Publié : mar. 06 févr. 2007, 17:27
[align=justify]Bonjour popeye,
Je plonge, je plonge. ;-)
Majeure : le concept de parfait si parfait que rien … n’est pas contradictoire.
Concédé.
Mineure : le réel est adéquat au pensable, de sorte qu’à la possibilité logique répond là tout le moins la possibilité réelle intrinsèque de ce qui est signifié par le concept.
Concédé.
Conclusion : à raison de l’adéquation, ce n’est pas seulement de possibilité mais de nécessité réelle qu’il s’agit, puisqu’à défaut il n’y aurait pas d’adéquation du réel à la pensée.
Nié. La conclusion dépasse les prémisses. Reprenons en détail la majeure et son concept de parfait suprême. La nécessité découle de l'essence ainsi conçue. Mais pour qu'il y ait nécessité dans le réel et pas seulement dans l'esprit, il faudrait savoir que l'essence est réelle et pas seulement dans l'esprit. Autrement dit, que Dieu existe.
Pour faire application correcte du principe de la valeur objective de l'intellect, il faudrait dire: soit une essence hypothétique souverainement parfaite. L'analyse révèle que de sa perfection même découle sa nécessité. Donc à l'essence hypothétique dans l'esprit correspond la nécessité hypothétique dans le réel. À nécessité hypothétique dans l'esprit correspond nécessité hypothétique dans le réel.
Il n'y a donc pas contradiction ici entre nécessité dans l'esprit et possibilité dans le réel: la nécessité dans l'esprit ne part pas d'un constat de fait ou ne lie par aucune relation réelle cette nécessité à un constat de fait; elle part d'une essence hypothétique. La preuve ne conclut donc, dans le réel, qu'à une nécessité hypothétique. À l'opposé, si l'on part d'un constat de fait dans le réel, (il y a des êtres contingents) alors s'appuyant sur le fait, le raisonnement conduit à la nécessité réelle de Dieu. Dès lors que l'argument ontologique quitte le fait réel pour constuire dans l'abstrait l'essence hypothétique, il ne trouve plus l'appui nécessaire pour conclure à plus qu'une hypothèse. La nécessité est là, même dans le réel, mais hypothétique.
Saint Thomas a donc la conclusion correcte de l'argument ontologique: en Dieu l'existence est nécessaire, s'il existe.[/align]
Je plonge, je plonge. ;-)
Majeure : le concept de parfait si parfait que rien … n’est pas contradictoire.
Concédé.
Mineure : le réel est adéquat au pensable, de sorte qu’à la possibilité logique répond là tout le moins la possibilité réelle intrinsèque de ce qui est signifié par le concept.
Concédé.
Conclusion : à raison de l’adéquation, ce n’est pas seulement de possibilité mais de nécessité réelle qu’il s’agit, puisqu’à défaut il n’y aurait pas d’adéquation du réel à la pensée.
Nié. La conclusion dépasse les prémisses. Reprenons en détail la majeure et son concept de parfait suprême. La nécessité découle de l'essence ainsi conçue. Mais pour qu'il y ait nécessité dans le réel et pas seulement dans l'esprit, il faudrait savoir que l'essence est réelle et pas seulement dans l'esprit. Autrement dit, que Dieu existe.
Pour faire application correcte du principe de la valeur objective de l'intellect, il faudrait dire: soit une essence hypothétique souverainement parfaite. L'analyse révèle que de sa perfection même découle sa nécessité. Donc à l'essence hypothétique dans l'esprit correspond la nécessité hypothétique dans le réel. À nécessité hypothétique dans l'esprit correspond nécessité hypothétique dans le réel.
Il n'y a donc pas contradiction ici entre nécessité dans l'esprit et possibilité dans le réel: la nécessité dans l'esprit ne part pas d'un constat de fait ou ne lie par aucune relation réelle cette nécessité à un constat de fait; elle part d'une essence hypothétique. La preuve ne conclut donc, dans le réel, qu'à une nécessité hypothétique. À l'opposé, si l'on part d'un constat de fait dans le réel, (il y a des êtres contingents) alors s'appuyant sur le fait, le raisonnement conduit à la nécessité réelle de Dieu. Dès lors que l'argument ontologique quitte le fait réel pour constuire dans l'abstrait l'essence hypothétique, il ne trouve plus l'appui nécessaire pour conclure à plus qu'une hypothèse. La nécessité est là, même dans le réel, mais hypothétique.
Saint Thomas a donc la conclusion correcte de l'argument ontologique: en Dieu l'existence est nécessaire, s'il existe.[/align]