ti'hamo a écrit :@aroll
Lorsque PaxetBonum écrit que "C'est d'abord un problème moral, de respect élémentaire de la vie",
vous lui répondez "non, faux"...
...et l'explication que vous développez dans la foulée reprend le thème du respect de la vie pour montrer qu'en effet il s'agit d'abord d'un problème moral, de respect élémentaire de la vie, de l'être humain, à tous les étages et dans tous les domaines.
Il ne faut donc pas répondre "non, faux", si c'est pour introduire une explication qui au contraire va dans le sens de votre interlocuteur, mais en lui donnant une extension plus large encore. Il me semble que là, par votre explication, vous ne dites "non, faux" mais plutôt "oui, mais dans tous les domaines à la fois".
Non, je lui dit que c'est faux (sans développer), puis je montre, par des exemples que l'on peut très bien être anti-avortement et pourtant ne pas vraiment respecter la vie (dans d'autres domaines). Il faut peut-être relire mon message..
ti'hamo a écrit : Accessoirement, c'est d'abord un problème moral, puisque les moyens financiers seuls ne suffisent pas : pour régler le problème, ils doivent être bien employés, et pour les bien employer, il faut faire un choix d'ordre moral.
C'est donc forcément d'abord un problème moral, puisque c'est la réflexion morale qui permet à la fois de pousser à augmenter les moyens, et à la fois de savoir bien les utiliser.
Attention, il ne faut pas mélanger les deux camps, la démarche, le raisonnement, et la vision des femmes qui avortent ne sont pas semblables et ne le seront pas de sitôt, à ceux des catholiques convaincus.
Pour les femmes qui avortent, l'embryon n'est pas (encore) un être humain, et le problème moral est bien différent pour elles.
Pourtant, plusieurs témoignages que j'ai pu entendre montrent que dans bien des cas les moyens financiers seuls auraient permis d'éviter l'avortement, et cela même chez les femmes qui ne savent pas que l'embryon est un être humain à part entière.
C'est pour ces cas là que la solution financière peut marcher tout de suite, vraiment tout de suite, indépendamment d'une prise de conscience ou non de ce qu'est vraiment un embryon..
ti'hamo a écrit : D'ailleurs, évacuer la question morale et s'imaginer que la simple accumulation de moyen, sans direction morale, suffirait à résoudre un problème moral (puisque vouloir éviter les avortements est forcément un problème moral, sinon on n'a aucune raison de vouloir éviter les avortements),
c'est du même ordre que le marché qui s'auto-régule : une idée capitaliste. L'argent tout seul ne résout rien par lui-même, il faut une réflexion morale à tous les étages pour bien l'utiliser.
Je n'évacue pas le problème moral, je constate que chez certains ce problème ne se pose pas de la même manière que pour nous, et pas forcément par méchanceté/dépravation/immoralité, mais selon une autre logique, une logique athée qui ne se combat pas avec quelques affirmations dogmatiques.
Pour ces personnes (de plus en plus majoritaires), la prise de conscience morale ne se fera sans doute pas ou pas tout de suite, mais si l'enfant peut être sauvé quand même par une simple aide financière, je ne vois pas ce qui justifierait de ne pas essayer.
Je le répète, il y a de nombreux cas où la mère garderait bien l'enfant si elle pouvait s'en tirer seule et ne pas dépendre du tout de ceux qui font pression pour qu'elle avorte, alors même que de par son éducation elle ne considère pas forcément l'avortement comme un crime.
ti'hamo a écrit : Dans l'ordre logique, donc,
d'abord on constate l'injustice et le crime que constitue un avortement, chaque avortement (réflexion morale, donc),
Pour un catholique, l'injustice et le crime de l'avortement sont évidents et ne font pas débat, pour beaucoup d'athées, l'avortement n'est pas un crime et ne peut l'être, pour d'autres (athées), très minoritaires, la question peu-être débattue.
Alors on fait quoi? On attend d'avoir converti tout le monde avant d'essayer de sauver des vies?
ti'hamo a écrit : ensuite on constate les causes diverses qui aboutissent à ces avortements et à leur généralisation,
ensuite on réfléchit aux moyens qu'il faut mettre en œuvre,
ensuite on réfléchit à la manière dont il faut les mettre en œuvre.
Et pendant tout ce temps le nombre d'avortement augmente, même chez celles qui voulaient garder leur bébé mais étaient dépendantes de ceux qui voulaient qu'elles avortent....
ti'hamo a écrit : (et d'ailleurs, si par exemple vous donnez plus de moyens financiers tout en répétant qu'un enfant ne doit vivre que s'il correspond au désir de ses parents et que concevoir un enfant n'entraîne aucune sorte particulière d'obligations morales, vous ne diminuerez pas les avortements)
Si! Je sauverai d'abord ceux dont la mère n'a accepté d'avorter que par dépendance, ensuite je montrerai que la lutte pour le respect de la vie est inconditionnelle, et doit s'appliquer à tous les niveaux et enfin à cause de tout cela, je deviendrai plus crédible pour parler d'obligations morales.....
Amicalement, Alain