Mais comment un être omniscient et bon peut-il choisir de se limiter sachant ce que ça allait donner ?ti'hamo a écrit :@gentil athée
ah... on se rapproche de l'illumination, là...Mais comment un être impuissant comme nous peut-il empêcher un être tout-puissant comme Dieu d'agir ? C'est illogique.
Disons que si l'être tout-puissant en question choisit de se limiter pour que vous participiez (oui, vous personnellement) à son action, alors vous devenez capable de l'empêcher d'agir, puisque vous pouvez refuser de participer à son action.
Ce qu'on appelle la liberté de l'Homme.
Votre remarque est intéressante et pertinente, mais je pense qu'il n'est pas juste de dire que cela ne changerait rien aux conséquences : le coup de pouce divin devrait être plus ou moins fort, voire de nature différente, suivant mon action. En fait, tout pourrait se passer suivant l'adage populaire : "aide toi et le ciel t'aidera". Il serait nécessaire de faire son maximum pour faire le bien, mais si cela s'avérait insuffisant, Dieu ferait le niveau.(une erreur courante consiste à penser que "la liberté de l'Homme" signifie qu'il peut faire tout ce qui lui passe par la tête, sans que cela ait de conséquences, ou sans que cela change rien aux conséquences...)
(sauf que, si quel que soit mon choix le résultat est le même, alors par définition je ne suis pas libre, puisque ma liberté et mon choix libre ne se définissent pas par une déclaration ponctuelle de principe, mais par ce vers quoi je choisis de tendre...)
Donc ce ne serait pas un petit coup de pouce divin juste ce qu'il faut mais en-dessous de ce qu'il faut...C'est le cas, ça s'appelle la conscience. Mais y en a des qui refusent même le coup de pouce.au moment de faire le mal, il y aurait un petit coup de pouce divin juste ce qu'il faut pour que ce soit le bien qui triomphe
Dites donc, que faites-vous de toutes les discussions qu'on a déjà eu sur ce sujet ? C'est pas bien de reboucler sur les vieilles objections déjà levées comme si de rien n'était. Surtout que, visiblement, vous étiez tombé plutôt d'accord sur le caractère admissible de mes conceptions.. L'explication athée du mal
Ah.Oui mais non (décidément...) (qui c'est le zététicien, dans l'histoire, on se demande...il n'y a rien d'absurde dans l'explication athée du mal. Puisque Dieu n'existe pas, tous les événements se déroulent conformément aux lois physiques, chimiques, biologiques, psychologiques, sociologiques... lesquelles sont dépourvues de sens moral. Par conséquent, on comprend très bien comment des choses mauvaises, injustes et horribles peuvent se produire : l'univers y est indifférent.) (bon, ça va, c'est juste pour vous embêter) :
. Puisque Dieu n'existe pas, tous les événements se déroulent conformément aux lois physiques, chimiques, biologiques, psychologiques, sociologiques... : soit (en prononçant bien le "t").
. ...lesquelles sont dépourvues de sens moral : soit.
. Par conséquent,... ...ben par conséquent, il n'arrive RIEN de mauvais, d'injuste, d'horrible : ces notions ne sont que des notions subjectives, des créations de votre esprit, des mots décrivant seulement un ressenti, une émotion, des résidus pas forcément utiles de l'évolution qui a doté les êtres d'une répulsion innée et spontanée devant ce qui met en danger leur intégrité et leur vie.
Mais, donc, rien n'est, en soi, "horrible", ou "injuste", ou "mauvais".
. Le mal n'existe pas.
Que des haïtiens meurent noyés dans un tsunami (oui, bon, un tremblement de terre), vous pouvez (ou non) en ressentir un sentiment d'horreur, de recul, d'inquiétude, du fait que nos capacités d'empathie vous font ressentir votre propre mort/souffrance,
mais ça n'a rien en soi de "mauvais", pas plus qu'une antilope mangée par un lion, un gnou par des hyènes, ou un arbre étouffé par le lierre et le liseron.
Donc, pour résumer toute l'enfilade qu'on avait eu à ce sujet : la source du bien objectif n'a pas nécessairement à être un être particulier et personnel.
Oui, au moins pour lui, même s'il n'en n'a pas une claire conscience. A moins qu'avoir une claire conscience - ou plutôt la capacité à en avoir une - soit une condition nécessaire pour subir un préjudice. Il se peut aussi que, finalement, l'incompatibilité entre la toute-puissance/omniscience d'une part, la bonté d'autre part, soit conceptuelle avant même d'être empirique car réaliser un bien parfait, sans mal, serait auto-contradictoire. Ainsi, il ne pourrait y avoir que des biens optimums (et il y en aurait plusieurs ainsi). En effet, pour un passionné de paléontologie comme moi, découvrir des fossiles dans la roche est toujours qqch de motivant donc que j'évalue positivement. Si ces organismes n'étaient pas morts, je n'aurais pas eu le plaisir excitant de rechercher leurs restes. Maintenant, peut-être que j'aurais trouvé une autre occupation. Donc il semble y avoir un certain type de bien optimum où ses organismes ne seraient pas morts, mais la paléontologie n'existerait pas. Un autre bien optimum implique l'existence de la paléontologie, et donc le fait que les trilobites, ammonites et autres organismes ancestraux sont morts.Après tout, ça fera des fossiles à étudier pour nos descendants paléontologues. Diriez-vous que ça soit un "mal" ou que ça soit "mauvais" qu'un trilobite ait été pris dans des sédiments ou un moustique dans l'ambre?
Vous me direz : ça se rapproche du meilleur des mondes possible de Leibniz. La toute-puissance de Dieu étant limitée par le logiquement possible (et donc par sa propre nature : Dieu étant la logique). Oui et non. Déjà, je ne suis pas sûr qu'il n'y ait qu'un seul "meilleur des mondes possibles". Ensuite, je ne pense pas que l'on soit dans un monde optimal. Je vais prendre un exemple un peu bête et que vous jugerez sans doute égocentrique : mais un monde dans lequel je viendrais d'avoir la révélation indiscutable de l'existence de Dieu semble logiquement possible, et serait meilleur que celui-ci. Pourtant ce monde n'existe pas, puisque je n'ai pas eu une telle révélation. Maintenant, peut-être que le fin du fin est un monde dans lequel existe de longs débats sans fin sur l'existence du mal dans la perspective théiste ! :>
Et effectivement, si cela est un bien suprême et indispensable, il n'y a guère que dans notre monde ou un monde de ce genre qu'il est possible de l'obtenir... ce qui, du même coup, règlerait le problème du mal, et ferait cesser ces discussions, ce qui supprimerait un bien et donc justifierait à nouveau les questionnements sur le mal...




