Pneumatis a écrit :
La problématique abordée ici, c'est justement celle dans laquelle ceux qui refusent de la voir manque de tomber à chaque instant : le populisme. Désigner une catégorie de population pour la soumettre au jugement d'une autre catégorie de population, en lui faisant porter le poids de tous nos problèmes. Ceux qui opposent les immigrés aux "de souche", ceux qui opposent les Roms aux autres immigrés (et aux "de souche"), ceux qui opposent les riches aux pauvres, les patrons aux ouvriers, les fonctionnaires et les employés du privé, ... La gestion d'une nation, si elle se veut un tantinet morale ne peut sans cesse monter ainsi les gens les uns contre les autres.
De quel côté est l'exagération hystérique, lorsque vous comparez la non-politique de Sarkozy (qui n'est pas du tout en train de virer les Roms, contrairement à ce que vous dites) à la politique d'Hitler (rien que ça, bon sang !), en évoquant les camps de concentration (vous savez comment étaient traités les juifs à Auschwitz ?), en parlant même de déportation (les trains de la mort, vous savez comment ça se passait ?), "d'épuration ethnique" (formule présente dans le titre même de ce topic : vous savez ce qui s'est passé en Bosnie, au Kosovo, en Croatie, ou au Rwanda ???). Je me demande vraiment pourquoi la modération du forum n'est pas intervenue pour changer au moins le titre de ce fil de discussion tellement cette formulation est complètement disproportionnée, sans aucun rapport avec la réalité ! Vous comparez Sarkozy à Hitler et Radovan Karadzik réunis !

Vous trouvez que mener une politique d'intérieur parfaitement normale et responsable pour n'importe quel pays (sauf la France, bizarrement, le seul pays qui n'a pas le droit de contrôler ses frontières sous peine d'être traitée d'Hitler) (politique qui dans le cas présent n'est même pas menée réellement, mais seulement feinte à travers quelques faits mis en avant dans les médias) est comparable au nazisme, au plan d'extermination des Juifs, à la Shoah ! <: Cette comparaison est grotesque, exagérée, hystérique, idéologique. Elle est insultante vis à vis de ceux qui sont morts dans les camps, ou sous les balles ou sous les coups de machette d'épurateurs ethniques. Elle fait le jeu de cette politique médiatique d'intimidation et de culpabilisation des esprits vis-à-vis des Français qui aimeraient bien qu'on freine un peu la politique d'immigration, en leur disant : vous êtes des nazis et des épurateurs ethniques. Et c'est bien cela, le véritable enjeu de cette affaire des Roms :
1. Simulation d'une politique de reconduction à la frontière de Roms.
2. Mise en scène de l'indignation nationale et même internationale. Comparaison au nazisme, à l'épuration ethnique.
3. Renoncement officielle à cette politique, et repentance nationale, autoflagellation collective (on y aura droit après Sarkozy).
4. Les Français intègrent que s'ils souhaitent moins d'immigration, ils sont des nazis et des épurateurs ethniques.
5. On peut continuer à déverser de l'immigration (une des solutions envisagées pour payer les retraites), les Français ne broncheront pas, le tour est joué.
Pour le reste de votre discours : halala c'est grave, on va s'en prendre aux exclus, aux handicapés, aux faibles, etc. Complètement sans sujet, puisque de toute façon, il n'y a strictement aucune volonté réelle de s'en prendre aux Roms. Tout cela est une mise en scène pour faire croire à l'électorat que Sarkozy, luttant soi-disant contre vents et marées, serait l'ami des Français qui veulent moins d'immigration, et dire à ces mêmes Français, par la même occasion, que pour cette raison ils sont nazis, que s'ils veulent arrêter de culpabiliser et se sentir moins nazis, ils doivent se soumettre et accepter d'être envahis.
Ceci étant dit, il y a également une politique, réelle, d'écraser les faibles, les malades, les vieux, les handicapés mentaux, etc., mais sans aucun rapport avec les Roms. D'ailleurs ça ne date pas d'hier, cette politique, et vous le savez très bien. Sous les socialistes (sous Rocard, très exactement), a commencé, par ex., la politique de fermeture des lits d'hôpitaux (souvenez-vous Kouchner : il y avait trop de lits, disait-il), fermeture d'hôpitaux psychiatriques, les fous à la charge des familles ou à la rue, campagnes médiatiques contre la psychiatrie, démentèlement de la psychiatrie : disparition du diplôme d'infirmier psychiatrique (la France était l'un des rares pays à posséder cette branche spécialisée). ça ne date pas d'hier. L'apologie de l'euthanasie, idem. Le professeur Schwarzenberg, ministre socialiste dans ce même gouvernement Rocard, c'est lui qui a lancé le débat, à l'époque. Et un jour, on nous dira que les vieux coûtent cher. Rien à voir avec les Roms, mais tout à voir avec ce capitalisme financier qui veut des esclaves à ses pieds, pas chers et soumis.
Au contraire, le capitalisme a intérêt à ce que les Roms et autres migrants envahissent et foutent le bordel dans une société déjà pas mal désorientée, et incapable de réagir en rangs serrés pour obtenenir la moindre revendication sociale, à cause de désunion et d'absence de solidarité nationale. Comment voulez-vous mobiliser une société complètement multiculturelle, d'origines diverses et antagonistes, communautariste, etc. ? Impossible. Vous ne voyez pas que c'est l'immigration massive qui arrange plutôt les affaires de ceux qui veulent faire de l'argent, et veulent disposer d'un troupeau maléable et corvéable à merci. Diviser pour mieux régner. Plus il y aura des troubles ethniques, des émeutes, des conflits entre les communautés, plus le capitalisme mondialisé sera content. L'affaire des Roms s'intègre parfaitement dans cette problématique. C'est un des éléments composant l'ensemble du même tableau. Et vous, Pneumatis, vous faites complètement le jeu de cette politique, vous donnez en plein dedans.