Reportage France 2
Publié : lun. 04 juin 2007, 15:32
La raison justifiant la carte d'identité biométrique : "c'est bien sûr pour éviter la fraude documentaire" (Villepin), est sophistique.
De "petits ateliers qui font de l'artisanat" (Berthomet, Police) produiraient donc "plusieurs centaines de milliers de fraudes chaque année" (Villepin) et au nom que ces fraudes, nous devrions donc entrer dans un système totalitaire ?
Voyez le sophisme : "Il en faut donc une nouvelle" disait Villepin, mais en quoi l'information contenue dans la carte la rendrait plus infalsifiable que les précédentes ? Les billets de banques, qui sont les documents les plus difficile à copier comportent-ils :
- la photo
- les empreintes digitales
- le numéro de compte bancaire
- le numéro de de dossier fiscal
- le numéro de permis de conduire
- la signature électronique
du directeur de la Banque Centrale Européenne ? Il n'y a aucune information biométrique sur les billets de banque et leur falsifiabilité est jugé suffisante pour que des centaines de millions soient mis en circulation. Et prétend-on que l'activité des faux-monnayeurs implique de nouveaux billets biométriques ?
La déclaration de Villepin est donc un mensonge.
Autre point important : "plusieurs sociétés privées (...) ont déjà distribué ce type de badge à leurs employés". C'est l'entreprise qui est à l'avant-garde de la biométrie et non l'Etat.
La déclaration "comme des produits de supermarché, les clients sont barre-codés et la puce contient leur crédit de consommation" est tout à fait pertinente et intéressante.
Et aussi "pourquoi j'ai voulu faire ça, en fait c'est peut-être parce que tout le monde l'a" ("une centaine de consommateurs"). Comment les idiots sont, avec l'entreprise, l'avant-garde de la société totalitaire qui vient.
Ceci : "la puce permet aussi de suivre un individu par satellite, ce qu'aucune législation n'interdit en Europe" est très inquiétant. Qui, et pourquoi, développe de telles technologies ? comment peut-on encore s'aveugler sur l'intention qui gouverne toutes ces innovations ?
Enfin, "Comment éviter le piratage des données personnelles ? Les défenseurs des libertés individuelles crient à l'imprudence et à l'intrusion dans la vie privée" (Anouk Burel) est encore un sophisme. Comme si le problème était le piratage des données personnelles ! Les défenseurs des libertés individuelles ne s'inquiètent pas du piratage, mais du contenu même des moyens de police biométrique. Ce qui est inadmissible est que des entreprises ou des gouvernements disposent de tels moyens. Et non pas que des personnes mal intentionnées, où les titulaires des cartes eux-mêmes, altèrent les données qu'elle contient. A entendre ces deux phrases d'Anouk Burel, on pourrait croire que les défenseurs des libertés individuelles réclament plus de sécurité et donc plus de biométrie (selon le sophisme de Villepin). Anouk Burel est donc complice du système totalitaire qui vient, elle fait de la désinformation, elle ment, trafique la vérité, obéissant servilement aux entreprises et gouvernements libéraux qui travaillent à nous imposer la société policière technologique intégrale. Voilà, ce qu'est une journaliste d'un média de masse : un laquais du libéralisme...
Notez aussi le "crient à" : comme si les défenseurs des libertés individuelles étaient des hystériques ou des extrémistes... C'est très intéressant, cette façon péjorative de parler des défenseurs des libertés individuelles comme s'ils étaient déséquilibrés. De ridiculiser la parole des opposants, de la réduire à des cris et la falsifier. C'est un vrai travail d'étouffement du discours critique et alternatif au discours officiel. Et c'est le travail d'une journaliste de France 2...
De "petits ateliers qui font de l'artisanat" (Berthomet, Police) produiraient donc "plusieurs centaines de milliers de fraudes chaque année" (Villepin) et au nom que ces fraudes, nous devrions donc entrer dans un système totalitaire ?
Voyez le sophisme : "Il en faut donc une nouvelle" disait Villepin, mais en quoi l'information contenue dans la carte la rendrait plus infalsifiable que les précédentes ? Les billets de banques, qui sont les documents les plus difficile à copier comportent-ils :
- la photo
- les empreintes digitales
- le numéro de compte bancaire
- le numéro de de dossier fiscal
- le numéro de permis de conduire
- la signature électronique
du directeur de la Banque Centrale Européenne ? Il n'y a aucune information biométrique sur les billets de banque et leur falsifiabilité est jugé suffisante pour que des centaines de millions soient mis en circulation. Et prétend-on que l'activité des faux-monnayeurs implique de nouveaux billets biométriques ?
La déclaration de Villepin est donc un mensonge.
Autre point important : "plusieurs sociétés privées (...) ont déjà distribué ce type de badge à leurs employés". C'est l'entreprise qui est à l'avant-garde de la biométrie et non l'Etat.
La déclaration "comme des produits de supermarché, les clients sont barre-codés et la puce contient leur crédit de consommation" est tout à fait pertinente et intéressante.
Et aussi "pourquoi j'ai voulu faire ça, en fait c'est peut-être parce que tout le monde l'a" ("une centaine de consommateurs"). Comment les idiots sont, avec l'entreprise, l'avant-garde de la société totalitaire qui vient.
Ceci : "la puce permet aussi de suivre un individu par satellite, ce qu'aucune législation n'interdit en Europe" est très inquiétant. Qui, et pourquoi, développe de telles technologies ? comment peut-on encore s'aveugler sur l'intention qui gouverne toutes ces innovations ?
Enfin, "Comment éviter le piratage des données personnelles ? Les défenseurs des libertés individuelles crient à l'imprudence et à l'intrusion dans la vie privée" (Anouk Burel) est encore un sophisme. Comme si le problème était le piratage des données personnelles ! Les défenseurs des libertés individuelles ne s'inquiètent pas du piratage, mais du contenu même des moyens de police biométrique. Ce qui est inadmissible est que des entreprises ou des gouvernements disposent de tels moyens. Et non pas que des personnes mal intentionnées, où les titulaires des cartes eux-mêmes, altèrent les données qu'elle contient. A entendre ces deux phrases d'Anouk Burel, on pourrait croire que les défenseurs des libertés individuelles réclament plus de sécurité et donc plus de biométrie (selon le sophisme de Villepin). Anouk Burel est donc complice du système totalitaire qui vient, elle fait de la désinformation, elle ment, trafique la vérité, obéissant servilement aux entreprises et gouvernements libéraux qui travaillent à nous imposer la société policière technologique intégrale. Voilà, ce qu'est une journaliste d'un média de masse : un laquais du libéralisme...
Notez aussi le "crient à" : comme si les défenseurs des libertés individuelles étaient des hystériques ou des extrémistes... C'est très intéressant, cette façon péjorative de parler des défenseurs des libertés individuelles comme s'ils étaient déséquilibrés. De ridiculiser la parole des opposants, de la réduire à des cris et la falsifier. C'est un vrai travail d'étouffement du discours critique et alternatif au discours officiel. Et c'est le travail d'une journaliste de France 2...


