Coco lapin a écrit : ↑sam. 15 juil. 2023, 15:16
Beaucoup de divorcés continuent à éduquer leurs enfants, même en étant séparés. C'est pas facile, c'est sûr, mais ce n'est pas une excuse suffisante pour rester en situation de péché. De même, ceux qui ont été abandonnés par leur conjoint sans faute de leur part n'ont pas pour autant le droit de se remarier.
Il ne s’agit pas d’excuses, mais de points de frictions très concrets. Un homme sans assez de moyens financiers (le divorce appauvrit parfois beaucoup, chute des parts fiscales, tout doit être en capacité d’accueil et doublé etc. ) pour s’offrir une femme de ménage, qui ne sait ni cuisiner ni etc., dont la femme était « au foyer » ou qui s‘occupait de tout, croyez-vous que ce soit pour lui facile s’il aura eu une famille nombreuse, de l’accueillir et de bien s’en occuper tout seul ?
Coco lapin a écrit : ↑sam. 15 juil. 2023, 15:16
C'est parce que les gens n'ont plus conscience de la gravité du péché qu'ils ne veulent pas prendre les moyens nécessaires pour y mettre fin.
Trop théorique. Vous oubliez les faiblesses psychologiques et carences affectives, etc. Il y en a qui se suicident ou qui sinon sont au bord du burn out complet…
Par ailleurs, rester seul c’est se mettre d’une certaine façon en « occasion de péché ». Ce peut être une question d’arbitrage entre une liaison durable et constructive humainement, et des aventures sans lendemain et pleines de déboires qui elles permettront l’absolution mais est-ce satisfaisant ? L‘Eglise a bien compris lors de son dernier synode sur la famille qu’elle sanctionnait là ceux qui à défaut de parvenir à la chasteté parfaite, s’approchaient le plus de ce que devrait être une vie sainte. Il n’y a pas que « le sexe » dans la vie, or être obligé à une désorganisation intime n’est pas le meilleur moyen de progresser sur d’autres points, c’est comme le fait de donner à manger à qui meurt de faim avant de l’instruire !
Coco lapin a écrit : ↑sam. 15 juil. 2023, 15:16
Quelles lois ? Quelle jurisprudence ?
Je vous ai pourtant déjà donné des exemples concerts. Une femme vierge et athée qui épouse un divorcé remarié et en a des enfants, dont c’est le grand amour de sa vie depuis plus de 10 ans et qui se convertit, qui n’entend pas se séparer ni cesser les relations conjugales, vous lui refuseriez le baptême : eh bien ce n’est pas l’avis de la majorité des évêques…
Coco lapin a écrit : ↑sam. 15 juil. 2023, 15:16
Pas d'excuses au péché. Il me semble que selon l'Eglise, il n'est jamais permis de pécher pour qu'en ressorte un bien, ou pour éviter un autre mal.
Le baptême ne nécessite pas de confession. Mais il ne servira à rien si la personne n'a aucune contrition et reste dans le péché (impénitence totale). La moindre des choses est alors d'en informer la personne.
Je déplace ici cette réponse car elle porte sur le même sujet. Quelle contrition voulez-vous que cette femme ait ! Elle est simplement déchjrée quand elle « en est informée » et ne trouve d’autre réponse que « tous pécheurs », mais cela doit-il la faire renoncer et changer sa vie à ce point ?
Vous oubliez aussi que bien des annulations ne sont pas si faciles, personne de compétent et d’habilité n’est pour autant obligé d’accepter d’être « votre avocat », et bien des personnes ont l’intime conviction et pas à tort que leur mariage ne fut pas valide, qui renoncent à obtenir l’annulation.
Enfin, attention à ne pas copier/coller des vérités théologiques sans les adapter à leur nouvel environnement qui n’est peut-être pas le bon et vous assurer que ce ne soit pas biaiser avec leur sens profond, que c’est bien leur place.
Coco lapin a écrit : ↑sam. 15 juil. 2023, 15:16
Mauvais exemple, puisqu'il ne s'agit pas d'une absolution mais d'une guérison.
Avec une telle vision des choses vous n’irez pas loin.
Coco lapin a écrit : ↑sam. 15 juil. 2023, 15:16
Je ne rejette pas l'indissolubilité, je rejette votre argumentaire qui consiste à ne faire de ce sujet qu'une histoire d'indissolubilité et de scandale, alors que c'est surtout une histoire d'impénitence.
Où se trouve l’impénitence si vous n’en êtes pas responsable, si vous avez supporté les écarts de votre conjoint jusqu’à ce qu’il vous quitte ? Que tout simplement vous ne pouvez pas sinon « faire face ». Qui vous aide, dans de telles situations ? Souvent personne… Et quand des personnes veulent l’essayer elles font parfois plus de mal que de bien et ne sont pas si désintéressées..
(Genèse, 2 : 18) « Il n’est pas bon que l’homme soit seul »
(Ecclésiastique, 36,27) : « Où il n’y a point de haie le bien est exposé au pillage, là où il n’y a pas de femme, l’homme soupire dans le besoin »
Coco lapin a écrit : ↑sam. 15 juil. 2023, 15:16
Si, le concubinage est un motif suffisant pour refuser l'absolution. Le fait que des mauvais prêtres baptisent ou confessent des concubins qui resteront concubins n'y change rien.
Il s’agit d’évêques et dont c’est la vocation, le charisme et « le travail » que d’exercer ce discernement.
Coco lapin a écrit : ↑sam. 15 juil. 2023, 15:16
Vous me trouvez extrême, mais il vaut mieux alerter les divorcés remariés de ne pas se faire d'illusion sur leur salut (pas de pardon de Dieu sans repentance), plutôt que de leur faire croire qu'ils n'ont pas besoin de quitter leur situation de péché.
Désespérer de son salut est un péché contre l’Esprit Saint. Ces personnes savent très bien ce qu’il en est, elles n’ont pas besoin qu’on leur fasse un dessin
Coco lapin a écrit : ↑sam. 15 juil. 2023, 15:16
" Le divorce est un passeport pour l'enfer " disait le saint padre Pio.
Pour beaucoup cela l’est déjà sur terre, disons alors un purgatoire, et encore une fois il y en a potentiellement un des deux qui n’en est pas responsable.
Coco lapin a écrit : ↑sam. 15 juil. 2023, 15:16
Je vous déconseille donc de dire aux personnes remariées : " Pas de problèmes, bonnes gens ! Restez dans le péché ! L'Eglise vous refuse l'absolution injustement, mais Dieu vous pardonnera sûrement ! "
Le Seigneur risquerait de vous tenir rigueur de votre pastorale trompeuse.
Ce n’est pas par de telles caricatures et intimidations que vous ferez avancer les choses. Il y a sur ce forum pas mal de membres à qui vous auriez dû alors « prêcher » votre bonne parole or vous ne l’avez pas fait…
Coco lapin a écrit : ↑sam. 15 juil. 2023, 15:42
Apparemment, ceux qui continuent à cohabiter par souci d'éducation des enfants, mais qui vivent en complète continence peuvent recevoir le sacrement de pénitence. Je ne le savais pas, mais du coup de quoi vous plaignez-vous, cmoi ? Je ne sais même plus pourquoi vous avez amené ce sujet sur la table.
C’est bien le problème. D’une part, votre pensée s’est formée avec des lacunes et ne tient pas compte de tout, donc vous devriez dans ce cas suspendre votre avis et tout reconsidérer avant de « ruer », car vos hypothèses n’étaient pas les bonnes, et d’autre part vous oubliez en cours de route plus que le pourquoi, mais les limites mêmes de la discussion que vous orientez dans une direction qui n’a plus rien à voir en vous focalisant sur des exemples ou des détails.
Il n’était nullement question des divorcés remariés, mais de la contrition, parce qu’en la lisant sous ma plume vous avez tout de suite pensé « contrition imparfaite ». Or une contrition imparfaite est aux yeux de beaucoup comme vous le cas normal et général, vu leur « fonctionnement mental » ce qui ainsi permet d’augmenter le nombre de « croyants » (déjà lu sur le forum et une réalité).
Moi je pense qu’elle ne vaut rien sans le désir au moins d’une contrition parfaite qui est la seule vraie contrition, et que la prendre pour une voie (car cela revient quasiment à cela) est dangereux et préjudiciable.
Ensuite, il y a la place et l’importance exclusive que vous donnez au sacrement de réconciliation en cas de péché mortel.
Relisez les écrits des pères du désert, et vous verrez une foule de cas où il est affirmé qu’une âme est passée de l’état d’impénitence à l’état de grâce sans ce sacrement, constat fait alors par une révélation à une âme privilégiée. Il ne s’agit pas de remettre en cause ce qui est l’enseignement de l’Eglise, qui a mis beaucoup d’eau dans ce vin là depuis, maintenant c’est le contraire, mais de discerner ce qui est un enseignement qui ne peut plus changer de celui qui peut encore se discuter, d’abord, et ensuite de le connaître à fond (ainsi de la suspension de la valeur des mérites en cas de péché mortel, car si vous ne le saviez pas, cela aurait dû « vous manquer » si vous aviez réfléchi aux conséquences du reste de la doctrine et vous auriez déjà cherché et donc trouvé ce point indispensable pour qu’elle soit cohérente. Toutes ces choses que vous ne saviez pas montre que vous ne vous étiez jamais vraiment posé certaines questions autrement que pour la résoudre par des a priori et parce que vous n’étiez pas concerné).
Ceci dit, j’apprécie votre franchise. Mais ne pas savoir un élément si essentiel sur la question (vivre en continence parfaite) c’est ne pas y avoir beaucoup réfléchi. Vous l’avez-vous-même découvert à présent dans le cadre je suppose de notre échange. D’ailleurs, cette règle est heureusement indépendante de la question des enfants. Autrement dit vous vous lanciez dans un sujet sans le connaître, croyant avoir la solution toute prête. Mais considérez alors votre péché à vous, celui dans lequel vous retombez malgré vous tout le temps. Croyez-vous que je vous aiderais si je vous disais qu’il suffit de faire pénitence et de refuser les occasions d’y tomber ? Ne devrais-je pas plutôt vous proposer une voie qui sera plus longue, qui acceptera des chutes prochaines comme un fait d’évidence, mais qui vous conduira à une solution en levant un par un les obstacles et dans un ordre possible ?
Or je vous rappelle que pour qu’un péché soit mortel il faut le plein consentement…
Coco lapin a écrit : ↑sam. 15 juil. 2023, 15:42
Jean-Paul II (Familiaris consortio) a écrit :Et avec une ferme confiance, elle [l'Eglise] croit que même ceux qui se sont éloignés du commandement du Seigneur et continuent de vivre dans cet état pourront obtenir de Dieu la grâce de la conversion et du salut, s'ils persévèrent dans la prière, la pénitence et la charité.
Jean-Paul II n'est pas très clair mais bon, "obtenir la grâce de la conversion" ça sous-entend qu'ils ne sont pas convertis, donc qu'ils sont en état de péché. Et pour espérer cette conversion (sortir de cet état de péché), il faut qu'il persévèrent notamment dans "la pénitence", c'est-à-dire dans les efforts de continence et de mortification.
Cela me semble au contraire très clair et je n’ai rien dit d’autre. C’est vous qui du coup vous posez des questions et y répondez « à la volée » alors que vous ne pensiez pas jusqu’alors à cette possibilité. Je me demande ce que vous appelez « pénitence » et quelle place vous donnez au renforcement des vertus théologales, c’est un autre sujet mais c’est sans doute le fond du pb. Je vous rappelle que c’est la foi qui sauve, pas les œuvres. Il y a de l’orgueil à croire que tout dépend de nous et « qu’il n’y a qu’à ». Cela conduit souvent à des maladies mentales ou des rigidités, des refoulements, l’impossibilité d’atteindre un état de contrition parfaite, bref on entre dans un cercle vicieux d’observance stricte..
En gros, votre position consiste à se « durcir » dans ce qu’on peut faire et le faire, même en dépit du bon sens et des risques, et de « s’en remettre au sacrement » pour tout ce qui nous échappe au lieu de lentement s’ouvrir à la grâce et l’incorporer dans sa vie. Parce que un péché étant un péché, il faut à tout prix l’éviter, vous ne faites pas de la conversion une voie, un chemin, vous en faites une obligation de tous les instants qui empêche de sortir de soi pour aller vers Dieu. Du coup vous chuterez car vous essayez l’impossible, mais le sacrement est là pour cela et se relever. Eh bien non : il est possible de ne plus chuter un jour, mais pour cela il faut accepter de le faire aujourd’hui. Ce n’est pas là du laxisme. En général, dans ce cas, on invoque la paille et la poutre, car cette vision des choses consiste souvent à faire des impasses et ne pas considérer la réalité de notre condition pécheresse en face.
Croyez-vous que le divorcé qui refuse d’envisager un remariage à cause de sa foi, et même toute « liaison » mais se masturbera x fois par mois (voire semaine ou WE) et en sortira plein de culpabilité et d’aigreur, pour ne pas en dire plus, aura fait un choix judicieux et favorable à sa sanctification ? Tandis que la fréquentation d’une personne le confronterait à ses défauts et l’obligerait mieux à s’en corriger… La réponse qui serait « oui » n’est pas si simple et il est difficile (ou si vous préférez trop facile et loin de la réalité) d’être aussi catégorique…
Derrière votre position, se cache l’idée qu’il n’y a rien de plus important que de ne pas pécher. Or c’est une idée égoïste, voire orgueilleuse dans la pratique quand et car elle suppose et oblige à la réussite – et mène à l’échec. Le commandement premier a été « croissez et multipliez-vous », il y a bien quelque chose à faire à l’égard de quoi le péché n’est qu’un obstacle à écarter, mais pas le but. C’était bien le sens présent dans mon intervention de départ. C’est très important et cela s’oublie trop souvent, seulement ce n’est pas ici ni comme cela qu’il convient d’en parler, pour ceux qui ne le comprennent pas ni ses conséquences.