S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

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L'indécis
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par L'indécis »

Bonjour Ombiace,

il me semble comprendre votre petite divergence. En effet, prôner que l'on ait " du caractère " me déplaît à moi aussi.
Je trouve que c'est un peu inverser les rôles. Faire preuve d'agressivité est le plus souvent injustifié... Je ne suis pas au point de penser
qu'il ne faut JAMAIS se défendre. Parfois, mais rarement, c'est adéquat. Mais toutefois, la douceur perçue comme une faiblesse me déplaît à moi aussi. J'ai connu bien des situations où je me suis fait " bouffer ", mais au final, je suis content ; je trouve que c'est paradoxalement plus digne parfois. Car sous prétexte de charité, on peut vraiment tomber dans la violence par la violence.

Beaucoup aiment rappeler Jésus en colère au temple. Mais rappelons surtout qu'il s'est laissé crucifié et a accepté des humiliations comme personne.

Bon, après si ça va trop loin, porter plainte peut être intéressant par exemple... Mais ce que vous subissez sont des agressions psychologiques, il me semble. Je dis ça, si ça devait arriver à quelque chose de physique. Bon, je pense pas qu'on en soit là mais on ne sait jamais.
Je pense que la fermeté est intéressante, aussi, savoir dire non. Qui n'est pas du tout incompatible avec la douceur. Mais cela n'enlève rien au fait que même si dans l'hypothèse où vous ne réagiriez pas parfaitement ( bon, pas de jugement, personne ne réagit toujours parfaitement... ), cela n'enlève rien au fait que l'agressivité dont vous êtes victime ne me paraît pas justifiée.

Bon, après, conseilleur n'est pas payeur... Franchement, je n'ai pas de conseils précis à vous donner, je n'ai pas ( aucune en fait ) d'expérience de vie conjugale. Je tenais juste à souligner cela.

Courage à vous.
Ombiace
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par Ombiace »

Cher Indécis,

Décidément, votre nom m'inspire beaucoup

Tout repentant que je sois à forcer quelque peu votre nature indécise, vous me voyez heureux de nos points de convergence, qui sont dirait on plutôt majoritaires.
L'indécis a écrit : mar. 12 déc. 2023, 9:24 Faire preuve d'agressivité est le plus souvent injustifié..
L'indécis a écrit : mar. 12 déc. 2023, 9:24 Beaucoup aiment rappeler Jésus en colère au temple. Mais rappelons surtout qu'il s'est laissé crucifié et a accepté des humiliations comme personne.
A ce propos, j'ai l'habitude de proposer à la réflexion que Jésus ne s'en est pas pris aux marchands, mais à leur activités (le fouet était dirigé contre des tables de changeurs, je crois). Par ailleurs un Temple n'est effectivement pas le lieu pour une activité mercantile, c'est un détournement complet de la vocation du lieu à la prière.

L'agressivité de Jésus me semble donc en définitive justifiée moyennant ces deux conditions :
1. Elle n'est pas dirigée contre des personnes physiques
2. Elle a du sens, et un sens hautement moral
la samaritaine
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par la samaritaine »

la samaritaine a écrit : lun. 11 déc. 2023, 13:02 Vous dites que vous avez toujours répondu à son agressivité par la douceur. Et bien ce n'est pas une attitude juste.
Ombiace a écrit : lun. 11 déc. 2023, 17:07 Je pense que vous intervertissez les choses, veuillez m'excusez ce point de désaccord. D'injuste en effet, je ne vois que cette agressivité gratuite, en raison même de sa gratuité. Pourquoi y aurait il nécessité d'un punching ball pour passer ses nerfs ? Si vraiment on en utilise un, ce punching ball ne fait rien d'injuste en cédant sous les coups de poings. Je crois que le meilleur usage qu'on puisse faire d'un punching ball est d'apprendre à s'en passer
Cher Ombiace, quand je dis que ce n'est pas une attitude juste, cela ne veut pas dire que c'est une attitude injuste ! cela veut dire non ajustée : cela veut dire que la fermeté est ajustée, ou mieux adaptée si ce vocabulaire est plus clair. Bien entendu que c'est son attitude qui est injuste !
la samaritaine a écrit : lun. 11 déc. 2023, 13:02 A vous lire, des questions me viennent : aimez-vous toujours votre femme ou n'êtes vous plus que dans le devoir ?
Ombiace a écrit : lun. 11 déc. 2023, 17:07 je l'aime toujours comme une créature de Dieu.

Vous ne répondez pas à ma question mais elle est peut-être indiscrète. ma question était de savoir si vous l'aimez encore comme époux, comme homme ou si tout cela avait usé vos sentiments.
la samaritaine a écrit : lun. 11 déc. 2023, 13:02 Et encore une question : comment vous sentez-vous ? quelle émotion domine en vous ? Vous semblez particulièrement cérébral et demeurer dans sa tête n'est pas toujours propre à y voir plus clair...
Ombiace a écrit : lun. 11 déc. 2023, 17:07 Vous m'avez bien perçu. Je vise à unifier l'émotionnel et le cérébral, car je n'ai jamais accepté d'en faire des antagonismes.
Pour les émotions, je les trouve en revisitant celles de Jésus et de ses disciples à la Passion. Les autres me semblent insipides en comparaison
Et vous ne répondez toujours pas à ma question !
Et vous vous cachez derrière Jésus... :oui:
C'est difficile pour vous le monde des émotions.
C'est un détail important à savoir : les personnes TRES cérébrales peuvent déclencher des colères homériques dans leur entourage, que ce soit au travail ou dans la vie privée, puisqu'on n'a pas de prise sur elles et qu'elles donnent l'impression d'avoir à faire à un mur insensible...

Cela ne justifie en rien les attitudes abusives d'autrui mais ça peut donner un petit éclairage... Dans tous les cas, pour bien se faire comprendre sur des choses importantes, il est nécessaire d'exprimer son ressenti, comment on se sent et pas seulement ce qu'on pense.

Je vous souhaite un bon repos et une bonne respiration cher Ombiace.

Samaritaine
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par Ombiace »

Merci encore de votre souci pour mes difficultés, chère samaritaine
la samaritaine a écrit : mar. 12 déc. 2023, 18:16 quand je dis que ce n'est pas une attitude juste, cela ne veut pas dire que c'est une attitude injuste ! cela veut dire non ajustée : cela veut dire que la fermeté est ajustée, ou mieux adaptée si ce vocabulaire est plus clair. Bien entendu que c'est son attitude qui est injuste !
Alors je dirais que je tiens fermement ma position de la douceur
la samaritaine a écrit : mar. 12 déc. 2023, 18:16 Vous ne répondez pas à ma question mais elle est peut-être indiscrète. ma question était de savoir si vous l'aimez encore comme époux, comme homme ou si tout cela avait usé vos sentiments
Avant de relancer ce fil, je l'avais alimenté, il y a donc quelques années, avec ces considérations. Non, il n'y a plus de sentiment conjugal. Dominent en moi (pas seulement cérébralement, loin de là) l'affection, l'admiration que j'ai pour Jésus, pour le sauvetage que je lui dois de la créature que je suis
la samaritaine a écrit : mar. 12 déc. 2023, 18:16 Et vous ne répondez toujours pas à ma question !
Et vous vous cachez derrière Jésus...
C'est difficile pour vous le monde des émotions.
Je saisis mal ce que vous me demandez. Je cultive des émotions quand je médite la Passion. Les autres émotions, celles de notre monde, le sacrifice héroïque d'un soldat par exemple me touchent également, mais je ne parviens pas à les ressentir aussi intensément. Je crois que ce qui me touche le plus, en Jésus, non pour me cacher derrière lui, mais parce que je mesure par là l'immensité de son amour sans commune mesure (et universel), c'est ce que reflète la parabole de la brebis perdue : Il n'oublie personne, il se souvient de chacun, même lorsque celui là l'a oublié, et s'est perdu, se croyant, pourquoi pas, oublié de Dieu.
Ou encore :
Eut il enduré la croix s'il n'avait du sauver l'humanité de l'idée que la mort a le dernier mot ? Il n'avait pas d'autre choix que d'y "mouiller sa chemise", sinon comment aurait on cru que la vie est bien celle qui a le dernier mot ?
Tous les sacrifices ont de la valeur, et suscitent mon émotion, mais le sien n'omet d'interpeller personne. Il vise de surcroît à restaurer le lien au Père. Comment voulez vous qu'une émotion venue des hommes puisse sérieusement rivaliser avec ce qu'il suscite ?
la samaritaine a écrit : mar. 12 déc. 2023, 18:16 C'est un détail important à savoir : les personnes TRES cérébrales peuvent déclencher des colères homériques dans leur entourage, que ce soit au travail ou dans la vie privée, puisqu'on n'a pas de prise sur elles et qu'elles donnent l'impression d'avoir à faire à un mur insensible...
Je viens de vous livrer que mon "coté apparemment cérébral" s'enracine en fait dans des émotions aigües, que je ne parviens pas à attribuer aux hommes. Que faire ?

PS J'ai mis en gras ce qui domine chez moi comme émotion. J'y ajouterais la sérénité du croyant qui croit à la résurrection, même si je ne sais pas si elle peut se ranger dans cette catégorie
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par Ombiace »

Bonsoir,
En corollaire, je me demande (et vous demande , svp), si on est légitime à préférer aimer quelqu'un qui se montre aimable, plutôt que quelqu'un qui se montre désagréable.. Du point de vue moral, d'une part, chrétien, par ailleurs.
La question paraîtra évidente à tous, pourtant, je ne suis pas certain que nous soyons tous convergeants sur le sujet, si j'en crois certaines réactions, des membres mêmes de la cité.
Merci
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

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Bonjour à tous,

J'ai une nouvelle question, si quelqu'un connaît la réponse, svp:
Si je soupçonne mon mariage d'être invalide, j'ai probablement le droit de demander son annulation..
Mais, ayant supporté le plus dur (enfin, j'espère, bien sûr), je me demande à présent si je n'en aurais pas également le devoir (?).

PS Les prêtres au courant des difficultés (mais pas des origines de l'engagement) m'ont plus laissé penser qu'ils ne s'étaient pas posé le problème en ces termes (de devoir), mais m'ont semblé bien plus vigilant à ne pas me pousser au divorce.
J'imagine (hypothèse) qu'ayant supporté ce que j'ai supporté leur donnait le sentiment que le ciel m'avait octroyé des forces, et que Dieu ne souhaitait pas la rupture, mais voilà : je me pose quand même la question
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par Olivier JC »

Ombiace a écrit : mer. 21 mai 2025, 9:20Si je soupçonne mon mariage d'être invalide, j'ai probablement le droit de demander son annulation..
Mais, ayant supporté le plus dur (enfin, j'espère, bien sûr), je me demande à présent si je n'en aurais pas également le devoir (?).
Il me semble excessif de parler de devoir de manière générale. En effet, un mariage invalide ab initio n'est pas nécessairement "foutu" puisque le droit prévoit la possibilité de la convalidation.

Dès lors, si vous pensez que votre mariage pourrait être invalide, tout dépend ce que vous voulez en faire.

Par exemple, en cas de séparation de fait, sanctionnée ou non par un divorce civil, j'aurais tendance à penser qu'un soupçon quant à la validité du mariage oblige à interroger l'Eglise, autant pour son propre bien que pour celui de l'autre partie.

Si tel n'est pas le cas et que l'objectif n'est pas de mettre un terme à la vie commune, alors il n'y a pas lieu, à mon sens, de solliciter l'Eglise (hormis le cas où la convalidation requiert son intervention, c'est-à-dire si la cause de nullité est formelle). Que ce soit seul ou dans le cadre d'un échange avec le conjoint, sans doute préférable, il me semble possible de renouveler son engagement.

Par exemple, supposons qu'au moment du mariage, la ferme résolution de l'un des conjoints est de ne pas avoir d'enfants et que, de fait, pendant dix ans de vie commune, cette volonté reste ferme. Ce mariage est nul. Pour autant, le premier jour de la onzième année, ledit conjoint renonce à son opposition et devient désireux d'avoir des enfants. Le mariage devient valide sans plus de formalité.

En résumé, la question que vous devriez vous poser n'est pas de savoir si vous devez introduire une cause de nullité, mais l'objectif poursuivi. Introduire une cause de nullité n'a pas de sens si vous continuez à vivre maritalement, avec tout ce que ça implique, et que vous avez l'intention de continuer à le faire.

+
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par Ombiace »

Olivier JC a écrit : mer. 21 mai 2025, 9:35 Par exemple, en cas de séparation de fait, sanctionnée ou non par un divorce civil, j'aurais tendance à penser qu'un soupçon quant à la validité du mariage oblige à interroger l'Eglise, autant pour son propre bien que pour celui de l'autre partie.
Merci, cher Olivier de votre réponse rapide.
Il n'y a jamais eu de moindre rupture, (mis à part qu'il m'arrive de dormir sur le canapé, mais c'est sans rapport avec tout cela) mais le soupçon est là depuis fort longtemps
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

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Bonjour

Je viens chercher de la compréhension, svp, si quelqu'un est sensible :

Toujours la même personne, si peu concernée par l'indissolubilité du mariage qu'elle me reproche régulièrement avec des décibels de ne pas savoir prendre les choses en main (comprenez : prendre l'initiative de divorcer).
Elle en arrive à de tels emportements que je me suis plusieurs fois résolu à demander aux prêtres si effectivement le divorce ne serait pas mieux pour son âme, même si Jésus prône l'indissolubilité.
Pour moi, en tout cas, n'en doutez pas, ce serait une délivrance.
Mais voilà :
Les prêtres font comme celui de la parabole : ils passent leur chemin

Alors, je ne suis pas irréprochable, puisque c'est elle qui fait le plus gros du labeur, et moi peu.
Pourtant je n'ai pas le souvenir de lui avoir demandé de faire tout ce qu'elle fait.
Et il ne faudrait pas pour autant croire que je ne pourrais pas parvenir au même résultat. Mais mes initiatives de travail sont tuées dans l'œuf. Alors j'abandonne..

Peut-être que cela peut néanmoins donner l' impression d'une éventuelle paresse de mon fait, vu de l'extérieur..(?)

Quant aux prêtres, informés, ils font comme celui de la parabole : ils passent leur chemin.
Alors j'en suis aux hypothèses : C'est une femme, donc un ange, pensent ils peut-être, de leur point de vue masculin

Je n'ai malheureusement pas le sentiment que tout cela soit à l'honneur de l'Eglise.
Je vous propose de prier pour Elle
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

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J'accepte mon sort, puisque, en plus, les prêtres ne semblent pas seuls à passer leur chemin.
Et, je présente des excuses (soyons mondain, pour une fois!) pour avoir indisposé : Toutes mes excuses

Mais je tiens tout de même à témoigner que selon moi tout ce silence unanime contretémoigne de l'Evangile, au sens où c'est ma femme qui me reproche de ne pas faire ce qu'il faut (i.e., divorcer). Peut-être (?) est ce le reflet d'une société qui pense que c'est l'indissolubilité qui doit être une exception, et non cette exception dite : "matthéenne"
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

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Ombiace a écrit : lun. 04 août 2025, 19:28 J'accepte mon sort, puisque, en plus, les prêtres ne semblent pas seuls à passer leur chemin.
Et, je présente des excuses (soyons mondain, pour une fois!) pour avoir indisposé : Toutes mes excuses
Excuses refusées, d’autant plus que vous faites tout le contraire en soufflant sur nous le poison de votre sentiment de culpabilité.
Ombiace a écrit : lun. 04 août 2025, 19:28 Mais je tiens tout de même à témoigner que selon moi tout ce silence unanime contretémoigne de l'Evangile, au sens où c'est ma femme qui me reproche de ne pas faire ce qu'il faut (i.e., divorcer). Peut-être (?) est ce le reflet d'une société qui pense que c'est l'indissolubilité qui doit être une exception, et non cette exception dite : "matthéenne"
Cessez donc ce chantage imbécile : personne ne vous a dit de divorcer, et si votre femme elle-même le voulait elle pourrait le faire sans vous consulter ni nous consulter. Elle veut juste vous inciter à être plus cohérent avec vous-même, car vous vous dites chrétien mais de toute évidence vous la laissez faire une partie de votre devoir d’état, pendant que vous procrastinez en vous plaignant de ne pas partager avec elle votre foi !
Quels que soient nos conseils, vous leur tournez le dos dès qu’il s’agit d’une mise en pratique, vous en servant pour nous exposer l’héroïsme de votre vertu.
Le problème, c’est qu’un saint véritable, quelle que soit la gravité de la situation et de ses tribulations, sait ce qu’il a à la faire et le fait, et il y trouve la paix.
Vous non.
Alors si vous avez besoin d‘aide, ayez l’élégance de le reconnaître et de poster dans « soutien dans l’épreuve » ou « intentions de prière ».
Il n’est pas élégant de vous servir d’échanges sur un forum pour faire perdurer une situation hautement conflictuelle que sinon vous ne supporteriez pas : payez-vous un psy.
  • Seulement vous voulez faire de la théologie sans lire ni étudier de théologiens.
    Faire de la mystique sans etc.
    Donc ici vous faites pareil… Vous vous nourrissez de notre compassion mais la rendez stérile : nos interventions ne vous servent qu’à vous justifier.
Je suppose qu’après quelques consultations vous arrêteriez en lui reprochant de faire ce que vous faites déjà, à savoir : rien. Mais c’est à vous d’agir !

De votre précédent post il ressort : cette femme vous sent mal dans votre peau, forcément cela l’affecte, et elle se refuse à en être la responsable.
De la situation sentimentale dans laquelle vous êtes l’un envers l’autre, elle a su tirer son épingle du jeu. Comment et pourquoi, c’est à savoir, mais il n’est pas exclu que s’y trouve une forme de sagesse qui n’est pas la vôtre et qu’elle n’a pas pu partager.
Pour ne pas se sentir en faute, ou par goût, elle en fait plus qu’elle ne le doit, sans tricher avec ses sentiments.
Elle souhaiterait que vous soyez plus autonome et vous sentiez plus libre. Que vous fassiez les deuils nécessaires pour qu’une résurrection soit possible.

Quand vous écrivez :
Ombiace a écrit : sam. 02 août 2025, 20:50 Et il ne faudrait pas pour autant croire que je ne pourrais pas parvenir au même résultat. Mais mes initiatives de travail sont tuées dans l'œuf. Alors j'abandonne..
Je suis certain que vous avez tort d’abandonner mais que vous vous y prenez mal.
Car vous vantant d’être chrétien (à vos propres yeux et cela suffit) vous avez un devoir d’état, et pour tout ce qui concerne vos enfants et votre femme, elle ne peut pas vous empêcher de l’exercer et avec ce zèle que donne la charité.

Vous empêche-t-elle de vivre votre vie chrétienne ? D’éduquer vos enfants chrétiennement ? Ne rendez pas votre foi responsable de votre perte de sentiments… Il ne semble pas qu’elle ait changé au point de justifier les reproches que vous lui faites !v (Libre à vous d'entendre ici votre femme ou votre foi, pour réfléchir...)

Il ne s’agit pas de vous mettre en doublon ni de faire semblant, de rompre frontalement des habitudes sinon les vôtres, mais de trouver votre créneau et vos niches. Ce temps qu’elle vous permet de gagner aujourd’hui en en faisant plus que sa part, à quoi l’occupez-vous ? Leur êtes-vous disponible ?
Seulement cela !
Alors prenez-le sinon pour trouver comment l’être et vous montrer attentif à leurs besoins (oubliez pour l’instant les vôtres, car vous en avez un qui ici correspond d’essentiel), soyez créatif et persévérant, ingénieux, ne vous rebutez devant aucun échec. Souvenez-vous de ce que dit Saint Paul sur la charité…
Les sentiments sont une chose, les actes en sont une autre et ils en contiennent une portion objective qui ne peut leur être retiré, serait-elle de pure volonté.

Vous me semblez gérer votre famille (celle que vous avez fondé et dont vous êtes le chef !) en timide, comme si vous n’aviez pas le droit à l’autorité. Quand bien même cette autorité est aujourd’hui reconnue civilement comme partagée, ce n’est pas une raison pour la lui abandonner quand vous êtes en désaccord, ni vous laisser impressionner par ses cris ou autres tentatives.

Laissez de côté l’Eglise, elle n’est pas responsable de vos choix, et vos décisions c’est à vous de les prendre , vous connaissez votre situation mieux que quiconque et autant que ses prêtres, l’enseignement de Jésus.
Pour l’instant « vous y êtes », alors comportez-vous comme c’est attendu par la foi dans la situation qui est la vôtre, ne vous en donnez aucun prétexte pour échouer.
Il sera temps de voir ensuite si cela s’avère vraiment impossible…
Concernant l’éventuelle « nullité » de votre mariage (vous n’en parlez plus maintenant : acte manqué, ou façon de vous ménager de quoi rebondir encore ?) vous pouvez aller consulter l’officialité de votre diocèse et suivre la démarche qu’elle vous proposera. Ce n’est pas nous qui pouvons y faire quoi que ce soit que donner une opinion (ce qui forcément sera un mal dont vous saurez sortir le faux avantage d’avoir « gagné/passé du temps »), et en plus, vous ne nous donneriez pas tous les éléments et nous entraîneriez dans un autre « jeu de piste » éprouvant dont vous seul resteriez le maître pour éviter tout « hors-piste » et nous mener dans une impasse !

Vous êtes de toute évidence invité à effectuer un travail sur vous-même. Cela commence par l’humilité (reconnaître ses limites… !), laquelle permet d’accepter d’être « remis en question ».
Vous devriez vous faire accompagner par un professionnel (un prêtre ne l’est pas dans ce cas, à moins d’avoir une autre casquette en supplément), un forum n’est pas un substitut valable ni efficace, même s’il est opérationnel, d’ailleurs vous n’avez pas posté dans « soutien dans l’épreuve », et j’ai l’impression que vous ne cessez de « larguer » des balises qui vous permettront de trouver ensuite des raisons à vos échecs.
Quoi que nous puissions vous dire, vous trouverez à y objecter mais je crains qu’en discuter vous évite d’avoir à intervenir, et fasse « durer le déplaisir », ou vous justifie de ne rien faire !
Acceptez de payer le prix qu’il faut, dans la mesure de vos moyens.
N'oubliez pas cette parole de Luc : « un homme qui a mis sa main sur le soc de la charrue, et puis qui regarde derrière lui, est inapte au Royaume de Dieu. » ainsi que Luc (14 : 25-35) (Mais cela vous a déjà été dit en vain).
Vous vous dites un doux, un pur concentré de plein de qualités, que là serait la cause de vos tortures intérieures. Mais vous savez vous montrer ici extrêmement brutal dans vos réponses quand l’échange ne vous convient pas et vous prive de vous plaindre.
Secouez-vous au lieu de secouer les autres !

Le "témoignage" que vous entendez ici porter est absolument sans valeur : il suffit de consulter la longueur de ce fil, et d'autres avant lui, la façon dont vous intervenez pour toujours rebondir autrement, etc.
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par Ombiace »

cmoi a écrit : mar. 05 août 2025, 6:52
Ombiace a écrit : lun. 04 août 2025, 19:28 J'accepte mon sort, puisque, en plus, les prêtres ne semblent pas seuls à passer leur chemin.
Et, je présente des excuses (soyons mondain, pour une fois!) pour avoir indisposé : Toutes mes excuses
Excuses refusées, d’autant plus que vous faites tout le contraire en soufflant sur nous le poison de votre sentiment de culpabilité.
J'imagine que les règles de bienséance ou de politesse ne me contraignent pas à lire la suite. Je ne l'ai donc pas lue, veuillez m'en excuser.
Je vous en informe par politesse. Salutations, cher cmoi
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par Fée Violine »

Dommage, Ombiace, car les conseils de cmoi sont pertinents, même s'ils sont exprimés avec énergie.
Dommage pour vous.
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par Ombiace »

Fée Violine a écrit : mer. 06 août 2025, 15:22 Dommage, Ombiace, car les conseils de cmoi sont pertinents, même s'ils sont exprimés avec énergie.
Dommage pour vous.
Bonjour chère Fée Violine. Merci de votre intérêt
A votre invitation je poursuis donc le lecture et trouve ce procès d'intention :
cmoi a écrit : mar. 05 août 2025, 6:52 Cessez donc ce chantage imbécile
Veuillez m'excuser si je ne trouve pas cela très pertinent, quoique certes, énergique.

Donc, si avant de bénéficier des conseils de cmoi, ou de son hypothétique compassion, je dois commencer par lire sa bienveillante énergie, vous comprendrez peut-être que je préfère m'en remettre au hasard.

Vous l'aurez noté (cru?), je subis tout cela, et n'ai nulle envie d'en rajouter
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par prodigal »

Cher Ombiace,
votre question est vraiment intéressante, aussi vais-je y apporter mon petit grain de sel en essayant d'y répondre.
S'obliger à aimer est incontestablement chrétien. Le commandement d'amour est chrétien, et c'est un commandement.
Mais s'obliger à aimer, c'est aussi s'obliger à aimer. Et donc certainement pas à faire semblant, qui ne fait qu'ajouter l'hypocrisie à la désobéissance (au commandement d'amour). La vraie difficulté n'est donc pas de savoir s'il faut s'obliger à aimer, mais comment faire.
Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu
Verrouillé

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