Re: Cessons la guerre des messes
Publié : dim. 12 mai 2019, 11:19
Pour faire un bref aparté, puisqu'on parle de la Bible, je ne vois pas à quel endroit il y aurait un appel à l'ouverture, dans la Bible. Quand on lit bien les Évangiles, le Christ se montre assez rigoureux, même s'il enfreint en apparence de multiples fois la Loi mosaïque, dont il donne une forme nouvelle, et la rend quasiment caduque. À l'égard du monde, il est intransigeant. Il prône la conversion. Il ne prône pas le relâchement, le refroidissement. "Quiconque ne prend pas sa Croix n'est pas digne d'être mon disciple". Lorsqu'on lit les épîtres, cette rigueur doctrinale est encore plus forte et intransigeante. Donc on se demande où est puisée cette "ouverture au monde".ChristianK a écrit : ↑dim. 12 mai 2019, 4:07Je disais grégorien pour faire court. Bien sur que la forme extra ne se limite pas au grégorien. Elle est probablement pile en équilibre, plus conciliaire que la moyenne (il y a des exceptions) des messes NOM. En gros, il y a à la tridentine 5 chants oû il y a un choix très restreint: kyrie credo gloria sanctus agnus dei. Environ 4 autres sont assez au choix (communion, offertoire etc); le chant de sortie est souvent vernaculaire genre hymne anglican ou tradi. On dirait que la forme extra est pure vatican ii!ChristianK: Nous sommes d'accord jusqu'au point où vous pensez que la participation est restreinte au grégorien. Etant donné qu'une place première n'est pas une exclusivité, alors il se peut que la participation ne le concerne pas (sauf habilité). Le problème aussi est que nous argumentons sur l'idée de savoir comment cela a été lu. Je crois qu'il faudrait des exemples concrets de prélats qui, en utilisant explicitement ce passage, écartent absolument le latin et grégorien.
L'ÉLIMINATION DU latin grégorien s'est faite spontanément au nom de la participation, Paul vi dans une allocution assez connue a parlé de sacrifice plutôt que d'élimination et il représentait un certain consensus. Cette idée est constante encore aujourd hui, que le latin grégorien va contre la participation
Le biblisme n'est pas un défaut de la liturgie (sauf l'homélie) mais de la catéchèse. Le mot dogme y est absent, l'assomption, l'immaculée conception, les âmes du purgatoire, les preuves de l'existence de Dieu, l'infaillibilité. Autrement dit les catés de 92 et 2005 sont censurés.Et opposer le » biblisme » au dogmatisme me parait une voie sans issue :les dogmes chrétiens ne sont -ils pas avant tout ancré dans l’Ecriture (lue avec toute la Tradition,certes) [
Les dogmes sont ancrés mais sont doctrinaux et systématiques . L'écriture est beaucoup trop manipulable, surtout en contexte mondain consumériste faisant pression.
Rien à redire, autrement je serais contre la mission.Ou des gens qui iraient voir les gens dans les boîtes de nuit et autres lieux d'impudicités pour leur parler du corps, temple de l'Esprit. Vous voyez ce que je veux dire? Qu'en pensez-vous?
Quand on parle ouverture fermeture il ne s'agit jamais d'absolus mais de tendances. De dosage. Or on peut être pratiquement sur que la notion d'ouverture (absente du texte du concile) sans cesse répétée, sans jamais que la notion de fermeture apparaisse, va nécessairement devenir béance au lieu d'ouverture. Donc une fermeture suffisante et explicite est nécessaire pour atteindre la juste ouverture. Quand ce point est atteint j'émets l'hypothèse que les séminaires se remplissent comme à la fssp ou à l'ibp. Quand on a la perception que la fsspx est extrêmement fermée il est probable que c'est pcq on est soi même béant et que c'est elle qui est plus proche du juste équilibre, bien qu'elle n'y soit pas parfaitement.