Renonciation de notre pape Benoît XVI
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etienne lorant
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La décision du Pape éclairée par celle de Célestin V
Le 28 avril 2009, le pape Benoît XVI s’est rendu à L’Aquila pour prier pour les victimes du séisme avant de se rendre à la basilique, très endommagée, de Notre-Dame de Collemaggio : les reliques du saint pape Célestin V (1209/10 - 1296) ont été sauvées des décombres et Benoît XVI a déposé là le pallium qui lui a été remis le jour de son intronisation, le 24 avril 2005, sous les applaudissements.
Ce geste symbolique prend une force extraordinaire en ce 11 février où Benoît XVI annonce sa démission : Célestin V avait lui, démissionné le 13 décembre 1294, quelque 5 mois après son élection, moine redevenant moine.
Il a fait allusion à ce geste un an plus tard, le 4 juillet 2012, lorsqu’il s’est rendu dans la région, à Sulmona pour le « pardon de Célestin V ». Dans son homélie, il a dit : « Je me suis moi-même rendu dans cette basilique, en avril de l’année dernière, après le tremblement de terre qui a dévasté la région, pour vénérer le reliquaire contenant sa dépouille et laisser le pallium reçu le jour du début de mon pontificat ».
Et voici comment il jugeait le pontificat de Célestin V : « Huit cents ans se sont écoulés depuis la naissance de saint Pierre Célestin V, mais il reste présent dans l’histoire en raison des célèbres événements de son époque et de son pontificat et, surtout, de sa sainteté. En effet, la sainteté ne perd jamais sa force d’attraction, elle ne tombe pas dans l’oubli, elle ne passe jamais de mode, au contraire, avec le passage du temps elle resplendit d’une luminosité toujours plus grande, exprimant la tension éternelle de l’homme vers Dieu ».
Plus encore, le pape a voulu tirer « plusieurs enseignements de la vie » du saint pape qui sont « valables également à notre époque ».
Ce geste symbolique prend une force extraordinaire en ce 11 février où Benoît XVI annonce sa démission : Célestin V avait lui, démissionné le 13 décembre 1294, quelque 5 mois après son élection, moine redevenant moine.
Il a fait allusion à ce geste un an plus tard, le 4 juillet 2012, lorsqu’il s’est rendu dans la région, à Sulmona pour le « pardon de Célestin V ». Dans son homélie, il a dit : « Je me suis moi-même rendu dans cette basilique, en avril de l’année dernière, après le tremblement de terre qui a dévasté la région, pour vénérer le reliquaire contenant sa dépouille et laisser le pallium reçu le jour du début de mon pontificat ».
Et voici comment il jugeait le pontificat de Célestin V : « Huit cents ans se sont écoulés depuis la naissance de saint Pierre Célestin V, mais il reste présent dans l’histoire en raison des célèbres événements de son époque et de son pontificat et, surtout, de sa sainteté. En effet, la sainteté ne perd jamais sa force d’attraction, elle ne tombe pas dans l’oubli, elle ne passe jamais de mode, au contraire, avec le passage du temps elle resplendit d’une luminosité toujours plus grande, exprimant la tension éternelle de l’homme vers Dieu ».
Plus encore, le pape a voulu tirer « plusieurs enseignements de la vie » du saint pape qui sont « valables également à notre époque ».
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
Je suis effaré de tous les mensonges colportés dans les médias à son égard !!!!! Ca dépasse l'entendement !
Franchement, on pourrait à la limite portait plainte...
Bon pour en revenir à Benoit XVI, je l'aimais bien. Je lui souhaite bon courage pour la suite dans sa vie de chrétien.
Franchement, on pourrait à la limite portait plainte...
Bon pour en revenir à Benoit XVI, je l'aimais bien. Je lui souhaite bon courage pour la suite dans sa vie de chrétien.
Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
Bof...
Mais, il me semble intéressant d'ouvrir un fil séparé sur ce sujet de l'"éméritat" de notre pape qui sera certainement enrichi d'informations nouvelles dans les prochains jours et les prochains mois.
Mais, il me semble intéressant d'ouvrir un fil séparé sur ce sujet de l'"éméritat" de notre pape qui sera certainement enrichi d'informations nouvelles dans les prochains jours et les prochains mois.
- Didymos
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Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
Une fois la stupéfaction passée, inévitable, je reste profondément attristé par cette nouvelle, et pour plusieurs raisons.
D'abord, comme plusieurs l'ont indiqué dans ce fil, à cause du sentiment d'abandon. Dieu seul est notre Père éternel sur la terre et dans les cieux, mais le Pape est notre père terrestre à tous, et je ne m'étais jamais préparé à ce que l'amour paternel qu'il nous donnait publiquement, sa sagesse et sa tendresse envers nous cessent autrement que par sa mort.
Ensuite, à cause des engagements qu'il avait pris dès le début de son pontificat. Souvenez-vous du discours qu'il avait prononcé, je crois, à l'ouverture du conclave qui l'a élu : "la barque de l’Église prend l'eau de toutes part", en substance. Et ce signal d'alarme l'avait conduit à de courageuses initiatives pour affermir son Église, réconcilier réformes et tradition, et la préparer face aux tempêtes à venir. Or j'ai l'impression qu'il part en plein travail, comme s'il était fauché en pleine course, laissant en suspens de nombreux chantiers ouverts, et je crains aussi qu'on interprète son départ comme consécutif à des échecs (FSSPX, questions de société dans les pays occidentaux) ou à des remous ("affaires", financières entre autres).
Une autre chose, une de celles qui m'attriste le plus, c'est que cette renonciation est exactement ce que ses ennemis, à l'intérieur comme à l'extérieur de l’Église, n'ont pas cessé de réclamer depuis huit ans. J'ai le cœur brisé d'imaginer leur exultation à voir cet homme haï et traqué enfin renoncer comme ils l'ont toujours voulu. Cela m'inquiète d'autant plus que ce n'est généralement pas l'homme pour lui-même qui est détesté, mais ce qu'il représente : la papauté, l’Église, un homme public qui, ô scandale ! ose annoncer au monde entier le Christ ressuscité et son Évangile de vie, et défendre le Magistère, avec toutes les conséquences pratiques contrariantes que ça peut avoir par rapport à l'idéologie dominante du confort, de l'individualisme, de la spiritualité athée et du relativisme. Quelle tristesse d'imaginer tant de gens se satisfaire qu'ils avaient raison de penser que le choix de cet homme était une erreur, qu'il n'était pas fait pour ça, réactionnaire, etc...
Les exemples de ces réactions satisfaites n'ont pas tardé longtemps à venir : ne citons que les "femen" dans la cathédrale de Paris et l'hérétique Christian Terras dans sa revue Golias, mais aussi la redondance du terme "moderne" employé de façon positive pour qualifier le geste du pape, anecdote malheureuse qui en dit long quand on sait ce que dans la tête de ceux qui l'emploient, "moderne" est quasiment le contraire de "catholique" !
Encore une dernière chose. Il est admis (c'est même maintenant dans le catéchisme), que l’Église a commencé sa lente montée vers Jérusalem pour suivre en tout l'exemple de son Divin Maître, et pour qu'elle y donne un jour le témoignage suprême, aux temps où le Christ lui-même reviendra dans sa gloire et jugera les vivants et les morts. Or ce qui m'a surpris, dans cette perspective, c'est que, autant la fin du pontificat de Jean-Paul II me semblait éminemment prophétique (comme d'ailleurs l'attentat qu'il a subi), autant ce départ anticipé face à la Croix (c'est à dire à la vieillesse et à la maladie, dans le cas de Benoît XVI), me laisse très troublé sur ce qu'il faut en penser. N'oublions pas qu'il ne s'agit pas que de son choix personnel, car ce qui affecte le Pape affecte l’Église entière et est pour elle un signe (il est l'une des fameuses "trois blancheurs").
Reste à prier. Plus que jamais.
D'abord, comme plusieurs l'ont indiqué dans ce fil, à cause du sentiment d'abandon. Dieu seul est notre Père éternel sur la terre et dans les cieux, mais le Pape est notre père terrestre à tous, et je ne m'étais jamais préparé à ce que l'amour paternel qu'il nous donnait publiquement, sa sagesse et sa tendresse envers nous cessent autrement que par sa mort.
Ensuite, à cause des engagements qu'il avait pris dès le début de son pontificat. Souvenez-vous du discours qu'il avait prononcé, je crois, à l'ouverture du conclave qui l'a élu : "la barque de l’Église prend l'eau de toutes part", en substance. Et ce signal d'alarme l'avait conduit à de courageuses initiatives pour affermir son Église, réconcilier réformes et tradition, et la préparer face aux tempêtes à venir. Or j'ai l'impression qu'il part en plein travail, comme s'il était fauché en pleine course, laissant en suspens de nombreux chantiers ouverts, et je crains aussi qu'on interprète son départ comme consécutif à des échecs (FSSPX, questions de société dans les pays occidentaux) ou à des remous ("affaires", financières entre autres).
Une autre chose, une de celles qui m'attriste le plus, c'est que cette renonciation est exactement ce que ses ennemis, à l'intérieur comme à l'extérieur de l’Église, n'ont pas cessé de réclamer depuis huit ans. J'ai le cœur brisé d'imaginer leur exultation à voir cet homme haï et traqué enfin renoncer comme ils l'ont toujours voulu. Cela m'inquiète d'autant plus que ce n'est généralement pas l'homme pour lui-même qui est détesté, mais ce qu'il représente : la papauté, l’Église, un homme public qui, ô scandale ! ose annoncer au monde entier le Christ ressuscité et son Évangile de vie, et défendre le Magistère, avec toutes les conséquences pratiques contrariantes que ça peut avoir par rapport à l'idéologie dominante du confort, de l'individualisme, de la spiritualité athée et du relativisme. Quelle tristesse d'imaginer tant de gens se satisfaire qu'ils avaient raison de penser que le choix de cet homme était une erreur, qu'il n'était pas fait pour ça, réactionnaire, etc...
Les exemples de ces réactions satisfaites n'ont pas tardé longtemps à venir : ne citons que les "femen" dans la cathédrale de Paris et l'hérétique Christian Terras dans sa revue Golias, mais aussi la redondance du terme "moderne" employé de façon positive pour qualifier le geste du pape, anecdote malheureuse qui en dit long quand on sait ce que dans la tête de ceux qui l'emploient, "moderne" est quasiment le contraire de "catholique" !
Encore une dernière chose. Il est admis (c'est même maintenant dans le catéchisme), que l’Église a commencé sa lente montée vers Jérusalem pour suivre en tout l'exemple de son Divin Maître, et pour qu'elle y donne un jour le témoignage suprême, aux temps où le Christ lui-même reviendra dans sa gloire et jugera les vivants et les morts. Or ce qui m'a surpris, dans cette perspective, c'est que, autant la fin du pontificat de Jean-Paul II me semblait éminemment prophétique (comme d'ailleurs l'attentat qu'il a subi), autant ce départ anticipé face à la Croix (c'est à dire à la vieillesse et à la maladie, dans le cas de Benoît XVI), me laisse très troublé sur ce qu'il faut en penser. N'oublions pas qu'il ne s'agit pas que de son choix personnel, car ce qui affecte le Pape affecte l’Église entière et est pour elle un signe (il est l'une des fameuses "trois blancheurs").
Reste à prier. Plus que jamais.
Dernière modification par Didymos le mer. 13 févr. 2013, 0:00, modifié 3 fois.
"Respondit Thomas et dixit ei : Dominus meus et Deus meus !", Jn 20, 28
- Didymos
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Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
Autre chose, qui m'a pas mal étonné : pourquoi faire cette déclaration à la veille du Carême, et annoncer que sa renonciation sera effective en cours de Carême, quand on sait que Benoît XVI a soigneusement préparé tout ceci depuis des mois ? Pourquoi ne pas avoir attendu d'avoir passé Pâques ?
Et aussi, pourquoi avoir décidé que ce serait le 28 février à 20h, qu'est ce que ça a de si important ou de si spécial ? Pourquoi un jeudi et à 20 h ?
Et aussi, pourquoi avoir décidé que ce serait le 28 février à 20h, qu'est ce que ça a de si important ou de si spécial ? Pourquoi un jeudi et à 20 h ?
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Isabelle47
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Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
Bonjour,
Je ne pense pas que la renonciation de Benoit XVI soit vue ou interprétée comme un abandon de sa part face à des difficultés insurmontables ni comme la conséquence d'un désespoir (déception) dû à des échecs.
Je n'ai rien lu de tel dans les témoignages parus dans la presse depuis hier mais plutôt le respect, la considération et la reconnaissance de l'humilité et de l'intelligence du Pape.
Pour ce qui est de l'aspect prophétique, j'avoue que je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire, peut-être pourriez-vous préciser votre pensée?
Merci.
Je ne pense pas que la renonciation de Benoit XVI soit vue ou interprétée comme un abandon de sa part face à des difficultés insurmontables ni comme la conséquence d'un désespoir (déception) dû à des échecs.
Je n'ai rien lu de tel dans les témoignages parus dans la presse depuis hier mais plutôt le respect, la considération et la reconnaissance de l'humilité et de l'intelligence du Pape.
Pour ce qui est de l'aspect prophétique, j'avoue que je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire, peut-être pourriez-vous préciser votre pensée?
Merci.
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
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Isabelle47
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Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
Vous ne voyez pas le sens symbolique de la veille de Carême pour annoncer la renonciation? Ni de Pâques pour un successeur?Didymos a écrit :Autre chose, qui m'a pas mal étonné : pourquoi faire cette déclaration à la veille du Carême, et annoncer que sa renonciation sera effective en cours de Carême, quand on sait que Benoît XVI a soigneusement préparé tout ceci depuis des mois ? Pourquoi ne pas avoir attendu d'avoir passé Pâques ?
Et aussi, pourquoi avoir décidé que ce serait le 28 février à 20h, qu'est ce que ça a de si important ou de si spécial ? Pourquoi un jeudi et à 20 h ?
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
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Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
Bonjour Isabelle,
Fraternellement en Jésus Christ.
Pourriez-vous s'il vous plait m'expliquer car le sens symbolique que vous voyez. Je vous remercie.Vous ne voyez pas le sens symbolique de la veille de Carême pour annoncer la renonciation? Ni de Pâques pour un successeur?
C'est vrai que c'est étrange de renoncer au beau milieu de pâquesPourquoi ne pas avoir attendu d'avoir passé Pâques ?
Fraternellement en Jésus Christ.
- Didymos
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Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
En effet, ça n'est peut-être pas très clair ! Comme souvent, d'ailleurs, quand on parle des fins dernières, et pour cause : comment être clair quand cela même que nous savons dans ce domaine ne l'est pas !Isabelle47 a écrit :Pour ce qui est de l'aspect prophétique, j'avoue que je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire, peut-être pourriez-vous préciser votre pensée?
Reprenons (ça oblige à sortir un peu du sujet, mais bon...) : tout ce qui s'est passé pour le Christ dans sa vie terrestre doit se passer aussi, d'une manière ou d'une autre, pour l’Église, dans le cours de l'histoire, puisqu'elle en est le Corps mystique. Elle doit donc :
- répandre sa prédication dans le monde auprès des nations, comme le Christ au début de sa vie publique (ça, on peut considérer que c'est atteint, puisque l’Évangile est parvenu à toutes les extrémités de la terre et que le christianisme est la première religion sur terre)
- être progressivement rejetée, de plus en plus violemment (ça a commencé en gros à l'époque les Lumières, avec toute une suite de gradations, et aujourd'hui c'est manifeste, l’Église est sans cesse pointée du doigt et beaucoup aimeraient qu'elle appartienne au passé, mais ça n'est pas encore fini, elle doit certainement vivre bien d'autres choses)
- dans le même temps, comme les Apôtres dans l’Évangile recevaient des annonces de la Passion, l’Église est préparée par la Vierge Marie, à travers ses apparitions (rue du Bac, La Salette, Lourdes, Fatima) et à travers la meilleure compréhension de mystères comme la Divine Miséricorde, le Cœur Sacré de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie, ou encore les pratiques autour de l'Eucharistie, elle est préparée, donc, à avoir un cœur tout humble et très priant, totalement confiant en la victoire du Christ ressuscité, pour pouvoir continuer à croire au milieu ces épreuves. Marie se prépare une Église à sa ressemblance, une Église du Samedi Saint
- enfin, dans les derniers temps de l'humanité, l’Église, qui sera alors sans doute réduite à peu de monde, comme les disciples autour de la Croix étaient très peu nombreux, suivra son Seigneur sur le chemin de la Passion et de la Croix, d'une manière que Dieu seul connaît
- quand ce temps sera venu, ça voudra dire que la fin est toute proche et que le Seigneur doit revenir, comme au matin où il est sorti du tombeau, mais cette fois non plus pour délivrer les morts des enfers, mais les vivants, de l'enfer qu'ils se seront construit
Voilà, en gros. Et voilà donc pourquoi je trouvais que la vie et la mort de Jean-Paul II étaient très prophétiques et que cette décision de Benoît XVI me laisse perplexe et que je ne sais plus quoi penser de ça.
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- Didymos
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Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
C'est à dire... Il ne me semble pas précisément que le Carême soit le temps où l'on renonce à sa mission, mais plutôt à ce qui nous détourne de Dieu.Isabelle47 a écrit :Vous ne voyez pas le sens symbolique de la veille de Carême pour annoncer la renonciation? Ni de Pâques pour un successeur?Didymos a écrit :Autre chose, qui m'a pas mal étonné : pourquoi faire cette déclaration à la veille du Carême, et annoncer que sa renonciation sera effective en cours de Carême, quand on sait que Benoît XVI a soigneusement préparé tout ceci depuis des mois ? Pourquoi ne pas avoir attendu d'avoir passé Pâques ?
Et aussi, pourquoi avoir décidé que ce serait le 28 février à 20h, qu'est ce que ça a de si important ou de si spécial ? Pourquoi un jeudi et à 20 h ?
Et Pâques étant le Passage par excellence, qui nous délivre de l'épreuve, en quelque sorte le bout de la course qui nous apporte la victoire, moi ça me fait un peu "bizarre" de le voir arrêter avant. D'autant que, comme le souligne Mac, Pâques et le Carême qui la prépare ne font qu'un. Quelque chose m'échappe.
Mais je respecte infiniment son choix. Personne ne peut en être juge sinon Dieu, ça va de soi.
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Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
Aujourd'hui c'est la veille du carême, mais hier quand il a annoncé la nouvelle, c'était la fête de Notre Dame de Lourdes, et aussi la journée des malades.
Tout cela a du sens.
Et puis, le carême est un temps de désert, de silence, de solitude, donc son absence nous fera une pénitence de plus !
Tout cela a du sens.
Et puis, le carême est un temps de désert, de silence, de solitude, donc son absence nous fera une pénitence de plus !
Ne vous occupez pas d'eux. Qu'est-ce que ça peut faire?J'ai le cœur brisé d'imaginer leur exultation à voir cet homme haï et traqué enfin renoncer comme ils l'ont toujours voulu.
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Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
Voilà une parole de sagesse et je vous en remercie ! Vous avez pleinement raison.Fée Violine a écrit :Ne vous occupez pas d'eux. Qu'est-ce que ça peut faire?
Mais que voulez-vous, l'homme reste homme et ne peut pas s'empêcher de se faire des soucis...
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Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
Bonjour,
Sera-t-il inapproprié de continuer à l'appeler Benoît XVI ?le gyrovague a écrit : Je ne vois aucune objection à dire « Sa Sainteté, Joseph Ratzinger, Pape émérite et cardinal de la Sainte Église romaine ».
Il semble justement vouloir que le nouveau pape soit élu pour Pâques.Autre chose, qui m'a pas mal étonné : pourquoi faire cette déclaration à la veille du Carême, et annoncer que sa renonciation sera effective en cours de Carême, quand on sait que Benoît XVI a soigneusement préparé tout ceci depuis des mois ? Pourquoi ne pas avoir attendu d'avoir passé Pâques ?
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Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
En tous cas, personnellement, je trouve que ce serait plus clair s'il redevenait un "simple" cardinal, tout de rouge vêtu.Anonymus a écrit :Sera-t-il inapproprié de continuer à l'appeler Benoît XVI ?
Et même s'il restait un "pape émérite", revêtu de ses anciens insignes, en toute logique il devrait quand même abandonner l'anneau du pêcheur, qui doit invariablement être détruit, il me semble, avant l'élection d'un successeur.
Oui, ça se tient, en effet. Même si nul ne peut présumer de la durée d'un conclave quand il commence, force est de constater que les derniers étaient courts, sinon très courts.Anonymus a écrit :Il semble justement vouloir que le nouveau pape soit élu pour Pâques.
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Re: Renonciation de notre pape Benoît XVI
Ne pensez-vous pas que Benoit XVI sait que sa mort est proche, et que s'il renonce à exercer sa mission de pape, c'est pour prier et préparer son salut et non pour jouer un nouveau rôle public?Didymos a écrit :En tous cas, personnellement, je trouve que ce serait plus clair s'il redevenait un "simple" cardinal, tout de rouge vêtu.Anonymus a écrit :Sera-t-il inapproprié de continuer à l'appeler Benoît XVI ?![]()
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