Re: Un pas de plus vers Toi — Journal d’un catéchumène
Publié : lun. 20 juil. 2026, 11:54
Bonjour Théophile.ThéophileduSegala a écrit : ↑dim. 12 juil. 2026, 19:14 Je continue ma réflexion, je suis bouleversé par cette prise de conscience :
Si les doctrines de l’Église catholique sur l’enfer, le purgatoire, la Très Sainte Vierge Marie, la Trinité et les sacrements sont bien la plénitude de la Révélation confiée par le Christ à Son Église, alors chaque homme et chaque femme se trouvera un jour face au Christ dans toute la splendeur de Sa vérité.
Que deviendra alors le Témoin de Jéhovah, formé dès l’enfance à rejeter l’enfer éternel et la divinité du Christ ? Le protestant sincère, attaché à la sola Scriptura et méfiant envers le purgatoire et les dogmes mariaux ? L’universaliste, convaincu que l’amour de Dieu sauvera infailliblement tous les hommes ? Le bouddhiste, dont la sagesse repose sur le karma et la réincarnation ? L’athée qui a vécu comme si Dieu n’existait pas ? Le musulman, fidèle au tawhid et au message de Mahomet ? Le juif orthodoxe qui attend encore le Messie ? L’hindou plongé dans le cycle des renaissances et le mystère du Brahman ? L’orthodoxe, séparé de Rome depuis près de mille ans sur la question de la primauté de Pierre ?
Certains, dans un élan d’humilité et d’amour, accepteront d’être bouleversés. Ils reconnaîtront que leurs convictions les plus profondes étaient incomplètes ou, sur certains points, erronées. Même si cela leur coûte, ils s’inclineront devant la Vérité incarnée. Ceux-là pourront être sauvés et, si cela est nécessaire, passer par le purgatoire, ce feu miséricordieux qui achève de purifier tout attachement au péché afin de les rendre capables de la joie parfaite du Ciel.
Mais d’autres pourraient se fermer. Le Témoin de Jéhovah pourrait refuser la Trinité qu’il a toujours combattue. L’universaliste pourrait rejeter un Dieu qui permet l’enfer éternel. L’athée pourrait persister dans son refus de toute autorité divine. Le musulman pourrait voir dans l’Incarnation une atteinte insupportable à l’unicité de Dieu. Le bouddhiste ou l’hindou pourraient préférer leur sagesse millénaire à la folie de la Croix. Le juif pourrait ne pas reconnaître en Jésus le Messie promis.
À cet instant décisif, il ne s’agira plus d’une ignorance invincible ou d’une bonne foi imparfaite. Chacun sera placé devant la Vérité elle-même. Le choix sera alors d’accueillir le Christ tel qu’Il Se révèle ou de demeurer attaché à sa propre conception de Dieu, du bien, de la justice ou de la miséricorde.
Comme l’enseigne l’Église, Dieu ne prédestine personne à l’enfer. Celui qui s’y perd s’y est condamné lui-même en refusant librement, jusqu’au bout, l’amour et la vérité qui lui étaient offerts.
Voilà pourquoi saint Paul nous avertit que Satan lui-même se déguise en ange de lumière (2 Co 11,14). Toutes les erreurs ne se présentent pas sous un visage repoussant ; beaucoup prennent l’apparence du bien, de la compassion, de la sagesse ou même de la piété. C’est pourquoi nous avons le devoir de témoigner, avec humilité, charité et courage, de la Vérité dont le Christ a confié le dépôt à Son Église. Car si cette Vérité est réellement celle qui sauve, alors la faire connaître est l’un des plus grands actes d’amour que nous puissions poser envers notre prochain.
Je n'avais pas lu votre message .
Il est très beau cher Théophile