Héraclius a écrit :
Vous être vraiment fatiguant avec votre ton accusateur, à voir le mal partout. Je manifeste juste mon ignorance sur le sujet.
C'est bien là le problème. Vous êtes administrateur du forum, consul, avec un nombre de messages particulièrement élevé et une ancienneté grande, et je trouve particulièrement regrettable que, en ne présentant pas la saine doctrine aux participants, mais en préférant, par fainéantise de chercher, étaler votre ignorance coupable sur le sujet, vous risquiez de jeter la confusion parmi les participants en les laissant peut-être accroire qu'un avortement dans ces conditions serait autorisé.
Toléreriez-vous qu'un pilier éminent du forum sorte un jour "Je ne suis pas sûr de la présence réelle du Christ dans le Saint-Sacrement"?
Je passe sur le ton de votre réponse ; vous me reprochez un ton accusateur, mais je ne pense pas que "vous êtes vraiment fatiguant" échappe au même qualificatif.
Si nous prenons les textes :
Pie XI, dans Casti Connubii, a écrit :Quant à « l'indication médicale ou thérapeutique », pour employer leur langage, nous avons déjà dit, Vénérables Frères, combien. nous ressentons de pitié pour la mère que l'accomplissement du devoir naturel expose à de graves périls pour sa, santé, voire pour sa vie même : mais quelle cause pourrait jamais suffire à excuser en aucune façon le meurtre direct d'un innocent ? Car c'est de cela qu'il s'agit ici. Que la mort soit donnée à la mère, ou qu'elle soit donnée à l'enfant, on va contre le précepte de Dieu et contre la voix de la nature : « Tu ne tueras pas ! » (52) La vie de l'un et de l'autre est chose pareillement sacrée ; personne, pas même les pouvoirs publics, ne pourra jamais avoir le droit d'y attenter. C'est sans l'ombre de raison qu'on fera dériver ce droit du ius gladii, qui ne vaut que contre les coupables ; il est absolument vain aussi d'alléguer ici le droit de se défendre jusqu'au sang contre un injuste agresseur car, qui pourrait donner ce nom d'injuste agresseur à un enfant innocent ? : il n’y a pas non plus ici ce qu'on appelle le « droit de nécessité extrême », qui puisse arriver jusqu'au meurtre direct d'un innocent. Pour protéger par conséquent et sauvegarder chacune des deux vies, celle de la mère et celle de l'enfant, les médecins probes et habiles font de louables efforts : par contre, ils se montreraient fort indignes de leur noble profession médicale, ceux qui, sous l'apparence de remèdes, ou poussés par une fausse compassion, se livreraient à des interventions meurtrières.
On peut prendre aussi Saint Jean-Paul II:
Jean-Paul II, dans Evangelium Vitae, a écrit :Par conséquent, avec l'autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses Successeurs, en communion avec tous les évêques de l'Eglise catholique, je confirme que tuer directement et volontairement un être humain innocent est toujours gravement immoral. Cette doctrine, fondée sur la loi non écrite que tout homme découvre dans son cœur à la lumière de la raison (cf. Rm 2, 14-15), est réaffirmée par la Sainte Ecriture, transmise par la Tradition de l'Église et enseignée par le Magistère ordinaire et universel. 51
La décision délibérée de priver un être humain innocent de sa vie est toujours mauvaise du point de vue moral et ne peut jamais être licite, ni comme fin, ni comme moyen en vue d'une fin bonne. [...] Il est vrai que de nombreuses fois le choix de l'avortement revêt pour la mère un caractère dramatique et douloureux, lorsque la décision de se défaire du fruit de la conception n'est pas prise pour des raisons purement égoïstes et de facilité, mais parce que l'on voudrait sauvegarder des biens importants, comme la santé ou un niveau de vie décent pour les autres membres de la famille. [...]
C'est pourquoi, avec l'autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en communion avec les Evêques — qui ont condamné l'avortement à différentes reprises et qui, en réponse à la consultation précédemment mentionnée, même dispersés dans le monde, ont exprimé unanimement leur accord avec cette doctrine —, je déclare que l'avortement direct, c'est-à-dire voulu comme fin ou comme moyen, constitue toujours un désordre moral grave, en tant que meurtre délibéré d'un être humain innocent. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite; elle est transmise par la Tradition de l'Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel. 73
Aucune circonstance, aucune finalité, aucune loi au monde ne pourra jamais rendre licite un acte qui est intrinsèquement illicite, parce que contraire à la Loi de Dieu, écrite dans le cœur de tout homme, discernable par la raison elle-même et proclamée par l'Eglise.
Je passe sur votre usage du terme moderniste ;
Ciel! J'ai osé employer un terme redit et répété par Saint Pie X! Que n'ai-je fait! J'aurais dû plutôt citer un "frère chrétien séparé", comme le fait le Pape François dans Laudato Si, ou citer à défaut Lubac, Rahner, Congar et Cie ; malheureusement, je n'ai pas encore acheté les oeuvres complètes de ces derniers, et je ne suis pas encore abonné à Témoignage Chrétien et Golias.
il aurait été tellement simpliste de ne pas faire mention de votre infinie distance avec la "Rome conciliaire et apostate".
Simple ou simpliste?
Je vous laisse l'entière responsabilité de votre dernière expression que je n'ai pas employée, je ne vois donc pas ce que font ces guillemets ici.
Et que sont ces malsains procès d'intention sur une supposée "distance" entre Rome et moi? Catholique traditionaliste, je me rends à une messe traditionnelle diocésaine parfaitement valide et licite et célébrée en union avec Rome et le Suprême Pontife, ainsi qu'en union avec l'évêque catholique de Paris. Je ne sache pas, à ma connaissance, que vous aviez déjà glosé sur une "infinie distance" entre Rome et un contributeur protestant, orthodoxe, ou athée (ce qui eût été, pour le coup, beaucoup moins injustifié) ; non, vous préférez réserver vos attaques ad personam perfides et indignes à un catholique traditionnel. C'est lamentable.
Voilà, contrairement à mes intentions de n'être que simple lecteur, j'ai eu la faiblesse de vouloir rappeler les eaux salutaires ; évidemment, cela engendre, comme d'habitude, polémiques stériles et inutiles, attaques déloyales et non constructives.