Re: La présence réelle
Publié : mar. 15 avr. 2014, 19:31
OK, mea maxima culpa ; j'ai fait un faux-sens apparent en assimilant trop directement Zwingli et les anabaptistes : ce dernier, quoi qu'adhérent en privé à leur doctrine, les a combattu et persécuté. Il n'empêche que c'est dans les cercles zwingliens que l'anabaptisme est né, ou alors, que le "mécanisme zwinglien" de rejet de la Tradition fut à l'œuvre chez tous les anabaptistes.
Gerardh, je m'excuse d'abord de vous avoir un peu trop rapidement à l'anabaptisme. Il n'empêche que vous êtes un sacramentaire (vous avez une vision des sacrements comme de purs symboles, à la limite chargés d'une signification spirituelle), et les deux termes sont équivalents.
Je vous met au défi de trouver des chrétiens croyant que le baptême n'est qu'un symbole, la profession de foi d'un adulte s'engageant envers Christ, et que la Cène n'est qu'un repas sans Présence Réelle du Christ, avant l'an 1000 et les cathares. Et pour cause, vous n'en trouverez pas, parce qu'ils n'ont jamais existé ; alors qu'au contraire, les documents les plus anciens de l'Église universelle nous renseignent sur sa foi claire et sans ambiguïté en un seul baptême pour la rémission des péchés de tous, et en la Cène comme communion charnelle au Christ victorieux. Alors, où sont vos "témoins fidèles" ?
Pour répondre à votre assertion selon laquelle je-ne-sais-plus-quel théologien du IXème siècle est l'"inventeur" de la Présence Réelle, voici ce que dit Cyrille d'Alexandrie, père du quatrième siècle, cité par l'Apologie de la Confession d'Augsbourg, à l'article X :

Gerardh, je m'excuse d'abord de vous avoir un peu trop rapidement à l'anabaptisme. Il n'empêche que vous êtes un sacramentaire (vous avez une vision des sacrements comme de purs symboles, à la limite chargés d'une signification spirituelle), et les deux termes sont équivalents.
Je vous met au défi de trouver des chrétiens croyant que le baptême n'est qu'un symbole, la profession de foi d'un adulte s'engageant envers Christ, et que la Cène n'est qu'un repas sans Présence Réelle du Christ, avant l'an 1000 et les cathares. Et pour cause, vous n'en trouverez pas, parce qu'ils n'ont jamais existé ; alors qu'au contraire, les documents les plus anciens de l'Église universelle nous renseignent sur sa foi claire et sans ambiguïté en un seul baptême pour la rémission des péchés de tous, et en la Cène comme communion charnelle au Christ victorieux. Alors, où sont vos "témoins fidèles" ?
Pour répondre à votre assertion selon laquelle je-ne-sais-plus-quel théologien du IXème siècle est l'"inventeur" de la Présence Réelle, voici ce que dit Cyrille d'Alexandrie, père du quatrième siècle, cité par l'Apologie de la Confession d'Augsbourg, à l'article X :
PS : Ce sujet a un an : CHAMPAGNE !!!Cyrille d'Alexandrie a écrit :Nous ne nions pas que nous soyons unis au Christ par une foi vraie et une charité sincère. Mais nous nions absolument qu'il n'y ait aucun moyen de nous unir à lui selon la chair. Nous disons que cela est tout à fait étranger aux Écritures. Qui, en effet, a douté que le Christ soit le cep, et que nous sommes les sarments, nous qui obtenons de là notre vie ? Écoute Paul, disant : c'est parce que "nous sommes tous un seul corps en Christ", c'est parce que "si nombreux que nous soyons, nous sommes un en lui. Tous, en effet, nous avons part à un seul pain". Croit-on peut-être que l'on ignore les vertus de la bénédiction mystique ? Quand elle opère en nous, n'a-t-elle pas pour effet que, par la communion avec la chair du Christ, le Christ habite aussi corporellement en nous ? [...] De là, il faut remarquer que le Christ est en nous, non seulement d'une manière d'être qu'on saisit à l'aide du terme de charité, mais encore du fait d'une participation naturelle.
