Il n'est aucun bienfait que la Foi nous donne, que les sacrements, reçue avec cette foi, ne puissent nous fournir. Et ils nous en fournissent bien plus encore que ce que nous pourrions saisir simplement par la Foi et la Charité ; et ils nous les fournissent dans des libéralités extrêmes. La perspective véritable est inversée, Gerardh ; sans les sacrements, il manque quelque chose.gerardh a écrit :Tous les bienfaits que vous estimés apportés par les sacrements, et bien d’autres encore, je les possède abondamment et libéralement sans les sacrements.
Mais puisque vous estimez que les sacrements vous sont nécessaires, demeurez dans la mesure de foi que vous avez reçue.
Vous savez, je peux témoigner ; je me suis privé durant de nombreuses années du Sacrement, malgré une foi fervente et sincère, et je commence à peine à les découvrir - c'est l'affaire d'une vie. Je peux témoigner que j'étais de votre opinion ; je croyais qu'il était chose extrêmement étrange que de croire que de tels bienfaits nous soient communiqués par des choses "bassement matérielles" comme du pain et du vin.
Je peux également témoigner que j'ai rapidement abandonné cette opinion quand j'ai cru en leur puissance, et que j'ai commencé, ainsi, à l'expérimenter. Je peux témoigner qu'on sent la différence
Il est des choses que la simple Foi et la simple Charité ne peuvent accomplir. L'union charnelle au Corps du Christ, par exemple, et pour revenir à ce que Cyrille d'Alexandrie développe, et qui est reçu par tout l'Église comme pieux et conforme à la foi catholique reçue des apôtres
Ainsi, gerardh, je peux vous le dire : sans les sacrements, il manque un aspect de la nourriture spirituelle dont le Seigneur veut que nous soyons nourri.
Car, après tout, notre intérêt personnel supposé ne vaut rien face à son commandement ; ne laissons pas notre esprit rebelle dicter à Sa place ce qui est bon pour nous.
Au contraire ! L'Église est déjà conçue, à cette époque, comme une institution visible, défendant la foi reçue des apôtres contre l'hérésie et le schisme, et marquée par l'enseignements unanimes des pasteurs disséminés sur toute la terre, ainsi qu'Irénée et, aux alentours de l'an 100, les épîtres d'Ignace d'Antioche et Polycarpe nous font savoir ; toutes parlent, ou d'adressent, aux "membres de l'Église catholique", c'est-à-dire universelle, parlent de son gouvernement (sous l'autorité d'un évêque et du presbyterium, collège des presbytres) en-dehors duquel rien de valable ne se fait (cf Ignace d'Antioche et Clément de Rome). L'Église est, déjà à cette époque presque apostolique, perçue comme bien plus que la simple "communauté de ceux qui croient en Christ".Oui sachant que l’Eglise, surtout à ces époques, c’est la communauté des chrétiens, tous fidèles confondus, et non une institution. Au quatrième siècle, le clergé a fixé le canon des Ecritures. C’est une bonne chose qu’en cela il n’ait pas dévié. Mais il n’aurait pas eu besoin de le faire car cette liste de textes qui constitue le NT avait depuis longtemps été reconnu par les fidèles et déterminé par le Saint Esprit.Ce que je veux dire, c'est que le Canon a été fixé dès l'Église primitive (Irénée nous montre qu'il est déjà constitué, dans sa majeure partie, au IIème siècle, même si quelques désaccords demeureront jusqu'au VIe siècle). Et c'est cette même Église, inspirée par l'Esprit, qui a fixé le Canon. Sommes-nous d'accord ?
Quand il fallait faire le tri entre les écrits hérétiques, les écrits non-canoniques et les écrits canoniques, on n'a pas procédé par l'"inspiration du Saint-Esprit" ; si je comprend bien, d'après vous, le Saint-Esprit aurait dicté, sans tenir compte de la foi de ces premiers chrétiens, quel était canonique et quel ne l'était pas.
Or, les choses ne se sont pas déroulées ainsi ; c'est d'après la foi de l'Église et sa Tradition que fut déterminé le Canon ; et il n'y eut aucun raisonnement circulaire, car bien que les écrits apostoliques aient depuis longtemps servi à fonder la Foi, leur suffisance était contestée ; si bien qu'on s'est tourné vers la foi de l'Église, qui prend racine dans la prédication apostolique, dont l'Écriture est le sommaire et l'accomplissement. Ainsi, la Foi de l'Église a servi à écarter les écrits hérétiques ; et la Tradition a servi à déterminer, parmi les écrits orthodoxes, lesquels étaient issus des apôtres et lesquels ne l'étaient pas. Que tout cela soit une œuvre de l'Esprit, cela est entendu ; mais cela s'est passé en lien étroit avec la foi exprimée par les anciens chrétiens, et avec l'Église comme institution et fraternité.
Voilà qui est intéressant ! Pourriez-vous développer votre assertion ?Non, les croyants d’avant la Pentecôte d’Actes 2, y compris le bon larron, n’étaient pas membres de l’Eglise. Ils n’avaient pas besoin de sacrements, pas plus ni moins que nous.Tous les patriarches et les prophètes de l'AT ont été membres de l'Église De même, le bon larron.
... c'est-à-dire une théologie "évangélique" telle qu'on en trouve que chez les anabaptistes ; et on ne fera pas croire que d'autres influences ont été évitéesNon-dénominationnel : oui ; Aucune théologie spécifique : oui. Mais certainement pas absence de doctrine : toute la Bible et rien que la Bible.Vous me semblez faire partie d'un groupe "non-dénominationnel", c'est-à-dire ne se réclamant d'aucune théologie spécifique


