Bonsoir Fée Violine,
Pas forcément, puisque ça en a dégoûté beaucoup, et que dès qu'ils ont pu, ils ont tout balancé (surtout au Québec).
Mouais...C'est une interprétation à mon goût très contestable de la déchristianisation qui a suivi le dernier concile...
Je n'ai pas "une" identité mais une foule d'identités
C'est un peu une manière de noyer le poisson. Certes, notre identité culturelle est riche et variée, mais de là à ne pas voir ce qui différencie les peuples entre eux...
, et je ne me sens pas obligée de les défendre car elles ne sont pas menacées.
Je crois avoir enfin mis le doigt sur le problème qui nous désunit ! Vous considérez que votre identité (ou plutôt vos identités, pour reprendre votre langage) n'est pas menacée, alors que je pense tout le contraire. Cela fait des décennies que les identités européennes se dissolvent dans le libéralisme ambiant ! Honnêtement, où sont passées les diverses cultures du contient (du moins à l'Ouest), càd nos traditions ? Tout a presque disparu au profit d'une uniformisation sur le modèle américain. Allez dans à peu près n'importe quel coin du monde encore relativement épargné par l'occidentalisation et vous comprendrez tout ce que nous avons perdu : les coutumes, les cérémonies, les danses et musiques traditionnelles, l'habillement, l'architecture, etc...Chez nous, c'est devenu du folklore que l'on ressort un ou deux fois par an et plus globalement, le monde ne m'a jamais semblé aussi uniformisé. Il est paradoxal et ironique que ce mouvement provienne d'un monde occidental qui n'a jamais aussi fermement condamné le colonialisme et ses erreurs, mais qui ne voit pas le problème à considérer son mode de vie et ses mœurs comme absolument universels (cela s'appelle, paraît-il, la grande marche vers le progrès...).
Il est néanmoins vrai qu'un certain nombre d'"identitaires" tendent à jeter tous les torts sur l'immigration massive de ces dernières décennies, alors qu'à mon sens, ce n'est qu'un aspect - certes fondamental - de notre crise d'identité.
Quand vous dites "On n'est pas un mauvais catholique pour avoir une opinion négative des flux migratoires actuels et du multiculturalisme", je suis bien d'accord, car la politique et la foi sont des domaines différents !
Certes, mais le clergé nous fait bien comprendre que nous aurions tort d'être si "fermés" et si peu accueillants...Cela, on ne peut le nier...