Re: Un monde parfait sans Dieu est-il possible ?
Publié : sam. 23 nov. 2019, 12:21
Bonjour Adieu12,
Pour avoir été un ancien athée je connais ces dénominations derrière lesquelles on se réfugie, telles que : sophisme, altérité, circularité, paradigme, théière de Russel et tant d'autres. Et tout comme pour la contingence, on peut réfuter tout à l'infini ce n'est pas pour autant qu'on a raison.
Mais, selon moi, pour faire un véritable choix : il faut qu'il soit libres. Hors il n'y a pas de liberté dans un choix unique dans l'ignorance de l'autre, il faut l'explorer sinon c'est un choix purement dogmatique. Après avoir exploré les deux côtés j'en ai conclu que l'athéisme n'est pas raison mais opposition.
Alors pourquoi Dieu plutôt que pas de Dieu ? Parce qu'après avoir expérimenté la vie sans Dieu, la vie avec Dieu était un choix de la raison, et même au delà, car elle prenait un sens. L'avant était aliénation, l'après est devenu relation et espérance. Au point que je suis convaincu que la vie telle que nous la connaissons n'est pas la vraie Vie, mais un temps de miséricorde pour entrer dans cette relation et poser un choix ... libre.
Si je ne vous accorde pas une once de confiance, vous pourriez avancer toutes les preuves matérielles que vous souhaitez je pourrais toutes les contredire ou les objecter, ne serait ce que par mon refus d'y croire. Cela ne prouverait absolument rien.
Or, pour avoir confiance il faut que j'accepte d'entrer en relation avec vous.
Si votre argumentaire est "faites moi confiance" cela me parait reposer sur bien peu comme l'égo et manquer de raison. Si j'avais été agnostique vous auriez été loin de me convaincre d'être athée.
Si à la crucifixion Jésus était descendu de la Croix comme on l'y avait mis au défi, les gens n'auraient pas cru pour autant. Ils auraient peut être encore invoqué que c'était par Belzéboul et l'auraient lapidé au sol.
La foi ne passe pas par la preuve empirique car croire n'est pas savoir, celui qui sait n'a plus besoin de croire : je sais que mon épouse existe, je n'ai pas besoin de croire en son existence. Et celui qui ne veut croire qu'après une preuve a deux solutions : soit il continue d'objecter ou de la nier, soit il croit parce qu'il n'a plus le choix. Et ce n'est pas croire, avoir confiance.
Cet argument me semble toujours aussi étrange, car il sous-entend que l'athée souhaite sacrifier sa liberté - d'entrer ou ne pas entrer dans cette relation - pour une preuve : Dieu, force moi à "savoir" ! Ou est la liberté ?
Cordialement.
Sauf que le paradis n'est pas de ce monde. Il n'est nulle part dit que c'est un lieu, c'est votre pensée qui attachant tout au matériel ou influencée par une tradition picturale vous fait conceptualiser le paradis comme cela. Tout comme l'enfer est défini, dans le catéchisme, comme un état et non un lieu.
Pour avoir été un ancien athée je connais ces dénominations derrière lesquelles on se réfugie, telles que : sophisme, altérité, circularité, paradigme, théière de Russel et tant d'autres. Et tout comme pour la contingence, on peut réfuter tout à l'infini ce n'est pas pour autant qu'on a raison.
Mais, selon moi, pour faire un véritable choix : il faut qu'il soit libres. Hors il n'y a pas de liberté dans un choix unique dans l'ignorance de l'autre, il faut l'explorer sinon c'est un choix purement dogmatique. Après avoir exploré les deux côtés j'en ai conclu que l'athéisme n'est pas raison mais opposition.
Alors pourquoi Dieu plutôt que pas de Dieu ? Parce qu'après avoir expérimenté la vie sans Dieu, la vie avec Dieu était un choix de la raison, et même au delà, car elle prenait un sens. L'avant était aliénation, l'après est devenu relation et espérance. Au point que je suis convaincu que la vie telle que nous la connaissons n'est pas la vraie Vie, mais un temps de miséricorde pour entrer dans cette relation et poser un choix ... libre.
C'est l'interprétation que vous en avez malheureusement retenue, celle d'une portion, mais ce n'est pas tout à fait ce que j'ai écrit. Relisez sans influence, sans le filtre que vous imposez à votre pensée; simplement ce qui a été écrit.Sinon vous me donnez raison dans votre dernier paragraphe en admettant vous même que votre croyance ne repose pas sur des preuves, je vous en remercie.
Pourquoi ? Prouvez moi que vos grands-parents existent; et pourtant nous restons sur le seul plan matériel.Cependant, je ne suis pas d'accord avec le fait que Dieu soit par définition improuvable, c'est un peu facile et vachement pratique quand même.
Si je ne vous accorde pas une once de confiance, vous pourriez avancer toutes les preuves matérielles que vous souhaitez je pourrais toutes les contredire ou les objecter, ne serait ce que par mon refus d'y croire. Cela ne prouverait absolument rien.
Or, pour avoir confiance il faut que j'accepte d'entrer en relation avec vous.
Pourquoi avoir "foi" en vous ? Sur quel critère ? Celui que vous seriez détenteur de la vérité ? Hélas, pour moi la Vérité n'est pas un concept mais une personne. Et puis vous même vous refusez cette confiance que vous réclamez, c'est peut être cela qui obscurcit votre vision et cela n'a pas vocation à me convaincre; loin de là !Croyez en mon histoire mais si vous cherchez la moindre raison tangible d'y croire, vous allez droit dans le mur il faut me faire confiance.
Si votre argumentaire est "faites moi confiance" cela me parait reposer sur bien peu comme l'égo et manquer de raison. Si j'avais été agnostique vous auriez été loin de me convaincre d'être athée.
C'est bien ce que Dieu a fait, mais comme pour l'exemple de vos grands -parents vous pouvez réfuter tout indéfiniment.Si une telle entité existe il est tout à fait possible qu'elle se révèle d'une manière indiscutable ou qu'elle choisisse de donner des preuves de son existence après tout elle est toute puissante.
Si à la crucifixion Jésus était descendu de la Croix comme on l'y avait mis au défi, les gens n'auraient pas cru pour autant. Ils auraient peut être encore invoqué que c'était par Belzéboul et l'auraient lapidé au sol.
La foi ne passe pas par la preuve empirique car croire n'est pas savoir, celui qui sait n'a plus besoin de croire : je sais que mon épouse existe, je n'ai pas besoin de croire en son existence. Et celui qui ne veut croire qu'après une preuve a deux solutions : soit il continue d'objecter ou de la nier, soit il croit parce qu'il n'a plus le choix. Et ce n'est pas croire, avoir confiance.
Cet argument me semble toujours aussi étrange, car il sous-entend que l'athée souhaite sacrifier sa liberté - d'entrer ou ne pas entrer dans cette relation - pour une preuve : Dieu, force moi à "savoir" ! Ou est la liberté ?
Cordialement.