Re: Pourquoi ne pas croire ?
Publié : mer. 14 avr. 2010, 0:36
@ Sofia
(oui, oui, celui-là même ; mais je ne l'ai pas encore lu, juste parcouru le site...)
Pour l'intelligence de la foi
https://cite-catholique.org/
Et pourtant, comme la suite va le prouver, vos "raisonnements" en la matière ne sont que le miroir de vos idées préconçues.touriste a écrit :Essayez de partir du principe que vos interlocuteurs peuvent fort bien s'être renseignés, et que leurs opinions ne sont pas forcément des idioties.
Les hallucinations collectives n'existant pas, je ne conclus rien, j'affirme. C'est une donnée certaine de la psychologie : deux psychismes n'étant jamais rigoureusement identiques, il est impossible qu'une foule voit exactement la même chose.touriste a écrit :Vous en concluez donc qu'il n'y a pas eu d'hallucination collective (laquelle ne peut sécher des vêtements), et donc que le soleil a bel et bien dansé ...
Non car vous évacuez le surnaturel, ce qui est un présupposé idéologique et non rationnel. Plutôt que de vous en tenir aux faits, vous interprétez les choses de manière à les faire coller à vos préjugés.touriste a écrit :Ce qui n'est pas très "rationnel", c'est que vous oubliez que :
- si le soleil bouge à Fatima, il bouge aussi à Madrid, Paris, Berlin, Londres etc... en admettant qu'il puisse danser ...
Ce qui n’enlève rien au fait que les vêtements des dizaines de milliers de personnes présentes ont bien séché, fait que vous n'expliquez pas.touriste a écrit :- si le soleil sèche les vêtements et la boue à Fatima ... il sèche tout partout aussi !!
et la moitié de la population de la terre prend un sacré coup de soleil !
Sauf si c’est surnaturel. Or vous ne prenez pas ce facteur en compte pour la seule raison que ça ne colle pas avec votre foi d’athée. Voilà pourquoi vous raisonnez n’importe comment.touriste a écrit :- si on voit le soleil se précipiter sur terre ... en fait elle crame !! (Car le soleil doit se rapprocher considérablement pour que cela soit visible )
Conclusion : les indices objectifs (= les témoignages de dizaines de milliers de personnes) ne permettent aucune explication scientifique. Mais le champ du rationnel ne se limite pas au scientifique.touriste a écrit :Conclusion : les "indices rationnels" nous indiquent que le soleil n'a jamais dansé à Fatima
Ben voyons. Vous ne savez pas ce qui s’est passé, aucune explication rationaliste ne colle, mais attention !, ce n’est surtout pas surnaturel. J'appelle ça raisonner comme un tambour.touriste a écrit :Ce qui n'empêche pas de se demander ce qui a bien se passer ce jour là ....
mais en tout cas, pas une danse du soleil ...
Ben en tout cas, notre approche est plus rationnelle que la vôtre, c’est évident. Pour la simple et bonne raison que nous n’évacuons AUCUNE explication par préjugé idéologique et non démontré (à moins que vous n'ayez dans une de vos manches la preuve irréfutable que le surnaturel - au sens théologique du terme - n'existe pas ?), au contraire de vous. Ainsi, je n'évacue pas l'explication purement scientifique et naturelle, mais j'attends qu'on m'en donne une satisfaisante. Puisque personne n'y arrive, j'en conclus rationnellement que la solution est à chercher ailleurs.touriste a écrit :et pourtant, tous les catholiques le croient, y compris les Papes (fussent-ils scientifiques comme Benoit XVI) : est-ce vraiment du bon sens "rationnel" ?
Absurde parce que votre vie n'a pas de sens : vous êtes là sans raison et peu importe votre vie, vous auriez tout aussi bien pu ne pas exister.chevy a écrit :Pourquoi dites-vous "absurde, néant, désespérant" ?
Qui a dit que Dieu le Père pouvait souffrir ? Vous remettez toujours les mêmes sujets sur le tapis, sans prendre la peine d'écouter ce que nous vous avons dit sur le sujet. Chevy, vous êtes lassant.chevy a écrit :S'Il est "Parfait" et "Immuable", je ne vois pas comment Il peut souffrir (je parle de Dieu "le Père" , pas du Fils Incarné), se mettre en colère "divine" (cf : Déluge) etc...
Je suis étonné d’apprendre que votre vie et vos aspirations se limitent à celles de vos chiens.chevy a écrit :En quoi le "néant" est-il "négatif" ?
Mes chiens vont retourner au "néant" : et alors ? En souffriront-ils ? Certainement pas.
Elle est désespérante en ceci : si un jour vous touchez vraiment du doigt le bonheur, vous n’aurez aucun espoir que cela dure.chevy a écrit :En quoi la vie (terrestre) serait-elle "désespérante" sans l'espoir du Paradis ...ou la peur de l'Enfer ?
Je ne sais pas. Vous avez un chiffre à proposer ou c’est juste un effet d’annonce ?chevy a écrit :Je trouve que l'argument de la mère qui est angoissée par l'idée de son enfant qui va peut-être finir en en enfer est assez percutant ...
Combien de mères (et de pères) doivent vivre avec cette "catastrophe" psychologique qui les minent toute leur vie ?
Et se faire du souci pour autrui, c’est mal ? Faut-il en conclure que le but de la vie d’un athée est de ne plus se faire de souci pour autrui, de vivre détaché de tout et pour soi uniquement ?chevy a écrit :Ou inversement : quand j'étais croyant (pendant 35 ans) je me suis fait un souci constant pour mon père, qui est incroyant et a mené une vie pas très "catholique" ....
Vous pointez du doigt ce que je reproche à beaucoup d'athées : hors du champ scientifique, point de Raison possible ! C'est une ineptie. Loin de moi l'idée de dénigrer la Science, au contraire (je suis quand même scientifique de formation), mais je n'en fais pas un absolu et je reconnais ses limites objectives.ti'hamo a écrit :Il faudrait surtout rappeler de nos jours (et ceci pourra aussi en partie servir de réponses à certains des propos de gentil athée) que les sciences ne fournissent pas le seul et unique mode de connaissance valable et certaine de la réalité, que les preuves scientifiques ne sont pas le seul et unique mode de preuve existant et valable.
Drôle de comparaison, en effet. Nous ne sommes pas des animaux. Les animaux ne souffrent pas de la nature de leur condition ni du sort des autres animaux.Mes chiens vont retourner au "néant" : et alors ? En souffriront-ils ? Certainement pas.
Heu... c'est une blague, hein ?ti'hamo a écrit :(erreur équivalente pour le croyant : se persuader que tous les athées sont des hédonistes pervers et égoïstes) (c'est le cas de gentil athée, d'accord, mais pas forcément de tous !)
Quel est la nature de Dieu et son mode de fonctionnement ? Comment Dieu s'y prend-il pour que sa Volonté que le bien soit Bien soit effective ?...ti'hamo a écrit :@ gentil athéeNotez que c'est justement ce que personnellement j'attends toujours que vous me montriez (même pas "démontrer", remarquez, mais juste au moins montrer ou expliquer) - puisque par exemple sur la question du Mal je ne peux pas estimer que vous ayez réellement répondu ni écarté rationnellement l'explication chrétienne (sinon de postuler des "lois morales" intrinsèques à l'univers sans qu'on sache rien de leur nature ni de leur mode de fonctionnement : ça fait un peu diantrement penser aux épicycles, cela...)Tout ce que l'on peut montrer c'est que les raisons de ne pas croire sont supérieures aux raisons de croire.
Oui, bon :ti'hamo a écrit :. D'autre part :C'est faux (oui, bon : plus précisément, il me semble que c'est faux, que vous ne pouvez pas utiliser cette affirmation ici après avoir montré le contraire en pratique ailleurs) puisque, par exemple, et sans vouloir relancer des débats éternels, sur le plan ne serait-ce que de l'amour, de l'amitié et du mariage, il ne correspond visiblement pas du tout à vos attentes à vous. (amour et amitié, comme "aspirations profondes", je pense que ça vaut...)Je dirais même que le fait que le Christianisme correspond si bien à nos attentes les plus profondes
Donc, vous ne pouvez pas prétendre que le christianisme corresponde à vos attentes et à vos désirs, et que c'est justement pour cette raison que vous vous montrez d'autant plus circonspect, alors même que nous voyons, concrètement, sous nos yeux, qu'il ne correspond pas à vos attentes.
En quoi cela fait-il avancer le débat ? J'ai du mal à voir où vous voulez en venir.Un gentil athée a écrit :Quel est la nature de Dieu et son mode de fonctionnement ? Comment Dieu s'y prend-il pour que sa Volonté que le bien soit Bien soit effective ?...
À première vue, cette question me ferait un peu l'effet d'un partisan du géocentrisme et des épicycles, objecter qu'on n'explique pas totalement la physique quantique donc qu'elle ne le convainc pas...Quel est la nature de Dieu et son mode de fonctionnement ? Comment Dieu s'y prend-il pour que sa Volonté que le bien soit Bien soit effective ?...
C'est pourtant votre exigence relativement à mon système de pensée...ti'hamo a écrit :À première vue, cette question me ferait un peu l'effet d'un partisan du géocentrisme et des épicycles, objecter qu'on n'explique pas totalement la physique quantique donc qu'elle ne le convainc pas...Quel est la nature de Dieu et son mode de fonctionnement ? Comment Dieu s'y prend-il pour que sa Volonté que le bien soit Bien soit effective ?...![]()
(quoi ? j'en rajoute, oui, bon.)
On va faire simple : vous reprenez votre propos, vous bazardez le mot "Dieu", et les représentations communes qui lui sont associées :ti'hamo a écrit :. Si Dieu est - dans le sens d'être infiniment, ayant l'existence par soi-même, étant "pleinement existant", "existant" en un sens infini, et qu'il donne l'existence à ce qui existe d'autre, cette existence est le bien (Dieu est le Bien, quoi) ; alors il ne s'y "prend pas" d'une façon ou d'une autre pour que sa volonté que le bien soit bien, soit effective : ce qui reçoit l'existence de lui n'est que par lui, n'existe que par lui, et, en cela, est bien - tire son origine du Bien et reçoit pour finalité le Bien.
Si ce qui tire l'existence de cet "étant-de-manière-infinie" qui est également le bien infini, le "bien-en-soi", si cela, donc, tirant son origine du bien, n'ait pas pour finalité le bien, alors cela est un manque, un manquement de finalité, de but, et c'est ce qu'on appellera le Mal.
Le Bien-en-soi ne donne que le Bien ; c'est donc par soi que ce qui tire son existence de ce Bien pourrait "dévier" et ne pas prendre le Bien comme finalité ; cela suppose donc que cela qui tire son existence du Bien-en-soi et qui s'en détourne, ou se donne une autre finalité, se la donne à soi-même et se détourne par soi-même, donc est libre. Car sinon, recevant du Bien-en-soi un mouvement, en quelque sorte, qui part du Bien et se dirige au Bien (1 peu comme les éruptions solaires) ('ttention c'est une image, je n'ai pas dit que ce qui tire son existence du Bien-en-soi soit de la même substance que le bien-en-soi), rien ne pourrait le faire dévier de son cap.
Si donc l'existence du Bien est objective, réelle, et que son origine soit ce Bien-en-soi qui s'appelle Dieu mais que vous pouvez appeler Bien-en-soi si le terme "dieu" vous gêne,
alors s'il existe par ailleurs objectivement du Mal, cela ne peut être le fait que d'un être libre (soit comme conséquence directe, soit comme conséquence indirecte).
Ce qui rend votre "système" bancal puisque vous lui enlevez son fondement.Un gentil athée a écrit :On va faire simple : vous reprenez votre propos, vous bazardez le mot "Dieu", et les représentations communes qui lui sont associées :
- d'un être parmi d'autres doté d'une personnalité et agissant de manière surnaturelle, au lieu d'être simplement l'Être-en-soi essence et substance ontologique du réel ;
- d'un être séparé de sa création, laquelle serait extérieure à sa Substance et tirée ex nihilo ;
et vous avez mon système.