Bonjour Vincent,
vincent001 a écrit :Seulement, cela me rend malheureux de ne pas "profiter de ma jeunesse".
s'imposer une règle de conduite et s'y tenir est toujours difficile, quelle que soit la règle que vous choisissez. Le monde prêche l'individualisme, l'égoïsme, le subjectivisme et l'hédonisme. Toute personne qui décide de se soumettre à une règle de vie nage à contre-courant... Votre ressenti est tout à fait normal.
vincent001 a écrit :Je commence à en avoir marre de la culpabilité qu'on nous inculque à travers le christianisme,
C'est marrant, mais quand je vais à la messe (ordinaire) le dimanche, j'ai plutôt l'impression de suffoquer sous les bons sentiments, l'amour & les bisounours (

) que sous des grandes invocations à la justice, au sacrifice & à l'ascèse... Au final, le sentiment de culpabilité que vous ressentez vient-il de l'extérieur ou de l'intérieur (c'est-à-dire de vous) ?
vincent001 a écrit :pécheur je le suis et j'en suis pas fier mais je suis heureux au fond de moi car je sais que je suis pardonné pour tout temps et toute éternité. [...] La religion du culpabilisme j'en peux plus ! Quand je vois le Christ, je vois Dieu Miséricordieux.
Il est important de comprendre la notion de Miséricorde. La miséricorde, ce n'est pas pardonner tout et n'importe quoi sans aucune exigence. L'Amour (avec un grand "A"... dont la Miséricorde est une ramification) exige une relation, un échange amoureux, attentionné.
Cela signifie que Dieu :
1. ne pardonne qu'à ceux qui sont sincères, et le minimum de la sincérité :
1.1. c'est de cesser de se révolter contre Dieu quand on vient lui demander pardon...
1.2. avoir le regret de s'être révolté...
1.3. avoir la ferme intention de ne plus recommencer.
Le respect de ces 3 points est une simple question de cohérence dans votre propre démarche, et de logique au sein de Dieu. Un Dieu qui pardonne n'importe quelle atrocité sans conditions, est-il vraiment un Dieu d'amour ? Quand un enfant fait une bêtise, et quand on l'aime vraiment, il est normal de le cadrer...
Sur la culpabilité, il faut quand même souligner que la définition du péché mortel (qui est celui qui rompt la relation que vous avez avec Dieu) de l'Eglise catholique est très humaine et "soft" :
- il faut commettre quelque chose de gravement contraire à la volonté de Dieu ;
- il faut avoir conscience que c'est quelque chose de gravement contraire ;
- et il faut le faire délibérément (sans contrainte).
Autrement dit, pour faire un péché mortel... il faut quand même "le vouloir"..
C'est-à-dire qu'on ne pèche pas mortellement sans le savoir !