PaxetBonum a écrit :
Reconnais qui tu es véritablement : un rien, bien misérable, faible, pétri de défauts, capable de changer le bien en mal, d'abandonner le bien pour le mal, de t'attribuer le bien et de te justifier dans le mal, et par amour de ce mal, de mépriser Celui qui est le bien suprême.
L'humilité est associée à la Vérité . Ainsi , même si nous sommes bien faible ... On ne doit pas aller jusqu'à dire que nous sommes des riens . Ce n'est plus de l'humilité , c'est , au contraire , de l'orgueil par surenchère . Le Seigneur attache beaucoup d'importance à chacun d'entre nous . Jésus voudrait que l'on soit ses amis .
Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment pas, ils ne moissonnent pas, ils n’ont pas de réserves ni de greniers, mais votre Père du Ciel les nourrit. Et vous alors ? Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, à force de s’inquiéter, pourra prolonger sa vie d’une seule coudée ?
“Et le vêtement, pourquoi vous en préoccuper ? Voyez comment sortent les lys des champs et instruisez-vous. Ils ne peinent pas, ils ne tissent pas, mais je vous dis que Salomon dans toute sa gloire n’était pas habillé comme l’un d’eux. Si Dieu habille ainsi la plante sauvage qui aujourd’hui se dresse mais demain sera jetée au four, ne fera-t-il pas beaucoup mieux pour vous ? ( Mat 6, 26...)
Ou encore ...
Cinq moineaux ne se vendent-ils pas deux as? Et pas un d'entre eux n'est en oubli devant Dieu.
Mais même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez pas: vous valez plus que beaucoup de moineaux. (Luc 12, 6 ...)
Ce qui est difficile , justement , c'est de se voir tel qu'on est .
PaxetBonum a écrit :
Reconnais qui tu es véritablement : un rien, bien misérable, faible, pétri de défauts, capable de changer le bien en mal, d'abandonner le bien pour le mal, de t'attribuer le bien et de te justifier dans le mal, et par amour de ce mal, de mépriser Celui qui est le bien suprême.
L'humilité est associée à la Vérité . Ainsi , même si nous sommes bien faible ... On ne doit pas aller jusqu'à dire que nous sommes des riens . Ce n'est plus de l'humilité , c'est , au contraire , de l'orgueil par surenchère
Je pense qu'il faut comprendre le sens de l'invitation du St Padre Pio comme le fait que nous sommes rien par nous-même.
Il n'y a pas d'orgueil là-dedans.
Surtout venant d'un frère mineur : un serviteur inutile comme disait le séraphique St François.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire" St François d'Assise
Effectivement, à travers l' humilité, nous sommes confiants dans notre petitesse comme Ste Thérèse l' avait si bien compris.Qu? est- ce que l? Homme pour qu' il se vante ainsi de mille façons?
Nous sommes nés poussière, redeviendrons poussière.
Reconnaître que le Seigneur aime les petits...
Nous serons un jour dans une félicité parfaite, débarrassés de nos péchés.
Autant nous en défaire progressivement, ce n' est pas facile.
La tentation même minime doit attiser la conscience des croyants que nous sommes.
On n' est jamais assez petit devant Dieu....
Il y a mille façettes d' humilité.
Etienne nous en dira sans doute davantage.
Incapable que je suis, devant, par exemple, l' agressivité d' une personne, de trouver le bon ton, ne pas vouloir avoir raison....à la limite, y associer- difficile!- la charité d' écoute, peut- être.
Prier seul à seul avec Lui en oraison, réviser sa journée, voir ce qu' on aurait pu éviter de dire....ou pas.
L' humilité, bien dite par St Augustin.....
Celle de tous les jours, des petits services à l' autre, le rendant plus important que soi.
Le chemin de Perfection.
Mourir à soi- même pour se fondre en Dieu.
Dirigátur, Domine, orátio mea sicut incénsum in conspéctu tuo.
La vie chrétienne ne constitue jamais en une élévation, mais au contraire en un abaissement de l'être, régulier et continu. Mais combien peu nombreux les fidèles qui la considèrent ainsi ! Je vois encore notre Évêque, juste après sa messe d'intronisation, monter sur une chaise pour saluer les caméras: il avait l'air d'être monté sur le podium d'une étape du tour de France ! A sa décharge, je dirai aussi que je l'ai croisé, en modeste tenue de clergyman, commander un paquet de frites sur la grand place, un samedi soir.
La meilleure illustration vécue de ce texte, je la retrouve dans le fameux épisode de la vie de saint François. Celui-ci avait fait convoquer tous les frères où qu'ils soient. Il leur fallait revenir à Assise afin de décider en commun de l'avenir de l'ordre. Et les uns et les autres se présentent jour après jour et s'installent. Il n'y avait sur place, à leur arrivée que le portier qui s'occupait d'eux autant qu'il pouvait. Au bout de plusieurs semaines, les voilà tous réunis à la grande table du conseil. Ils s'installent donc et, au bout d'un temps de nouvelles congratulations, l'un d'entre eux s'exclame: "Voilà, il ne manque plus que notre père François !" Et une petite voix se fait entendre au fond de la salle, d'un homme courbé en train d'allumer le feu : "Mais je suis là, mes frères, depuis le début", répond simplement François: il leur avait servi à tous de portier, de cuisinier, il leur avait lavé leur robe, et aucun d'entre eux ne l'avaient reconnu !
Pour moi, dans le jour que je vis, ce samedi, empêché de prendre mon repas avec ma mère ce midi, je me suis promis de passer plus tard et de lui consacrer mon après-midi. Justement, ce matin, bien que recru de fatigue, ayant prié les yeux dans le noir, j'ai commencé de ranger la maison comme pour la quitter. Au début, il ne devait s'agir que d'être là pour régler les papiers et effectuer les travaux habituels dans une maison, en concertation et avec le soutien et l'approbation du reste de la famille. Mais il ne s'est passé qu'une année comme il avait été convenu. Depuis deux ans, le labeur n'a pas cessé d'augmenter - crise oblige - et je perds mes forces à longueur de semaines. Le dernier défi étant de ne plus m'adresser la parole. Dans ses conditions, je prépare mon départ pour l'été prochain. Je ne pense pas m'écarter de l’Évangile du jour, car dans cette affaire, je suis peu à peu devenu comme ce portier dont les frères de François n'ont fait aucun cas.
Prions les uns pour les autres afin de ne pas devenir, les uns pour les autres, des hommes de pouvoir ! Des hommes de pouvoir, il y en a bien assez déjà !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 17,7-10. Jésus disait aux Apôtres : " Lequel d'entre vous, quand son serviteur vient de labourer ou de garder les bêtes, lui dira à son retour des champs : 'Viens vite à table'?
Ne lui dira-t-il pas plutôt : 'Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et que je boive. Ensuite tu pourras manger et boire à ton tour. '
Sera-t-il reconnaissant envers ce serviteur d'avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi, quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : 'Nous sommes des serviteurs quelconques : nous n'avons fait que notre devoir. ' »
Qu'ajouter à cet appel à l'humilité. Si le roi du Ciel s'est abaissé à prendre notre condition humaine, afin de nous sauver, que devrait être notre propre humilité de pécheur ? Ce matin, perturbé par l'idée de cette journée complètement gâchée par un rendez-vous chez le dentiste - un rendez-vous à 11h30: a-t-on idée du dérangement que cela entraîne ? ... je suis arrivé à la chapelle avec des soucis pleins la tête.
Mais en ressortant, mon état d'esprit avait changé: j'ai prié de tout accepter dans la joie des conditions de mon existence, par amour pour mon maître divin. Je me soumets, j'accepte, je promets de faire tout mon possible - comme lorsque j'étais petit enfant. J'obéirai, je me laisserai guider, je ne me rebellerai pas contre les évènements contraires, je chercherai la pacification complète.
Coup sur coup, dans la soirée d'hier, j'ai eu la confirmation que ma soeur cadette, qui est en congé de maladie depuis plusieurs mois (problèmes professionnels, dépression accompagnée d'un alcoolisme rampant) s'est entendue conseiller par ma soeur aînée de renoncer à la foi catholique pour la rejoindre dans le bouddhisme. J'avais quelques soupçons, mais à présent c'est confirmé... Toutes deux sont baptisées, l'aînée, rebelle à ses parents, une intellectuelle rétive, a apostasié, est devenue membre d'une loge maçonnique, avant de se mettre à pratiquer le yoga puis s'engager dans le bouddhisme tibétain; la plus jeune s'accroche à la foi après avoir été la victime des psychologues qu'elle a consultés pour acquérir de l'autorité dans son milieu de travail - elle s'est usée avant l'âge. Je sers déjà ma mère tant que je peux, comment servir les deux autres ? Seigneur, inspire-moi !
Aujourd'hui, mon commentaire me pousse simplement à dire : prenons chacun conscience de nos pauvreté, abaissons-nous devant notre Seigneur, sans veulerie aucune mais avec confiance, car "tout ce qui s'élève sera abaissé, et tout ce qui s'abaisse,sera élevé !"
Ayez bon courage et dîtes avec foi : "Jésus, j'ai confiance en Toi !" - car nous sommes veillés en tout temps.
Merci de m'avoir lu !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )