Re: Héraldique ecclésiastique
Publié : lun. 06 juil. 2009, 14:25
et loin des gloires et des prestiges mondains, et pour en revenir à la simplicité ecclésiastique, voici cet aperçu de la vie du Curé d'Ars :
Le camail et la croix
"En octobre 1852, Mgr Chalandon, évêque de Belley, est venu à Ars, pour jouer au curé "une bonne farce" : M. Vianney a été nommé chanoine. On lui a passé de force le camail dont il ne voulait pas.
Dix jours plus tard, l'abbé Vianney écrivait à son évêque une lettre célèbre ; on y lit, à propos de son canonicat : " Monseigneur, le camaille que vous avez eu la grande charité de me donner me fait grand plaisir, car ne pouvant achever de compléter une fondation, je l'ai vendu cinquante francs ; avec ce prix, j'ai été content..."
Ne voulant pas être en reste, et soucieux de distinguer un personnage dont tout le monde parlait avec vénération, Napoléon III, deux ans plus tard, lui attribua la Légion d'Honneur. Au châtelain d'Ars, qui lui annonçait la nouvelle, l'abbé Vianney demanda "s'il y avait une rente". Et quand il sut que seuls les militaires en touchaient une, il répondit : "dites à l'Empereur qu'il garde sa croix, puisque mes pauvres n'auront rien à y gagner." Quand la décoration arriva, il la donna à son vicaire et personne n'en parla plus"
Guide de la France religieuse et mystique, Maurice Colinon, Tchou, 1969
Le camail et la croix
"En octobre 1852, Mgr Chalandon, évêque de Belley, est venu à Ars, pour jouer au curé "une bonne farce" : M. Vianney a été nommé chanoine. On lui a passé de force le camail dont il ne voulait pas.
Dix jours plus tard, l'abbé Vianney écrivait à son évêque une lettre célèbre ; on y lit, à propos de son canonicat : " Monseigneur, le camaille que vous avez eu la grande charité de me donner me fait grand plaisir, car ne pouvant achever de compléter une fondation, je l'ai vendu cinquante francs ; avec ce prix, j'ai été content..."
Ne voulant pas être en reste, et soucieux de distinguer un personnage dont tout le monde parlait avec vénération, Napoléon III, deux ans plus tard, lui attribua la Légion d'Honneur. Au châtelain d'Ars, qui lui annonçait la nouvelle, l'abbé Vianney demanda "s'il y avait une rente". Et quand il sut que seuls les militaires en touchaient une, il répondit : "dites à l'Empereur qu'il garde sa croix, puisque mes pauvres n'auront rien à y gagner." Quand la décoration arriva, il la donna à son vicaire et personne n'en parla plus"
Guide de la France religieuse et mystique, Maurice Colinon, Tchou, 1969








