Re: La Mantille
Publié : dim. 27 mars 2011, 19:30
@Sweetie Lol
. Je ne sais pas d'où vous vient l'idée que l'égale dignité de l'homme et de la femme serait une découverte récente de la religion catholique. Depuis 10 ans ? Mais non : les évangiles ne présentent pas la femme comme inférieure à l'homme.
. Que telle société de telle époque ait promu une image de la femme inférieure à l'homme, c'est un fait (d'ailleurs il ne s'agit pas d'une évolution continue, d'une totale déconsidération de la femme vers une considération toujours plus grande : regardez, en Europe ou au moins en France, la femme semble bien plus considérée comme une inférieure au XVIe siècle qu'au XIIe, et encore plus aux XIXe ou XXe siècles).
Que des personnes catholiques ou même des clercs se soient laissés influencer par l'esprit de leur temps, c'est certainement un fait également. Mais ce n'est pas l'église catholique qui a affirmé une infériorité de la femme envers l'homme.
De même que ce n'est pas l'église catholique qui aurait prétendu que les hommes noirs seraient inférieurs aux hommes blancs. (d'ailleurs si l'Église catholique avait cru ces hommes dépourvus d'âme, elle ne les aurait pas évangélisés, enfin voyons.)
. L'égale dignité de l'homme et de la femme ne signifie pas forcément qu'ils sont soumis de la même façon exactement aux mêmes lois. "Égales dignité" ne signifie pas "Parfaitement identiques".
Cependant, au sujet de la tête couverte, il faudrait d'abord se poser la question :
qu'est-ce qui est la prescription inamovible, indépendante du temps et des époques ? Le fait de se couvrir la tête, ou la signification du geste ?
Autrement dit : qu'est-ce qui est, sur ce point, l'impératif moral qui ne saurait être abandonné malgré les changements de temps, de lieux, de civilisations et d'époques : le fait précisément de se couvrir la tête, ou le fait d'adopter une attitude extérieure digne, respectueuse, humble ?
(entendons-nous bien : évidemment que cette attitude doit d'abord être intérieure, mais là il s'agit bien des prescriptions concernant l'attitude publique, extérieure)
Si on affirme que c'est le fait, pour une femme, de se couvrir la tête, qui est un impératif moral, une prescription inamovible, alors il faudrait expliquer pourquoi. Citer St Paul au sujet des anges ne sera sans doute pas suffisant : prise ainsi tout seul, on ne voit pas bien ce que signifie cette phrase, j'en ai peur.
Si on affirme que c'est la signification de ce geste qui constitue ici la prescription, alors il faut se demander ce que signifie ce geste, et ce qu'il signifie maintenant.
Par exemple, le signe de croix, lui, ne change pas ; ou encore, le rite de la Messe, depuis l'époque des apôtres, a changé sur certains points dans sa forme, et est demeuré inchangé sur d'autres.
. Je ne sais pas d'où vous vient l'idée que l'égale dignité de l'homme et de la femme serait une découverte récente de la religion catholique. Depuis 10 ans ? Mais non : les évangiles ne présentent pas la femme comme inférieure à l'homme.
. Que telle société de telle époque ait promu une image de la femme inférieure à l'homme, c'est un fait (d'ailleurs il ne s'agit pas d'une évolution continue, d'une totale déconsidération de la femme vers une considération toujours plus grande : regardez, en Europe ou au moins en France, la femme semble bien plus considérée comme une inférieure au XVIe siècle qu'au XIIe, et encore plus aux XIXe ou XXe siècles).
Que des personnes catholiques ou même des clercs se soient laissés influencer par l'esprit de leur temps, c'est certainement un fait également. Mais ce n'est pas l'église catholique qui a affirmé une infériorité de la femme envers l'homme.
De même que ce n'est pas l'église catholique qui aurait prétendu que les hommes noirs seraient inférieurs aux hommes blancs. (d'ailleurs si l'Église catholique avait cru ces hommes dépourvus d'âme, elle ne les aurait pas évangélisés, enfin voyons.)
. L'égale dignité de l'homme et de la femme ne signifie pas forcément qu'ils sont soumis de la même façon exactement aux mêmes lois. "Égales dignité" ne signifie pas "Parfaitement identiques".
Cependant, au sujet de la tête couverte, il faudrait d'abord se poser la question :
qu'est-ce qui est la prescription inamovible, indépendante du temps et des époques ? Le fait de se couvrir la tête, ou la signification du geste ?
Autrement dit : qu'est-ce qui est, sur ce point, l'impératif moral qui ne saurait être abandonné malgré les changements de temps, de lieux, de civilisations et d'époques : le fait précisément de se couvrir la tête, ou le fait d'adopter une attitude extérieure digne, respectueuse, humble ?
(entendons-nous bien : évidemment que cette attitude doit d'abord être intérieure, mais là il s'agit bien des prescriptions concernant l'attitude publique, extérieure)
Si on affirme que c'est le fait, pour une femme, de se couvrir la tête, qui est un impératif moral, une prescription inamovible, alors il faudrait expliquer pourquoi. Citer St Paul au sujet des anges ne sera sans doute pas suffisant : prise ainsi tout seul, on ne voit pas bien ce que signifie cette phrase, j'en ai peur.
Si on affirme que c'est la signification de ce geste qui constitue ici la prescription, alors il faut se demander ce que signifie ce geste, et ce qu'il signifie maintenant.
Par exemple, le signe de croix, lui, ne change pas ; ou encore, le rite de la Messe, depuis l'époque des apôtres, a changé sur certains points dans sa forme, et est demeuré inchangé sur d'autres.