Raistlin a écrit :Après relecture de ce passage traduit par Hamidullah, j'admets avoir peut-être commis un erreur. En fait mon erreur est venue du fait que Chouraqui traduit ainsi : Voici, le Messie ‘Issa, fils de Mariyam, est l’Envoyé d’Allah, et sa Parole, lancée à Mariyam, est un souffle de Lui.
Hamidullah traduit différemment : Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui.
Je suis content que vous reconnaissiez que traduire en français implique nécessairement des pertes par rapport à l'arabe du Coran.
Raistlin a écrit :Epsilon a écrit :Le lien entre (5,73) et (5,75) ne peut être une preuve pour ceux qui avancent le contraire … car d’une part ces versets sont « disjoints » (ledisciple parlant même « d’époque différente »)
Disjoints ? Mais Epsilon, l’ensemble est parfaitement cohérent. Ces versets pourraient être considérés comme disjoints s’il y a avait un problème de compréhension. Or il n’y en a pas.
Merci Epsilon de reconnaitre mon travail. Oui, il n'y a pas de lien entre (5,73) et (5,75) du Coran arabe. La tradition rapporte en arabe des versets d’époques différentes dans سُورَة المَائِدَه, la sourate Al Maidah.
Cette sourate 5 pose un problème d'identité du lieu de son annonce. Donnée à Médine pour les uns, à la Mecque pour les autres, elle comporte des versets typiques des deux villes, id est un monothéisme et une loi.
C'est incompatible historiquement. Dans les versets 73 à 75, le trouble existe bien. Il y a rupture de sens et de style. Une partie semble être médinoise, une autre provenir de la Mecque.
Raistlin a écrit :Mais Epsilon, l’ensemble est parfaitement cohérent. Ces versets pourraient être considérés comme disjoints s’il y a avait un problème de compréhension. Or il n’y en a pas. Pourquoi donc vouloir invoquer cette « explication » si ce n’est parce que vous voulez à tout prix voir ce que vous voulez voir, et rien que ça ?
Raistlin, vous vous trompez.
Nous passons d'un appel dans un monothéisme "pur" à un appel à une loi coranique de justice contre
"les enfants d'Israël".
"Leurs crimes ne resteront pas impunis" par l'annonce du verset 75. Nous entrons dans la phase trouble qui conduit à l'antisémitisme musulman... Et cela, Raistlin, ce n'est pas un appel au monothéisme, c'est un ordre de loi et de châtiment au nom d'Allah!!!
Raistlin a écrit :...l’ensemble est parfaitement cohérent. Ces versets pourraient être considérés comme disjoints s’il y a avait un problème de compréhension. Or il n’y en a pas.
Justement, il y a problème!!! Vous vous trompez assez souvent pour savoir douter désormais avant de nous produire une affirmation solennelle. Et nous pardonnons sans cesse les uns les autres.
Chercher c'est d'abord dégager de l'erreur au lieu d'assener des thèses et des avis définitifs.
Raistlin a écrit :C'est comme pour Chouraqui et pour vous : le mot Esprit semble bien se rapporter au Messie. Donc dans ces traductions, ce n'est pas une référence à l'Esprit-Saint.
Exactement.
Raistlin a écrit :Après, que théologiquement, ça n'ait aucun sens, eh bien j'ai envie de dire qu'on a l'habitude avec le Coran.
Nous parlons de faits, et donc d'une histoire du Coran et non de théologie musulmane car les courants sont nombreux et ont leurs sens portés par l'histoire du pays et de la civilisation précédente. Dans le Coran, nous suspectons fortement un homme, historique, qui est appelée Mahometus en latin, terme que je conserve en français par Mahomet, d'avoir dicté au fur et à mesure que son hégémonie de pouvoir s'étend, ainsi que sa maladie.
Un autre point important dans nos discussions sur le Coran, est de voir si sa mort, celle de Mahomet, n'y est pas annoncée. Car enfin, nous devons nous demander s'il n'est pas en effet mort par un empoisonnement de vengeance, et la tradition musulmane rapporte qu'il souffrit d'un mal mystérieux qui emporta ses compagnons et lui en dernier.
Or si Mahomet qui parle dans le Coran, et pas seulement Allah, vit bien sa fin inéluctable arriver, il est possible d'en trouver des traces dans quelques versets... Je ne dis pas cela par hasard, bien évidemment...
La suite s'avère passionnante.
Pax vobiscum