TAFTA - TTIP : Les Etats-Unis s'opposent à la plus grande transparence...
Le 7 janvier, la Commission européenne a publié des textes liés au partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (TTIP), après que le médiateur européen ait appelé à plus de transparence.
Pour la première fois, la Commission européenne a rendu publics – en anglais – plusieurs textes légaux et règles contraignantes que l’UE souhaite faire figurer dans l’accord de libre-échange. Le caractère confidentiel des négociations sur le TTIP a été très critiqué. Les opposants au partenariat soupçonnent également que les grandes entreprises ont trop d’influence sur les négociations.
Les huit textes publiés couvrent la concurrence, la sécurité alimentaire, la santé des animaux et des végétaux, les thématiques douanières, les obstacles techniques aux échanges et les petites et moyennes entreprises. Le règlement des différends entre gouvernements, qui n’entre pas dans la clause de des différends entre les investisseurs et les États, très controversée, y figurent également.
La commissaire en charge du commerce, Cecilia Malmström, a annoncé aux journalistes le 7 janvier que d’autres documents seraient publiés après les prochaines séances de négociations avec les États-Unis, qui se dérouleront en février. Les textes sont expliqués dans des guides aux lecteurs. La Commission a déclaré à plusieurs reprises que les négociations du TTIP sont les discussions commerciales les plus ouvertes jamais menées.
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Les documents liés à l’accès au marché et aux quotas et droits de douane sont quant à eux jugés trop sensibles et ne seront donc pas rendus publics.
Les États-Unis s’opposent à la publication de documents
Emily O’Reilly, médiatrice chargée d’examiner les plaintes de mauvaise gestion liées aux institutions européennes, a commencé à se pencher sur ces négociations en juillet dernier. Elle a demandé que plus de textes soient rendus publics.
Le fait que les négociateurs américains refusent de rendre certains documents publics ne suffit pas à justifier le manque de transparence, écrit-elle dans une série de recommandations à l’exécutif européen également publiée le 7 janvier. Selon elle, toute demande de confidentialité devrait être dûment justifiée par les États-Unis avant d’être acceptée par la Commission.
« Je suis consciente que certains sujets doivent être discutés de manière confidentielle pour que le processus soit efficace, mais le fait que Washington préfère que certains documents du TTIP restent secrets ne constitue pas en soi une justification suffisante de ne pas informer le public européen », fait-elle remarquer.
Au mois de novembre, la Commission s’est engagée à rendre publics plus de documents européens liés aux négociations. Il a cependant été souligné qu’il « ne devrait y avoir aucune velléité de publier » des documents américains ou communs
sans l’autorisation expresse des États-Unis. Le 7 janvier, Cecilia Malmström a répété que seuls les documents rédigés par l’UE pouvaient être publiés, et qu’il revient à Washington de décider du sort de ses documents.
http://www.euractiv.fr/section/commerce ... n-du-ttip/