Moi je me suis levée un matin d'été et j'avais l'impression d'avoir Jésus en vêtement sur moi ...
C'était si bon et léger à porter... je suis allée du lit à la terrasse au soleil et j'avais l'impression d'avoir une tunique écrue...
Depuis je cherche cette tunique partout mais on n'en trouve pas!
Après ça, les persécutions ont commencé et j'ai passé une année horrible.
Notre Dieu est au ciel, il fait tout ce qu'il veut. Psaume 115-3
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,16-18. Comme la foule se rassemblait autour de Jésus, il disait en parabole : " Personne, après avoir allumé une lampe, ne la cache sous un couvercle ou ne la met en dessous du lit; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière.
Car rien n'est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n'est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.
Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car celui qui a recevra encore, et celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il paraît avoir. »
J'ai accueilli cet Évangile, ce matin, comme un appel à la vigilance. Pour devenir un véritable enfant de Dieu, il ne s'agit certes pas de se contenter de d'accueillir les paroles de grâce sorties de la bouche du Seigneur, mais il faut encore qu'elles éclairent nos vies et, à travers notre façon de vivre, qu'elles éclairent également quiconque vient à nous. A l'inverse, si nous commettons cette fraude de cacher la Parole en nous, il apparaîtra tôt ou tard que nous n'en étions pas dignes, que nous l'avons usurpée - et elle-même se retournera contre nous pour nous accuser.
J'aime particulièrement cette recommandation : "Faites attention à la manière dont vous écoutez". Entendre est moins qu'écouter, mais même si l'on accorde de l'attention à la Parole, il faut également prendre garde à la manière dont nous écoutons - puisque l'on peut très bien écouter avec une intention négative, ou celle de ne retenir que ce qui nous plaira.
D'une manière générale, la beauté, la grandeur, la vertu de la Parole se révéleront avec d'autant plus d'éclat et de puissance à ceux et celles qui auront recherché la vérité sur l'existence humaine avec d'autant plus de désir qu'ils auront connu le malheur. Qui l'auront rencontré dans leurs propres difficultés de vivre, ou autour d'eux. Le malheur pose toujours la question du pourquoi ? Et derrière cette interrogation se tient le Seigneur - qui frappe à la porte de notre coeur.
Le malheur, c'est la mort. Il y a toutes sortes de morts dans nos vies. Mais pour le chrétien, le contraire du malheur n'est pas le bonheur mais la rencontre du Christ - qui seul possède et dit la vérité sur toutes choses. Plusieurs membres de ma famille, en cette année 2012, sont confrontée au malheur: pour l'un, c'est la perte d'emploi consécutif à de nouvelles "politiques d'entreprise" qui consistent à remplacer de bons contrats par des contrats précaires; pour une autre, c'est l'isolement et la nécessité d'accueillir chez soi des personnes dont elle n'aurait pas voulu autrefois; pour moi, en 2003, ce fut la perte de tout revenu durant une quinze mois ... sans laquelle jamais je n'aurais cessé de fumer, sans laquelle je n'aurais pas pris le temps de prier, sans laquelle je n'eus jamais trouvé la théologie qui me convient et qui est celle de la miséricorde divine. Et puis d'ailleurs, sans cette rupture dans ma vie, que j'ai considéré comme un malheur en soi, eh bien, je n'écrirais pas ce partage aujourd'hui.
Lorsque nous regardons vers Jésus, n'est-ce pas d'abord la croix que nous voyons ? Hélas, je crains que quiconque n'a jamais voulu contempler la croix soit entraîné dans toutes sortes de faux apaisements du malheur qui est dans le monde - et c'est pour eux que je prie d'abord.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 8,19-21. La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu'à lui à cause de la foule,
On le fit savoir à Jésus : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. » Il leur répondit : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. »
Mais une fois de plus, voici une parole nouvelle, qui ne va pas manquer de contrarier les scribes, les pharisiens, les docteurs de la Loi. En effet, toute la société juive est construite d'après la filiation. Il est important, il est même essentiel, que l'on donne des enfants à sa tribu d'origine et que le nom soit perpétué ! Mais en parlant comme il vient de le faire, Jésus ouvre la porte à tous les hommes, toutes les femmes qui écouteront son enseignement et le mettront à l'oeuvre ! Que de bouleversements en une seule phrase !
J'écrirai qu'aimer Jésus au point de considérer mon prochain comme étant de ma propre famille... reste encore pour moi une étape à franchir. Je le dis par humilité. Je suis attaché aux membres de ma famille, et encore: ceux et celles qui m'ont rejeté et qui me tiennent à l'écart, me blessent plus encore que les autres ... qui m'approuvent selon leur propre idée de famille. Cependant, les années passent, il a déjà trois fêtes de Noël et Nouvel An que j'ai passées dans une solitude complète... si ce n'est que j'ai participé à des veillées publiques.
"L'homme est quelque chose qui doit se dépasser" à dit Nieztsche. Il ne s'est trompé que de quelques lettres: l'homme est quelque chose qui a besoin de se détacher...
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Un passage déstabilisant (encore un !) : une lecture rapide, superficielle et littérale conduit certains à conclure à une attitude peu filiale de Jésus envers sa mère, voire à un rejet radical du lien familial au profit de la seule parenté spirituelle. Interprétation fausse, source de confusions voire de drames pour des familles déchirées. Comme il faut de la patience pour aborder la Parole de Dieu !
En réalité, et comme tu le soulignes, le Seigneur rend un très bel hommage à sa mère.
J'y ajoute le commentaire du jour par notre Saint-Père :
« Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique »
Marie est la femme de l'écoute : nous le voyons dans la rencontre avec l'ange (Lc 1,26s) et nous le revoyons dans toutes les scènes de sa vie, des noces de Cana jusqu'au jour de la Pentecôte... Au moment de l'Annonciation, nous pouvons déjà entrevoir l'attitude d'écoute : une écoute réelle, une écoute à intérioriser, qui ne dit pas simplement oui, mais qui assimile la parole, prend la parole, à laquelle suit la véritable obéissance, comme s'il s'agissait d'une parole intériorisée, c'est-à-dire devenue parole en moi et pour moi... Ainsi la parole devient incarnation.
Nous le voyons également dans le Magnificat. Nous savons qu'il s'agit d'un tissu composé de paroles de l'Ancien Testament. Nous voyons que Marie est réellement une femme d'écoute, qui connaissait dans son cœur l'Écriture. Elle ne connaissait pas seulement certains textes, mais elle s'était tellement identifiée à la parole que les paroles de l'Ancien Testament devenaient, synthétisées, comme un chant dans son cœur et sur ses lèvres. Sa vie était réellement pénétrée par la parole, elle était entrée dans la parole, l'avait assimilée et était devenue vie en elle, se transformant ensuite à nouveau en parole de louange et d'annonce de la grandeur de Dieu...
La Vierge est la parole de l'écoute, la parole silencieuse, mais également parole de louange, de l'annonce, parce que la parole dans l'écoute devient à nouveau chair et devient ainsi présence de la grandeur de Dieu.
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
Messages dans cette couleur (ou à peu près...) : modération du forum
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,1-6. Jésus convoqua les Douze, et il leur donna pouvoir et autorité pour dominer tous les esprits mauvais et guérir les maladies ;
il les envoya proclamer le règne de Dieu et faire des guérisons.
Il leur dit : « N'emportez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n'ayez pas chacun une tunique de rechange. Si vous trouvez l'hospitalité dans une maison, restez-y ; c'est de là que vous repartirez. Et si les gens refusent de vous accueillir, sortez de la ville en secouant la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent, et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.
Heureux ceux qui accueillent les porteurs de la Parole pour ce qu'ils sont. Ni plus ni moins. Ceux qui les accueilleront recevront grâce et abondance de miséricorde de la part du Seigneur; mais ceux qui ne voudront pas les recevoir n'auront pour eux que le témoignage de la poussière: car vous êtes poussière et vous retournerez à la poussière.
J'ai beaucoup aimé le Psaume 118 qui dit "Ta Parole lampe sur mes pas, lumière sur ma route". La Parole est bien le chemin qui conduit à la vérité qui donne la vie. Elle nous éclaire à chaque pas, car chaque jour est un jour qui nous fait progresser vers la vérité toute entière. Combien de fois n'ai-je pas psalmodié ce texte au couvent des Clarisses !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
etienne lorant a écrit :La pauvreté des messagers ne fait que souligner la richesse du message.
Excellent Étienne!
Effectivement des pauvres riches de Dieu, c'est mieux que de riches pauvre de Dieu :
" Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres."
Livre de l'Ecclésiaste 1,2-11. Vanité des vanités, disait l'Ecclésiaste. Vanité des vanités, tout est vanité !
Quel profit l'homme retire-t-il de toute la peine qu'il se donne sous le soleil ?
Une génération s'en va, une génération arrive, et la terre subsiste toujours.
Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera.
Le vent part vers le midi, il tourne vers le nord ; il tourne et il tourne, et il recommence à tournoyer.
Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n'est pas remplie ; dans le sens où vont les fleuves, les fleuves continuent de couler.
Tout discours est fatigant, on ne peut jamais tout dire. L'œil n'a jamais fini de voir, ni l'oreille d'entendre.
Ce qui a existé, c'est cela qui existera ; ce qui s'est fait, c'est cela qui se fera ; il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
Y a-t-il une seule chose dont on dise : « Voilà enfin du nouveau ! » - Non, cela existait déjà dans les siècles passés.
Seulement, il ne reste pas de souvenir d'autrefois ; de même, les évènements futurs ne laisseront pas de souvenir après eux.
Le Livre de l'Ecclésiaste s'est ouvert un jour pour moi avec ce qu'il cache derrière sa déclamation des vanités. Car il semble proclamer que tout est vain, mais il le fait en comparant notre temps à l'éternité ! De même, Jésus comme il s'apprête à ressusciter son ami Lazare, dit cette parole étonnante : "Tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais.'' (Jn 11, 26) C'est ce qui s'appelle parler "en dépit du bon sens". Cependant, qu'est-ce que le bon sens, et qu'est-ce que mourir, et qu'est-ce que le temps ?
Je suis un homme qui a été délivré de sa tabagie en une seule après-midi. Maintenant, je peux en parler avec assurance puisque ma vie de fumeur s'est achevée le 13 mai 2004 vers 14h. Il s'est tout simplement passé que mon "être fumeur" a été changé en "non fumeur", sans que plus jamais je n'éprouve l'envie de fumer. Et le changement est allé au-delà, car je n'ai plus avalé aucune bière non plus - mais je n'ai pu le constater que plus tard. Bref, j'avais demandé une chose et je suis devenu autre chose: c'est la formulation la plus exacte de cet évènement.
Ainsi, l'apparence n'est pas le réel. Le temps est quelque chose qui peut être suspendu et cessé d'être celui des horloges. L'expérience d'un homme n'est pas celle d'un autre. Qu'il observe un objet (que l'on observe une table, une chaise, un objet quelconque) depuis le haut ou le bas, ou de côté, on en donnera une description chaque fois différente. Dans le film "Le Cercle des Poètes disparus", le professeur de littérature oblige ses élèves à monter l'un après l'autre sur un banc, afin de démontrer qu'un changement de perspective est possible à tout moment. Par contre, celui qui explore l'infiniment petit au microscope électronique retrouve des mêmes mouvements de planètes et des distances qu'observent des astrophysiciens à l'aide des télescopes. Etc. Il faudrait obliger la lecture du livre "Le Matin des Magiciens" de L.Pauwels et J. Bergier à certains rationalistes... cela les guérirait peut-être des certitudes et exactitudes ?
Dans l'Evangile, aujourd'hui, on voit les juifs parler de Jésus comme un prophète ressuscité, mais Hérode rejette la possibilité que ce soit Jean le Baptiste, puisqu'il se dit: lui, je l'ai fait décapiter, donc il ne peut ressusciter ! Mais Jésus, comme il s'apprête à ressusciter Lazare dit quelque chose d'extraordinaire. Il affirme, tout simplement, comme une évidence: "Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais" (Jn 11, 26)
Et finalement, ce qui est important, vraiment important, c'est de savoir ce en quoi nous croyons, plutôt que de prétendre connaître ce que nos sens nous indiquent.
Je prie les Litanies du Coeur sacré de Jésus - l'une d'entre elles dit: "Coeur sacré de Jésus, en qui sont tous les trésors de la sagesse et de la science"... il en est bien ainsi, c'est mon intime conviction.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Livre de l'Ecclésiaste 3,1-11. Il y a un moment pour tout, et un temps pour chaque chose sous le ciel (...)
J'ai vu toutes les occupations que Dieu donne aux hommes.
Toutes les choses que Dieu a faites sont bonnes en leur temps. Dieu a mis toute la durée du temps dans l'esprit de l'homme, et pourtant celui-ci est incapable d'embrasser l'œuvre que Dieu a faite du début jusqu'à la fin.
Psaume 144(143),1a.2abc.3-4. Béni soit le Seigneur, mon rocher !
Il est mon allié, ma forteresse.
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m'abrite,
Qu'est-ce que l'homme, pour que tu le connaisses, Seigneur,
le fils d'un homme, pour que tu comptes avec lui ?
L'homme est semblable à un souffle,
ses jours sont une ombre qui passe.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,18-22. Un jour, Jésus priait à l'écart. Comme ses disciples étaient là, il les interrogea : « Pour la foule, qui suis-je ? »
Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un prophète d'autrefois qui serait ressuscité. »
Jésus leur dit : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prit la parole et répondit : « Le Messie de Dieu. »
Et Jésus leur défendit vivement de le révéler à personne, en expliquant : « Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. »
Cy Aelf, Paris.
L'Ecclésiaste a bien conscience que c'est Dieu qui donne aux hommes d'accomplir chaque chose en son temps, et que ces activités diverses font partie de Son dessein. Mais il est gêné, frustré, même de ne pouvoir 'embrasser' (c'est-à-dire: 'saisir dans son ensemble' la nature de ce dessein, sa nécessité, son sens originel et son but. Il doit donc se contenter de reconnaître Dieu dans sa création, de l'y rencontrer et d'adhérer à son plan, tout en avançant dans l'inconnu. Mais n'est-ce pas l'attitude fondamentale de la foi ?
Dans l’Évangile, les disciples sont manifestement dans la même situation : ils ont été choisis et appelés et ils ont répondu à l'appel de Jésus. Mais comment comprendraient-ils au moment où Jésus leur dévoile l'avenir ce que tout cela veut bien dire ? Ils ne peuvent que s'en remettre en confiance à leur maître et poursuivre sur la route derrière lui.
Jésus a donc souffert, est mort, est ressuscité. L'Eglise a été bâtie et elle demeure... Une grande partie du dessein de Dieu est connue des fidèles. Au milieu de la tempête qui fait rage de ce temps (comme en d'autres époques), l'Eglise est, pour qui croit, ce rocher dont parle le Psaume. Notre prêtre, qui a visité "l'Eglise autocéphale d'Arménie" nous a rapporté qu'à la fin de l'office, les fidèles se retirent en marche arrière en ne cessant de contempler un pan de rocher qui a été planté devant l'autel - référence directe au "Seigneur, le rocher", mais aussi à "la pierre rejetée par les bâtisseurs, qui est devenue la pierre angulaire". Je joins une photo d'une de ces églises des premiers siècles.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Livre des Nombres 11,25-29. Le Seigneur descendit dans la nuée pour s'entretenir avec Moïse. Il prit une part de l'esprit qui reposait sur celui-ci, et le mit sur les soixante-dix anciens du peuple. Dès que l'esprit reposa sur eux, ils se mirent à prophétiser, mais cela ne dura pas.
Or, deux hommes étaient restés dans le camp ; l'un s'appelait Eldad, et l'autre Médad. L'esprit reposa sur eux ; bien que n'étant pas venus à la tente de la Rencontre, ils comptaient parmi les anciens qui avaient été choisis, et c'est dans le camp qu'ils se mirent à prophétiser.
Un jeune homme courut annoncer à Moïse : « Eldad et Médad prophétisent dans le camp ! »
Josué, fils de Noun, serviteur de Moïse depuis sa jeunesse, prit la parole : « Moïse, mon maître, arrête-les ! »
Mais Moïse lui dit : « Serais-tu jaloux pour moi ? Ah ! Si le Seigneur pouvait mettre son esprit sur eux, pour faire de tout son peuple un peuple de prophètes ! »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,38-43.45.47-48. Jean, l'un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent. »
Jésus répondit : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
celui qui n'est pas contre nous est pour nous.
Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.
Cy Aelf, Paris
Les textes de ce dimanche ont été pour moi la toute première occasion d'être appelé pour lire la première lecture - dont par ailleurs, je ne me souvenais pas. J'ai donc lu et découvert, en faisant attention de parler lentement et de bien articuler, ce qui est arrivé à Eldad et Medad lorsque l'esprit est descendu sur eux, sans s'encombrer d'une quelconque hiérarchie ou ordonnance humaines. Quant à l’Évangile, il reprend cette libéralité, cette largesse de l'Esprit Saint, qui a conféré à un inconnu le pouvoir de chasser des démons par le nom de Jésus.
Je n'étais pas au bout de mes surprises, puisqu'une fois la messe dite, le prêtre est venu vers moi pour me demander si je n'avais jamais songé à la prêtrise. Je lui ai répondu que je m'étais présenté au séminaire à l'âge de quarante ans (j'en ai cinquante-six à présent) et que l'on m'avait estimé trop âgé. Il m'a regardé puis a souri en disant: "Ah, ce n'est plus maintenant que les Évêchés refuseraient les vocations de quarante ans, désormais quarante ans, c'est le bon âge !"
Nous avons ensuite bavardé au sujet de ce monde qui semble nager en pleine confusion. Il m'a demandé si j'étais inquiet. Non, pas vraiment... car ce qui se passe sur le plan spirituel dépasse ce qu'il advient au niveau de l'humain. (Et à dire vrai, j'estime l'honneur qui m'a été fait de lire ce petit texte en songeant que mon vieux père, décédé en 2008, m'aura vu et se sera réjoui : puisqu'il s'appelle Gabriel et que ce dimanche, c'est sa fête !)
Toujours l'esprit de famille, en somme !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 9,38-43.45.47-48. Jean, l'un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu'un chasser des esprits mauvais en ton nom ; nous avons voulu l'en empêcher, car il n'est pas de ceux qui nous suivent. »
Jésus répondit : « Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
celui qui n'est pas contre nous est pour nous.
Et celui qui vous donnera un verre d'eau au nom de votre appartenance au Christ, amen, je vous le dis, il ne restera pas sans récompense.
Bonjour,
Je trouve merveilleux ce passage qui nous invite à regarder positivement ceux qui ne font pas partie de notre communauté au sens le plus étroit.
"Qui n'est pas avec moi est contre moi" (Mathieu, 12,30). Et ici, "celui qui n'est pas contre nous est pour nous".
Ces deux phrases semblent dire à peu près la même chose, en réalité elles s'opposent l'une à l'autre. Ce n'est qu'en tant que le Christ est le Verbe incarné qu'il peut énoncer la première, car le Verbe contient toutes choses. Mais les chrétiens ne peuvent la prononcer pour eux-mêmes. Car ils n'épuisent pas toutes les possibilités du Vrai et du Bien.
Ce qu'on appelle le sectarisme religieux provient de ce que parfois un groupe de chrétiens s'est approprié indûment la première formulation. Alors que la deuxième contient un message admirable, je vous rejoins là-dessus : le bien que fait l'étranger, la vérité que prononce celui qui n'est pas chrétien sont accueillis par avance. Ce que tu ne comprends pas est avec toi s'il n'est pas "contre toi", c'est-à-dire s'il ne prétend pas te nier.
N'est-ce pas la meilleure formulation de l'ouverture à l'autre?
Aldous a écrit :...« Ne l'empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom
ne peut pas
, aussitôt après, mal parler de moi ;
Bonjour frères,
Et plus précisément spk si ces personnes ne mal parle du Christ, de Sa parole en l'a démontant pièce par pièce. Donc bien d'accord quand vous dites "s'il ne prétend pas te nier", mais avant cela il aurait nier le Seigneur et Sa parole.
Donc le passage n'est certainement pas une ouverture à tout ce qui est hérétique.........et qui peut conduire à la mort éternelle.
Pour ce qui est des deux citations spk frère je crois que Jésus parle de satan : Matthew 12 30 Celui qui n'est pas avec moi est contre moi, et celui qui n'assemble pas avec moi disperse.
Satan n'étant pas du camp de Jésus il est contre Lui, il divise, il disperse.
Pour la première citation, il fait référence à une personne justement qui chasse les esprit mauvais en Son nom et donc satan ne pouvant chassé satan, cette personne est pour Jésus.
Aldous a écrit :Ben on l'a compris cela, c'est précisé dans le passage: celui qui n'est pas contre nous est pour nous
Bonjour frère,
Ben moi je viens de l'a comprendre la citation (je n'y avais pas réfléchis jusqu'ici) donc je suppose que je ne suis pas le seul.
La citation toute seule elle peut avoir n'importe quel sens mais rattachée à ce qui précède et qui l'explicite elle devient plus précise.
Mac a écrit :
Ben moi je viens de l'a comprendre la citation (je n'y avais pas réfléchis jusqu'ici) donc je suppose que je ne suis pas le seul.
La citation toute seule elle peut avoir n'importe quel sens mais rattachée à ce qui précède et qui l'explicite elle devient plus précise.
Laissez donc aux autres la joie de comprendre par eux-mêmes.
(Expliquez oui, mais si on vous le demande)