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Paris : Le collège des Bernardins

Publié : mar. 03 févr. 2009, 7:30
par jean_droit
Le collège des Bernardins inauguré par Benoît XVI lors de sa visite à Paris propose tout un ensemble de coférences "culturelles".
Il est possible de connaitre toutes ses activités sur :

http://www.collegedesbernardins.fr/

Et recevoir sur son email une lettre ( mensuelle ? ) qui donne la liste des activités à venir.

Pour s'abonner :
http://www.collegedesbernardins.fr/inde ... etter.html

Re: Des nouvelles du "Collège des Bernardins"...

Publié : mar. 23 juin 2009, 11:47
par coeurderoy
L'Eglise de France phagocytée par la jet-set du Non-Art : à lire les gloses des catalogues d'expos, c'est de l'ultra-cérébral...ça donne du boulot aux écrivassiers non ?
Je viens de découvrir des vitraux installés (en 2002) dans l'église Saint Denis de Crépy-en-Valois dans des tons marronnasse-dégueulis de framboise qui devraient vous plaire Charles !!! (c'est censé évoquer l'Eden :incertain: !). Manque de pot, l'église fourmillant d'oeuvres anciennes de haute qualité, ça fait vraiment tache !

Re: Des nouvelles du "Collège des Bernardins"...

Publié : mar. 23 juin 2009, 13:03
par coeurderoy
pour info c'est un certain Courageux (maitre verrier) qui est responsable de ces "dissonnances chromatiques" délicieusement dégoulinantes au dessus des admirables boiseries XVIIème du choeur : vues de la nef c'est un vrai...crève-coeur (nom du village de l'Oise, Crèvecoeur-le Grand, où est installé l'atelier de ce verrier qui a fait bien mieux en restaurant des verrières anciennes !)

Re: Des nouvelles du "Collège des Bernardins"...

Publié : jeu. 16 juil. 2009, 14:16
par Pneumatis
Charles a écrit :Un commentaire et-il vraiment nécessaire ?
Nécessaire, je ne sais pas, mais en tout cas ça m'a l'air très intéressant le travail sur la culpabilité et les nouveaux chemins de sagesse à rechercher. En effet, force est de constater que l'exacerbation de la culpabilité comme seul rapport au bien n'a fait qu'entrainer une rébellion des consciences, témoignant ainsi de la réalité du sentiment de culpabilité : un enfermement, une prison. On dira que dans ce cas c'est la miséricorde divine qui libère, mais il ne faut pas ignorer la réalité psychologique de la chose. Encore faut-il avoir conscience de cette miséricorde... et donc on tourne très vite en rond. Le problème de la culpabilité comme seule manifestation de conscience morale est bel et bien un conditionnement pré-fabriqué et n'a pas grand chose à voir avec la réelle contrition. C'est un sentiment, une émotion, qui nous fait croire à une conscience morale mais fini par nous opposer au bien plutôt que de nous attirer à lui. Enfin je crois, je n'y ai pas vraiment pris le temps d'y réfléchir.

Je crois que c'est dans la Nouvelle Evangélisation que se trouve ces nouveaux chemins de sagesse, dans une meilleure intelligence de la Vérité, faisant naitre un amour vrai (Caritas in Veritate ;) ) qui est la vrai conscience de ses actes et qui conduit à la vrai contrition, c'est-à-dire reconnaitre son péché à la lumière de l'esprit. C'est dans l'intelligence, et non dans le mimétisme à une conscience morale faisant autorité sans qu'on la comprenne que se trouve le salut. Cela Saint Paul nous l'apprend déjà. Il est facile d'en déduire que la culpabilité nait de la désobéissance à la Loi, et il faut alors se souvenir que ce n'est pas l'obéissance à la Loi qui sauve. La culpabilité est donc déjà la conséquence d'une démarche viciée. C'est la foi qui sauve, et face au péché, c'est donc l'ouverture de l'intelligence qui permet de reconnaitre ce péché et conduit le coeur à la vrai contrition. C'est l'intelligence de la Vérité révélée (définition de la foi par St Thomas d'Aquin) qui permet vraiment d'ouvrir son âme à la miséricorde divine.

Je crois qu'il y a beaucoup à gagner de voir les travaux des psychanalystes tentant de déconstruire les conditionnements psychologiques, éclairés par la pensée des théologiens catholiques ramenant dans l'équation la grâce première qui nourri le coeur de Vérité. Ce n'est qu'en ayant l'intelligence de la Vérité que l'homme devient vraiment libre, et non par l'obéissance aveugle à une obscure conscience morale dont on ne sait ce qu'elle comporte de divin, de naturel et de culturel.

D'où le dernier atelier me semble assez intéressant aussi : d'une part il va dans le sens de "mieux comprendre, mieux connaitre", mais aussi il semble chercher à faire la part des choses, au niveau moral, entre le divin, le naturel et le culturel. Tout cela serait très malodorant si c'était le travail de quelques philosophes existentialistes post-modernes, mais il semble qu'ici il y ait une démarche vraiment théologique, qui laisse donc présager de saines conclusions. Déconstruire est toujours intéressant du moment que cela reste l'Amour et la Vérité qui ordonnent la démarche : ça nous permet souvent de faire beaucoup de ménage dans tout ce que nous croyons "catholique" et qui s'avère souvent n'être que des constructions culturelles, des fantasmes couleur catho que nous projetons sur le monde.

Re: Des nouvelles du "Collège des Bernardins"...

Publié : sam. 18 juil. 2009, 8:04
par coeurderoy
Très "ras des pâquerettes" : ça coûte combien l'organisation de ces synodes artistico-culturels, manifestations ecclésio-parisiennes (?), théosophico-conciliabulaires ? Oui, je semble rejetter la réflexion intellectuelle, l'art contemporain et le dialogue inter-religieux, je voudrais simplement signaler qu'en temps de crise le financement de manifestations qui profitent, j'imagine, au "happy-few" fréquentant ce type d'évènements a quelque chose qui me choque...
Si les souliers vernis qui hantent ces lieux magnifiques voulaient se rappeler qu'il est à l'origine un lieu...cistercien, ça serait bien tout de même : l'esprit des lieux ce n'est pas rien et Saint Bernard savait combien les clercs de son temps sacrifiaient à l'orgueil élitiste de l'intelligence...
Voulez pas faire un stage de "frères convers" dans une trappe un peu paumée histoire de moissonner en plein mois d'août ? (lire Merton à ce propos): quand la bure est trempée de sueur et que le corps rechigne on doit avoir conscience des conséquences du péché originel et sentir la différence entre "l'absence de mouvement et le déplacement dans l'espace"...
Bon j'arrête, pour être passé souvent rue de Poissy au temps où les pompiers de Paris occupaient encore les lieux, je finis par penser que c'était peut-être un moindre mal : le bâtiment avait au moins son utilité à l'époque !

Re: Des nouvelles du "Collège des Bernardins"...

Publié : sam. 18 juil. 2009, 9:23
par coeurderoy
Bon, une visite sur le site des Bernardins m'a éclairé sur les tarifs : il faut payer les intervenants (les prédications d'Antoine de Padoue ou de Vincent Ferrier c'était bien gratos dans les temps obscurs non ? J'ai pas les moyens d'investir dans les pavés que sont les catalogues d'expos m'expliquant, qu'ignare, j'ai vraiment rien saisi au truc !. Quand on n'a pas le sou on se contente de la douce lumière d'Ile-de-France caressant les pierres et les toits de Paris, des ombrages du square Viviani et de la façade jubilante de Notre-Dame : de l'avantage...d'être pauvre !

http://www.collegedesbernardins.fr/

Re: Des nouvelles du "Collège des Bernardins"...

Publié : sam. 18 juil. 2009, 16:55
par Pneumatis
Bonjour Coeuderoy,

Mon propos n'avait pas pour but de se prononcer sur la pertinence du lieu pour y travailler le sujet dont il est question. Je ne saurai avoir cette appréciation. Je ne cherchais d'ailleurs aucune polémique, mais uniquement à indiquer que je trouvais le sujet de ce séminaire, et son atelier, intéressant. Tout le monde n'est pas obligé d'être de cet avis, mais je vois mal où il y a sujet à polémiquer.
Bref, je ne comprends pas bien Charles la nature de votre intervention. "Très important la "réalité psychologique" de la chose... Jésus nous en a beaucoup parlé." Autant qu'on sache, Jésus n'a pas tellement parlé non plus de cancérologie, je me permets cependant de ne pas considérer comme superflue la recherche dans cette discipline médicale comme dans les autres. En plus, dénigrer la connaissance des mécanismes psychologiques c'est refuser de voir par exemple les raisons pour lesquelles NSJC enseignait en paraboles plutôt que de faire des cours de théologie : c'est bien parce que la psyché humaine a ses règles de fonctionnement et qu'il ne suffit donc pas de dire quelque chose à quelqu'un pour que ce soit miraculeusement rendu intelligible par cette personne. Sans quoi vous pourriez être très convaincant, même quand vous agressez les gens, ce qui qui n'est vraisemblablement pas le cas. J'en arrive même parfois à avoir mal d'être d'accord avec vous sur certains sujets, tant vous exprimez les choses avec agressivité, colère ou condescendance.

Pour faire simple et reprendre la série de vos remarques qui vont dans le sens de dénigrer la psychologie ou le travail des psychanalystes, psychologues et/ou psychiatres : la psychologie est une science de l'homme qui nous permet de mieux comprendre ses tensions internes, ses troubles, ses angoisses, bref en un mot ses troubles de l'âme, comme ceux par exemple qui l'enferment dans la culpabilité.
Charles a écrit :C'est cela, oui... nous avions besoin de psychanalystes pour enfin retrouver la grâce... Mais j'ai une immense gratitude envers vous, Pneumatis ! L'Eglise n'était vraiment qu'un ramassis d'abrutis et ses Docteurs, les saints Augustin ou Jean de la Croix, de la roupie de sansonnet en comparaison de vos psychanalystes.... :zut: Je le savais, mais je n'arrivais à l'exprimer aussi bien que vous.
Voyez-vous, ce n'est pas parce que j'aurai lu la Bible et les Pères de l'Eglise que je m'arrêterai de penser et de chercher. Si vous avez décidé d'arrêter de penser sous le seul prétexte que l'Eglise a eu son lot de penseurs avant vous, libre à vous. Mais vous devez oublier probablement que l'Eglise invite toujours à la recherche et à la compréhension de l'homme et du monde, à la lumière de la tradition, dans bien des disciplines y compris la psychologie. Mais probablement ignorez-vous tout du travail du Conseil Pontifical pour la Famille par exemple. Dois-je comprendre que cette commission fait un travail totalement obsolète ? Plus généralement, dois-je comprendre que de rechercher les raisons qui poussent une femme violée à culpabiliser au point d'en désirer la mort est un travail à négliger ? Dois-je comprendre que de rechercher les meilleures approches pour délivrer de la culpabilité des parents ne réussissant pas à faire le deuil de leur bébé mort sans raisons apparentes (mort subite du nourrisson) est un travail à négliger ? Dois-je comprendre que le meurtrier dont vous donner l'exemple ne mérite pas qu'on se penche sur son sort pour l'aider à dépasser le sentiment de culpabilité et le mener au-delà, vers la véritable contrition ?

Car, si vous relisez bien ce que j'ai écrit, la culpabilité c'est avant tout quelque chose dont nous devons sortir, et c'est pourquoi il me semble important de mieux la connaitre, de mieux la définir, et donc de la déconstruire. Mais si vous savez déjà tout sur tout, évidemment ce séminaire doit vous sembler superflue. Je n'ai pas cette science infuse dont vous semblez disposer et qui vous fait regarder de si haut les efforts des uns et des autres pour tenter de mieux comprendre certains noeuds psychologiques dans lesquels s'enferment des personnes malgré elles. Aussi je trouve ce travail intéressant et il m'invite à réfléchir sur cette notion de culpabilité, qui est plus qu'un mot, et dont l'appréciation et la compréhension évolue à travers les siècles.

D'ailleurs, puisque vous citez Saint Jean, sans doute aurez-vous remarqué que le verset sur la culpabilité a presque autant de traductions différentes qu'il y a de traductions en français de la Bible. 3 petits exemples pour faire court, qui vous donne une idée sur le fait que la notion de culpabilité n'est pas un concept figé et qu'il demande à être approfondie pour que notre intelligence puisse mieux le saisir :
BJ : Et lui, une fois venu, il établira la culpabilité du monde en fait de péché, en fait de justice et en fait de jugement
AELF : Quand il viendra, il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation.
Darby : Et quand celui-là sera venu, il convaincra le monde de péché, et de justice, et de jugement

Bref, mon propos, très néophyte sur la question, c'était de dire que la culpabilité est une prison dans laquelle on s'enferme et on se coupe justement de la grâce. Si donc on se ferme à la grâce, comment accueillir la miséricorde. En quoi je trouve intéressante la collaboration des psychanalystes ayant l'expérience des mécanismes de blocage et déblocage de la psyché, et des théologiens pouvant éclairer et donner une ligne directrice à cette démarche de libération et d'ouverture à la grâce. Sans quoi, oui on tourne en rond ! D'où ma réflexion et ma comparaison entre culpabilité et contrition, et le chemin qu'il y a à faire entre l'un et l'autre.
Charles a écrit :Oui mais pas seulement dans la Nouvelle Evangélisation, l'Eglise n'a pas attendu la fin du XX° siècle pour sauver des âmes, ou bien si ?
Non, je n'ai pas dit que c'était le seul moyen. Je dis que c'en est un nouveau, supplémentaire, permettant d'approfondir. L'Eglise n'a pas attendu la fin du XXème siècle pour sauver des âmes, cependant elle continue d'enrichir son magistère, de publier des encycliques, etc... Encore une fois, je ne vois pas les raisons qui vous poussent à croire qu'il faudrait subitement s'arrêter de réfléchir et de penser la morale et l'anthropologie.
Que ta volonté soit faite... et non la mienne... terrible mimétisme, il faut tout tirer de son propre fond comme disait je ne sais plus qui ?
Allez dire ça à Saint Paul qui nous enseigne que ce n'est pas l'obéissance à la loi qui sauve, mais la foi ! Le mimétisme dont je parle c'est celui d'une obéissance aveugle à des préceptes moraux : ce qu'on appelle le pharisaïsme.

Bonne journée.

Re: Des nouvelles du "Collège des Bernardins"...

Publié : sam. 18 juil. 2009, 19:01
par coeurderoy
Bonjour Pneumatis,
je suis d'accord avec votre analyse sur un certain type de culpabilité (finalement confortable) : celle qu'on peut se fabriquer quasi automatiquement par peur des béances et bouleversements que peut entraîner une attitude vraiment ouverte à la grâce. Je crois qu'on peut "s'installer" dans un certain type d'attitudes relevant de la pose en ce domaine. David pénitent nous donne me semble-t-il le modèle parfait de la bonne culpabilité, repentante, amoureuse et aimantant la miséricorde du Seigneur.
Psychologie et psychiatrie au service d'une anthropologie chrétienne permettent, je le crois, d'éviter effectivement les blocages (blindages) que nous nous fabriquons trop souvent en pensant adopter une attitude "pieuse" qui finalement nous arrange par son côté formaliste, convenu, rassurant. Je parle d'expérience et, c'est vrai, une mésestime de soi, (non-amour) servant de prétexte à entretenir cette mauvaise culpabilité n'est certainement pas dans le plan de Dieu à notre égard...
Lorsque je disais "ras des pâquerettes" : j'annonçais ma question (financière...), le programme des Bernardins me rappelant assez fâcheusement par pas mal d'aspects, les symposiums ou expos rencontrés au sein du Ministère auquel j'appartiens.
Je sais que le Collège des Bernardins était déjà lieu de réflexions intellectuelles à sa création, mais j'avoue que ce site si "clean" et branché m'agace un peu... J'ai l'impression d'assister à un programme "d'ateliers occupationnels pieux" réservé à la crème bien-pensante, mais je me trompe peut-être (chat échaudé craint l'eau froide)
Cordialement !

Re: Des nouvelles du "Collège des Bernardins"...

Publié : mer. 29 juil. 2009, 0:03
par MB
Avé

La polémique - que je trouve un peu triste et inutile - à laquelle nous avons le déplaisant privilège d'assister me semble venir d'une erreur d'appréciation, d'un malentendu. Pneumatis critique une manière de voir la "culpabilité", ce que Charles interprète, de manière un peu rapide peut-être, comme le souhait latent de pouvoir - enfin ? - renoncer aux affres de la conscience tourmentée par le péché originel.

Je crois qu'il ne s'agit pas de cela. J'ai l'impression que Pneumatis critique une forme narcissique de culpabilité, qui ne nous amène pas à nous tourner vers le Christ, mais à s'occuper morbidement de nous-mêmes. Dans un autre domaine, on pourrait faire une comparaison entre le "louseur" et le "ouineur" lorsqu'ils sont soumis aux mêmes tribulations : le "louseur", par égocentrisme, cherche en permanence à se justifier en se contorsionnant dans la haine de ce qui l'environne : il prend plaisir à creuser encore plus profond le trou dans lequel il se trouve, en sachant qu'il se fait du mal ; le "ouineur", lui, admet ses défauts et les corrige pour atteindre un but supérieur.
Il en va de même pour nous ; il y a une manière maladive de nous dévaloriser, de ressasser nos insuffisances, non par amour de Dieu que nous voudrions rejoindre, mais par amour de nous-mêmes dont nous voulons avoir le plaisir de nous entendre parler. Peut-être est-ce de cette "culpabilité"-là que Pneumatis voulait parler ?

A cela, il faut ajouter une situation dans laquelle on vit effectivement une forme de culpabilité (le cas des parents d'un bébé mort subitement est typique, en effet, ou celui d'une femme violée, bien souvent), dans laquelle elle est injustifiée. Est-ce vouloir tout chambouler, nier la Tradition, l'Eglise, pécher contre l'Esprit, que de vouloir arranger cela ?

Amicalement
MB

Re: Des nouvelles du "Collège des Bernardins"...

Publié : mer. 29 juil. 2009, 7:38
par coeurderoy
Bonjour MB,
et d'accord avec vous pour cette analyse : ce que je disais sur David pénitent rejoint,me semble-t-il, cette vision libératrice et ouverte à la joie de la "bonne culpabilité" : celle qui nous pousse à nous rapprocher du Sauveur et à implorer sa grâce. J'ai en revanche pu croiser tel chrétien "libéré" heureux de me dire qu'il ne savait plus ce qu'était le péché, pensant s'être détaché enfin de toute forme de culpabilité (liée aux principes de la morale chrétienne en matière de fidélité conjugale..) Or celui qui se dit sans péché est un menteur nous avertit saint Jean et le tourment de l'âme triste d'avoir trahi son Dieu et soupirant dans son exil, est bien preuve que la vie de l'Esprit est toujours là, même affaiblie, et aspire à la plénitude de la joie : cette culpabilité là est plutôt à écouter (comme une grâce) car elle est motion divine permettant au pécheur de se relever.
In Christo !