Un commentaire plein de bon sens, merci à vous.Le fait qu'une personne ne soit plus vierge n'interdit donc ni de l'aimer, ni de l'épouser. C'est d'ailleurs évident.
Marie

Un commentaire plein de bon sens, merci à vous.Le fait qu'une personne ne soit plus vierge n'interdit donc ni de l'aimer, ni de l'épouser. C'est d'ailleurs évident.

Etant donné que Saint Augustin a mené une vie de patachon avant sa conversion, il est bien placé pour croire à la vie nouvelle en Christ, et pour croire au fait que la virginité perdue n'empêche nullement d'avancer sur un chemin d'abandon à Dieu et de sainteté puisque c'est son cas.xTheo a écrit : Ceci non plus n'est pas vrai, la virginité est bel et bien une valeur et est d'un grand prix au yeux de Dieu.
Il n'est ni question de marchandise ou de quelque commerce que ce soit. Et pour le Seigneur, le passé compte lorsqu'on ne demande pas pardon et l'on ne se confesse pas. Il y a un psaume qui dit que le passé, le présent et le futur sont tous devant Dieu. Et si le passé ne compte pas c'est que le Jugement Dernier non plus ne compte pas.
Je laisse St Augustin, un autre docteur vous répondre par à rapport la virginité. C'est votre parole contre celle d'un Docteur de l'Eglise
Tout à fait.Et pour le Seigneur, le passé compte lorsqu'on ne demande pas pardon et l'on ne se confesse pas.
Le problème est de savoir si oui ou non la virginité est une valeur en soi.prodigal a écrit :C'est ce qu'a dit Fée Violine : ce n'est pas la virginité en soi qui a une valeur. C'est la consécration à Dieu qui lui donne cette valeur.xTheo, citant saint Augustin a écrit :Si nous honorons cette virginité, ce n'est pas en tant qu'elle est virginité, mais en tant qu'elle est consacrée à Dieu
On ne peut donc transposer de l'ordre spirituel, qui valorise la virginité consacrée, à l'ordre éthique, qui tient la virginité en soi comme une chose neutre. Savoir qu'une personne est vierge, ou ne l'est pas, ne nous renseigne en rien sur sa valeur morale, toutes choses égales par ailleurs.
Le chapitre IX pose davantage problème, dans la mesure où saint Augustin semble, si on lit rapidement, dénigrer le mariage, ce qui ne me semble pas conforme à la position de l'Eglise. Mais une lecture attentive révèle une question plus précise : peut-on, si l'on a consacré sa virginité à Dieu, renoncer à son voeu si l'on apporte une compensation? Question dont je ne nie pas l'intérêt, mais qui ne concerne quand même pas grand monde. Et bien que l'on répondra négativement avec saint Augustin à cette question précise, on ne dira pas pour autant qu'une personne non consacrée ait perdu de sa valeur en perdant sa virginité, ce serait en effet comme le dit Fée Violine confondre une personne et une marchandise.
Le fait qu'une personne ne soit plus vierge n'interdit donc ni de l'aimer, ni de l'épouser. C'est d'ailleurs évident.
Bonjour Axou,axou a écrit :Etant donné que Saint Augustin a mené une vie de patachon avant sa conversion, il est bien placé pour croire à la vie nouvelle en Christ, et pour croire au fait que la virginité perdue n'empêche nullement d'avancer sur un chemin d'abandon à Dieu et de sainteté puisque c'est son cas.
J'aimerais avoir vos arguments qui sont tirés des écrits canoniques ou de l’Évangile et non une interprétation personnelle ou une accommodation de ce dont pense le monde. Sinon ce serait bavardage inutile. Je pourrais vous citer d'autres pères de l’Église et d'autres passages de l’Évangile sur ce sujet.(Apoc., XIV). Ceux-là ne se sont jamais souillés avec les femmes; ils sont demeurés vierges; ils suivent l’Agneau partout où il va.

Merci pour cette mise au point. Nous sommes d'accord.xTheo a écrit : Je ne vois pas pourquoi vous essayez de m'amener dans un sujet qui n'a pas lieu d’être. Aucun catholique ne saurait soutenir qu'une personne qui n'est plus vierge ne peut avancer dans la vie divine ou n'est pas apte au mariage. C'est un jugement qui est détestable devant notre Seigneur. Là n'est pas le sujet. Le sujet est bel et bien de savoir si la virginité est une valeur pour nous catholiques.
Concernant le passage de l'Evangile sur les Eunuques pour le Royaume des Cieux, je lis ce texte comme concernant la chasteté (au sens de continence) et non pas la virginité. A n'importe quel moment de la vie, et quel que soit son passé, on peut décider d'entrer en religion et se faire "eunuque". A noter que le Christ emploie un terme qui évoque la mutilation, c'est dire à quel point il présente cela comme un renoncement à soi-même fort.xTheo a écrit : Vous dites que la virginité n'est pas une valeur en soi et moi j'affirme le contraire. Je vous ai donné des arguments tirés de l’Évangile et des écrits des Pères de l’Église dont St Cyprien de Carthage et St Augustin.
Ma démarche est l'inverse de la votre : je m'intéresse d'avantage aux opinions et positions personnelles des personnes. Je réponds pauvrement comme je peux et comme je suis.xTheo a écrit : J'aimerais avoir vos arguments qui sont tirés des écrits canoniques ou de l’Évangile et non une interprétation personnelle ou une accommodation de ce dont pense le monde. Sinon ce serait bavardage inutile. Je pourrais vous citer d'autres pères de l’Église et d'autres passages de l’Évangile sur ce sujet.
Bonjour à tousHéraclius a écrit :@xTheo : Si une personne se fait violer, et perd donc sa virginité, elle perd donc sans l'avoir voulu un "bien en soi" ? C'est là chose contraire à la Tradition et à l'Ecriture.
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Bonjour Vincentvincent001 a écrit : Alors oui ça me gonfle, j'aurais préféré trouver la bonne de suite, cependant en tant qu'homme il faut se donner la peine d'aller "au charbon" pour peut être trouver la perle rare.

s'imposer une règle de conduite et s'y tenir est toujours difficile, quelle que soit la règle que vous choisissez. Le monde prêche l'individualisme, l'égoïsme, le subjectivisme et l'hédonisme. Toute personne qui décide de se soumettre à une règle de vie nage à contre-courant... Votre ressenti est tout à fait normal.vincent001 a écrit :Seulement, cela me rend malheureux de ne pas "profiter de ma jeunesse".
C'est marrant, mais quand je vais à la messe (ordinaire) le dimanche, j'ai plutôt l'impression de suffoquer sous les bons sentiments, l'amour & les bisounours (vincent001 a écrit :Je commence à en avoir marre de la culpabilité qu'on nous inculque à travers le christianisme,
Il est important de comprendre la notion de Miséricorde. La miséricorde, ce n'est pas pardonner tout et n'importe quoi sans aucune exigence. L'Amour (avec un grand "A"... dont la Miséricorde est une ramification) exige une relation, un échange amoureux, attentionné.vincent001 a écrit :pécheur je le suis et j'en suis pas fier mais je suis heureux au fond de moi car je sais que je suis pardonné pour tout temps et toute éternité. [...] La religion du culpabilisme j'en peux plus ! Quand je vois le Christ, je vois Dieu Miséricordieux.

je suis d'accord avec Hussard sur ce point cher Vincent, je ne sens pas dans l'Eglise de force culpabilisatrice. J'ai 20 ans de plus, j'ai grandi dans une Eglise tolérante et ouverte et n'ai toujours connu en confession que des prêtres qui respectaient ma vie de célibataire, étant parfois en couple non engagé. J'ai associé l'obsession du péché à tout va et la culpabilisation à ce que me racontait ma mère dans les années 50.hussard a écrit :C'est marrant, mais quand je vais à la messe (ordinaire) le dimanche, j'ai plutôt l'impression de suffoquer sous les bons sentiments, l'amour & les bisounours (vincent001 a écrit :Je commence à en avoir marre de la culpabilité qu'on nous inculque à travers le christianisme,) que sous des grandes invocations à la justice, au sacrifice & à l'ascèse... Au final, le sentiment de culpabilité que vous ressentez vient-il de l'extérieur ou de l'intérieur (c'est-à-dire de vous) ?

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