Bonjour,
enfin un peu de temps pour compléter mon message précédent!
Charles a écrit :
SI les Egyptiens ne mangeaient pas habituellement de porc, c'est parce qu'ils en mangeaient dans le cadre de son sacrifice annuel. Respecter l'interdit sur le porc, c'est donc avoir part à son culte et à son sacrifice. Si les Juifs avaient eu le culte égyptien en horreur, le porc aurait été pour eux parfaitement profane, insignifiant (?).
Les Egyptiens mangeaient donc du porc dans le cadre d'un sacrifice annuel.
Respecter l'interdit sur le porc... peut vouloir dire que l'on a part à son culte et à son sacrifice.
Mais les Juifs ne devaient sans doute pas avoir le culte égyptien en horreur lorsqu'ils se trouvaient en Egypte.
Puisqu'il faut que Moïse en parle avec tant de vigueur dans sa législation.
Le porc était donc un animal sacré.
En Egypte, c'était l'animal de Seth (notre Satan - le "mal") et d'Osiris (le "bien")
Porc = catégorie d'animal "agraire".
(dans les cultes antiques, c'était aussi l'animal de Demeter, de Perséphone - déesses "agraires" chez les grecs, et de Céres - déesse romaine du blé).
Le porc était sacrifié de manière rituelle en l'honneur d'Osiris dans des cérémonies publiques. Ces cérémonies étaient suivies par des repas publics où les gens consommaient le porc pour se purifier et hériter de sa force.
Charles a écrit :
A moins que tout repas de viande soit assimilé par le judaïsme à un sacrifice et donc manger du porc, en le saignant avant, aurait été réaliser le même culte que celui Egyptiens (?). Mais alors, les Juifs devraient avoir des interdits alimentaires correspondant à tous les animaux sacrifiés des peuples avec lesquels ils ont été en contact. Mais d'ailleurs, si toute consommation de viande animale était une sorte de sacrifice, n'était-ce pas une manière d'idolâtrie, de polythéisme ? Car l'animal sacrifié ne l'est-il pas toujours en substitution du dieu lui-même ?
Pour expliquer le sacrifice, il faut partir de la notion de Rédemption...
Pourquoi la Rédemption est-elle devenue nécessaire ?
Parce que le péché est entré dans le monde et a séparé l'homme de Dieu.
Quel est le moyen de la Rédemption ?
Le sang est le seul moyen pour réparer la faute originelle.
Comment voit-on cela ?
Dans la Genèse (3, 21): lorsque l'homme est expulsé du jardin d'Eden.
L'Eternel Dieu fait à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêt.
Les peaux en question sont celles d'animaux.
Mais pour cela, il faut la mise à mort de plusieurs animaux.
Ainsi le sang entre dans l'histoire de l'homme avec le péché.
Caïn et Abel.
Qu'est-ce que le sacrifice de Caïn et d'Abel ?
Abel et Caïn apportent leurs sacrifices devant Dieu.
Caïn offre les fruits de son travail dans les champs: des légumes - sacrifice non sanglant.
Abel offre un sacrifice sanglant de son troupeau.
Dieu refuse le sacrifice de Caïn et accepte celui d'Abel.
= ce n'est pas à l'homme de choisir le moyen par lequel il doit s'approcher de Dieu.
Dieu indique à l'homme coupable le moyen qu'il a choisi pour lui pardonner son péché, et ce moyen, c'est le sang.
Or, quel est le sacrifice offert à Osiris?
C'est un sacrifice sanglant: le sacrifice d'un animal. Le culte d'Osiris interdit en effet les sacrifices humains (mais il y a autre chose à la place).
L’animal sacrifiée est un porc (animal agraire).
Charles a écrit :
Le refus d'Hérodote de donner la raison du choix du porc comme animal sacrificiel est très intéressant. Il rappelle le passage de Pausanias :
"Le mont Lycée a d’autres merveilles à montrer, et principalement ceci : en haut est un bocage de Zeus Lycœus où les hommes ne peuvent aucunement entrer ; mais si quelqu’un transgresse la loi et pénètre dans le bocage, il doit mourir dans l’espace d’une année. On dit en outre que quiconque, homme ou animal, entre dans le bois, ne jette pas d’ombre ; le chasseur ne poursuit pas le cerf dans ce bocage, mais, attendant que la bête ressorte, il voit qu’elle a laissé son ombre en arrière. Et sur la plus haute cime de la montagne, il y a un rempart de terre amassée, autel de Zeus Lycœus, et la plus grande partie du Péloponèse peut être vue de cet endroit. Et devant i"autel sont debout deux piliers regardant le soleil levant, et là-dessus des aigles dorés d’un travail humain encore plus antique. Et sur cet autel on sacrifie à Zeus d’une manière dont on ne peut parler, d’autant que j’avais peu de goût à faire des recherches sur la matière. Mais laissons cela comme c’est et comme il en a toujours été dès le commencement." (Pausanias, Description de la Grèce.)
Que fait-on pendant le culte d'Osiris?
Les hommes se fabriquent une idole représentant un phalus, symbole de la fécondité.
Ce phalus est affublé d'une figure humaine. Le phalus, c'est le dieu personnifié, en quelque sorte.
Le culte comprend donc, d’après Hérodote, une "grande procession" qui va jusqu'à la porte reliant le monde souterrain au monde des vivants. Le dieu phalus descend alors dans sa tombe, puis ressuscite.
Il règne ensuite sur les morts ainsi que sur les vivants.
Dans la légende d’Osiris, ce dernier est assassiné puis découpé en morceaux par son frère Seth... etc.
Tout ce rituel, s'achève par un repas commun.
Forme de communion alimentaire qui constitue le final de tout le sacrifice.
Communion spirituelle avec l'acte sacrificiel auquel les hommes ont pris part.
Charles a écrit :
Sans doute Hérodote ne voulait-il pas dire de quoi ou de
qui le porc était-il pris en substitution. Ils sont vraiment pénibles, lui et Pausanias, de faire des cachotteries.
Je ne comprends pas bien le mot substitution.
Le dieu Osiris (le Bacchus des Grecs) est le dieu de la fécondité.
Il l'est par opposition à Seth, dieu de la stérilité.
Osiris est le dieu de la civilisation agraire et pastorale.
Il est celui qui renaît éternellement.
Le garant de l'équilibre du monde (mort / renaissance, sécheresse / fertilité, disparition / réapparition).
Le porc est l'animal qui est sacrifié parce qu'il représente l'impureté, la saleté, qu'il dévore ses enfants.
Il est aussi un animal "impur" en raison de sa sexualité... débordante (lien avec l'idole en forme de phalus avec une tête humaine).
Le porc est lui même dévoré par les fidèles du culte.
Il y a aussi la question de la prostitution sacrée (femmes et hommes) dans l'enceinte du temple.
Charles a écrit :
Comment comprendre "Celui qui immole un boeuf tue un homme" ? Et "celui qui sacrifie une brebis égorge un chien" ?
Est-ce que cela n'aurait pas un rapport avec le culte de Moloch et les sacrifices humains?
On faisait brûler dans l'idole des offrandes de farine, de tourterelles, de brebis, de béliers, de veaux et de bœufs, enfin des enfants aussi. Je ne sais plus.
Charles a écrit :
Mais sur quoi repose cette catégorisation ?
Le porc est un animal agraire, un animal des civilisations agricoles.
L'animal par excellence des sacrifices du culte d'Osiris en Egypte.
Charles a écrit :
Oui et pas seulement dans le Judaïsme.
Il y a effusion de sang à partir du moment ou il y sacrifice.
Il y a effusion de sang dans le culte d'Osiris. On tue le porc (à cause de ce qu'il représente).
Charles a écrit :
Si l'interdit du porc vient d'Egypte, n'est-ce pas justement parce qu'il y était sacrifié ?
Oui, le porc était donc sacrifié en Egypte.
Charles a écrit :
Tout cela est bien difficile à démêler...

[/quote]
Sans doute.
Est une abomination le fait de sacrifier le porc (animal agraire "impur") - par un sacrifice similaire à celui d'Abel (sacrifice sanglant) au cours d'une cérémonie dédiée à Osiris (dieu de la vie et de la mort – qui ressuscite), où l'on promène l'effigie du dieu représenté par le symbole de la fécondité (phalus). Cérémonie à connotation sexuelle (déesse Isis) suivie par d'une orgie purificatoire (communion des "fidèles"), assortie de prostitution sacrée publique(femmes prostituées et eunuques).
Fornication, etc.
C'est le diable !

CF (eucharistie)
L'impudicité que condamne la loi de Moïse est tout cela, avec les actes de mutilation du corps.
La prostitution religieuse a pour fonction d´honorer le dieu de la fécondité et de la vie.
L'offrande de la femme au dieu était un don sacrificielle de soi (Isis et Osiris).
La loi de Moïse interdit donc cette pratique (Deutéronome 23, 18).
C'est le mariage sacrée du dieu (Osiris) avec l'esclace attachée au service du temple, qui elle-même incarne sur terre la puissance de la grande déesse féminine (Isis).
La virginité est une condition essentielle pour pouvoir communiquer avec la divinité.
Cette prostitution sacrée est sensée "virginiser" la femme qui s´y livre.
Par la prostitution, elle accèder à la "virginité" du monde.
Le sexe salvateur, "virginisé" et "virginisant" (d'où la procession du phalus).
Cette sexualité sacrée etait destinée à favoriser la fertilité parmi le bétail et la végétation.
Elle favorisait aussi la fertilité chez les êtres humains.

(la Vierge Marie)
Que font les hommes dans les temples d’Osiris ?
Ils deviennent des eunuques au service de la déesse-Mère (Isis), épouse du dieu (Osiris).
Dans le culte d'Osiris, castration et mort sont liées, prositution et vie sont liées.

(les hommes chastes / les prêtres)
On sacrifie le porc au dieu.
Les femmes qui servent le dieu se prostituent.
Les hommes qui servent la déesse se castrent.
On communie à la viande et au sang du porc.
C'est l'abomination de l'abomination.
C'est le diable!
D'autant que le rituel du sacrifice du porc a lieu pendant la période qui accompagne le passage au Nouvel an.
Période de renaissance et de renouveau. Dans cette perspective, le sacrifice du porc c'est une offrande adressée à Osiris, comme remerciement pour la récolte obtenue et pour celle à venir.

(Noël / Incarnation)
La signification rituelle du sacrifice est détenue par le sang du porc.
Valeur spirituelle et régénératrice du sang, lien entre humain et divinité et continuation du profane dans le sacré.
Rôle du sang, identifié à la vie, etc.
Lien entre les humains et la divinité.
Lien entre les participants au repas, pendant qu'ils consomment la chair de l'animal sacrifié.

(Sang du Christ / repas eucharistique)
D'où l'interdiction de la consommation du porc et l'interdit du sang dans la loi mosaïque et l'assimilation de l'utilisation du sang de porc (sacrifice de sang) à l'abomination des abominations du pays d’Egypte.
Mais, Noé offrait aussi des sacrifices sanglants. Abraham, Isaac, Jacob, offraient aussi des sacrifices sanglants. Des sacrifices humains aussi?
Isaac offre son fils (viande humaine) mais Dieu intervient et interdit les sacrifices humains.
Le Lévitique (17, 11) énonce la raison d'être des sacrifices sanglants
"Car la vie de la chair est dans le sang. Je vous l'ai donné sur l'autel, afin qu'il serve d'expiation pour vos âmes, car c'est par la vie que le sang fait l'expiation."
Toutes les fêtes juives s'accompagnent d'effusions de sang.
Le tabernacle et le temple sont construits de manière à permettre l'effusion du sang et de le rendre efficace pour l'expiation des péchés de la nation. Un seul homme, le grand-prêtre, a le droit d'entrer dans le Saint des saints. Il doit le faire avec le sang des sacrifices du Grand Pardon, et il asperge de ce sang l'arche de l'alliance qui contient les tables de la Loi.
"Il égorgera le bouc expiatoire pour le peuple, et il en portera le sang au-delà du voile. Il fera avec ce sang comme il a fait avec le sang du taureau, il en fera l'aspersion sur le propitiatoire et devant le propitiatoire. C'est ainsi qu'il fera l'expiation pour le sanctuaire à cause des impuretés des enfants d'Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont péché. Il fera de même pour la tente d'assignation, qui est avec eux au milieu de leurs impuretés. Il n'y aura personne dans la tente d'assignation lorsqu'il entrera pour faire l'expiation dans le sanctuaire jusqu'à ce qu'il en sorte. Il fera l'expiation pour lui et pour sa maison, et pour toute l'assemblée d'Israël." (Lévitique 16, 15-17).
Que devient le sacrifice chez les Israëlites?
Le fait de devoir offrir des sacrifices sanglants devient une charge pour le peuple.
Il faut le répéter année après année, et se rendre pour cela au temple de Jérusalem.
Des Juifs érigent des autels sur les montagnes plus près de chez eux et y offrent leurs sacrifices.
Mais les sacrifices offerts sur ces autels n'opèrent pas l'expiation.
Les prophètes de Dieu s'insurgent contre cette déviation de la Loi divine.
Oubli de la leçon tirée de l'expérience de Caïn...
Retour à l'abomination (Moloch, Bélial, Osiris, les cultes de la "Grande Mère", tout ce qu'on voudra...)
Pourquoi le Christ a-t-il dû mourir ?
Dans Isaïe : espérance qu'un jour, le fardeau annuel des sacrifices à présenter à Dieu sera ôté. Chapitre 53, 10-11 :
"Il a plu à l'Eternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours; et l'oeuvre de l'Eternel prospérera entre ses mains. A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d'hommes, et il se chargera de leurs iniquités."
Le Chrit doit mourir pour offrir une fois pour toutes le sacrifice sanglant nécessaire à l'expiation des péchés.
Comme le sang est le moyen de la rédemption, il faut que le Christ meure pour que son sang fasse l'expiation des péchés.
Que lit-on dans le Nouveau Testament ?
La lettre aux Hébreux est, en quelque sorte, le Lévitique du Nouveau Testament.
Lévitique 17, 11 correspond à Hébreux 9, 22 :
"Et presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de pardon".
Supériorité du sacrifice consenti par le Christ.
Hébreux 2, 16-18 :
"Car assurément ce n'est pas à des anges qu'il vient en aide, mais c'est à la postérité d'Abraham. En conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu'il soit un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple; car, du fait qu'il a souffert lui-même et qu'il a été tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés."
Hébreux 4, 14-15 :
"Ainsi, puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, demeurons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché."
Hébreux 7, 22-25 :
"Jésus est par cela même le garant d'une alliance plus excellente. De plus, il y a eu des sacrificateurs en grand nombre, parce que la mort les empêchait d'être permanents. Mais lui, parce qu'il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui n'est pas transmissible. C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur."
La supériorité du sacerdoce du Christ repose sur le fait que tous les autres sacrificateurs sont mortels.
Le cycle de la vie et de la mort présente un inconvénient certain pour l'ancien sacerdoce.
Comme le Christ est un souverain sacrificateur qui demeure éternellement, son sacerdoce est supérieur au sacerdoce lévitique.
Le Christ est ressuscité des morts; en vertu de cette résurrection, il demeure souverain sacrificateur pour toujours.
Hébreux 7, 26-27
"Il nous convenait, en effet, d'avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tâche, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, qui n'a pas besoin, comme les autres sacrificateurs, d'offrir chaque jour des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui- même."
Dans l'Ancien Testament, les sacrifices doivent être offerts jour après jour, année après année.
Le Christ, lui, est le sacrifice offert une fois pour toutes.
C'est effectivement ce qui s'est produit avec le Christ.
Il a répandu son sang en expiation pour le péché.
En outre, dans le sacerdoce lévitique, le souverain sacrificateur doit offrir du sang pour expier ses propres péchés avant d'en faire l'aspersion pour expier les péchés du peuple.
Comme Jésus est sans péché, il n'a pas besoin d'offrir un sacrifice d'expiation pour ses propres péchés.
Son sang opère l'expiation pour tous ceux qui acceptent personnellement son sacrifice.
Supériorité du sacrifice de Christ sur tous les sacrifices antérieurs.
Hébreux 9.11-15 :
"Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'est pas construit de main d'homme, c'est-à-dire qui n'est pas de cette création; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle. Car si le sang des taureaux et des boucs, et la cendre d'une vache répandue sur ceux qui sont souillés sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ, qui, par l'Esprit éternel, s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des oeuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant ! Et c'est pour cela qu'il est le médiateur d'une nouvelle alliance, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance, ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis."
Contrairement aux sacrifices d'animaux, le sacrifice du Christ doit procurer la rédemption éternelle et non une simple expiation passagère.
Même après avoir offert des animaux en sacrifice, les Israëlites conservaient la conscience de leurs péchés.
La foi dans le sacrifice du Christ purifie complètement et libère la conscience du souvenir des péchés commis.
Hébreux 9, 28
"De même Christ, qui s'est offert une seule fois pour porter les péchés de beaucoup d'hommes, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l'attendent pour leur salut."
Double aspect de l'oeuvre du Christ.
Jésus vient une première fois s'offrir en sacrifice pour le péché du peuple, conformément à la prophétie d'Isaïe relative au Serviteur Souffrant.
Le Serviteur Souffrant doit porter les péchés de beaucoup d'hommes : le Christ l'a fait par sa mort. Il vient mourir pour le péché.
Le Christ reviendra une seconde fois dans un but différent. La raison de sa deuxième venue sera d'instaurer son règne messianique.
Sacrifices d’animaux et sacrifice sanglant du Christ.
Hébreux 10.1-4
"En effet, la loi qui possède une ombre des biens à venir, et non l'exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu'on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection. Autrement, n'aurait-on pas cessé de les offrir, puisque ceux qui rendent le culte, étant une fois purifiés, n'auraient plus eu aucune conscience de leurs péchés ? Mais le souvenir des péchés est renouvelé chaque année par ces sacrifices; car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés."
Le sacrifice du Christ n'a pas besoin d'être renouvelé.
En acceptant la mort substitutive du Christ à cause de nos péchés, nous recevons une purification définitive et complète.
C'est pourquoi le sacrifice du Christ est supérieur à tous les sacrifices d'animaux de l''ancien système'.
Hébreux 10, 10-14 :
"C'est en vertu de cette volonté que nous sommes sanctifiés, par l'offrande du corps de Jésus-Christ, une fois pour toutes. Et tandis que tout souverain sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu; il attend désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. Car par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés."
Les sacrifices d'animaux procurent une expiation valable un an, mais ne peuvent jamais ôter les péchés de façon définitive.
L'Ancien et le Nouveau Testaments présentent le sang comme seul moyen de rédemption et révèlent que le sacrifice sanglant dont l'efficacité est permanente est celui du Christ.
C'est pour cette raison que le Christ devait mourir d'après l'Ancien Testament.
C'est pourquoi le Chrit est mort effectivement.
Le Corps du Christ sacrifié pour nos péchés, son sang répandu pour notre salut.
L'Eglise vit de ce sang qui purifie, elle le boit. De ce fait l'interdit sur le sang est levé.
L'interdit sur le sang qu'il faut répandre de nombreuses fois et qui ne purifie pas est donc levé.
Cet interdit n'a plus de sens.
Il n'y a pas plus d'interdit du sang.
C'est long!
Amicalement.
Virgile.