dans les Écritures : La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux !
Aussi, je vous le dis : Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à un peuple qui lui fera produire son fruit.
Textes de l'Evangile au quotidien
Si l'on prend la peine de replacer les lectures de ce dimanche dans l'ordre chronolique, les Philippiens nous donnent l'image de ce que sont les vrais ouvriers de cette vigne dont parlait déjà Isaïe et que Jésus reprend.
Donc, ce que dit saint Paul dans son Epître retient toute mon attention.
Le premier point, c'est qu'il faut chasser toute inquiétude - et l'inquiétude n'est-elle pas la caractéristique première de notre temps ? Mais il nous faut prier et supplier en tout temps de sorte, quoi que nous vivions, quoi que nous demandions, nous ayons en nous la "paix de Dieu" qui surpasse tout ce que l'on peut imaginer et nous guidera de bout en bout.
Pour le reste, ce que cela m'inspire, c'est une un regain de fermeté dans la foi quoi qu'il advienne - la foi avec les actes de miséricorde qui en découlent. C'est une chose qui s'est renouvelée en moi, il y a peu de temps et je souhaite dire comment.
Lorsque l'on nous dit que le Seigneur est tout proche, nous n'avons guère l'idée de cette proximité. Mais le fait est que le Seigneur est bien plus proche que l'idée qu'on se fait. Un soir, il a quelques semaines, comme je rentrais fatigué chez moi, je me suis mis à murmurer : "Seigneur, c'était tout de même plus facile quand j'avais mon auto !" Et à l'instant même, du tac au tac, plus vite que cela peut se dire ou s'écrire, la réponse s'est imprimée en moi: "Quand tu avais ton auto, moi, je ne voyais plus les pauvres !", m'a répondu Jésus.
J'ai été si surpris que je me suis arrêté de marcher ! Non, ce n'est pas comme si j'avais entendu une voix, comme dans un film fantastique, mais c'était une réponse fulgurante, du tac au tac, qui s'était gravée à l'intérieur de moi-même. Je me suis remis à marcher en méditant. Ce fut assez simple: si le Seigneur a besoin de nos yeux pour voir les pauvres, il faut que nous les lui prêtions; mais ce n'est que le commencement. Dieu a besoin de nos mains pour les servir, il a besoin de nos lèvres pour leur sourire, de notre voix pour les consoler, de nos bras pour les soulever et encore: de nos doigts repliés pour invoquer la Miséricorde divine (c'est ce dimanche la fête de sainte Faustine). Ainsi, les questions que je me posais dans l'angoisse concernant l'avenir, je n'ai plus besoin de me les poser. J'apprendrai au fur et à mesure tout ce que je dois accomplir.
C'est ainsi que nous pouvons tous, chacun et chacune d'entre nous, travailler en bon ordre à la vigne du Seigneur.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
mandonnaud
- Tribunus plebis

- Messages : 2311
- Inscription : jeu. 01 juil. 2004, 15:28
- Localisation : LIMOGES 87000 FRANCE
- Contact :
Re: Dimanche: au travail à la vigne du Seigneur
Vous avez raison et ton experiance je la connais aussi d'être les yeux et bras du seigneur,mais comprenons st paul dans l'ensemble;
"Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d'être aimé et honoré, tout ce qui s'appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte.
Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous."
Soyons assoiffer de vraie et de noble..de juste et de pur!!!les hommes ont ils actuellement cette aspiration à la justice devant Dieu et pour les haommes surtout lesplus pauvres ou fermons nous les yeux face au injustice!!! , a la pureté du regard ou prenons nous plaisir au publicité fait au détriment des femmes et nos regard adultères ...a aimer le vraie la droiture.. les vérités de Dieu au détriment de la révélation de nos pêchées ou sommes nous fermer aux vérités qui nous dérangent et nous révèle dans nos pauvretés et besoin de salut???
amitiés
Paul de LImoges
"Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d'être aimé et honoré, tout ce qui s'appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte.
Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous."
Soyons assoiffer de vraie et de noble..de juste et de pur!!!les hommes ont ils actuellement cette aspiration à la justice devant Dieu et pour les haommes surtout lesplus pauvres ou fermons nous les yeux face au injustice!!! , a la pureté du regard ou prenons nous plaisir au publicité fait au détriment des femmes et nos regard adultères ...a aimer le vraie la droiture.. les vérités de Dieu au détriment de la révélation de nos pêchées ou sommes nous fermer aux vérités qui nous dérangent et nous révèle dans nos pauvretés et besoin de salut???
amitiés
Paul de LImoges
Jésus est infiniment misericordieux.
http://www.mandonnaud.net/
http://www.mandonnaud.net/
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Dimanche: au travail à la vigne du Seigneur
Merci d'avoir complété avec justesse mon partage. Oui, il est exact qu'une grande partie des hommes sont comme hypnotisés par leur propre sort et ne sont plus capables de s'intéresser aux pauvres parmi eux. Or, ce qui les sauverait, c'est justement ce regard posés sur le pauvre, car celui qui s'identifie le mieux au pauvre, c'est Jésus.mandonnaud a écrit :Vous avez raison et ton experiance je la connais aussi d'être les yeux et bras du seigneur,mais comprenons st paul dans l'ensemble;
"Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d'être aimé et honoré, tout ce qui s'appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte.
Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous."
Soyons assoiffer de vraie et de noble..de juste et de pur!!!les hommes ont ils actuellement cette aspiration à la justice devant Dieu et pour les haommes surtout lesplus pauvres ou fermons nous les yeux face au injustice!!! , a la pureté du regard ou prenons nous plaisir au publicité fait au détriment des femmes et nos regard adultères ...a aimer le vraie la droiture.. les vérités de Dieu au détriment de la révélation de nos pêchées ou sommes nous fermer aux vérités qui nous dérangent et nous révèle dans nos pauvretés et besoin de salut???
amitiés
Paul de LImoges
Bon dimanche !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'annonce de l'Evangile, l'Oeuvre parmi toutes
Le lundi de la 27e semaine du temps ordinaire
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,6-12.
Frères, je trouve vraiment étonnant que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, et que vous passiez à un autre Évangile. En fait, il n'y en a pas d'autre : il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent renverser l'Évangile du Christ.
Eh bien ! si un jour quelqu'un, même nous, même un ange du ciel, vient annoncer un Évangile différent de l'Évangile que nous vous avons annoncé, qu'il soit maudit !
Nous l'avons déjà dit, et je le répète encore : si quelqu'un vient vous annoncer un Évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit maudit !
Est-ce que, maintenant, je veux me faire approuver par les hommes, ou bien par Dieu ? Est-ce que c'est aux hommes que je cherche à plaire ? Si j'en étais encore à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.
Frères, il faut que vous le sachiez, l'Évangile que je proclame n'est pas une invention humaine.
Ce n'est pas non plus un homme qui me l'a transmis ou enseigné : mon Évangile vient d'une révélation de Jésus Christ.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,25-37.
Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? »
L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. »
Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »
Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié.
Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai. '
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Il y avait, chez les Galates, des convertis de toutes origines, mais également des juifs convertis - ce qui est logique car les premiers apôtres ont commencé leur mission en prêchant dans des synagogues établies un peu partout sur le chemin où l'Esprit les envoyait. C'était d'ailleurs ce que Jésus avait ordonné lors des premiers "envois": « N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche." (St-Mat. 10,5) C'est la raison pour laquelle saint Paul dénonce toute déclaration qui viendrait en opposition avec l'Evangile qu'il a lui-même proclamé avec la puissance de l'Esprit saint à l'oeuvre.
Du temps de la présence de Jésus parmi eux, les disciples n'étaient pas assez forts pour répondre aux questions théologiques insidieuses que les Samaritains n'auraient pas manqué de leur soumettre. Mais il fallait attendre la Pentecôte, la venue de l'Esprit Saint. Or, dans la situation décrite par Paul, les juifs convertis entendaient bien avoir un rôle de "grands frères" à jouer dans les nouvelles communautés; certes on pouvait bien croire au Christ, mais en se soumettant aux règles établies depuis toujours ! On se rappelle notamment la question de la circoncision et des viandes interdites.
Cette impossibilité d'associer l'Evangile à des règles anciennes, c'est ce que manifeste également la parabole de l'homme laissé pour mort sur la route et de son sauveur. Notre prêtre a commencé, avec forte raison, par
souligner que l'intention du docteur de la Loi n'était pas de recevoir un enseignement de la bouche de Jésus, mais bien de le mettre à l'épreuve ! Mais cette épreuve est l'occasion pour Jésus de renverser les prescriptions surajoutées par les juifs à la pratique de leur foi. Il faut savoir, par exemple, que pour venir au secours de l'homme roué de coups, le prêtre et le lévite auraient dû enfreindre leurs règles respectives. Le contact avec le sang d'un homme blessé les eût rendus impurs pour le service du Temple durant un certain temps. Et donc, mieux valait passer outre, quitte à laisser l'homme mourir de ses blessures.
C'est un Samaritain, un homme qui ne reconnaît pas le temple de Jérusalem - ni son enseignement, qui sauve le malheureux roué de coups. En livrant cette parabole - très concrète, réaliste, plausible, Jésus montre que l'obéissance à la parole de Dieu n'est pas comme une loi à laquelle l'on pourrait ajouter ou retrancher quelque chose. Jésus confond donc le docteur de la Loi et lui dit même : "Agis donc comme ce Samaritain si tu veux être vraiment un juste."
Très bien inspiré ce matin, malgré un début de grippe, notre prêtre à ajouté que lors de cet épisode, Jésus ne descend pas de Jérusalem pour aller à Jéricho, mais qu'Il monte vers Jérusalem pour que s'accomplissent les prophéties qui le concernent.
----------------------
Très forte homélie. Merci de prier pour Mr. l'Abbé Duquesne. Né à Ladeuze le 3 mai 1926, ordonné prêtre le 25 juillet 1954 à Tournai, professeur émérite, l'abbé André Duquesne célèbre cette année ses 25 ans de présence dans le doyenné comme prêtre auxiliaire.
.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,6-12.
Frères, je trouve vraiment étonnant que vous abandonniez si vite celui qui vous a appelés par la grâce du Christ, et que vous passiez à un autre Évangile. En fait, il n'y en a pas d'autre : il y a seulement des gens qui jettent le trouble parmi vous et qui veulent renverser l'Évangile du Christ.
Eh bien ! si un jour quelqu'un, même nous, même un ange du ciel, vient annoncer un Évangile différent de l'Évangile que nous vous avons annoncé, qu'il soit maudit !
Nous l'avons déjà dit, et je le répète encore : si quelqu'un vient vous annoncer un Évangile différent de celui que vous avez reçu, qu'il soit maudit !
Est-ce que, maintenant, je veux me faire approuver par les hommes, ou bien par Dieu ? Est-ce que c'est aux hommes que je cherche à plaire ? Si j'en étais encore à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.
Frères, il faut que vous le sachiez, l'Évangile que je proclame n'est pas une invention humaine.
Ce n'est pas non plus un homme qui me l'a transmis ou enseigné : mon Évangile vient d'une révélation de Jésus Christ.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,25-37.
Pour mettre Jésus à l'épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question : « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu'y a-t-il d'écrit ? Que lis-tu ? »
L'autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie. »
Mais lui, voulant montrer qu'il était un homme juste, dit à Jésus : « Et qui donc est mon prochain ? »
Jésus reprit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l'avoir dépouillé, roué de coups, s'en allèrent en le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l'autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l'autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié.
Il s'approcha, pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d'argent, et les donna à l'aubergiste, en lui disant : 'Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai. '
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l'homme qui était tombé entre les mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répond : « Celui qui a fait preuve de bonté envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi fais de même. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Il y avait, chez les Galates, des convertis de toutes origines, mais également des juifs convertis - ce qui est logique car les premiers apôtres ont commencé leur mission en prêchant dans des synagogues établies un peu partout sur le chemin où l'Esprit les envoyait. C'était d'ailleurs ce que Jésus avait ordonné lors des premiers "envois": « N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche." (St-Mat. 10,5) C'est la raison pour laquelle saint Paul dénonce toute déclaration qui viendrait en opposition avec l'Evangile qu'il a lui-même proclamé avec la puissance de l'Esprit saint à l'oeuvre.
Du temps de la présence de Jésus parmi eux, les disciples n'étaient pas assez forts pour répondre aux questions théologiques insidieuses que les Samaritains n'auraient pas manqué de leur soumettre. Mais il fallait attendre la Pentecôte, la venue de l'Esprit Saint. Or, dans la situation décrite par Paul, les juifs convertis entendaient bien avoir un rôle de "grands frères" à jouer dans les nouvelles communautés; certes on pouvait bien croire au Christ, mais en se soumettant aux règles établies depuis toujours ! On se rappelle notamment la question de la circoncision et des viandes interdites.
Cette impossibilité d'associer l'Evangile à des règles anciennes, c'est ce que manifeste également la parabole de l'homme laissé pour mort sur la route et de son sauveur. Notre prêtre a commencé, avec forte raison, par
souligner que l'intention du docteur de la Loi n'était pas de recevoir un enseignement de la bouche de Jésus, mais bien de le mettre à l'épreuve ! Mais cette épreuve est l'occasion pour Jésus de renverser les prescriptions surajoutées par les juifs à la pratique de leur foi. Il faut savoir, par exemple, que pour venir au secours de l'homme roué de coups, le prêtre et le lévite auraient dû enfreindre leurs règles respectives. Le contact avec le sang d'un homme blessé les eût rendus impurs pour le service du Temple durant un certain temps. Et donc, mieux valait passer outre, quitte à laisser l'homme mourir de ses blessures.
C'est un Samaritain, un homme qui ne reconnaît pas le temple de Jérusalem - ni son enseignement, qui sauve le malheureux roué de coups. En livrant cette parabole - très concrète, réaliste, plausible, Jésus montre que l'obéissance à la parole de Dieu n'est pas comme une loi à laquelle l'on pourrait ajouter ou retrancher quelque chose. Jésus confond donc le docteur de la Loi et lui dit même : "Agis donc comme ce Samaritain si tu veux être vraiment un juste."
Très bien inspiré ce matin, malgré un début de grippe, notre prêtre à ajouté que lors de cet épisode, Jésus ne descend pas de Jérusalem pour aller à Jéricho, mais qu'Il monte vers Jérusalem pour que s'accomplissent les prophéties qui le concernent.
----------------------
Très forte homélie. Merci de prier pour Mr. l'Abbé Duquesne. Né à Ladeuze le 3 mai 1926, ordonné prêtre le 25 juillet 1954 à Tournai, professeur émérite, l'abbé André Duquesne célèbre cette année ses 25 ans de présence dans le doyenné comme prêtre auxiliaire.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
gerardh
- Tribunus plebis

- Messages : 5031
- Inscription : ven. 26 déc. 2008, 20:02
- Conviction : chrétien non catholique
- Localisation : Le Chambon sur Lignon (France)
Re: L'annonce de l'Evangile, l'Oeuvre parmi toutes
_______
Bonjour,
Pas d'autres commentaires sur Luc 10 ? Quelle est la réponse à : qui est mon prochain ?
__________
Bonjour,
Pas d'autres commentaires sur Luc 10 ? Quelle est la réponse à : qui est mon prochain ?
__________
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: L'annonce de l'Evangile, l'Oeuvre parmi toutes
Aimer son prochain : la question du prochain est renversée par Jésus. Le prochain n'est plus - en tout cas ici - celui à qui l'on peut venir en aide, mais c'est l'autre,: celui qui a fait du bien à l'homme qui était laissé pour mort sur le chemin. Une réponse évidement très très gênante pour le Docteur qui avait voulu piéger Jésus. Comment un Juif pourrait-il aimer un Samaritain ?
Il n'en reste pas moins que la définition "classique" du prochain demeure valable, mais comme le dit "Bibliquest" : le commandement sur l’amour du prochain est étoffé et exemplifié au moyen de la manière d’agir de Dieu dans l’évangile. C’est aussi ce qui donne à notre parabole sa beauté particulière.
http://www.bibliquest.org/BriemC/BriemC ... s.htm#TM12
Il n'en reste pas moins que la définition "classique" du prochain demeure valable, mais comme le dit "Bibliquest" : le commandement sur l’amour du prochain est étoffé et exemplifié au moyen de la manière d’agir de Dieu dans l’évangile. C’est aussi ce qui donne à notre parabole sa beauté particulière.
http://www.bibliquest.org/BriemC/BriemC ... s.htm#TM12
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Fête de Notre-Dame du Rosaire
b]Le mardi de la 27e semaine du temps ordinaire
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,13-24. [/b]
Frères, vous avez certainement entendu parler de l'activité que j'avais dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l'Église de Dieu, et je cherchais à la détruire.
J'allais plus loin dans le judaïsme que la plupart des gens de mon peuple qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères.
Mais Dieu m'avait mis à part dès le sein de ma mère, dans sa grâce il m'avait appelé,
et, un jour, il a trouvé bon de mettre en moi la révélation de son Fils, pour que moi, je l'annonce parmi les nations païennes.
Aussitôt, sans prendre l'avis de personne, sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l'Arabie ; de là, je suis revenu à Damas. Puis, au bout de trois ans, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours avec lui. Je n'ai vu aucun des autres Apôtres sauf Jacques, le frère du Seigneur.
En écrivant cela, je ne mens pas, je vous le déclare devant Dieu.
Ensuite, je me suis rendu dans les régions de Syrie et de Cilicie.
Mais pour les Églises du Christ qui sont en Judée, mon visage restait inconnu ;
elles avaient simplement entendu dire ceci : « L'homme qui nous persécutait naguère annonce aujourd'hui la foi qu'il cherchait alors à détruire. » Et ces Églises rendaient gloire à Dieu à mon sujet.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,38-42.
Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison.
Elle avait une sœur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Les textes de la liturgie à l'occasion de la fête du Rosaire se répondent l'un à l'autre sur ce point précis :
que le Seigneur intervient directement auprès des âmes qui se gardent toujours attentives à sa parole. C'est bien le cas de Marie, la soeur de Marthe, dont Jésus dit qu'elle a choisi "la meilleure part". Et c'est aussi le cas de saint Paul, que sa conversion a poussé jusqu'en Arabie, c'est-à-dire au désert, et ensuite à Damas - sans autre précision.
Ce que Paul et Marie ont en commun, c'est l'écoute et l'attention. C'est également l'oeuvre intérieure qui se réalise dans l'âme de toutes celles et tous ceux qui se convertissent. Trois ans, c'est aussi la durée de le vie publique de Jésus - précédée de trente années de "vie cachée".
Notre prêtre a voulu attirer notre attention sur le fait que ce n'est pas la durée qui entre en ligne de compte, mais la transformation de l'être qui se convertit. Il devient autre, il mue, il se transforme. Il est comme le levain enfoui dans la pâte: le levain disparaît, mais la pâte lève !
De la même manière, la prière n'est pas une préparation à l'action, mais elle est action également puisqu'elle nous met en harmonie avec la volonté divine. Faisant allusion à tous les événements du monde dont les écrans de télévision sont "gavées", notre prêtre nous a dit que c'est bien peu de chose à côté de ce que peut produire la conversion d'une ou d'un seul d'entre nous. Ce qui m'a enchanté !
.
.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 1,13-24. [/b]
Frères, vous avez certainement entendu parler de l'activité que j'avais dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l'Église de Dieu, et je cherchais à la détruire.
J'allais plus loin dans le judaïsme que la plupart des gens de mon peuple qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères.
Mais Dieu m'avait mis à part dès le sein de ma mère, dans sa grâce il m'avait appelé,
et, un jour, il a trouvé bon de mettre en moi la révélation de son Fils, pour que moi, je l'annonce parmi les nations païennes.
Aussitôt, sans prendre l'avis de personne, sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l'Arabie ; de là, je suis revenu à Damas. Puis, au bout de trois ans, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours avec lui. Je n'ai vu aucun des autres Apôtres sauf Jacques, le frère du Seigneur.
En écrivant cela, je ne mens pas, je vous le déclare devant Dieu.
Ensuite, je me suis rendu dans les régions de Syrie et de Cilicie.
Mais pour les Églises du Christ qui sont en Judée, mon visage restait inconnu ;
elles avaient simplement entendu dire ceci : « L'homme qui nous persécutait naguère annonce aujourd'hui la foi qu'il cherchait alors à détruire. » Et ces Églises rendaient gloire à Dieu à mon sujet.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,38-42.
Alors qu'il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison.
Elle avait une sœur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider. »
Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses.
Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. »
Textes de l'Evangile au quotidien
Les textes de la liturgie à l'occasion de la fête du Rosaire se répondent l'un à l'autre sur ce point précis :
que le Seigneur intervient directement auprès des âmes qui se gardent toujours attentives à sa parole. C'est bien le cas de Marie, la soeur de Marthe, dont Jésus dit qu'elle a choisi "la meilleure part". Et c'est aussi le cas de saint Paul, que sa conversion a poussé jusqu'en Arabie, c'est-à-dire au désert, et ensuite à Damas - sans autre précision.
Ce que Paul et Marie ont en commun, c'est l'écoute et l'attention. C'est également l'oeuvre intérieure qui se réalise dans l'âme de toutes celles et tous ceux qui se convertissent. Trois ans, c'est aussi la durée de le vie publique de Jésus - précédée de trente années de "vie cachée".
Notre prêtre a voulu attirer notre attention sur le fait que ce n'est pas la durée qui entre en ligne de compte, mais la transformation de l'être qui se convertit. Il devient autre, il mue, il se transforme. Il est comme le levain enfoui dans la pâte: le levain disparaît, mais la pâte lève !
De la même manière, la prière n'est pas une préparation à l'action, mais elle est action également puisqu'elle nous met en harmonie avec la volonté divine. Faisant allusion à tous les événements du monde dont les écrans de télévision sont "gavées", notre prêtre nous a dit que c'est bien peu de chose à côté de ce que peut produire la conversion d'une ou d'un seul d'entre nous. Ce qui m'a enchanté !
.
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Père non comme je veux mais comme Toi tu veux
Le mercredi de la 27e semaine du temps ordinaire
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 2,1-2.7-14.
Frères, au bout de quatorze ans, je suis de nouveau monté à Jérusalem; j'étais avec Barnabé, et j'avais aussi emmené Tite. J'y montais à la suite d'une révélation, et l'Évangile que je proclame au milieu des nations païennes, je l'ai exposé à la communauté, et aussi, en privé, aux personnages les plus importants ; car je ne voulais pas risquer de courir pour rien, ni avoir couru jusqu'à présent pour rien.
mais au contraire, ils constatèrent que Dieu m'avait confié l'annonce de l'Évangile pour les païens, comme il l'avait confiée à Pierre pour les Juifs.
En effet, si l'action de Dieu a fait de Pierre l'Apôtre des Juifs, elle a fait de moi l'Apôtre des païens.
Ayant reconnu la grâce qui m'a été donnée, Jacques, Pierre et Jean, qui sont considérés dans l'Église comme les colonnes, nous ont tendu la main, à Barnabé et à moi, en signe de communion : ainsi nous irions vers les païens, et eux vers les Juifs. Ils nous demandèrent seulement de penser aux pauvres de leur communauté, ce que j'ai toujours fait de mon mieux.
Mais quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, parce qu'il était dans son tort.
En effet, il prenait ses repas avec les frères d'origine païenne jusqu'au moment où arrivèrent de Jérusalem des amis de Jacques. Mais quand ils furent là, Pierre prit l'habitude de se retirer et de se tenir à l'écart, par peur des frères d'origine juive. Tous les autres frères juifs jouèrent la même comédie que lui, si bien que Barnabé lui-même s'y laissa entraîner.
Mais alors, quand je vis que ceux-ci ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Pierre devant tout le monde : « Toi, tout juif que tu es, il t'arrive de suivre les coutumes des païens et non celles des Juifs ; alors, pourquoi forces-tu les païens à faire comme les Juifs ? »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,1-4.
Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation. ' »
Textes de l'Evangile au quotidien
La prière du Notre Père répond aux reproches justifiés que Paul fait à Pierre : car non seulement, il s'était mis dans son tort, mais il y entraînait d'autres frères. Aussi est-il bien nécessaire que nous nous retrouvions régulièrement pour demander à Dieu sa volonté - et non la nôtre, avec des justifications qui ne tiennent pas. Pourquoi le soudain changement d'attitude de Pierre ? Certainement qu'il n'a voulu déplaire à personne, mais agir dans la foi, ce n'est pas cela; dans la foi, nous nous exposons plutôt à la contradiction. Ce que Jésus n'a pas hésité à faire durant toute sa vie publique.
(Je ne peux écrire plus aujourd'hui, car j'ai dû changer d'ordinateur et toute la journée n'y aura pas suffi. Dans la soirée s'est écoulée d'hier, j'ai eu beaucoup d'angoisse à l'idée de ne plus arriver à me connecter. J'ai passé s'est écoulée avant que je parvienne à me connecter à moitié correctement. Je prie que tout s'arrange car, désormais, Gmail ne reconnaît plus mon mot de passe, ce qui est très surprenant - mais l'essentiel est pour moi de partager sur les sites sur lesquels je suis inscrit.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 2,1-2.7-14.
Frères, au bout de quatorze ans, je suis de nouveau monté à Jérusalem; j'étais avec Barnabé, et j'avais aussi emmené Tite. J'y montais à la suite d'une révélation, et l'Évangile que je proclame au milieu des nations païennes, je l'ai exposé à la communauté, et aussi, en privé, aux personnages les plus importants ; car je ne voulais pas risquer de courir pour rien, ni avoir couru jusqu'à présent pour rien.
mais au contraire, ils constatèrent que Dieu m'avait confié l'annonce de l'Évangile pour les païens, comme il l'avait confiée à Pierre pour les Juifs.
En effet, si l'action de Dieu a fait de Pierre l'Apôtre des Juifs, elle a fait de moi l'Apôtre des païens.
Ayant reconnu la grâce qui m'a été donnée, Jacques, Pierre et Jean, qui sont considérés dans l'Église comme les colonnes, nous ont tendu la main, à Barnabé et à moi, en signe de communion : ainsi nous irions vers les païens, et eux vers les Juifs. Ils nous demandèrent seulement de penser aux pauvres de leur communauté, ce que j'ai toujours fait de mon mieux.
Mais quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, parce qu'il était dans son tort.
En effet, il prenait ses repas avec les frères d'origine païenne jusqu'au moment où arrivèrent de Jérusalem des amis de Jacques. Mais quand ils furent là, Pierre prit l'habitude de se retirer et de se tenir à l'écart, par peur des frères d'origine juive. Tous les autres frères juifs jouèrent la même comédie que lui, si bien que Barnabé lui-même s'y laissa entraîner.
Mais alors, quand je vis que ceux-ci ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Pierre devant tout le monde : « Toi, tout juif que tu es, il t'arrive de suivre les coutumes des païens et non celles des Juifs ; alors, pourquoi forces-tu les païens à faire comme les Juifs ? »
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,1-4.
Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. »
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne.
Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour.
Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation. ' »
Textes de l'Evangile au quotidien
La prière du Notre Père répond aux reproches justifiés que Paul fait à Pierre : car non seulement, il s'était mis dans son tort, mais il y entraînait d'autres frères. Aussi est-il bien nécessaire que nous nous retrouvions régulièrement pour demander à Dieu sa volonté - et non la nôtre, avec des justifications qui ne tiennent pas. Pourquoi le soudain changement d'attitude de Pierre ? Certainement qu'il n'a voulu déplaire à personne, mais agir dans la foi, ce n'est pas cela; dans la foi, nous nous exposons plutôt à la contradiction. Ce que Jésus n'a pas hésité à faire durant toute sa vie publique.
(Je ne peux écrire plus aujourd'hui, car j'ai dû changer d'ordinateur et toute la journée n'y aura pas suffi. Dans la soirée s'est écoulée d'hier, j'ai eu beaucoup d'angoisse à l'idée de ne plus arriver à me connecter. J'ai passé s'est écoulée avant que je parvienne à me connecter à moitié correctement. Je prie que tout s'arrange car, désormais, Gmail ne reconnaît plus mon mot de passe, ce qui est très surprenant - mais l'essentiel est pour moi de partager sur les sites sur lesquels je suis inscrit.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Père non comme je veux mais comme Toi tu veux
Au terme d'une journée épuisante pour changer d'ordinateur, je suis de nouveau à jour. Mais il m'a fallu traverser la ville six fois en tout sens, à pieds bien sûr. Lorsque mon précédent portable est finalement "tombé en rade" après six ans de service, je me suis rendu compte hier soir que ma "personnalité virtuelle" avait plus de poids à mes yeux que mes rencontres au quotidien. Et en réalité, il y a quelque chose de vrai, là-dedans. Car au cours de mes journées, seulement deux ou trois personnes prennent le temps de bavarder avec moi. Mais c'est en écrivant que je vis.
Ce midi, j'ai pu parler avec un autre "bon fils" qui visite sa mère. J'ai bien vu qu'il est hors de lui. Tout d'un coup, il s'est mis à me rapporter dans le détail, comment son épouse est devenue la compagne de son meilleur ami... Il attendait que je réponde quelque chose et je lui ai rapporté une scène vécue : lorsque je me suis soudainement fait traiter de "Sale C... de fils de bourge'" par la femme que j'avais adorée, je n'ai pas bronché. J'avais confié que dans cette histoire d'amour, j'avais l'impression d'être comme un funambule - mais "sur un fil qui ne cesse de monter" !
Puisse nos infortunes aboutir à de vraies rencontres.
Ce midi, j'ai pu parler avec un autre "bon fils" qui visite sa mère. J'ai bien vu qu'il est hors de lui. Tout d'un coup, il s'est mis à me rapporter dans le détail, comment son épouse est devenue la compagne de son meilleur ami... Il attendait que je réponde quelque chose et je lui ai rapporté une scène vécue : lorsque je me suis soudainement fait traiter de "Sale C... de fils de bourge'" par la femme que j'avais adorée, je n'ai pas bronché. J'avais confié que dans cette histoire d'amour, j'avais l'impression d'être comme un funambule - mais "sur un fil qui ne cesse de monter" !
Puisse nos infortunes aboutir à de vraies rencontres.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité